Championnat du monde de Formule 1 2019

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Championnat du monde de Formule 1 2019
Description de l'image F1.svg.
Généralités
Sport Formule 1
Création 1950
Organisateur(s) FIA
Édition 70e
Participants 20 pilotes
Nombre de manches 21 Grands Prix
Site web officiel www.formula1.com
Palmarès
Champion pilote Drapeau : Inconnu
Champion constructeur Drapeau : Inconnu

Navigation

Le championnat du monde de Formule 1 2019 est la 70e édition du championnat du monde de Formule 1. La compétition, née en 1950, a passé un cap le 14 avril 2019 sur le circuit de Shanghai, où a été disputé le millième Grand Prix de l'histoire du championnat. Par ailleurs, à partir de cette saison et selon un système en vigueur de 1950 à 1959, un point supplémentaire est attribué à l'auteur du meilleur tour en course ainsi qu'à son écurie, sous réserve qu'il se classe parmi les dix premiers.

Le directeur de course Charlie Whiting, personnage central des Grands Prix de Formule 1 depuis plus de vingt ans, meurt à Melbourne le 14 mars à la veille des premiers essais de la course inaugurale de la saison. Mercedes Grand Prix démarre le championnat 2019 en établissant un nouveau record de cinq doublés à l'arrivée des cinq premières courses.

Repères en début de saison[modifier | modifier le code]

Pilotes[modifier | modifier le code]

Débuts en tant que pilote titulaire :

Départs :

Transferts :

Retour :

Duos de pilotes reconduits :

Écuries[modifier | modifier le code]

Pneumatiques[modifier | modifier le code]

Le fabriquant unique Pirelli ne propose plus que trois couleurs de pneumatiques lisses cette saison : tendres (rouge), médiums (jaune) et durs (blanc). Toutefois, chacune de ces spécifications comprendra plusieurs composés différents. « L’idée est de donner un numéro à chaque composé. Mais c’est toujours en discussion, car je viens d’avoir une discussion avec les ingénieurs et ils préfèrent une lettre à la place d’un numéro », explique fin octobre 2018 Mario Isola, responsable du programme Formule 1 de Pirelli. Qu'il s'agisse de chiffres ou de lettres, les différents composés des pneumatiques tendres, médiums et durs seront donc indiqués[22].

Les gommes sont réparties sous 5 classes différentes allant de la classe C1 à la classe C5. C1 étant la gomme la plus dure tandis que C5 est la plus tendre.

Classe Équivalence des gommes Bande de roulement Conditions de piste Adhérence Longévité
C1 Dur (Hard) Pneu lisse (slick) Piste sèche Basse Longue
C2 Medium (Medium) Moyenne Étendue
C3 Tendre (Soft) Correcte Modérée
C4 Ultra tendre (Ultrasoft) Élevée Faible
C5 Hyper tendre (Hypersoft) Très élevée Très faible
Pluie Intermédiaire (Intermediate) Pneu sculpté Piste humide
Pluie Pluie (Wet) Piste trempée

Pour chaque Grand Prix sont sélectionnées 3 classes de pneus. Les couleurs de ces pneus dépendront de la sélection des gommes. La gomme la plus tendre se verra attribuée la couleur rouge tandis que la plus dure aura la couleur blanche

Couleurs des pneus
Pneus pour piste sèche Pneus pluie
Représentation des pneus tendres
Tendres
Représentation des pneus medium
Medium
Représentation des pneus durs
   Durs
Représentation des pneus intermédiaires
Intermédiaires
Représentation des pneus pluie
   Pluie

Aérodynamique et autres modifications[modifier | modifier le code]

Le groupe de travail dirigé par le responsable du département sportif de la Formule 1, Ross Brawn, a adopté diverses solutions aérodynamiques pour la saison 2019 censées réduire l'appui et ainsi favoriser le spectacle, c'est-à-dire les dépassements[23]. Sur l'aileron avant, les appendices verticaux sont désormais interdits, l'aileron lui-même passe de 1 800 mm de largeur en 2018 à 2 000 mm en 2019. Ses « flaps » (volets d'appui superposés) pourront désormais monter de 20 mm supplémentaires. Les appendices aérodynamiques autour des écopes de freins sont interdits. La hauteur des « barge boards » sur les flancs des F1 est réduite de 15 cm, mais ils sont allongés de 10 cm. Les stries d'aération sur les flancs des ailerons arrières sont bannies et la largeur de ces derniers passe de 950 à 1 050 mm. L'ouverture de l'aileron mobile (DRS) est portée de de 65 à 85 mm[23].

Pour un des cadres dirigeants de Red Bull Racing, Helmut Marko, ces changements ne vont rien changer : « J’ai pris des nouvelles de l’avancée de notre voiture pour 2019 et notamment la perte aérodynamique. Je crois que nous pouvons être confiants à ce sujet, de notre côté. Mais le but de la F1 qui était de favoriser le spectacle avec ça... je crains que non. Nos simulations démontrent que rien ne change. Les dépassements seront juste aussi difficiles. Alors tout ça ne fait que nous coûter de l’argent. Ah si, ces ailerons avant seront plus larges et donc plus faciles à casser »[24].

Par ailleurs, les voitures pourront désormais embarquer 110 kg de carburant en course, l'idée étant que les pilotes puissent être à l'attaque tout au long d'un Grand Prix sans se préoccuper d'économiser l'essence[23].

Essais hivernaux[modifier | modifier le code]

Les deux séances de tests hivernaux, en amont de la première course 2019 à Melbourne, se tiennent, comme chaque année, sur le Circuit de Catalunya à Barcelone, du 18 au 21 février puis du 26 février au 1er mars[25]. Dans les dix jours précédant ces essais, toutes les monoplaces de la saison 2019 sont présentées, la nouvelle Alfa Romeo Racing (ex-Sauber) l'étant à Barcelone, au matin même de la première journée de test[26].

En 2018, la première séance hivernale avait été très perturbée par des chutes de neige et les monoplaces n'avaient pratiquement pas tourné en quatre jours[25]. Au premier jour de ces essais, Sebastian Vettel réalise le meilleur temps en min 18 s 161 au volant de la SF90, bouclant 169 tours sans souci[27]. Le lendemain, son coéquipier Charles Leclerc prend le volant de la Ferrari et obtient le meilleur temps en min 18 s 247 en bouclant 157 tours[28].

Le 20 février, Daniil Kvyat chausse les pneus les plus tendres de la gamme Pirelli sur sa Toro Rosso-Honda STR14 et domine le plateau en min 17 s 704, une seconde plus rapide que le temps de Pierre Gasly lors des qualifications du Grand Prix d'Espagne 2018[29]. Kvyat devance Kimi Räikkönen qui effectue le plus grand nombre de tours (138) au volant de l'Alfa Romeo C38[29]. Finalement, Nico Hülkenberg à bord de la Renault R.S.19 obtient le meilleur temps de ces quatre jours d'essais en min 17 s 393 avec le type de gommes les plus tendres[30]. Mais Ferrari impressionne le plus les observateurs avec 598 tours bouclés par ses deux pilotes sans rencontrer de problème, plus de 1 000 boucles effectuées par le moteur maison qui équipe aussi les Alfa Romeo et les Haas, et une série de tours rapides réalisés avec des pneumatiques plus durs (C3), Pirelli estimant le gain de performances entre C3 et C5 à 1,2 seconde au tour[31],[32],[30].

Pour la deuxième partie des essais, les pilotes de la McLaren MCL34 se mettent les premiers en valeur avec les composés de pneumatiques les plus tendres (type C4) ; Lando Norris tournant en min 17 s 709 et Carlos Sainz Jr. se montrant le plus rapide le lendemain en min 17 s 144, meilleur temps des essais préparatoires[33],[34]. En chaussant le composé C5, Sebastian Vettel obtient, le 1er mars, le meilleur temps des huit journées d'essais, en min 16 s 221, devant Lewis Hamilton (min 16 s 224) et Charles Leclerc (min 16 s 231)[35],[36].

Règlement sportif[modifier | modifier le code]

À partir de cette saison, à chaque Grand Prix, le pilote ayant réalisé le meilleur tour en course, soit le tour le plus rapide réussi par un des concurrents durant la course, se voit accorder un point bonus, à condition qu’il soit classé parmi les dix premiers[37],[38]. Un point est également attribué au constructeur ayant engagé ce pilote[39]. Cette règle a été utilisée pour la dernière fois en 1959[40].

Pilotes et monoplaces[modifier | modifier le code]

Pilotes et monoplaces de la saison 2019[41].
Écuries Constructeurs Châssis Moteurs Pneus no  Pilotes Pilotes de réserves et de développement
Drapeau de l'Allemagne Mercedes AMG Petronas Motorsport Mercedes Mercedes AMG F1 W10 EQ Power+[42] Mercedes P 44 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de la France Esteban Ocon
Drapeau de la Belgique Stoffel Vandoorne
Drapeau du Mexique Esteban Gutiérrez
Drapeau : Royaume-Uni George Russell
Drapeau : Russie Nikita Mazepin
Drapeau : Canada Nicholas Latifi
77 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas
Drapeau de l'Italie Scuderia Ferrari
Drapeau de l'Italie Scuderia Ferrari Mission Winnow[43]
Ferrari Ferrari SF90[44] Ferrari P 5 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau de l'Allemagne Pascal Wehrlein
Drapeau : Nouvelle-Zélande Brendon Hartley
Drapeau : Italie Antonio Fuoco
Drapeau : Italie Davide Rigon
Drapeau : Allemagne Mick Schumacher
Drapeau : Allemagne André Lotterer
16 Drapeau de Monaco Charles Leclerc
Drapeau de l'Autriche Aston Martin Red Bull Racing Red Bull Red Bull RB15[45] Honda P 10 Drapeau de la France Pierre Gasly Drapeau de la Suisse Sébastien Buemi
Drapeau : Royaume-Uni Daniel Ticktum
33 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen
Drapeau de la France Renault F1 Team Renault Renault R.S.19[46] Renault P 3 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Drapeau de la Russie Sergey Sirotkin
Drapeau du Royaume-Uni Jack Aitken
Drapeau de la République populaire de Chine Guanyu Zhou
27 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg
Drapeau des États-Unis Rich Energy Haas F1 Team Haas Haas VF-19[47] Ferrari P 8 Drapeau de la France Romain Grosjean Drapeau du Brésil Pietro Fittipaldi
Drapeau de la Suisse Louis Delétraz
20 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen
Drapeau du Royaume-Uni McLaren F1 Team McLaren McLaren MCL34[48] Renault P 4 Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris Drapeau de la Russie Sergey Sirotkin
Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso
Drapeau du Brésil Sérgio Sette Câmara
Drapeau : Royaume-Uni Oliver Turvey
55 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr.
Drapeau du Royaume-Uni SportPesa Racing Point F1 Team Racing Point Racing Point RP19[49] BWT Mercedes P 11 Drapeau du Mexique Sergio Pérez Drapeau de la France Esteban Ocon
Drapeau : Royaume-Uni Nick Yelloly
Drapeau : Russie Nikita Mazepin
18 Drapeau du Canada Lance Stroll
Drapeau de la Suisse Alfa Romeo Racing[50] Sauber[51] Alfa Romeo C38[52] Ferrari P 7 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Drapeau de la Suède Marcus Ericsson
Drapeau de la Colombie Tatiana Calderón
Drapeau des États-Unis Juan Manuel Correa
Drapeau : Allemagne Mick Schumacher
Drapeau : Royaume-Uni Callum Ilott
99 Drapeau de l'Italie Antonio Giovinazzi
Drapeau de l'Italie Red Bull Toro Rosso Honda Toro Rosso Toro Rosso STR14[53] Honda P 23 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon Drapeau de l'Indonésie Sean Gelael
Drapeau : Suisse Sébastien Buemi
26 Drapeau de la Russie Daniil Kvyat
Drapeau du Royaume-Uni ROKiT Williams Racing[54] Williams Williams FW42[55] Mercedes P 63 Drapeau du Royaume-Uni George Russell Drapeau du Canada Nicholas Latifi
Drapeau du Royaume-Uni Jamie Chadwick
88 Drapeau de la Pologne Robert Kubica

Grands Prix de la saison 2019[modifier | modifier le code]

Mappemonde représentant les pays accueillant un Grand Prix en 2019.

La Fédération internationale de l'automobile publie le 12 octobre 2018 la version définitive du calendrier de la saison 2019 à l'issue d'une réunion de son conseil mondial. Le calendrier 2019 est identique à celui de 2018 avec les mêmes 21 Grand Prix, seuls les Grands Prix du Mexique et des États-Unis sont inversés[56]. Le 14 avril 2019 à Shanghai est disputée la 1000e course de l'histoire du championnat[57].

Calendrier des Grands Prix de la saison 2019[56]
no  Date Grand Prix Lieu Vainqueur Écurie Pole position Record du tour Pilote du jour[58] Résumé
998 17 mars Drapeau : Australie Grand Prix d'Australie Melbourne Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Résumé
999 31 mars Drapeau de Bahreïn Grand Prix de Bahreïn Sakhir Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Monaco Charles Leclerc Drapeau : Monaco Charles Leclerc Drapeau : Monaco Charles Leclerc Résumé
1000 14 avril Drapeau : République populaire de Chine Grand Prix de Chine Shanghai Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Drapeau : France Pierre Gasly Drapeau : Thaïlande Alexander Albon Résumé
1001 28 avril Drapeau : Azerbaïdjan Grand Prix d'Azerbaïdjan Bakou Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Drapeau : Monaco Charles Leclerc Drapeau : Monaco Charles Leclerc Résumé
1002 12 mai Drapeau : Espagne Grand Prix d'Espagne Barcelone Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Pays-Bas Max Verstappen Résumé
1003 26 mai Drapeau : Monaco Grand Prix de Monaco Monaco Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : France Pierre Gasly Drapeau : Pays-Bas Max Verstappen Résumé
1004 9 juin Drapeau : Canada Grand Prix du Canada Montréal Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel Résumé
1005 23 juin Drapeau : France Grand Prix de France Le Castellet Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel Drapeau : Royaume-Uni Lando Norris Résumé
1006 30 juin Drapeau : Autriche Grand Prix d'Autriche Spielberg Résumé
1007 14 juillet Drapeau : Royaume-Uni Grand Prix de Grande-Bretagne Silverstone Résumé
1008 28 juillet Drapeau : Allemagne Grand Prix d'Allemagne Hockenheim Résumé
1009 4 août Drapeau : Hongrie Grand Prix de Hongrie Budapest Résumé
1010 1er septembre Drapeau : Belgique Grand Prix de Belgique Spa-Francorchamps Résumé
1011 8 septembre Drapeau : Italie Grand Prix d'Italie Monza Résumé
1012 22 septembre Drapeau : Singapour Grand Prix de Singapour Singapour Résumé
1013 29 septembre Drapeau : Russie Grand Prix de Russie Sotchi Résumé
1014 13 octobre Drapeau : Japon Grand Prix du Japon Suzuka Résumé
1015 27 octobre Drapeau : Mexique Grand Prix du Mexique Mexico Résumé
1016 3 novembre Drapeau : États-Unis Grand Prix des États-Unis Austin Résumé
1017 17 novembre Drapeau : Brésil Grand Prix du Brésil São Paulo Résumé
1018 1er décembre Drapeau : Émirats arabes unis Grand Prix d'Abou Dabi Yas Marina Résumé

Déroulement de la saison et faits marquants du championnat[modifier | modifier le code]

Grand Prix d'Australie[modifier | modifier le code]

Lewis Hamilton, qui n'a jamais été battu en qualifications sur le circuit de l'Albert Park depuis le début de l'ère des moteurs V6 turbocompressés à double système de récupération d'énergie en 2014, saison qui a aussi marqué le départ de la domination de Mercedes sur la Formule 1, réalise sa sixième pole position consécutive à Melbourne et la quatre-vingt-quatrième de sa carrière en établissant un nouveau record du tracé à 237,194 km/h de vitesse moyenne. Au volant de la W10, les pilotes des Flèches d'Argent monopolisent la première ligne, Valtteri Bottas terminant à 112 millièmes de seconde de son coéquipier. Sebastian Vettel, troisième, est relégué à plus de sept dixièmes de seconde et est accompagné en deuxième ligne par Max Verstappen. Charles Leclerc est en troisième ligne devant Romain Grosjean. Kevin Magnussen et le novice Lando Norris, au volant de sa McLaren MCL34, s'élancent en quatrième ligne.

Valtteri Bottas, qui prend un meilleur départ que Lewis Hamilton, vire en tête au premier freinage et s'impose au bout des cinquante-huit tours de course pour obtenir la quatrième victoire de sa carrière, sa première depuis le Grand Prix d'Abou Dabi 2017. Le Finlandais creuse un important écart sur son coéquipier (qui, en terminant deuxième, permet à Mercedes d'obtenir un quarante-cinquième doublé) et couronne son week-end par le point supplémentaire du meilleur tour en course qu'il réalise à une boucle de l'arrivée. Revanchard dans son tour d'honneur, sans doute blessé par les critiques qu'il a subies l'année précédente, Bottas lâche dans son casque « À ceux que cela concerne, allez vous faire foutre ! ».

En dépassant Sebastian Vettel d'une manœuvre autoritaire au trente-et-unième tour, Max Verstappen offre au moteur Honda son premier podium à l'ère des V6 hybrides, après onze années et la troisième place de Rubens Barrichello au volant de la Honda RA108 au Grand Prix de Grande-Bretagne 2008. Vettel demande alors par radio à son stand « Pourquoi sommes-nous si lents ? ». Il précède son coéquipier Charles Leclerc qui termine dans ses échappements à la même place que sur la grille de départ. Romain Grosjean contraint à l'abandon, Kevin Magnussen conduit sa Haas-Ferrari à la sixième place ; il est le dernier pilote à franchir la ligne d'arrivée dans le tour du vainqueur. Nico Hülkenberg, remonté du onzième rang sur la grille, se classe septième, contenant un groupe compact constitué de Kimi Räikkönen, Lance Stroll, Daniil Kvyat, qui prend le dernier point en jeu, et Pierre Gasly, onzième pour sa première course avec Red Bull Racing. Devant son public, Daniel Ricciardo abîme sa Renault au départ et abandonne au bout de vingt-neuf tours.

Valtteri Bottas mène le championnat avec 26 points (25 points alloués à la victoire et 1 pour le tour le plus rapide), devant les neuf pilotes qu'il a devancé dans cette première course de la saison. Mercedes Grand Prix est en tête du championnat des constructeurs avec 44 points, bénéficiant également de l'unité supplémentaire liée au meilleur tour de Bottas, et devance Ferrari (22 points), Red Bull (15 points), Haas (8 points), Renault (6 points), Alfa Romeo Racing (4 points), Racing Point (2 points) et Toro Rosso (1 point) ; McLaren et Williams n'ont pas marqué.

Grand Prix de Bahreïn[modifier | modifier le code]

Dominateur des trois phases des qualifications après des essais libres maîtrisés, Charles Leclerc obtient la première pole position de sa carrière, dès sa deuxième course pour la Scuderia Ferrari, au volant de la SF90 ; il bat également le record du tracé de Sakhir, à 221,738 km/h de moyenne. Premier pilote monégasque à s'élancer en tête d'un Grand Prix, il devance son coéquipier Sebastian Vettel de trois dixièmes de seconde pour une première ligne entièrement rouge, comme en 2018. Plus proches des Ferrari que lors des essais libres, Lewis Hamilton et Valtteri Bottas suivent en deuxième ligne. Max Verstappen, auteur du cinquième temps, s'élance de la troisième ligne, devant Kevin Magnussen ; ils précèdent Carlos Sainz Jr. et Kimi Räikkönen, alors que Lando Norris et Daniel Ricciardo occupent la cinquième ligne de la grille de départ. Romain Grosjean, auteur du huitième temps est pénalisé et s'élance de la onzième place.

Lewis Hamilton obtient sa première victoire de la saison, la soixante-quatorzième de sa carrière, et Mercedes Grand Prix un quarante-sixième doublé dans l'ordre inverse de celui réalisé à Melbourne deux semaines plus tôt ; les Flèches d'Argent doivent toutefois ce résultat à un problème de perte de puissance touchant Charles Leclerc à onze tours de l'arrivée. Le jeune Monégasque rate son départ, est débordé par son coéquipier Sebastian Vettel puis par Valtteri Bottas, et ensuite sévèrement menacé par Hamilton dans les premiers virages. En l'espace de six tours, Leclerc repasse tout d'abord Bottas (qui cède à une attaque de Hamilton au virage suivant, perdant deux positions d'un coup) puis il double son coéquipier Vettel à l'aide de l'aileron arrière mobile avant de caracoler en tête durant quarante tours ; bien plus rapide que ses poursuivants, il creuse peu à peu l'écart et obtient le point du meilleur tour en course dans sa trente-huitième boucle. Derrière lui, au même moment, Hamilton dépasse Vettel ; dans ce combat roue contre roue, le pilote allemand part, tout seul, en tête-à-queue dans le virage no 4 et abîme considérablement ses gommes. Les vibrations engendrées provoquent la casse de son aileron avant qui se détache en ligne droite ; il perd dès lors tout espoir de podium.

Alors qu'il a dix secondes d'avance sur Hamilton, Charles Leclerc annonce dans son quarante-sixième tour rencontrer un problème de moteur : un court-circuit sur un injecteur d'un des six cylindres du groupe propulseur sera ultérieurement identifié. Il s'en trouve considérablement ralenti avec une perte d'environ 160 chevaux, et ne peut faire face au retour des Mercedes qui lui reprennent de cinq à six secondes par boucle. Hamilton le dépasse au quarante-huitième tour, Bottas au cinquante-quatrième et Max Verstappen s'apprête à faire de même quand les deux Renault tombent en panne simultanément au bord du circuit, entraînant la sortie de la voiture de sécurité pour les trois derniers tours, ce qui permet à Leclerc de conserver sa position et d'obtenir le premier podium de sa carrière avant d'être désigné « pilote du jour ».

À l'arrivée, Hamilton n'a de cesse de dire que Leclerc méritait la victoire et souligne la chance dont il a bénéficié. Son premier geste, une fois sorti de sa voiture, est d'aller réconforter le pilote Ferrari en lui expliquant qu'il « a de nombreuses victoires devant lui. » Verstappen se classe quatrième devant Vettel, remonté après son passage au stand pour changer de museau pour prendre dix points ; au sixième rang, Lando Norris marque les premiers points de sa carrière, emmenant Kimi Räikkönen dans son sillage alors que Pierre Gasly marque pour la première fois pour Red Bull, devant le Thaïlandais Alexander Albon qui ouvre lui aussi son compteur. Sergio Pérez prend le point restant.

Valtteri Bottas mène toujours le championnat avec 44 points, un de plus que Lewis Hamilton (43 points). Max Vertsappen est troisième avec 27 points, devant Charles Leclerc (26 points, avec celui de son meilleur tour à Bahreïn). Suivent Vettel (22 points) Raïkkönen (10 points), Norris et Kevin Magnussen, tous deux avec huit points. Mercedes Grand Prix augmente son avance en tête du championnat des constructeurs avec 87 points et devance Ferrari (43 points), Red Bull (27 points), Alfa Romeo Racing (10 points), McLaren et Haas (8 points), Renault (6 points), Racing Point et Toro Rosso (3 point) ; seul Williams n'a pas encore marqué.

Grand Prix de Chine[modifier | modifier le code]

Lewis Hamilton au Grand Prix de Chine 2019.
Le podium du Grand Prix de Chine 2019.

Sur la 1000e grille de départ du championnat du monde, les deux Mercedes, les deux Ferrari, les deux Red Bull, les deux Renault et les deux Haas se suivent dans cet ordre aux dix premières places. Valtteri Bottas, dominateur au volant de la W10, prend le meilleur sur Lewis Hamilton lors de ses deux tentatives dans la troisième phase des qualifications et réalise la septième pole position de sa carrière avec 23 millièmes de seconde d'avance sur son coéquipier. À bord de leurs Ferrari SF90, repoussées à trois dixièmes de seconde, Sebastian Vettel se montre plus rapide que Charles Leclerc. En troisième ligne, Max Verstappen devance Pierre Gasly qui atteint pour la première fois la Q3 avec Red Bull. Daniel Ricciardo précède Nico Hülkenberg sur la quatrième ligne. Une erreur de timing a empêché les pilotes Red Bull et Haas, relâchés dans le trafic, d'effectuer une ultime tentative en Q3 : ils ont franchi la ligne de chronométrage après que le feu est passé au rouge ; les premiers avaient toutefois réalisé un temps chronométré en début de séance, à l'inverse des seconds.

Qu'elles bénéficient de circonstances favorables comme deux semaines plus tôt, à Bahreïn, ou qu'elles affichent un rythme supérieur à la concurrence, les Mercedes obtiennent un doublé au terme des cinquante-six tours du circuit de Shanghai, leur troisième en trois courses consécutives ; il s'agit de la soixante-quinzième victoire de Lewis Hamilton et de la quatre-vingt-dixième de l'écurie allemande. Le quintuple champion du monde britannique prend un meilleur départ que son coéquipier qui patine légèrement à l'extinction des feux, puis s'échappe, mène la course de bout en bout, n'est jamais inquiété et s'impose pour la deuxième fois consécutive de la saison, entendant à l'arrivée le traditionnel « Get in there Lewis! Fantastic drive! » de son ingénieur ; Bottas deuxième n'a jamais été menacé durant l'ensemble de l'épreuve. Charles Leclerc prend le meilleur sur son coéquipier au départ et s'installe au troisième rang ; mais au bout de dix tours, son stand lui ordonne de laisser passer Sebastian Vettel ce qui va lui permettre de monter sur son premier podium de la saison. Les pilotes de la Scuderia, qui ne peuvent rien faire face aux Flèches d'Argent, sont contraints de « couvrir » la stratégie à deux arrêts de Max Verstappen qui joue l'undercut et parvient à s'intercaler entre eux pour ravir la quatrième place de Leclerc ; Vettel doit même se défendre vigoureusement face aux attaques du Néerlandais, lors d'une belle passe d'armes au dix-neuvième tour, après leurs premiers arrêts. En fin de course, Red Bull arrête Pierre Gasly une troisième fois pour chausser sa RB15 de pneumatiques tendres afin qu'il réalise le premier meilleur tour en course de sa carrière, à une boucle de l'arrivée, ce qui lui offre un neuvième point complétant les huit de sa sixième place. Daniel Ricciardo, en septième position durant toute la course, marque ses premiers points pour Renault ; il devance Sergio Pérez qui résiste jusqu'au bout à Kimi Räikkönen alors qu'Alexander Albon, parti de la voie des stands, inscrit le point de la dixième place et est élu « pilote du jour ». De la septième place de Ricciardo à la dixième d'Albon, ils sont quatre à n'avoir observé qu'un arrêt au stand durant la course.

Lewis Hamilton, avec 68 points, ravit la tête du championnat à Valtteri Bottas (62 points). Max Verstappen est troisième (39 points) devant Sebastian Vettel (37 points) et Charles Leclerc suit avec 36 points. Pierre Gasly (13 points) repousse Kimi Räikkönen au septième rang (12 points). Au classement des constructeurs, trois doublés donnent 130 points à Mercedes Grand Prix, soit presque le double de Ferrari (73 points). Red Bull se rapproche (52 points) ; Renault et Alfa Romeo Racing totalisent 12 points et McLaren et Haas 8 points. Racing Point (7 points) et Toro Rosso (4 points) suivent ; Williams n'a pas encore marqué.

Grand Prix d'Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

Robert Kubica au Grand Prix d'Azerbaïdjan 2019.
Daniil Kvyat au Grand Prix d'Azerbaïdjan 2019.

La séance de qualification, perturbée par deux interruptions sur drapeau rouge et rallongée de cinquante-deux minutes, s'achève dans le jour déclinant en raison des accidents dans le virage no 9 où Robert Kubica en Q1 puis Charles Leclerc en Q2 ont encastré leur monoplace dans les bordures de sécurité. Le Monégasque, qui a dominé toutes les séances d'essais libres et paraissait en mesure de se battre la pole position s'élancera de la huitième place. La pole position se joue au jeu du chat et de la souris lors des ultimes tentatives des pilotes en Q3 : l'aspiration s'avérant capitale dans les longues lignes droites, les Mercedes piègent Sebastian Vettel en le laissant sortir de la voie des stands seul devant. Calé en bout de peloton, Valtteri Bottas obtient la huitième pole position de sa carrière avec 23 millièmes de seconde d'avance sur son coéquipier Lewis Hamilton tandis que Vettel est repoussé en deuxième ligne, à trois dixièmes de seconde, accompagné par Max Verstappen. La troisième ligne accueille Sergio Pérez, cinquième à plus d'une seconde de Bottas, et Daniil Kvyat. Lando Norris devait être accompagné par Kimi Räikkönen en quatrième ligne mais le Finlandais est disqualifié pour aileron avant non conforme et part de la voie des stands ; Charles Leclerc prend sa place alors que la cinquième ligne est composée de Carlos Sainz Jr. et de Daniel Ricciardo.

Mercedes Grand Prix, qui domine la Formule 1 depuis le début de l'ère des moteurs V6 turbo hybrides en 2014, n'avait jamais encore réussi à réaliser quatre doublés à l'arrivée des quatre premières courses de la saison. C'est chose faite sur le circuit urbain de Bakou et il s'agit d'un record historique. Parti en pole position, Valtteri Bottas remporte la cinquième victoire de sa carrière ; il résiste à son coéquipier dans les premiers virages puis garde suffisamment de rythme en fin de course pour interdire toute possibilité de dépassement à Lewis Hamilton qui termine à un peu plus d'une seconde. Les pilotes des Flèches d'Argent en sont à deux victoires chacun. Sebastian Vettel et Max Verstappen franchissent la ligne d'arrivée aux mêmes places que sur la grille de départ sans avoir été en mesure de troubler la marche triomphale des deux W10. Parti huitième, Charles Leclerc perd deux positions au départ mais remonte jusqu'à mener la course durant une vingtaine de tours grâce à une stratégie décalée. Après son arrêt dans la trente-quatrième boucle, il sécurise sa cinquième place au point de pouvoir s'arrêter en vue de l'arrivée pour chausser des pneumatiques neufs et réaliser le meilleur tour en course, ce qui lui offre un point supplémentaire. Il est élu « pilote du jour ».

Sergio Pérez profite de sa bonne position sur la grille pour terminer sixième, devant les McLaren de Carlos Sainz Jr. et Lando Norris. Racing Point amène aussi ses deux RP19 dans les points avec la neuvième place de Lance Stroll. Kimi Räikkönen inscrit le dernier point en jeu ; les dix premiers terminent dans le même tour que le vainqueur. Un étonnant incident se produit au trente-et-unième tour : luttant pour la dix-septième place, Daniel Ricciardo tire tout droit au virage no 4 et emmène Daniil Kvyat dans l'échappatoire. Il enclenche sa marche arrière pour se remettre en piste sans voir que la Toro Rosso est derrière lui et l'emboutit, provoquant leur double abandon. L'Australien est pénalisé d'un recul de trois places sur la grille du prochain Grand Prix.

Bottas reprend la tête du championnat du monde avec 87 points, un de plus qu'Hamilton correspondant à son meilleur tour en Australie. Grâce à son deuxième podium consécutif, Vettel (52 points) prend la troisième place à Verstappen (51 points). Leclerc est cinquième avec 47 points ; Pérez, Gasly et Räikkönen suivent avec 13 points. Chez les constructeurs, Mercedes, avec 173 points en quatre courses devance Ferrari (99 points) et Red Bull Racing (64 points) ; suivent McLaren (18 points), Racing Point (17 points) Alfa Romeo (13 points), Renault (12 points), Haas (8 points) et Toro Rosso (4 points). Williams n'a toujours pas inscrit de point.

Grand Prix d'Espagne[modifier | modifier le code]

Sur le circuit où les Ferrari ont dominé les essais hivernaux de fin février, le contraste est saisissant puisque, trois mois plus tard, les pilotes de la Scuderia n'ont pas eu la moindre chance de jouer les premiers rôles en qualifications face aux Mercedes. Le match entre les deux pilotes des Flèches d'Argent tourne largement à l'avantage de Valtteri Bottas qui obtient sa troisième pole position consécutive, en battant de plus d'une demi-seconde le record du circuit de Catalunya, repoussant son coéquipier Lewis Hamilton à six dixièmes. Sebastian Vettel est à huit dixièmes, Max Verstappen à neuf dixièmes et Charles Leclerc à plus d'une seconde. Si les quatre premières places sur la grille sont les mêmes qu'à Bakou deux semaines plus tôt, le pilote monégasque est accompagné, en troisième ligne, par Pierre Gasly ; les Haas-Ferrari de Romain Grosjean et Kevin Magnussen se partagent la quatrième ligne, suivies par Daniil Kvyat et Lando Norris, auteur du onzième temps mais qui bénéficie de la pénalité d'un recul de trois places de Daniel Ricciardo.

Mercedes Grand Prix réalise le meilleur début de saison de son histoire, et de celle de la Formule 1, avec un cinquième doublé en cinq courses. Largement plus performantes que leurs concurrentes, la décision pour la victoire entre les deux W10 se joue dès l'extinction des feux, quand Lewis Hamilton prend un meilleur départ que Valtteri Bottas. Il vire en tête au premier virage, s'échappe et mène la course de bout en bout, s'attribuant dans sa cinquante-quatrième boucle le point supplémentaire du meilleur tour en course. Le quintuple champion du monde britannique obtient la soixante-seizième victoire de sa carrière et déjà sa troisième cette saison. C'est également son troisième succès consécutif sur le circuit catalan. Bottas n'étant à aucun moment inquiété pour assurer le doublé, le podium se joue également au départ, quand Sebastian Vettel, qui parvient à se porter à la hauteur des Mercedes au bout de la ligne droite, bloque ses roues, vire large, et laisse Max Verstappen s'infiltrer devant lui : la troisième place est au bout pour le pilote néerlandais, dont la Red Bull s'avère sur cette course plus performante que les Ferrari, ni Vettel, ni Leclerc qui termine cinquième n'ayant réussi le menacer en échangeant tour à tour leurs positions. La sortie de la voiture de sécurité à vingt tours de l'arrivée à la suite d'un accrochage entre Lance Stroll et Lando Norris n'y change rien, notamment pour Hamilton qui gère parfaitement la relance. Pierre Gasly termine au sixième rang, devant Kevin Magnussen, qui prend le meilleur sur Carlos Sainz Jr. et Daniil Kvyat, alors que Romain Grosjean marque son premier point de la saison, en sauvant sa dixième place face à Alexander Albon.

Avec son carton plein (26 points supplémentaires), Hamilton reprend la première place du championnat pilotes avec un total de 112 points, sept unités devant son coéquipier finlandais (105 points). Verstappen (66 points) subtilise la troisième place à Vettel (64 points) qui devance Leclerc (57 points). Suivent Gasly (21 points), Magnussen (14 points), Pérez, Räikkönen (13 points) et Norris (12 points). Chez les constructeurs, Mercedes, place déjà haut la barre avec 217 points en cinq courses, repoussant Ferrari à 96 points. Red Bull Racing suit avec 87 points. Beaucoup plus loin, McLaren (22 points) mène un peloton constitué par Racing Point (17 points), Haas (15 points), Alfa Romeo (13 points), Renault (12 points), et Toro Rosso (6 points). Seule l'écurie Williams ne compte pas encore de point.

Grand Prix de Monaco[modifier | modifier le code]

Pour la quatrième fois en six courses, les Mercedes monopolisent la première ligne de la grille de départ. Lewis Hamilton réalise la quatre-vingt-cinquième pole position de sa carrière (sa deuxième de la saison) en battant son coéquipier Valtteri Bottas de 86 millièmes de seconde sous le drapeau à damiers, améliorant, en 1 min 10 s 166, le record du circuit. Sur la deuxième ligne, Max Verstappen se montre plus véloce que Sebastian Vettel, relégué à huit dixièmes des Flèches d'Argent. La troisième ligne est composée de Kevin Magnussen et Daniel Ricciardo qui obtient son meilleur résultat en qualifications avec Renault ; ils précèdent Daniil Kvyat et Pierre Gasly, auteur du cinquième temps mais pénalisé d'un recul de trois places. Carlos Sainz Jr. et Alexander Albon partent de la cinquième ligne. Une erreur stratégique dans le stand de la Scuderia Ferrari lors de la première phase des qualifications provoque l'élimination prématurée de Charles Leclerc ; à domicile, il s'élance donc en seizième position.

Mercedes Grand Prix remporte sa sixième course en six Grands Prix disputés mais ne réalise pas de doublé. Lewis Hamilton mène l'épreuve de bout en bout, comme deux semaines plus tôt en Espagne, cette fois suivi comme son ombre et menacé durant soixante-six tours par Max Verstappen. C'est la soixante-dix-septième victoire de sa carrière, sa quatrième cette saison, son 140e podium et son dix-septième Grand Prix mené du premier au dernier tour. Il est cependant victime d'une erreur de son écurie qui le chausse en pneus médiums lors de son passage au stand du onzième tour alors que ses rivaux repartent en gommes dures. Terminant la course avec ses gommes très dégradées, particulièrement à l'avant, Hamilton profite de la puissance supérieure de son moteur dans la ligne droite des stands et dans le tunnel pour résister au pilote de la Red Bull RB15 qui revient systématiquement à sa hauteur dans les virages lents (l'épingle du Loews en particulier) ; il porte une attaque à la chicane du port à trois tours de l'arrivée : les deux voitures se touchent mais sans dommages.

La course débute par une tentative de remontée de Charles Leclerc qui, après avoir passé Lando Norris et Romain Grosjean, bute sur Nico Hülkenberg au virage de la Rascasse. Le pilote Ferrari crève son pneu arrière droit puis déchappe dans son tour de rentrée et abîme son fond plat. La voiture de sécurité sort alors au onzième tour pour trois boucles, afin de nettoyer la piste jonchée de débris de carbone. Si Leclerc abandonne peu après, Verstappen tasse Bottas dans la voie des stands, ressortant devant lui non sans avoir provoqué sa crevaison : le Finlandais doit repasser par la pitlane et perd la troisième place au profit de Vettel ; Verstappen écope pour sa part d'une pénalité de cinq secondes pour avoir provoqué cet incident. Bien que franchissant la ligne d'arrivée dans les échappements d'Hamilton, il rétrograde au quatrième rang, derrière Vettel et Bottas deuxième et troisième sur le podium. Pour ses efforts constants, Verstappen est élu « pilote du jour ».

Comme au Grand Prix de Chine, Pierre Gasly sécurise la cinquième place au point de pouvoir s'arrêter à quelques tours de l'arrivée pour chausser des pneumatiques tendres et réaliser le meilleur tour en course. Au gré de la longueur de leurs relais et de la manière dont ils parviennent à conserver leurs pneumatiques en bon état, les autres pilotes se battent pour les accessits : Carlos Sainz Jr. prend la sixième place devant un groupe compact constitué de Daniil Kvyat, Alexander Albon, Daniel Ricciardo et Romain Grosjean, à nouveau dixième bien qu'ayant franchi la ligne d'arrivée en neuvième position : il a été pénalisé de cinq secondes pour avoir mordu la ligne jaune à la sortie des stands.

Avec 137 points, Hamilton conserve la première place du championnat devant Bottas (120 points). Vettel (82 points) reprend la troisième place à Verstappen (78 points) qui devance Leclerc resté à 57 points ; suivent Gasly (32 points), Sainz (18 points), Magnussen (14 points), Pérez et Räikkönen (13 points) et Norris (12 points). Chez les constructeurs, Mercedes (257 points) précède Ferrari (139 points) et Red Bull Racing (110 points) ; suivent McLaren (30 points) Racing Point (17 points), Haas (16 points), Toro Rosso (16 points), Renault (14 points) et Alfa Romeo (13 points). Williams ne compte toujours aucun point.

Grand Prix du Canada[modifier | modifier le code]

Profitant d'une bonne adhérence et d'une vitesse supérieure dans la grande ligne droite du troisième secteur du circuit, Sebastian Vettel réalise la 56e pole position de sa carrière, sa première depuis le Grand Prix d'Allemagne 2018 et dix-sept courses d'attente. Il devance Lewis Hamilton de 206 millièmes de seconde lors de leurs dernières tentatives en Q3. En deuxième ligne, Charles Leclerc est accompagné par Daniel Ricciardo qui obtient son meilleur résultat en qualifications avec Renault, sur le circuit où il a remporté sa première victoire, en 2014. Victime d'un tête-à-queue lors de sa première tentative en Q3, Valtteri Bottas, sixième, part derrière Pierre Gasly en troisième ligne ; Nico Hülkenberg et Lando Norris sont en quatrième ligne. Max Verstappen, piégé après un gros accident de Kevin Magnussen en fin de Q2, n'atteint pas la troisième phase des qualifications. À la suite d'une pénalité reçue par Carlos Sainz Jr., auteur du neuvième temps, et du fait que Magnussen doive s'élancer de la voie des stands, Verstappen occupe la neuvième position sur la grille, devant Daniil Kvyat.

Lewis Hamilton remporte sa cinquième victoire de la saison - la soixante-dix-huitième de sa carrière - et permet à Mercedes Grand Prix de rester invaincue en neuf courses (depuis le Grand Prix du Brésil 2018), sans franchir la ligne d'arrivée le premier. En effet, hormis pour sept tours durant le ballet des arrêts au stand, Sebastian Vettel mène toute la course sous la pression du quintuple champion du monde britannique. Mais au 48e tour, à la chicane des virages no 3 et no 4, il rate son freinage, part dans l'herbe et revient en piste sous le nez de son rival en le tassant contre le mur, le forçant à sortir des limites de la piste ; Vettel (qui sera élu pilote du jour) est alors pénalisé de cinq secondes par les commissaires de course et conteste vivement cet avis, estimant qu'il n'avait nulle part où aller. S'il passe sous le drapeau à damier devant Hamilton, ce dernier remporte l'épreuve avec 3 secondes et 658 centièmes d'avance. Charles Leclerc effectue une course solitaire au troisième rang et, revenu à quatre secondes du vainqueur, obtient le deuxième podium de sa carrière après celui de Bahreïn. Valtteri Bottas, remonté du sixième rang sur la grille, se classe quatrième ; sa position sécurisée, il est arrêté par son écurie à trois tours de l'arrivée et, chaussé de pneus tendres, s'attribue le point supplémentaire associé au meilleur tour en course. Max Verstappen effectue une belle remontée depuis sa neuvième place au départ, dépassant notamment les deux Renault pour se classer cinquième et dernier pilote dans le même tour que Hamilton. Daniel Ricciardo et Nico Hülkenberg finissent sixième et septième alors que Pierre Gasly, parti cinquième et arrêté très tôt par son écurie passe toute sa course dans le trafic et ne peut faire mieux que huitième. En vue de l'arrivée, Lance Stroll (revenu de la dix-septième place sur la grille) et Daniil Kvyat dépassent tour à tour Carlos Sainz Jr. pour prendre les derniers points.

Les deux pilotes Mercedes continuent à caracoler en tête du championnat, Hamilton (162 points) devant Bottas (133 points) ; Vettel (100 points) suit à 62 points du leader. Verstappen reste quatrième (88 points) devant Leclerc (72 points), Gasly (36 points) et Sainz (18 points) tandis que Ricciardo remonte à la huitième place (16 points) devant Magnussen (14 points), Pérez et Räikkönen (13 points). Chez les constructeurs, Mercedes (295 points) conserve une avance conséquente sur Ferrari (172 points) et Red Bull Racing (124 points) ; McLaren, avec 30 points est juste devant Renault (28 points) ; suivent Racing Point (19 points), Toro Rosso (17 points), Haas (16 points) et Alfa Romeo (13 points). Williams n'a toujours pas marqué.

Classements saison 2019[modifier | modifier le code]

Attribution des points[modifier | modifier le code]

Barème d'attribution des points en Championnat du monde de Formule 1
Position  1er   2e   3e   4e   5e   6e   7e   8e   9e   10e   MT 
Points 25 18 15 12 10 8 6 4 2 1 1

Pilotes[modifier | modifier le code]

Pos. Pilotes AUS BAH CHI Flag of Azerbaijan.svg ESP MON Drapeau du Canada.svg Flag of France.svg Flag of Austria.svg Flag of the United Kingdom.svg Flag of Germany.svg Flag of Hungary.svg Flag of Belgium.svg Flag of Italy.svg Flag of Singapore.svg RUS Flag of Japan.svg Flag of Mexico.svg Flag of the United States.svg Flag of Brazil.svg Flag of the United Arab Emirates.svg Points
1 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton 18 25 25 18 26 25 25 25 187
2 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas 26 18 18 25 18 15 13 18 151
3 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel 12 10 15 15 12 18 18 11 111
4 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen 15 12 12 12 15 12 10 12 100
5 Drapeau de Monaco Charles Leclerc 10 16 10 11 10 - 15 15 87
6 Drapeau de la France Pierre Gasly 0 4 9 - 8 11 4 1 37
7 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. - 0* 0 6 4 8 0 8 26
8 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen 4 6 2 1 0 0 0 6 19
9 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo - 0* 6 - 0 2 8 0 16
9 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg 6 0* - 0 0 0 6 4 16
11 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen 8 0 0 0 6 0 0 0 14
11 Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris 0 8 0* 4 - 0 - 2 14
13 Drapeau du Mexique Sergio Pérez 0 1 4 8 0 0 0 0 13
14 Drapeau de la Russie Daniil Kvyat 1 0 - - 2 6 1 0 10
15 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon 0 2 1 0 0 4 - 0 7
16 Drapeau du Canada Lance Stroll 2 0 0 2 - 0 2 0 6
17 Drapeau de la France Romain Grosjean - - 0 - 1 1 0 - 2
18 Drapeau de l'Italie Antonio Giovinazzi 0 0 0 0 0 0 0 0 0
19 Drapeau du Royaume-Uni George Russell 0 0 0 0 0 0 0 0 0
20 Drapeau de la Pologne Robert Kubica 0 0 0 0 0 0 0 0 0

Constructeurs[modifier | modifier le code]

Pos. Constructeurs Pilotes AUS BAH CHI Flag of Azerbaijan.svg ESP MON Drapeau du Canada.svg Flag of France.svg Flag of Austria.svg Flag of the United Kingdom.svg Flag of Germany.svg Flag of Hungary.svg Flag of Belgium.svg Flag of Italy.svg Flag of Singapore.svg RUS Flag of Japan.svg Flag of Mexico.svg Flag of the United States.svg Flag of Brazil.svg Flag of the United Arab Emirates.svg Points
1 Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni HAM 18 25 25 18 26 25 25 25 338
Drapeau : Finlande BOT 26 18 18 25 18 15 13 18
2 Drapeau : Italie Ferrari Drapeau : Allemagne VET 12 10 15 15 12 18 18 11 198
Drapeau : Monaco LEC 10 16 10 11 10 - 15 15
3 Drapeau de l'Autriche Red Bull-
Honda
Drapeau : Pays-Bas VER 15 12 12 12 15 12 10 12 137
Drapeau : France GAS 0 4 9 - 8 11 4 1
4 Drapeau du Royaume-Uni McLaren-
Renault
Drapeau : Royaume-Uni NOR 0 8 0* 4 - 0 - 2 40
Drapeau : Espagne SAI - 0* 0 6 4 8 0 8
5 Drapeau de la France Renault Drapeau : Allemagne HUL 6 0* - 0 0 0 6 4 32
Drapeau : Australie RIC - 0* 6 - 0 2 8 0
6 Drapeau de la Grande-Bretagne Racing Point-
Mercedes
Drapeau : Mexique PER 0 1 4 8 0 0 0 0 19
Drapeau : Canada STR 2 0 0 2 - 0 2 0
7 Drapeau de la Suisse Alfa Romeo-
Ferrari
Drapeau : Finlande RAI 4 6 2 1 0 0 0 6 19
Drapeau : Italie GIO 0 0 0 0 0 0 0 0
8 Drapeau de l'Italie Toro Rosso-
Honda
Drapeau : Thaïlande ALB 0 2 1 0 0 4 - 0 17
Drapeau : Russie KVY 1 0 - - 2 6 1 0
9 Drapeau des États-Unis Haas-
Ferrari
Drapeau : Danemark MAG 8 0 0 0 6 0 0 0 16
Drapeau : France GRO - - 0 - 1 1 0 -
10 Drapeau du Royaume-Uni Williams-
Mercedes
Drapeau : Royaume-Uni RUS 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Drapeau : Pologne KUB 0 0 0 0 0 0 0 0

Notes et références[modifier | modifier le code]

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