Antonio Giovinazzi

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Antonio Giovinazzi
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Antonio Giovinazzi en 2019.
Biographie
Date de naissance (25 ans)
Lieu de naissance Martina Franca (Italie)
Nationalité Drapeau d'Italie Italien
Site web antoniogiovinazzi.com
Carrière
Années d'activité Depuis 2012
Qualité Pilote automobile
Parcours
AnnéesÉcurie0C.0(V.)
2017 Drapeau : Suisse Sauber 2 (0)
2019- Drapeau : Suisse Alfa Romeo 17 (0)
Statistiques
Numéro permanent 99
Nombre de courses 19
Pole positions 0
Meilleurs tours en course 0
Podiums 0
Victoires 0

Antonio Giovinazzi, né le à Martina Franca, est un pilote automobile italien.

Il est pilote de réserve de la Scuderia Ferrari, de Sauber et de Haas F1 Team en 2017, année où il connaît son premier départ en Formule 1 en remplaçant Pascal Wehrlein blessé lors du Grand Prix d'Australie au sein de Sauber qui, sous le nom d'Alfa Romeo, le titularise en 2019 aux côtés de Kimi Räikkönen.

Biographie[modifier | modifier le code]

2001-2011 : débuts et succès en karting[modifier | modifier le code]

Antonio Giovinazzi fait ses débuts en karting en 2001[1]. Il remporte des titres régionaux ou nationaux dans ses premières années[2]. Il passe ensuite au niveau international vers la fin des années 2000 et continue à récolter des titres.

Depuis ses années karting, il est soutenu par la branche indonésienne de KFC, Jagonya Ayam. Ainsi, il porte les couleurs jaune et rouge de la marque durant toute la première partie de sa carrière.

2012 : débuts en monoplace en Asie[modifier | modifier le code]

En 2012, il passe en monoplace en Asie pour courir en Formula Pilota China. Avec six victoires, dont quatre à Sepang, il est facilement sacré champion de la discipline[3].

Il dispute aussi les trois dernières courses de la saison de Formule Abarth à Monza, et termine deux fois premier et une fois second ; inéligible pour les points, il n'est pas classé au championnat.

2013-2015 : la Formule 3[modifier | modifier le code]

Photographie d'une monoplace jaune (Formule 3), vue de profil, sur un circuit.
Antonio Giovinazzi sur le Hockenheimring en 2014.

En 2013, Giovinazzi rejoint le championnat d'Europe de Formule 3 au sein de l'écurie Double R Racing[4]. Il se classe dix-septième du championnat, avec une sixième place, obtenue lors de la dernière course de la saison, à Hockenheim, comme meilleur résultat.

Il participe aussi au championnat de Formule 3 britannique et remporte deux courses, à Silverstone et à Spa-Francorchamps ; il termine vice-champion derrière Jordan King. Il se classe également dixième des Masters de Formule 3 sur le circuit de Zandvoort.

L'année suivante, il se consacre pleinement à la Formule 3 européenne avec Jagonya Ayam with Carlin. Il réalise une saison solide avec plusieurs podiums et remporte sa première victoire dans la compétition sur le Red Bull Ring[5]. Grâce notamment à une seconde victoire, sur le Nürburgring, il se classe sixième du classement des pilotes, avec 238 points.

Présenté comme l'un des favoris du championnat en 2015, il commence la saison par une série de neuf podiums en neuf courses, dont deux victoires. À partir de la première course sur le Norisring, il entame une nouvelle série de neuf podiums en huit courses. Face à l'exceptionnelle fin de saison de Felix Rosenqvist qui monte sur 15 podiums consécutifs, Giovinazzi termine deuxième du championnat derrière son rival. Il se console en remportant l'épreuve des Masters de Formule 3[6]. Il dispute également le Grand Prix de Macao et remporte la course qualificative. Jugé coupable d'un accrochage avec Daniel Juncadella, il est rétrogradé en dixième position sur la grille de départ et finit quatrième de l'épreuve[7].

Pilote de réserve pour Audi Sport, il débute en DTM avec le Team Phoenix à la place de Timo Scheider, suspendu[8]. Sur le Moscow Raceway, avec le numéro 93, il termine dix-neuvième de la première course et vingt-et-unième de la deuxième course.

2016 : vice-champion de GP2 Series et débuts en endurance[modifier | modifier le code]

Antonio Giovinazzi à gauche, sur le podium de Silverstone en 2016.

Pendant l'intersaison, il prend part au championnat d'Asian Le Mans Series aux côtés de l'Indonésien Sean Gelael. L'équipage ne dispute que les deux dernières courses en janvier 2016, en Thaïlande et en Malaisie, mais termine vainqueur à chaque fois. Il intègre ensuite le GP2 Series, antichambre de la Formule 1, au sein de l'écurie Prema Racing[9]. Après deux premières manches sans aucun point et un gros accident à Barcelone, Giovinazzi lance sa saison par une double victoire à Bakou[10].

Lors des courses suivantes, il s'affirme comme un candidat au titre, tout comme son coéquipier Pierre Gasly et Sergey Sirotkin, en montant sur plusieurs podiums. Il obtient sa troisième victoire lors de la course sprint de Spa-Francorchamps, et revient à la deuxième place du championnat. Il remporte ensuite deux autres courses à Monza (où il partait en fond de grille) puis à Sepang et se retrouve ainsi en tête du classement. Lors des deux dernières courses, à Yas Marina, il ne peut faire mieux que cinquième et sixième. Il termine vice-champion, à 8 points de son coéquipier, qui s'est imposé lors de la course longue[11].

En parallèle, avec SMP Racing, il dispute la première course d'European Le Mans Series à Silverstone. Avec ses équipiers Mitch Evans et Sean Gelael, qui courent également en GP2, il se classe cinquième de la course. Antonio Giovinazzi prend également part au championnat du monde d'endurance FIA 2016 avec Extreme Speed Motorsports en catégorie LMP2[12]. Il court les 6 Heures de Fuji, terminant quatrième, et les 6 Heures de Shanghai où il finit second.

2017 : pilote de réserve de la Scuderia Ferrari et intérimaire chez Sauber[modifier | modifier le code]

Giovinazzi en test au volant de la Sauber C36 à Barcelone en 2017.

En décembre 2016, il est annoncé comme pilote de réserve et d'essais de la Scuderia Ferrari pour la saison 2017 de Formule 1[13].

À la suite de la blessure de Pascal Wehrlein lors de la Race of Champions en janvier, il est appelé par Sauber (motorisée par Ferrari) pour le remplacer lors des essais de pré-saison à Barcelone[14].

Finalement, toujours handicapé par sa blessure, Wehrlein ne peut participer qu'aux deux premières séances d'essais libres du Grand Prix d'Australie ; Antonio Giovinazzi le remplace donc pour les séances restantes ainsi que pour la course, devenant ainsi le premier pilote italien après Jarno Trulli et Vitantonio Liuzzi en novembre 2011 à rouler en Grand Prix[15]. Qualifié seizième, il connaît une course sans encombre et se classe douzième. Il est de nouveau au volant de la Sauber C36 en Chine et s'élance dix-huitième après avoir reçu une pénalité de cinq places pour avoir changé de boîte de vitesses, après un accident en qualifications. En course, Giovinazzi ne dispute que trois tours avant de connaître un nouvel accident, piégé par une piste humide[16]. Wehrlein fait son retour à partir du Grand Prix de Bahreïn[17] et Giovinazzi retrouve par conséquent son poste de pilote essayeur chez Ferrari.

Il devient par la suite troisième pilote chez Haas F1 Team et prend part à six séances d'essais libres 1 à partir du Grand Prix de Grande-Bretagne[18]. Suite au nouveau partenariat entre Alfa Romeo et Sauber, et donc au resserrement des liens de l'écurie suisse avec Ferrari, il est pendant longtemps candidat à un baquet de titulaire pour 2018. Sauber annonce finalement début décembre que les deux pilotes seront Marcus Ericsson et Charles Leclerc, champion en titre de Formule 2 et membre de la Ferrari Driver Academy. Giovinazzi se contente du rôle de troisième pilote[19].

2018-2019 : année de transition et retour en Formule 1 chez Alfa Romeo[modifier | modifier le code]

Antonio Giovinazzi au volant de l'Alfa Romeo C38 lors du Grand Prix d'Autriche 2019.

Début 2018, il prend pour la première fois le volant d'une Formule E et participe, avec DS Virgin Racing, aux essais des rookies sur le circuit Moulay El Hassan de Marrakech[20]. Au mois de juin, il participe à ses premières 24 Heures du Mans, aux côtés de Toni Vilander et de Pipo Derani[21]. Au volant d'une Ferrari 488 de l'écurie AF Corse, ils terminent cinquièmes en catégorie LMGTE Pro et vingtièmes au classement général.

Antonio Giovinazzi retrouve le paddock de la Formule 1 à l'occasion de la première séance d'essais libres du Grand Prix d'Allemagne, au volant de la Sauber C37[22]. Il participe également à la première séance d'essais libres du Grand Prix de Hongrie puis aux essais privés les jours suivants, toujours à Budapest. Son programme est partagé entre deux écuries puisqu'il roule dans la Ferrari SF71H et dans la Sauber.

Le , Giovinazzi est nommé par Sauber pour épauler Kimi Räikkönen en 2019 ; il remplace Marcus Ericsson qui devient pilote de réserve de l'écurie suisse[23]. Après un début de saison compliqué, souvent dominé par Räikkönen, il obtient le premier point de sa carrière en se classant dixième du Grand Prix d'Autriche. Lors de son Grand Prix national, il franchit la ligne d'arrivée neuvième à un tour du vainqueur Charles Leclerc. À Singapour, il mène un Grand Prix pour la première fois mais subit une crevaison lente après un contact avec Ricciardo ; il profite d'une fin de course ponctuée par trois sorties de la voiture de sécurité pour remonter et obtenir la dixième place.

Carrière avant la Formule 1[modifier | modifier le code]

Saison Championnat Écurie Courses Victoires Pole positions Meilleurs tours Podiums Points Classement
2012 Formula Abarth Drapeau : Italie BVM 3 2 0 0 3 0† n.c.
Formula Pilota China Drapeau : Philippines Eurasia Motorsport 18 6 7 6 13 229 Champion
2013 Championnat d'Europe de Formule 3 Drapeau : Royaume-Uni Double R Racing 30 0 0 0 0 31 17e
Championnat de Formule 3 britannique 12 2 0 0 7 135 2e
2014 Championnat d'Europe de Formule 3 Drapeau : Royaume-Uni Jagonya Ayam with Carlin 33 2 2 3 7 238 6e
2015 Championnat d'Europe de Formule 3 Drapeau : Royaume-Uni Jagonya Ayam with Carlin 33 6 4 4 20 412,5 2e
2016 GP2 Series Drapeau : Italie Prema Racing 22 5 2 2 8 211 2e

Giovinazzi étant un pilote invité, il était inéligible pour marquer des points.

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats d'Antonio Giovinazzi en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Victoires Pole positions Meilleurs tours Dans les points Abandons Points inscrits Classement
2017 Sauber F1 Team Sauber C36 Ferrari V6 turbo hybride Pirelli 2 0 0 0 0 1 0 22e
2019 Alfa Romeo Racing Alfa Romeo C38 Ferrari V6 turbo hybride Pirelli 17 0 0 0 3 2 4 18e
Total 19 0 0 0 3 3 4
Résultats détaillés des saisons d'Antonio Giovinazzi en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 Classement Points
inscrits
2017 Sauber F1 Team Sauber C36 Ferrari V6 turbo hybride Type 061 P AUS
12e
CHN
Abd.
BHR RUS ESP MON CAN AZE AUT GBR HON BEL ITA SIN MAL JPN USA MEX BRE ABU 22e 0
2019 Alfa Romeo Racing Alfa Romeo C38 Ferrari V6 turbo hybride P AUS
15e
BAH
11e
CHN
15e
AZE
12e
ESP
16e
MON
19e
CAN
13e
FRA
16e
AUT
10e
GBR
Abd.
ALL
13e
HON
18e
BEL
18e*
ITA
9e
SIN
10e
RUS
15e
JPN
16e
MEX USA BRE ABU 18e 4

Légende : ici

Résultat aux 24 Heures du Mans[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats d'Antonio Giovinazzi aux 24 Heures du Mans
Année Équipe no  Châssis Moteur Pneus Catégorie Équipiers Tours Résultat
2018 Drapeau : Italie AF Corse 52 Ferrari 488 GTE Evo Ferrari F154CB 3,9 l Turbo V8 Michelin LMGTE Pro Drapeau : Finlande Toni Vilander
Drapeau : Brésil Pipo Derani
341 20e

Références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Già un campioncino », Martina Sera,‎ (lire en ligne)
  2. (it) « 60 Minikart », Vroom - la rivista del kart,‎ (lire en ligne)
  3. Guillaume Renard, « Formula Pilota China : Giovinazzi sacré champion 2012 », sur chequeredflags.fr, (consulté le 30 août 2015)
  4. Juliette Follin, « F3 Europe – Calderón, Gelael et Giovinazzi chez Double R », sur chequeredflags.fr, (consulté le 3 décembre 2016)
  5. « F3-C3 : La pluie profite à Antonio Giovinazzi », sur autohebdo.fr, (consulté le 30 août 2015)
  6. « Giovinazzi remporte les Masters F3 », sur autohebdo.fr, (consulté le 20 septembre 2015)
  7. Benjamin Vinel, « Regrets et amertume pour Giovinazzi après Macao », sur motorsport.com, (consulté le 3 décembre 2016)
  8. « DTM - Giovinazzi remplace Scheider », sur autohebdo.fr, (consulté le 30 août 2015)
  9. Benjamin Vinel, « Giovinazzi vers le GP2 avec Prema », sur motorsport.com, (consulté le 26 janvier 2016)
  10. Benjamin Vinel, « C2 - Quatre crashs de plus et un exploit de Giovinazzi ! », sur motorsport.com, (consulté le 3 décembre 2016)
  11. Benjamin Vinel, « Le point GP2 - La victoire et le titre pour Gasly », sur motorsport.com, (consulté le 3 décembre 2016)
  12. Pierre-Louis Le Mouëllic, « Une nouvelle livrée et de nouveaux pilotes pour la Ligier Extrême Speed Motorsport », sur fanswec.org, (consulté le 3 décembre 2016)
  13. Jacques-Armand Dupuis, « Giovinazzi devient le 3e pilote de la Scuderia Ferrari », sur autohebdo.fr, (consulté le 19 décembre 2016)
  14. Valentin Vilnius, « F1 - Sauber : Wehrlein, blessé, sera bien remplacé par Giovinazzi à Barcelone », sur nextgen-auto.com, (consulté le 24 février 2017)
  15. Benjamin Vinel, « Pascal Wehrlein déclare forfait pour Melbourne ! », sur motorsport.com, (consulté le 25 mars 2017)
  16. Matthieu Piccon, « Antonio Giovinazzi part de nouveau à la faute à Shanghai », sur motorsinside.com, (consulté le 15 avril 2017)
  17. Martin Businaro, « Wehrlein en piste à Bahreïn ! », sur f1i.fr, (consulté le 15 avril 2017)
  18. Matthieu Piccon, « Antonio Giovinazzi prend ses marques chez Haas », sur motorsinside.com, (consulté le 19 juillet 2017)
  19. Cesare Ingrassia, « Officiel : Antonio Giovinazzi devient troisième pilote Sauber-Alfa Roméo », sur f1only.fr, (consulté le 3 décembre 2017)
  20. Emmanuel Touzot, « F1 - Giovinazzi va participer aux essais pour débutants en Formule E », sur nextgen-auto.com, (consulté le 20 janvier 2018)
  21. Jamie Klein, « Giovinazzi va faire ses débuts au Mans avec Ferrari », sur motorsport.com, (consulté le 5 avril 2018)
  22. Pablo Elizalde, « Giovinazzi disputera les EL1 du GP d'Allemagne avec Sauber », sur motorsport.com, (consulté le 23 juillet 2018)
  23. Fabien Gaillard, « Officiel - Giovinazzi fera équipe avec Räikkönen chez Sauber en 2019 », sur motorsport.com, (consulté le 25 septembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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