Championnat du monde de Formule 1 2022

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Championnat du monde de Formule 1 2022
Description de l'image F1.svg.
Généralités
Sport Formule 1
Création 1950
Organisateur(s) FIA
Édition 73e
Participants

21 pilotes

10 équipes
Nombre de manches 22 Grands Prix
Site web officiel www.formula1.com
Palmarès
Champion pilote
Champion constructeur

Navigation

Le championnat du monde de Formule 1 2022 est la 73e édition du championnat du monde de Formule 1.

Ce championnat voit une révision majeure du règlement technique portant notamment sur l'évolution du design des monoplaces, désormais basé sur l'effet de sol. Retardée d'une année en raison de la pandémie de Covid-19, la nouvelle réglementation a pour objectif de réduire les perturbations aérodynamiques générées par les monoplaces (ce qui modifie considérablement leur aspect notamment au niveau du nez, des pontons, des ailerons et des roues qui passent de 13 à 18 pouces) pour permettre davantage de dépassements afin d'accroître le spectacle proposé.

Le plateau reste relativement stable du côté des pilotes, le seul mouvement étant créé par la retraite de Kimi Räikkönen et la reprise de son volant Alfa Romeo par Valtteri Bottas, ce qui entraîne l'arrivée aux côtés de Lewis Hamilton chez Mercedes de George Russell qui laisse sa place chez Williams à Alexander Albon, lequel effectue son retour en Formule 1. Chez Alfa Romeo, Guanyu Zhou devient le premier Chinois à participer au championnat du monde de Formule 1. Le 5 mars, Haas F1 Team rompt ses contrats avec son sponsor-titre Uralkali et Nikita Mazepin. Kevin Magnussen, qui a piloté pour cette écurie de 2017 à 2020, le remplace.

Contrairement à Lewis Hamilton qui avait gardé son no 44 les années suivant ses six titres avec Mercedes, Max Verstappen, champion en titre, arbore le no 1. Des courses sprint, disputées le samedi et attribuant des points aux huit premiers, organisées à Imola, Spielberg et Interlagos, remplacent les qualifications sprint.

Cette saison, avec initialement vingt-trois manches, devait être la plus longue de l'histoire. Elle voit l'introduction du Grand Prix de Miami, seconde course aux États-Unis, qui s'ajoute à celle disputée à Austin sur le circuit des Amériques. Les Grands Prix du Canada, d'Australie, du Japon et de Singapour, annulés deux années consécutivement dans le contexte de la pandémie de Covid-19, font leur retour. À la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le Grand Prix programmé à Sotchi, en dix-septième manche le 25 septembre, est annulé, comme ceux prévus les années suivantes ; la saison compte donc vingt-deux manches.

Repères en début de saison

Pilotes

Débuts en tant que pilote titulaire :

Départs :

Transferts :

Retours :

Duos de pilotes reconduits :

Écuries

Honda, motoriste de Red Bull Racing et de la Scuderia AlphaTauri, se retire, sept ans après son retour en 2015[10]. La propriété intellectuelle et technologie des moteurs est reprise par Red Bull Racing qui, à travers une nouvelle entité nommée Red Bull Powertrains, va développer ses propres unités de puissances à partir de 2023. Le motoriste japonais doit initialement fournir des moteurs aux deux écuries sous le giron de Red Bull pour permettre à l'écurie autrichienne d'intégrer la technologie de moteur au sein de son usine de Milton Keynes et concevoir et développer en autonomie ses moteurs à compter de 2023[11]. Toutefois, fin janvier, Honda annonce continuer à concevoir et fournir des blocs moteurs à Red Bull et AlphaTauri, depuis le Japon, jusqu'en 2025, la dernière année avant la nouvelle réglementation moteur[12].

Essais hivernaux

De courts essais, du 13 au , destinés à tester les nouvelles jantes de 18 pouces (contre 13 pouces jusque là) ont eu lieu à Yas Marina juste après le dernier Grand Prix de la saison 2021. Les pilotes utilisaient d'anciens modèles de monoplaces ; leurs impressions sont positives[13]. Si les voitures se montrent plus lentes que celles qui ont disputé la course quelques jours auparavant, il n'y a encore aucune conclusion à tirer puisque le comportement des châssis 2022 est encore inconnu[13].

Après la présentation de leurs nouvelles monoplaces par les différentes écuries, les essais hivernaux de la saison 2022 se dérouleront durant six jours, sur deux circuits, pour accompagner la grande évolution de la règlementation technique. Les premiers essais se tiendront sur le circuit de Barcelone du au puis, deux semaines plus tard, les essais continueront sur le circuit international de Sakhir du au [14]. Par ailleurs, la Formule 1 annonce que les essais de Barcelone, sans public, ne seront pas télévisés et ne donneront pas lieu à un chronométrage en direct, et que les tests de pré-saison officiels, avec tous les éléments absents en catalogne, se tiendront à Sakhir deux semaines plus tard[15].

Barcelone, du 23 au 25 février

À Barcelone, différentes écuries font face à un phénomène d'oscillation (marsouinage ou porpoising) consécutif au concept d'effet de sol des nouvelles monoplaces. Ce phénomène, qui touche plus ou moins les monoplaces selon leurs configurations, provoque un effet de tangage à vitesse élevée en ligne droite ce qui génère une perte d'appui[16]. Ce phénomène n'était pas apparu en Formule 1 depuis plus de quarante ans, à l'époque des précédentes monoplaces à effet de sol[17].

Après la deuxième journée de test, les pilotes se montrent optimistes quant au nouveau concept des F1 établi dans le but de permettre aux voitures de se suivre sans subir la trainée aérodynamique de la monoplace qui précède. Max Verstappen explique : « J'ai suivi quelques voitures. Cela semble un peu plus facile de rester derrière. Pour le moins, nous n'avons plus ces étranges virages où vous avez subitement du sous-virage, ou un massif survirage[18]. » Charles Leclerc remarque : « Je ne m'attend pas à ce que cela soit complètement parti quant vous suivez une voiture collé dans son diffuseur arrière, au moins à la vitesse à nous allons toujours en Formule 1, mais tout semble un peu plus sous contrôle. J'ai essayé, je sentais que cela allait un peu mieux avant que vous ne soyez vraiment, vraiment proche. Là, évidemment, vous sentez un peu la perte d'appui, mais je dois encore faire quelques tours de plus derrière une voiture[18]. » Pour son coéquipier Carlos Sainz Jr., « J'ai fait ça à dessein (roulant proche de Verstappen, Gasly et Alonso) et je peux vous dire que vous sentez déjà des différences. C'est assez évident et je suis relativement positif à ce propos[18]. » De son côté, Mattia Binotto est « fasciné » par le fait que les dix voitures soient toutes très différentes, malgré ce règlement contraignant qui laissait craindre l'inverse[19].

Dans la soirée de la deuxième journée des essais, Haas F1 Team annonce qu'elle dispute la dernière journée d'essais sans le nom ni les couleurs de son sponsor-titre Uralkali ; cette décision est prise à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie[20]. L'après-midi du dernier jour, la piste est arrosée pour tester les monoplaces dans les conditions de pluie[21]. Les trois meilleurs temps de l'ensemble des essais sont réalisés sur le sec le dernier jour : au volant de la Mercedes W13, Lewis Hamilton (1 min 19 s 138) devance son coéquipier George Russell (1 min 19 s 233), tous deux avec les pneus les plus tendres (type C5), puis Sergio Pérez sur la Red Bull RB18 en gommes type C4 (1 min 19 s 556). Lando Norris avec la McLaren MCL36 avait réalisé le meilleur temps de la première journée d'essais en 1 min 19 s 568 et Charles Leclerc celui de la deuxième journée en 1 min 19 s 589 sur la Ferrari F1-75[22]. En termes de fiabilité, Ferrari a bouclé le plus grand nombre de tours (439), devant Mercedes (393) et Red Bull Racing (358)[23].

Du fait de l'augmentation de leur masse de 43 kilogrammes par rapport à 2021, les monoplaces apparaissent moins maniables et moins rapides dans les virages lents mais vont plus vite dans les lignes droites et les virages rapides[24]. Si l'appui aérodynamique par effet de sol réduit l'aspiration, les pilotes notent que l'aileron arrière plus large permet, lors de l'activation du système de réduction de la traînée, de compenser cette perte[24].

Sakhir, du 10 mars au 12 mars 2022

Pietro Fittipaldi roule dans la Haas VF-22 après le limogeage de Nikita Mazepin ; il officie en tant que pilote de réserve puisque Kevin Magnussen est titularisé pour remplacer le pilote russe. Malade à cause de la Covid-19, Daniel Ricciardo ne participe pas à ces essais ; en cas de forfait pour le premier Grand Prix, McLaren pourrait faire appel à Stoffel Vandoorne, Nyck de Vries ou Paul di Resta[25],[26]. Du coup, Lando Norris tourne seul lors de ces trois journées sur la McLaren MCL36 et boucle un total de 200 tours.

La Mercedes W13 apparait avec de considérables évolutions au matin de ces tests officiels de pré-saison. En effet, ses pontons ont quasiment disparu. À hauteur du cockpit, le flanc présente de larges et fines ouïes ; toujours sur le flanc et la partie capot moteur prennent place deux importantes grilles d'aération. La partie apparente du plancher est aussi considérablement modifiée par rapport aux essais de Barcelone et les rétroviseurs sont placés au bout de deux ailettes des deux côtés du cockpit[27].

Au volant de la Ferrari F1-75, Charles Leclerc est le plus rapide de la première session matinale du 10 mars avec un temps de 1 min 34 s 531. Il est l'un des deux pilotes qui ont le plus tourné (64 tours), derrière Sergio Pérez (70 tours)[28]. Ce temps est amélioré (1 min 33 s 902) dans l'après-midi par Pierre Gasly, qui a effectué 104 tours avec l'AlphaTauri AT03, devant Carlos Sainz Jr., qui a pris le relais de Leclerc, en 1 min 34 s 359. Pérez est à nouveau le plus assidu en piste avec 138 tours[29].

Lors de la deuxième journée, Kevin Magnussen, de retour après une saison d'absence, est autorisé à rouler une heure de plus que les autres en fin d'après midi et couvre une distance totale de soixante tours. Seul en piste au volant de la Haas VF-22, il profite d'une température plus fraîche que durant la journée pour réaliser le meilleur temps absolu, en 1 min 33 s 207[30]. Auparavant, Sainz détenait le meilleur temps (1 min 31 s 532) devant Max Verstappen sur la Red Bull RB18 (1 min 34 s 011). Les plus assidus en piste le vendredi sont Yuki Tsunoda (AlphaTauri AT03, 120 tours) et Esteban Ocon (Alpine A522, 111 tours)[30].

Le dernier jour, une semaine avant la séance de qualifications du premier Grand Prix de la saison sur le même circuit, Max Verstappen établit le meilleur temps des trois journées d'essais en 1 min 31 s 720, devant Mick Schumacher dont l'écurie parait faire un bond en avant avec la Haas VF-22 (1 min 32 s 241), Charles Leclerc (1 min 32 s 415) et Fernando Alonso (1 min 32 s 698) qui a bouclé 122 tours[31]. Ces temps de tests de pré-saison ne permettent toutefois pas de juger les forces en présence car les écuries, libres de choisir la quantité de carburant emportée ou le type de pneus chaussés, suivent leur propre programme de développement où la recherche de performance n'est pas forcément la priorité[32].

Mercedes Grand Prix, l'octuple tenant du titre constructeurs, semble avoir des problèmes avec la W13 évoluée, Lewis Hamilton annonçant : « Pour le moment, je ne crois pas que nous allons nous battre pour des victoires » et George Russell ajoutant à propos de leurs monoplaces : « Elle rebondit, ce n'est pas la plus confortable à l'intérieur, en toute honnêteté, mais je ne me soucie pas vraiment du confort si la performance est là. Mais pour le moment, la performance n'est pas là[33]. » Max Verstappen se moque de ces déclarations : « C'est toujours la même histoire avec eux. Lewis ne se voit pas gagner. Et quand une équipe fait un peu mieux, ils ne sont plus les favoris. Avance rapide, dans une semaine : "Oh, on a réussi à tout régler, ce n'est pas normal, bravo à tout le monde à l'usine pour ce travail incroyable." L'an dernier ils nous ont fait le même coup et ils ont gagné le premier Grand Prix. Bref je n'y crois pas[34]. » Il conclut en déclarant : « Personne n'a montré sa vraie performance, pas même nous. Je n'étais pas à fond[35]. »

Nomination de nouveaux directeurs de course

Michael Masi, directeur de course de la F1 depuis la mort brutale de Charlie Whiting en mars 2019, et dont les décisions lors de la saison 2021 ont entraîné des polémiques, et plus particulièrement lors de la dernière manche à Abou Dabi, est démis de ses fonctions le 17 février et remplacé par le duo Eduardo Freitas, directeur de course du WEC et Niels Wittich, ancien directeur de course du DTM ; ils occuperont le poste de directeur de course en alternance avec l'appui d'Herbie Blash, l'ancien bras droit de Whiting, nommé en tant que conseiller principal permanent[36].

Évolution des règlements

Règlement technique

Aérodynamique

Maquette d'une monoplace 2022 présentée lors du Grand Prix de Grande Bretagne 2021.
Présentation de la monoplace aux spécifications 2022 au Grand Prix de Turquie 2021.

Le but de cette nouvelle réglementation est de limiter les perturbations aérodynamiques générées par les monoplaces. Les différents éléments d'une monoplace tels que les ailerons avant et arrière utilisent les flux d'air pour augmenter l'appui global de la voiture, améliorant sa stabilité à haute vitesse. Ce flux d'air perturbé ne permet pas à une monoplace poursuivante d'avoir un appui optimal, ce qui la déstabilise et engendre des pertes de temps par rapport à son concurrent, limitant de fait les dépassements en piste. En 2018, le responsable monoplace de la FIA Nikolas Tombazis estimait à 30 % la perte d'appui dans l'air sale[37]. Sont ainsi nées les notions d'« air propre » (un pilote roule sans voiture devant la sienne) et d'« air sale » (dans la trainée aérodynamique d'une monoplace), générant notamment une usure excessive des pneumatiques.

Le travail, pour les monoplaces de 2022, a donc été porté sur la limitation des générations de perturbations aérodynamiques sur les différents éléments d'une monoplace. L'appui sera majoritairement produit par le fond plat avec un concept d'effet de sol et des ailerons simplifiés[38]. Des monoplaces à effet de sol ont roulé en Grand Prix à la fin des années 1970, après son introduction par l'écurie Lotus (on parlait alors de Formules 1 à jupes) puis cet effet a été banni dans les années 1980[39]. Ici, l'effet de sol est généré par un tunnel à effet Venturi sous le fond plat et sous les pontons de l'avant à l'arrière[40].

Les autres modifications notables de l'aspect des Formule 1, qui évolue donc considérablement, sont un aileron avant plus large et connecté directement au museau plus effilé (sans laisser d'espace comme c'est le cas pour les monoplaces depuis de nombreuses années), des pontons plus arrondis sans appendice aérodynamique (barge board) et munis de larges ouvertures, des ailettes au-dessus des roues avant de 18 pouces équipées d'enjoliveurs et un nouvel aileron arrière[40].

Par ailleurs, la nouvelle monoplace, avec 795 kg, est plus lourde de 100 kg que celle du début de l'ère hybride (en 2014) et de 43 kg qu'en 2021 soit près d'une tonne avec le pilote et le plein d'essence[41],[42]. De plus, devant les difficultés des écuries à respecter ce poids minimum compte tenu des renforcements induits par la sévérité des crash-tests, la FIA décide, le 10 mars, de l'augmenter de trois kilogrammes[43].

Ces évolutions ont pour but de favoriser les duels en piste, les voitures pouvant se suivre de plus près sans perte significative d'appui et permettre davantage de dépassement[40]. Alors que l'on croyait, en raison d'une réglementation technique bien balisée, que toutes les voitures 2022 se ressembleraient, avec un aspect semblable au modèle présenté par la FIA, il s'avère au contraire qu'elles sont toutes très différentes les unes des autres, et que la créativité des ingénieurs a joué à plein pour tenter de trouver les meilleures solutions, des larges pontons incurvés de la Ferrari F1-75 à la quasi absence de ces pontons sur la Mercedes W13[19].

Moteur

Le moteur V6 actuel restera en vigueur jusqu'en 2025-2026. Ici le moteur Honda RA616H ayant équipé la McLaren MP4-31 en 2016.

Les spécifications du moteur V6 turbocompressé, en vigueur depuis la saison 2014, devaient évoluer en 2022 ; différents groupes de travail avaient défini plusieurs mesures pour les nouveaux groupes propulseurs, dont la disparition du système de récupération de l'énergie cinétique MGU-H, l'augmentation du régime moteur de 15 000 à 18 000 tours/minute ou encore la suppression de la limite du débit d'essence maximum de 100 kg/heure[44],[45]. Ces modifications devaient aussi modifier le bruit des moteurs, décrié depuis le passage du V8 au V6[46].

En raison des incertitudes liées au départ de Honda et au contexte économique perturbé par la pandémie de Covid-19, la commission F1 approuve, le , le gel du développement des unités de puissances à partir de 2022[47]. Ce gel est effectif jusqu'à la prochaine règlementation moteur, à l'horizon 2025-2026[48].

Après l'utilisation d'un carburant E5 en 2021, les écuries devront utiliser du carburant E10 à partir de la saison 2022[49]. L'introduction de ce carburant, composé à 10 % de bioéthanol, est une étape de transition pour la Formule 1 avant de passer à un carburant 100 % durable à l'horizon 2025 puis d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2030[50].

Composants standardisés

Pour favoriser l'équité sportive et limiter les coûts, plusieurs composants des monoplaces sont standardisés. Ils sont classés en cinq catégories dont deux nouvelles : les composants imposés et open source[51],[52].

Les cinq catégories de composants des monoplaces à partir de 2022
Catégorie Description Conception / Fournisseur Design Exemples
Listé Pièce au design libre Écurie Libre Éléments aérodynamiques
Standard Composant commun fournis à toutes les écuries Fournisseur unique choisi par appel d'offres Standardisé Pompe à carburant, halo, jantes
Imposé Pièce au design réglementé conçu par les écuries Écurie Réglementé Écrou de roue
Transférable Peut être vendu à d'autres écuries Écurie Libre Embrayage, boîte de vitesses
Open source Composant aux données partagés entre toutes les écuries Écurie Libre Aileron arrière mobile

Pneumatiques

Le diamètre des jantes passe de 13 à 18 pouces[53]. Ces jantes, qui font partie des composants standard, sont fournies par l'entreprise allemande BBS[54].

Bannies depuis 2010, les flasques de roue, fournies en tant que composant standard, sont réintroduites dans la règlementation technique ; elles s'inscrivent dans la lutte contre les perturbations aérodynamiques[55].

Pirelli, fournisseur unique de pneumatiques depuis 2011, s'adapte à la nouvelle taille des jantes en augmentant ses gommes de 60 mm en hauteur. Le manufacturier italien a travaillé sur la dégradation de ses divers composés de gommes en fonction de l'augmentation de la température ; en effet, les pilotes se plaignent depuis plusieurs années de la complexité de gestion des pneumatiques qui, par leur tendance à la surchauffe, brident les velléités d'attaque[56].

Les couvertures chauffantes des pneumatiques, qui devaient être interdites dès 2021 puis en 2022 avec le passage aux jantes de 18 pouces, sont conservées pour faciliter la transition vers le nouveau règlement technique[57]. Leur température maximale de chauffe diminue de 100 à 70 °C ; leur suppression est envisagée à partir du championnat 2024[56].

Règlement sportif

La Qualification Sprint devient le Sprint

Le patron de la Formule 1, Stefano Domenicali, annonce dans un premier temps son intention de mettre en place le système de la Qualification Sprint, testé lors de trois Grands Prix en 2021, sur un tiers de la saison, soit sept ou huit week-ends, « avec une manière différente de donner des récompenses et des points, sur des circuits spécifiques où cela ferait la différence »[58],[59]. Toutefois, début , le directeur sportif de la F1 Ross Brawn, tout en affirmant que « Tous les promoteurs veulent une course sprint en 2022. » annonce que l'accord avec les équipes porte sur un maximum de six courses tandis que le choix des circuits où elles auront lieu ne se fera que lorsque le comportement des nouvelles monoplaces sera connu[60].

La formule exacte reste à ce point en débat. Il est ainsi question que les qualifications Q1, Q2, Q3 du vendredi restent celles qui déterminent la grille de départ de la course sprint et du Grand Prix dominical ; la Qualification Sprint serait alors un événement indépendant, attribuant des points au-delà des trois premiers[61]. Cela soulève cependant la question de savoir, dans le cas où les dix premiers de la Qualification sprint marqueraient des points, ce que feraient les dix suivants n'ayant rien à gagner (par exemple abandonner pour préserver leur matériel pour la course du lendemain)[61].

En , Ross Brawn précise : « Nous aimons tous l'idée d'une lutte jusqu'au dernier Grand Prix de la saison. Nous en aurons peut-être une cette année, ce qui serait fantastique. Mais si un pilote était amené à remporter le titre le samedi lors de la course sprint, ça pourrait être très intéressant car ça lui donnerait un énorme enjeu. Nous aimons tous voir le championnat se jouer lors du dernier dimanche de la saison, mais après tout ça n'arrive pas si souvent. Les épreuves que nous choisirons pour les courses sprints auront donc un impact important sur la saison et aucun scénario n'est à exclure[61]. »

Début , les discussions entamées autour de ces épreuves sprint se heurtent à la résistance de certaines écuries, avec pour sujet central les compensations financières. L'idée de hausser le plafond budgétaire pour compenser le passage à six Qualifications Sprints n'est soutenue que par les trois écuries de pointe, ce qui conduit les négociations dans une impasse puisqu'un changement du règlement nécessite l'approbation d'au moins huit écuries. Liberty Media fait alors une offre de compromis en ramenant à trois le nombre d'épreuves sprint organisées en 2022, comme en 2021 ; l'accord signé à l'époque sur ce nombre restant valide, Liberty Media peut en effet se passer d'un nouveau[62],[63].

Finalement, le , la FIA annonce une série de décisions concernant ce format de course : d'une part, les trois lieux choisis en 2022 sont les Grands Prix d'Émilie-Romagne à Imola, d'Autriche à Spielberg et du Brésil à Interlagos. D'autre part, la nouvelle dénomination est « Sprint » et non plus « Qualification Sprint », dans la mesure où la pole position du Grand Prix reste déterminée statistiquement par les qualifications du vendredi et ce même si le détenteur de la pole position perd sa position lors du sprint qui définit la grille du dimanche. Enfin, des points (de huit à un) sont attribués aux huit premiers[64]. La commission F1 de la FIA annonce avoir pris ces décisions après les retours « des fans, des médias et des équipes »[64].

Libre choix des pneumatiques au départ de la course

La règle en place depuis 2014 qui concernait l'utilisation des pneumatiques entre les qualifications et la course est abolie. Les dix pilotes atteignant la phase Q3 des qualifications devaient prendre le départ du Grand Prix avec le train de pneus utilisé pour établir leur meilleur temps en phase Q2. L'objectif était de créer des stratégies de course différentes en encourageant certains à se qualifier avec des pneus durs[65],[66].

À partir de cette saison, les pilotes ont toute liberté de choisir les pneus utilisés en qualifications comme au départ de la course. Cette nouvelle règle permet d'éviter qu'un pilote choisisse sciemment de ne pas accéder à la phase Q3 pour garder le libre choix de ses pneus de course plutôt qu'être dixième et contraint[65],[66].

Le suspense est également préservé jusqu'aux dernières minutes avant le départ puisque les choix de pneus ne seront connus qu'au lancement du tour de formation[65],[66].

Attribution des points en cas de Grand Prix écourté

À la suite des événements du Grand Prix de Belgique 2021, où la moitié des points a été attribuée en comptabilisant un seul tour (trois tours derrière la voiture de sécurité), la commission F1 de la FIA annonce le  : « Si la course fait moins de deux tours, aucun point n'est attribué. Si elle fait deux tours (et qu'ils ne se disputent pas derrière la voiture de sécurité) et/ou moins de 25 % de la distance prévue, seuls les cinq premiers auront des points (6 points pour le premier, 4 pour le deuxième, 3 pour le troisième, 2 pour le quatrième et 1 pour le cinquième). Si l'épreuve se termine de 25 % à 50 % de la distance prévue, les neuf premiers marqueront (13, 10, 8, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 point). Entre 50 % et 75 % de la distance prévue les dix premiers marqueront mais le vainqueur obtiendra 19 points (14 au deuxième, 12 au troisième, 9 au quatrième, 8 au cinquième, 6 au sixième, 5 au septième, 3 au huitième, 2 au neuvième et 1 au dixième). Enfin, à plus de 75 %, l'intégralité des points sera distribuée. » Ces changements doivent être avalisés par le Conseil Mondial de l'Automobile avant le premier Grand Prix de la saison[67],[64].

Autres décisions de la FIA pour le championnat 2022

Le , Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA, dévoile les résultats du groupe de travail lancé durant l'intersaison, faisant notamment suite aux polémiques du Grand Prix automobile d'Abou Dabi 2021. Une cellule de « race control » virtuelle est mise en place dans les bureaux de la FIA à Genève, afin d'aider le directeur de course dans ses décisions. Par ailleurs, la nouveauté du championnat 2021, l'ouverture au public du canal de discussion entre le directeur de course et les patrons d'écuries, est annulée. Les discussions pourront avoir lieu, mais hors des oreilles du public, et d'une « manière non intrusive »[68]. Enfin, les procédures concernant les voitures retardataires derrière la voiture de sécurité vont être revues et précisées par la Commission F1, dont les décisions seront annoncées en mars 2022 avant la première manche à Bahreïn[68].

Règlement financier

Pour réduire l'écart entre les écuries, un plafond budgétaire des écuries, qui concerne toutes les dépenses hormis les salaires des pilotes et les opérations de marketing, est établi[69],[70],[71].

Le directeur sportif de la Formule 1 Ross Brawn explique en  : « Il n'y a aucun doute dans mon esprit que le budget plafonné et le changement de règlement ont eu un impact positif sur l'intensité du championnat. Une équipe ne peut plus investir sans limite, les ressources sont désormais limitées et les écuries sont également concentrées sur la voiture de la saison 2022, ce qui nécessite beaucoup de temps et de moyens. Nous voulons toujours que la méritocratie dirige la F1, que la meilleure équipe gagne mais nous ne voulons pas qu'elle gagne simplement parce qu'elle possède le plus gros budget. C'est agréable de voir comment les choses sont en train de changer[72]. »

Établi initialement à hauteur de 175 millions de dollars par an (pour une saison de 21 Grands Prix) la crise économique liée à la pandémie de Covid-19 a relancé les débats sur son montant définitif[71]. Ainsi, le plafond de la saison 2021 (145 millions de dollars) est abaissé à 140 millions en 2022 puis 135 millions de 2023 à 2025[73],[74].

Pilotes et monoplaces

Le plateau évolue peu puisque six duos de pilotes 2021 sont reconduits. Le seul mouvement notable, après l'annonce de la retraite de Kimi Raïkkönen, concerne son remplacement par Valtteri Bottas chez Alfa Romeo, lequel laisse sa place à George Russell chez Mercedes. Le volant Williams est repris par Alexander Albon qui effectue son retour en Formule 1.

Le est annoncée l'arrivée de Guanyu Zhou chez Alfa Romeo, aux côtés de Valtteri Bottas. Zhou est le premier pilote chinois à accéder au championnat du monde de Formule 1[1].

Le champion du monde en titre, Max Verstappen, choisit de courir avec le no 1 plutôt qu'avec son numéro permanent (33) qu'il arborait depuis ses débuts, en 2015[75]. Il faut remonter à 2014 pour retrouver le no 1 en Formule 1, avec Sebastian Vettel.

Nikita Mazepin, comme tous les pilotes russes et biélorusses, a fait l'objet d'une réunion du Conseil mondial du sport automobile, le 1er mars, celui-ci devant statuer sur son devenir dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie et de l'exclusion de sportifs et équipes russes et biélorusses dans de nombreux sports. Ces pilotes pourront courir par principe dans les différents championnats disputés sous l'égide de la FIA « sous statut neutre et sous le drapeau de la FIA, sous réserve d'un engagement spécifique et du respect des principes de paix et de neutralité politique de la FIA ». Ceci ne préjuge pas de son maintien au sein de l'équipe Haas[76],[77]. Toutefois, le lendemain de la décision de la FIA autorisant les pilotes russes et biélorusses à participer à ses compétitions sous une bannière neutre, la fédération anglaise choisit de s'en tenir aux recommandations du Comité international olympique ce qui, de fait, cela empêchera Nikita Mazepin de participer au Grand Prix de Grande-Bretagne[78]. Le 5 mars, Haas rompt les contrats liant l'équipe avec son sponsor-titre Uralkali et son pilote russe Nikita Mazepin. Dans un communiqué, l'écurie déclare : « Haas F1 Team a choisi de mettre fin, avec effet immédiat, au partenariat titre d'Uralkali et au contrat du pilote Nikita Mazepin. Comme le reste de la communauté de la Formule 1, l'équipe est choquée et attristée par l'invasion de l'Ukraine et espère une fin rapide et en douceur à ce conflit »[4],[5]. Le choix de Haas pour prendre son volant se porte sur Kevin Magnussen, qui avait piloté pour l'écurie de 2017 à 2020 et qui effectue son retour en F1[79].

Écuries[80] Constructeurs Châssis Moteurs Pneus Directeurs d'équipe no  Pilotes Pilotes de réserve et de développement
Drapeau de l'Autriche Oracle Red Bull Racing[81] Red Bull Red Bull RB18[82] Red Bull P Drapeau du Royaume-Uni Christian Horner 1 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen[83] Drapeau de la Suisse Sébastien Buemi
Drapeau de l'Estonie Jüri Vips[84]
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Liam Lawson[85]
11 Drapeau du Mexique Sergio Pérez[86]
Drapeau de l'Allemagne Mercedes-AMG Petronas Formula One Team Mercedes Mercedes-AMG F1 W13 E Performance[87] Mercedes P Drapeau de l'Autriche Toto Wolff 44 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton[88] Drapeau de la Belgique Stoffel Vandoorne
Drapeau des Pays-Bas Nyck de Vries
63 Drapeau du Royaume-Uni George Russell[89]
Drapeau de l'Italie Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari F1-75[90] Ferrari P Drapeau de l'Italie Mattia Binotto 16 Drapeau de Monaco Charles Leclerc[91] Drapeau de l'Allemagne Mick Schumacher[92]
Drapeau de l'Italie Antonio Giovinazzi
55 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr.[93]
Drapeau du Royaume-Uni McLaren F1 Team McLaren McLaren MCL36[94] Mercedes P Drapeau de l'Allemagne Andreas Seidl 3 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo[95] Drapeau de l'Australie Oscar Piastri[96]
Drapeau des États-Unis Colton Herta[96]
4 Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris[97]
Drapeau de la France BWT Alpine F1 Team[98] Alpine Alpine A522[99] Renault P Drapeau des États-Unis Otmar Szafnauer[100] 14 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso[101] Drapeau de l'Australie Oscar Piastri[102]
31 Drapeau de la France Esteban Ocon[103]
Drapeau de l'Italie Scuderia AlphaTauri AlphaTauri AlphaTauri AT03[104] Red Bull P Drapeau de l'Autriche Franz Tost 10 Drapeau de la France Pierre Gasly[105] Drapeau de l'Estonie Jüri Vips
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Liam Lawson
22 Drapeau du Japon Yuki Tsunoda[106]
Drapeau du Royaume-Uni Aston Martin Aramco Cognizant Formula 1 Team[107] Aston Martin Aston Martin AMR22[108] Mercedes P Mike Krack[109] 5 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel[110] Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg
18 Drapeau du Canada Lance Stroll[111]
27 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg[112]
Drapeau du Royaume-Uni Williams Racing Williams Williams FW44 Mercedes P Drapeau de l'Allemagne Jost Capito 6 Drapeau du Canada Nicholas Latifi[113] Drapeau du Royaume-Uni Jack Aitken[114]
Drapeau d’Israël Roy Nissany[115]
Drapeau des Pays-Bas Nyck de Vries[116]
23 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon[117]
Drapeau de la Suisse Alfa Romeo F1 Team ORLEN[118] Sauber[118] Alfa Romeo C42[119] Ferrari P Drapeau de la France Frédéric Vasseur 24 Drapeau de la République populaire de Chine Guanyu Zhou[120] Drapeau de la Pologne Robert Kubica[121]
77 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas[122]
Drapeau des États-Unis Haas F1 Team Haas Haas VF-22[123] Ferrari P Drapeau de l'Italie Günther Steiner 20 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen[124] Drapeau du Brésil Pietro Fittipaldi[125]
47 Drapeau de l'Allemagne Mick Schumacher[126]

Grands Prix de la saison 2022

Planisphère représentant les pays accueillant un Grand Prix en 2022.

Le conseil mondial de la FIA officialise, le , le calendrier de vingt-trois courses (la saison comptant le plus grand nombre de courses dans l'histoire du championnat) conçu par le Formula One Group. L'exercice est resserré puisqu'il débute à la mi-mars à Bahreïn et s'achève à la mi-novembre à Abou Dabi. Les Grands Prix d'Australie (qui perd son statut de manche d'ouverture), du Canada, de Singapour et du Japon font leur retour après deux années d'annulation dans le contexte de la pandémie de Covid-19[127].

Le Grand Prix de Miami fait son apparition, sur un circuit urbain dessiné autour du Hard Rock Stadium[128]. Le Grand Prix de Monaco se déroule désormais, comme les autres courses, sur trois jours du vendredi au dimanche (auparavant, les premiers essais libres se tenaient le jeudi, le vendredi restant libre)[129].

Le , le Grand Prix de Chine est annulé pour la troisième année consécutive en raison des mesures sanitaires très strictes liées à la pandémie de Covid-19 en Chine. Il est remplacé par le Grand Prix d'Émilie-Romagne, sur l'Autodromo Enzo e Dino Ferrari à Imola, en Italie. Par ailleurs, le Grand Prix de France passe du 17 au pour éviter un enchaînement de trois courses en trois semaines avec les Grands Prix d'Autriche et de Grande-Bretagne[130].

À la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février 2022 et de l'ensemble des sanctions et contre-sanctions gouvernementales, notamment l'interdiction par le pouvoir russe de survol de son territoire par tout appareil lié au Royaume-Uni où sont basées la plupart des écuries, le Grand Prix de Russie programmé à Sotchi en dix-septième manche le 25 septembre, est annulé[131]. Sebastian Vettel et Max Verstappen avaient déjà annoncé leur intention de ne pas s'y rendre[132]. Au lendemain de l'attaque, Liberty Media explique dans un communiqué : « Le championnat du monde de Formule 1 de la FIA se rend dans tous les pays du monde avec une vision positive pour unir les peuples et rassembler les nations. Nous observons les événements en Ukraine avec tristesse et choc, en espérant une résolution menant à la paix par rapport à la situation actuelle[131]. » Le 25 février au soir, la Formule 1, la FIA et les équipes concluent, en tenant compte également de l'avis des parties prenantes concernées, qu'il est impossible d'organiser le Grand Prix de Russie dans ces circonstances[131]. Par ailleurs, la Formule 1 rompt son contrat avec le promoteur du Grand Prix de Russie, qui aurait dû avoir lieu à Igora Drive à partir de 2023, signifiant qu'elle n'ira plus courir dans ce pays[133].

Alors que les rumeurs de remplacement de la manche russe se portent sur un Grand Prix de Turquie, comme en 2020 et en 2021[131],[132], puis compte tenu de la difficulté engendrée par la guerre en Ukraine concernant le transport du fret aérien et maritime à travers les continents, sur la tenue de deux courses au même endroit, en l'occurence le circuit urbain de Marina Bay à Singapour[134], la FOM annonce finalement le 18 mai que le Grand Prix de Russie ne sera pas remplacé, et que la saison comptera donc vingt-deux épreuves[135],[136].

Calendrier des Grands Prix de la saison 2022[130]
no  Date Grand Prix Lieu Vainqueur Écurie Pole position Record du tour Pilote du jour[Note 1] Résumé
1058 Grand Prix de Bahreïn Sakhir Charles Leclerc Ferrari Charles Leclerc Charles Leclerc Charles Leclerc Résumé
1059 Grand Prix d'Arabie saoudite Djeddah Max Verstappen Red Bull Sergio Pérez Charles Leclerc Charles Leclerc Résumé
1060 Grand Prix d'Australie Melbourne Charles Leclerc Ferrari Charles Leclerc Charles Leclerc Charles Leclerc Résumé
1061 Grand Prix d'Émilie-Romagne Imola Max Verstappen Red Bull Max Verstappen Max Verstappen Max Verstappen Résumé
1062 Grand Prix de Miami Miami Gardens Max Verstappen Red Bull Charles Leclerc Max Verstappen Max Verstappen Résumé
1063 Grand Prix d'Espagne Barcelone Max Verstappen Red Bull Charles Leclerc Sergio Pérez Lewis Hamilton Résumé
1064 Grand Prix de Monaco Monaco Sergio Pérez Red Bull Charles Leclerc Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris Sergio Pérez Résumé
1065 Grand Prix d'Azerbaïdjan Bakou Max Verstappen Red Bull Charles Leclerc Sergio Pérez Lewis Hamilton Résumé
1066 Grand Prix du Canada Montréal Max Verstappen Red Bull Max Verstappen Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. Charles Leclerc Résumé
1067 Grand Prix de Grande-Bretagne Silverstone Carlos Sainz Jr. Résumé
1068 Grand Prix d'Autriche Spielberg Résumé
1069 Grand Prix de France Le Castellet Résumé
1070 Grand Prix de Hongrie Budapest Résumé
1071 Grand Prix de Belgique Spa-Francorchamps Résumé
1072 Grand Prix des Pays-Bas Zandvoort Résumé
1073 Grand Prix d'Italie Monza Résumé
1074 Grand Prix de Singapour Marina Bay Résumé
1075 Grand Prix du Japon Suzuka Résumé
1076 Grand Prix des États-Unis Austin Résumé
1077 Flag of Mexico.svg Grand Prix de Mexico Mexico Résumé
1078 Grand Prix de São Paulo São Paulo Résumé
1079 Grand Prix d'Abou Dabi Yas Marina Résumé

Déroulement de la saison et faits marquants du championnat

Grand Prix de Bahreïn

Seul rookie du championnat 2022, Guanyu Zhou marque son premier point dès le Grand Prix inaugural. Il est le premier pilote chinois à marquer en Formule 1.

Sur le circuit où il était pour la première fois parti en tête en 2019, Charles Leclerc réalise la première pole position de cette nouvelle ère de la Formule 1, et la dixième de sa carrière, en devançant la Red Bull RB18 de Max Verstappen de 123 millièmes de seconde lors de leurs deuxièmes tentatives en Q3. Le Néerlandais s'intercale entre les Ferrari F1-75 en battant Carlos Sainz Jr. de six millièmes. Sergio Pérez est en deuxième ligne tandis que Lewis Hamilton, cinquième à près de sept dixièmes de seconde, devance l'Alfa Romeo C42 de Valtteri Bottas sur la troisième ligne. Kevin Magnussen hisse sa Haas VF-22 en quatrième ligne (quatre voitures motorisées par Ferrari sont parmi les sept premières) accompagné par l'Alpine A522 de Fernando Alonso. George Russell, au volant de l'autre Mercedes W13, est en cinquième ligne, devant Pierre Gasly sur l'AlphaTauri AT03.

Charles Leclerc remporte la troisième victoire de sa carrière, sa première depuis le Grand Prix d'Italie 2019, tandis que la Scuderia Ferrari, grâce la deuxième place de Carlos Sainz Jr., obtient son 85e doublé, le premier depuis 2019 à Singapour. Profitant du double abandon des Red Bull, Lewis Hamilton monte sur un podium inespéré et poursuit sa série en entamant une seizième année consécutive avec au moins une place parmi les trois premiers. Leclerc, qui réalise son premier Hat trick avec le meilleur tour dans sa 51e boucle, mène pratiquement l'intégralité de l'épreuve mais doit chèrement défendre sa position, face à Max Verstappen, après les premiers arrêts : par trois fois, aux 17e, 18e et 19e tours, la Red Bull utilise son aileron arrière mobile pour le dépasser au freinage du premier virage et deux fois, le Monégasque ouvre à son tour son DRS pour le repasser au virage no 4. La troisième fois, un blocage de roues de Verstappen permet à Leclerc de le reprendre immédiatement à l'intérieur de ce premier virage ; il se met ensuite hors de portée en augmentant sans cesse son avance.

Les Mercedes, toujours affectées par un problème de « marsouinage » en ligne droite, ne sont pas dans le rythme des quatre premiers, Leclerc, Verstappen, Sainz et Pérez, dans une course où ils procèdent tous à trois arrêts au stand. Mais, au quarante-quatrième tour, l'AlphaTauri de Pierre Gasly prend feu, ce qui provoque la sortie de la voiture de sécurité et un regroupement général. Alors que Leclerc gère parfaitement la relance et s'échappe, Verstappen, en deuxième position, ralentit, se fait déborder de toute part et abandonne à trois tours du terme, privé d'alimentation en carburant. Son coéquipier Sergio Pérez, alors troisième, est victime du même mal moteur et termine en tête-à- queue au milieu de la piste à l'attaque du dernier tour. Hamilton se retrouve dès lors sur le podium, devant son coéquipier George Russell. Pour son retour en Formule 1, Kevin Magnussen, cinquième, apporte 10 points à Haas F1 Team ; l'écurie américaine n'avait plus marqué depuis la neuvième place de Romain Grosjean au Grand Prix de l'Eifel 2020. La bonne performance du moteur Ferrari permet aussi à Valtteri Bottas d'emmener son Alfa Romeo en sixième position. Les deux Alpine sont septième (Esteban Ocon) et neuvième (Fernando Alonso), Yuki Tsunoda s'intercalant entre eux. Enfin, Guanyu Zhou, coéquipier de Bottas, marque le point de la dixième place dès sa première course en Formule 1.

Charles Leclerc prend la tête du championnat du monde avec 26 points, la suite du classement étant identique à celui de la course. Ferrari s'installe aux commandes du championnat des constructeurs avec 44 points, devant Mercedes (27 points), Haas (10 points), Alfa Romeo (9 points), Alpine (8 points) et AlphaTauri (4 points) ; Red Bull Racing, McLaren, Aston Martin et Wiliams n'ont pas marqué.

Grand Prix d'Arabie saoudite

À l'occasion de son 215e Grand Prix, Sergio Pérez réalise la première pole position de sa carrière. « Il m'a fallu quelques courses ! » plaisante-t-il en sortant de sa RB18, ajoutant : « Je peux faire 2 000 tours mais je ne crois pas pouvoir battre celui-là. » Alors que Charles Leclerc pensait avoir fait le nécessaire, lors de sa deuxième tentative, pour partir en tête, il est devancé de 25 millièmes de seconde par le Mexicain. Ces qualifications sont marquées par deux interruptions au drapeau rouge (accident de Nicholas Latifi en Q1 puis gros crash de Mick Schumacher en Q2, provoquant près d'une heure d'interruption et son forfait pour la course) et par la première élimination en Q1 et à la régulière depuis 2009 de Lewis Hamilton qui explique qu'il n'avait « pas de train arrière ». Carlos Sainz Jr., pilote le plus rapide en Q1 et en Q2, réalise finalement le troisième temps ; il est accompagné en deuxième ligne par Max Verstappen, victime d'un problème d'adhérence. Esteban Ocon devance George Russell sur la troisième ligne, alors que le coéquipier du Français, Fernando Alonso, part en quatrième ligne devant Valtteri Bottas. Avec le neuvième temps. Pierre Gasly forme la cinquième ligne en compagnie de Kevin Magnussen. Une seule voiture motorisée par Mercedes a atteint la troisième phase des qualifications.

Max Verstappen remporte la vingt-et-unième victoire de sa carrière et offre à son motoriste Red Bull Powertrains son premier succès. À l'issue d'un combat contre Charles Leclerc dans les huit derniers tours, il profite, à quatre tours de l'arrivée, d'un surcroît de puissance en ligne droite pour le dépasser définitivement. Le pilote Ferrari termine, aileron arrière mobile ouvert, à une demi-seconde du Néerlandais alors que Carlos Sainz Jr. les accompagne sur le podium.

Parti de la pole position, Sergio Pérez mène les débats sans être inquiété durant les quinze premiers tours, quand un bluff du muret de la Scuderia l'envoie procéder à son premier arrêt tandis que Leclerc reste en piste. Nicholas Latifi se crashe alors dans le mur et provoque la sortie de la voiture de sécurité, ce qui offre un arrêt gratuit à Leclerc et Verstappen qui ressortent aux deux premières places. Comme Carlos Sainz reprend la piste à la hauteur de Pérez, juste devant lui en passant la ligne du Safety Car, ce dernier est contraint de lui rendre la troisième place à la relance. Leclerc mène sans parvenir à creuser un écart important sur Verstappen mais en le maintenant à plus d'une seconde pour l'empêcher d'actionner son DRS. Ils s'échangent les records du tour jusqu'au trente-sixième tour quand, coup sur coup à proximité de la voie de stands, Daniel Ricciardo puis Fernando Alonso tombent en panne. Une procédure de voiture de sécurité virtuelle est déclenchée, le temps que les deux voitures soient évacuées vers la pitlane qui, en conséquence, est fermée ce qui ruine les plans de Lewis Hamilton qui évoluait en cinquième position en pneus durs depuis le début de la course.

L'avance de quatre secondes que Leclerc avait réussi à se ménager disparaît à la relance, à neuf tours de l'arrivée. Dès lors, la Red Bull et la Ferrari sont roue dans roue, se doublent, se dédoublent, et jouent à ne pas passer la ligne de détection du DRS en premier pour ne pas offrir au rival le gain apporté par l'aileron arrière mobile. Les configurations différentes des deux voitures avantagent la Ferrari dans les courbes puisqu'elle emmène plus d'appui, tandis que la Red Bull va plus vite en ligne droite. À quatre boucles de l'arrivée, Verstappen sort mieux du dernier virage, ouvre son aileron arrière et dépasse Leclerc par l'extérieur. Ce dernier tente de reprendre la tête en restant à moins d'une seconde, mais ne parvient pas à porter une ultime attaque, également empêché d'ouvrir son DRS au 49e tour en raison d'un drapeau jaune dans le premier secteur consécutif à un accrochage entre Alexander Albon et Lance Stroll.

Derrière Sainz, Sergio Pérez prend la quatrième place, George Russell emmène sa W13 en cinquième position, bien loin du « combat des chefs », Esteban Ocon termine sixième après avoir bataillé contre son coéquipier dans les quinze premiers tours puis profitant de son abandon et de celui de Valtteri Bottas, battant Lando Norris sur la ligne d'arrivée, ce dernier apportant ses premiers points à McLaren. Pierre Gasly, bien que soufrant de vives douleurs aux intestins, termine huitième, et ouvre le score d'AlphaTauri. Kevin Magnussen se joue de Lewis Hamilton pour prendre la neuvième place et lui laisser le dernier point en jeu.

Auteur du meilleur tour dans la quarante-huitième boucle, Leclerc reste en tête du classement avec 45 points, devant son coéquipier Sainz (33 points) et Verstappen (25 points). Russel, quatrième (22 points) est suivi par Hamilton (16 points), Ocon (14 points), Pérez et Magnussen (7 points), Bottas (8 points) et Norris, dixième avec 6 points. Au classement des constructeurs, la Scuderia Ferrari (78 points) prend de l'avance sur Mercedes (38 points), deuxième avec une unité d'avance sur Red Bull (37 points) ; Alpine pointe au quatrième rang (16 points), suivie par Haas (12 points), Alfa Romeo (9 points), AlphaTauri (8 points) et McLaren (6 points). Williams et Aston Martin n'ont pas encore marqué.

Auteur du meilleur tour dans la quarante-huitième boucle, Leclerc reste en tête du classement avec 45 points, devant son coéquipier Sainz (33 points) et Verstappen (25 points). Russel, quatrième (22 points) est suivi par Hamilton (16 points), Ocon (14 points), Pérez et Magnussen (7 points), Bottas (8 points) et Norris, dixième avec 6 points. Au classement des constructeurs, la Scuderia Ferrari (78 points) prend de l'avance sur Mercedes (38 points), deuxième avec une unité d'avance sur Red Bull (37 points) ; Alpine pointe au quatrième rang (16 points), suivie par Haas (12 points), Alfa Romeo (9 points), AlphaTauri (8 points) et McLaren (6 points). Williams et Aston Martin n'ont pas encore marqué.

Grand Prix d'Australie

Charles Leclerc au volant de la Ferrari F1-75 en Australie.

Devancé par Max Verstappen et Sergio Pérez en Q1, puis à nouveau par Pérez en Q2, Charles Leclerc réussit, selon ses propos, à « tout mettre bout à bout » lors de la troisième phase des qualifications pour réaliser la onzième pole position de sa carrière, sa deuxième de la saison, au volant de la F1-75. En tête après sa première tentative, il enfonce le clou lors de son second tour rapide, pour repousser son rival néerlandais, qui l'accompagne en première ligne, à 286 millièmes de seconde. La Q1 est interrompue au drapeau rouge par un accrochage entre Nicholas Latifi et Lance Stroll qui ne réalise pas de temps. La Q3 est marquée par une sortie de piste de Fernando Alonso sur panne hydraulique, alors qu'il venait de réaliser le record du deuxième secteur. Cette interruption de la session ruine, à quelques mètres de la ligne de chronométrage dans son premier tour rapide, la performance de Carlos Sainz Jr. ; l'Espagnol, alors qu'il était en avance sur son coéquipier, rate ensuite son troisième secteur en fin de séance et n'obtient que le neuvième temps. Lando Norris, auteur du quatrième temps au volant de la McLaren MCL36, part en deuxième ligne, derrière Pérez. Lewis Hamilton et George Russell profitent d'un regain de forme des Mercedes W13 pour prendre les cinquième et sixième places, côte à côte en troisième ligne ; ils devancent Daniel Ricciardo et Esteban Ocon, alors que la cinquième ligne est occupée par les Espagnols Carlos Sainz et Fernando Alonso.

Charles Leclerc obtient son premier grand chelem en dominant la course de bout en bout, et en réalisant le meilleur tour, l'améliorant dans la dernière boucle. Il s'agit de la quatrième victoire de sa carrière et de sa deuxième en trois courses en 2022. Sa F1-75, très performante sur le nouveau tracé de l'Albert Park en pneus medium puis durs, à son grand étonnement, et bien que sujette au marsouinage, lui permet de contrôler la course et de ne jamais être inquiété. Il ne rencontre qu'une seule alerte lorsque, après l'abandon de Sebastian Vettel et la sortie de la voiture de sécurité, il sous-vire au dernier virage, à la relance à l'attaque du 27e tour, et voit Max Verstappen se porter à sa hauteur dans la ligne droite ; il réussit néanmoins à le contenir et s'échappe à nouveau. Le champion du monde en titre néerlandais se bat avec une machine qui use excessivement ses pneus avant (graining) puis est victime d'une fuite d'essence au 38e tour ; quand son moteur coupe, il subit son deuxième abandon en trois courses et, furieux, déclare : « C'est inacceptable quand on veut se battre pour le championnat. Je n'accepte pas la situation. J'aurais facilement terminé deuxième. » Sergio Pérez sur l'autre Red Bull RB18, prend alors la deuxième place, à plus de vingt secondes du vainqueur, avouant qu'il était impossible pour son écurie de rivaliser avec la Ferrari. George Russell bénéficie d'un arrêt gratuit sous voiture de sécurité au 24e tour, ce qui lui permet de devancer son coéquipier mécontent Lewis Hamilton pour monter sur son premier podium avec Mercedes. Les Mercedes W13 ont bénéficié à la fois de l'abandon de Verstappen, et des mauvaises qualifications de Carlos Sainz qui n'a fait qu'un tour avant de sortir définitivement de piste, et de Fernando Alonso. Les McLaren MCL36 finissent derrière : Lando Norris, dépassé des deux côtés par les Flèches d'Argent à l'extinction des feux, se classe cinquième devant Daniel Ricciardo. Esteban Ocon mène une course solitaire au septième rang alors que, des bagarres dans le peloton, émergent Valtteri Bottas, Pierre Gasly et Alexander Albon qui ouvre le score de Williams en prenant le dernier point en jeu. Le Thaïlandais, remonté de la dernière position, a effectué 57 des 58 tours avec le même train de pneus. Les trois journées de ce Grand Prix à l'Albert Park ont réuni 419 000 spectateurs, un record pour un événement sportif en Australie.

Leclerc, qui a obtenu le point bonus du meilleur tour à chacune des trois courses disputées, totalise 71 points au classement du championnat du monde, loin devant Russell (37 points) et Sainz (33 points) qui n'a pas marqué en Australie. Pérez, quatrième (30 points) devance Hamilton (28 points) et Verstappen (25 points). Ocon, qui a marqué à chaque course, est septième (20 points) ; suivent Norris (16 points), Magnussen et Bottas, neuvième et dixième avec 12 points. Chez les constructeurs, Ferrari conserve la tête avec 104 points alors que Mercedes Grand Prix (65 points) prend de l'avance sur Red Bull Racing (55 points). McLaren, quatrième, compte 24 points deux de plus qu'Alpine (22 points) ; suivent Alfa Romeo (13 points), Haas (12 points), AlphaTauri (10 points) et Williams (1 point). Aston Martin n'a toujours pas marqué.

Grand Prix d'Émilie-Romagne

Charles Leclerc saluant la foule à la fin des EL2.

Ce week-end est le premier à voir se dérouler la nouvelle formule du sprint, avec pour commencer le fait que la pole position est statistiquement accordée à l'auteur du meilleur temps en phase 3 des qualifications, avant une course de 21 tours le samedi où le barème de points va de huit pour le premier à un pour le huitième, l'ordre d'arrivée déterminant la grille de départ du Grand Prix disputé le lendemain.

Lors d'une séance de qualifications fortement perturbée par la pluie et interrompue cinq fois par un drapeau rouge, Max Verstappen obtient la quatorzième pole position de sa carrière et sa première de la saison ; il s'élance donc en tête du sprint le samedi, avec Charles Leclerc, battu de 779 millièmes de seconde en pneus intermédiaires, à ses côtés en première ligne. La deuxième ligne de cette première grille de départ est inédite avec Lando Norris, troisième, devant Kevin Magnussen qui réalise la meilleure qualification d'une Haas. Les Mercedes et Carlos Sainz Jr. sorti de la piste sur l'autre Ferrari, n'ont pas dépassé la Q2.

Devancé dès le départ du sprint par Charles Leclerc, qui roule en tête jusqu'à l'avant-dernier des 21 tours, Max Verstappen profite de la dégradation des pneus tendres de la F1-75 du Monégasque (graining à l'avant) et de son aileron arrière mobile pour se coller dans son échappement et le doubler, devenant le premier pilote à marquer huit points un samedi précédant la course. Comme pour ce sprint, il partage la première ligne du départ dominical avec Leclerc. Parti septième, Sergio Pérez se hisse en troisième position, en deuxième ligne devant Carlos Sainz, revenu du dixième rang. Dépassé par la Red Bull et la Ferrari, Lando Norris est en troisième ligne, aux côtés de son coéquipier Daniel Ricciardo. Valtteri Bottas, qui a gagné une place, et Kevin Magnussen, qui en a perdu quatre, s'élancent en quatrième ligne ; ces huit premiers marquent tous des points. La cinquième ligne est composée de Fernando Alonso et Mick Schumacher.

Max Verstappen fait carton plein : il marque le maximum possible dans la configuration d'un Grand Prix comprenant le sprint, soit 34 points (sa victoire du samedi, celle du dimanche et le meilleur tour en course). Il réalise de surcroît le deuxième Grand Chelem de sa carrière en menant la course de bout en bout sans jamais être inquiété, pour gagner sa vingt-deuxième victoire et sa deuxième cette saison. Le combat pour la deuxième place, entre Charles Leclerc (qui doit tout d'abord dépasser Lando Norris après avoir manqué son départ), et Sergio Pérez tourne à l'avantage du Mexicain quand le pilote Ferrari part à la faute à dix tours de l'arrivée, est contraint de retourner au stand pour changer de museau, repart neuvième, puis remontre jusqu'à la sixième place sous le drapeau à damiers, alors que Norris a les honneurs du podium derrière un doublé des Red Bull.

Un averse s'abat sur le circuit avant le départ, mais il ne pleut pas durant la course. Sur un tracé encore mouillé, les pilotes s'élancent en pneus intermédiaires. Alors que Max Verstappen s'élance sans problème, Charles Leclerc manque son impulsion et est débordé par Sergio Pérez et Lando Norris. Derrière eux, Daniel Ricciardo percute Carlos Sainz et l'expédie dans le gravier dont il ne peut s'extraire. L'Australien doit retourner aux stands et dispute toute la course au fond du peloton. La voiture de sécurité est de sortie le temps que la Ferrari de Sainz soit dégagée. Après la relance, au huitième tour, Leclerc se défait de Norris et part à la chasse de Pérez. À partir du dix-septième tour et à commencer par Ricciardo, la trajectoire s'asséchant, tous les pilotes s'en vont troquer leurs pneus sculptés à bandes vertes pour des montures tendres. Leclerc s'arrête après Pérez et ressort devant lui, mais les gommes du Mexicain sont déjà chauffées, et il le dépasse immédiatement. Loin de Verstappen qui caracole en tête, le combat pour la deuxième place se poursuit, Leclerc décidant de retourner au stand au quarante-neuvième tour pour se chausser de neuf. Il ressort pour être dépassé par Norris, alors que Pérez et Verstappen couvrent sa stratégie. Le Monégasque attaque fort, reprend la troisième place à Norris, se rapproche de Pérez, puis au cinquante-troisième tour, il escalade un vibreur dans la Variante Alta, perd sa voiture qui part en tête-à-queue et tape légèrement les protections, ce qui l'oblige à regagner à nouveau son stand pour changer de museau. Il dépasse ensuite successivement Kevin Magnussen, Sebastian Vettel et Yuki Tsunoda pour grapiller les huit points de la sixième place. Il explique par la suite qu'étant en lutte pour le championnat, il n'aurait pas dû prendre autant de risques alors que la troisième place assurée était à Imola « le mieux que l'on pouvait faire ».

Lando Norris obtient le sixième podium de sa carrière, ayant roulé parmi les quatre premiers durant toute la course. Après avoir pris un excellent départ, George Russell résiste jusqu'au bout aux assauts de Valtteri Bottas pour prendre les douze points de la quatrième place en souffrant physiquement du marsouinage qui affecte sa voiture. Yuki Tsunoda emmène son AlphaTauri en septième position avec un rythme solide et quelques beaux dépassements, et Aston Martin ouvre son score avec la huitième place de Lance Stroll et la dixième de Sebastian Vettel, Kevin Magnussen s'intercalant entre les machines vertes, au neuvième rang, tandis que Lewis Hamilton mène une course anonyme, butant à partir du vingtième tour sur Pierre Gasly, et voyant s'agiter des drapeaux bleus pour se faire prendre un tour par Verstappen au quarante-et-unième passage, avant de passer sous le drapeau à damiers en quatorzième position, et de recevoir par radio les excuses de Toto Wolff pour une W13 « inconduisible ».

Leclerc conserve la tête du championnat (86 points), et c'est maintenant Max Verstappen qui occupe la deuxième place (59 points), alors que Pérez grimpe en troisième position (54 points) devant Russell (49 points) et Sainz, qui dégringole au cinquième rang (35 points). Suivent Norris (35 points), Hamilton (28 points), Bottas (24 points), Ocon (20 points) et Magnussen, dixième avec 15 points. Ferrari est toujours à la première place du classement constructeurs (124 points), mais Red Bull se rapproche (113 points), alors que Mercedes occupe la troisième place (77 points) devant McLaren (46 points). Alfa Romeo est cinquième, suivie par Alpine (22 points), AlphaTauri (16 points), Haas (15 points), Aston Martin (5 points) et Williams (1 point). Toutes les écuries ont désormais marqué.

Grand Prix de Miami

Sergio Pérez au volant de la Red Bull RB18 à Miami.

Charles Leclerc réalise sa troisième pole position de la saison, la douzième de sa carrière, lors de l'explication finale sous le drapeau à damier de la Q3, après avoir dominé les deux premières phases des qualifications. Deuxième, à 190 millièmes de seconde, Carlos Sainz Jr. permet à Ferrari de verrouiller la première ligne. Max Verstappen, en tête à l'issue de sa première tentative, doit se contenter de la troisième place après une erreur dans le virage no 4 ; la deuxième ligne est aux couleurs de Red Bull, Sergio Pérez réalisant le quatrième temps. Les anciens coéquipiers, Valtteri Bottas devant Lewis Hamilton, se partagent la troisième ligne. Pierre Gasly et Lando Norris occupent la quatrième ligne et précèdent Yuki Tsunoda et Lance Stroll.

Max Verstappen remporte sa troisième victoire de la saison, sa deuxième consécutive et la vingt-troisième de sa carrière, en exploitant la vitesse supérieure de sa RB18 en ligne droite, ce qui lui permet de dépasser de façon imparable Charles Leclerc dès le neuvième tour puis de mener le reste de la course en marquant le point du meilleur tour en prime, félicité par son stand pour sa gestion de la température de ses pneus avant. Son bon départ, où il prend le meilleur sur Carlos Sainz Jr. à l'extérieur du premier virage, lui permet de se caler derrière Leclerc et de ne pas lui laisser plus d'une seconde d'avance. Il utilise son aileron arrière mobile pour lui subtiliser la tête de la course à la première occasion alors que le Monégasque est aux prises avec ses pneus medium déjà dégradés.

La voiture de sécurité sort pour six tours après le quarante-et-unième passage, après l'accrochage entre Pierre Gasly et Lando Norris qui abandonne. À la relance, plus à l'aise avec un nouveau train de pneus durs, Leclerc se montre menaçant, notamment au 50e tour avec l'aide du DRS, mais ne parvient pas à porter d'attaque franche sur Verstappen. Sainz doit repousser plusieurs assauts de Sergio Pérez dans les dix derniers tours pour accompagner les deux leaders du championnat sur le podium. Parti douzième, George Russell profite pleinement de la voiture de sécurité : il attendait, en effet, une neutralisation de la course en roulant le plus longtemps possible avec son train de pneus durs du départ. Son voeu exaucé, il bénéfice d'un arrêt gratuit. Au quarante-neuvième tour, les Mercedes dépassent Valtteri Bottas qui, sorti trop largement du dernier virage, a tapé latéralement les protections ; son Alfa Romeo C42 n'étant pas endommagée, il la conduit à la septième place finale tandis que Russell dépasse Lewis Hamilton en deux temps au cinquantième tour et termine cinquième, devant son coéquipier. Parti dernier, Esteban Ocon remonte jusqu'au huitième rang, Alexander Albon apporte deux points à Williams en effectuant une remontée depuis la dix-huitième place et en profitant des pénalités infligées à Fernando Alonso (neuvième à l'arrivée et qui recule de deux places). Lance Stroll, douzième sous le drapeau à damier après s'être élancé de la voie des stands, prend le dernier point en jeu en tirant parti de la pénalisation de Daniel Ricciardo, qui avait achevé la course devant lui.

Leclerc (104 points) conserve la tête du championnat devant Verstappen (85 points) qui réduit l'écart à 19 unités. Pérez reste troisième (66 points), devant Russell (59 points) qui, jamais plus loin que cinquième depuis le début de saison, marque à chaque course ; suivent Sainz (53 points), Hamilton (36 points) qui dépasse Norris (35 points), talonné par Bottas (30 points). Ocon (24 points) occupe le neuvième rang et Magnussen est dixième avec 15 points. Ferrari (157 points) qui mène toujours le championnat des constructeurs, ne compte plus que 6 points d'avance sur Red Bull (151 points) alors que Mercedes (95 points) reste troisième devant McLaren (46 points) qui n'a pas marqué. Alfa Romeo (31 points) est cinquième, suivie par Alpine (26 points), AlphaTauri (16 points), Haas (15 points), Aston Martin (5 points) et Williams (3 points).

Grand Prix d'Espagne

Charles Leclerc réalise sa quatrième pole position de la saison, la treizième de sa carrière, après avoir dominé les trois sessions d'essais libres. Alors qu'il doit renoncer à sa première tentative en Q3, victime d'un tête-à-queue dans la dernière chicane après avoir réalisé le meilleur temps dans le secteur précédent, il ne laisse pas Max Verstappen, victime d'une perte de puissance, profiter longtemps de son meilleur temps, en le battant de 341 millièmes de seconde lors de sa seconde et ultime tentative. Le Batave empêche toutefois Ferrari de monopoliser la première ligne, Carlos Sainz Jr. devant se contenter de la troisième place, devant George Russell. La troisième ligne est occupée par Sergio Pérez, qui devance Lewis Hamilton. Valtteri Bottas partage la quatrième ligne avec Kevin Magnussen tandis que Daniel Ricciardo prend place en cinquième ligne, en précédant Mick Schumacher qui atteint pour la première fois la phase Q3 des qualifications.

Au terme d'un Grand Prix d'Espagne plus animé qu'à l'habitude et qui restait sur cinq victoires de Lewis Hamilton, Max Verstappen remporte sa troisième victoire consécutive, sa quatrième de la saison et la vingt-quatrième de sa carrière, autant que Juan Manuel Fangio ; il prend les commandes du championnat avec six points d'avance sur Charles Leclerc qui a abandonné, trahi par un problème de turbo de sa F1-75, après vingt-sept tours alors qu'il menait confortablement. En obtenant le doublé avec son équipier Sergio Pérez, qui le laisse deux fois passer durant l'épreuve, le Néerlandais permet à Red Bull Racing de ravir la première place du classement des constructeurs à Ferrari, renouant avec la victoire sur le circuit où il a obtenu son premier succès, en 2016.

Charles Leclerc vire en tête au premier virage devant Verstappen, alors que Carlos Sainz, mal parti, est dépassé par George Russell et Sergio Pérez ; au septième tour, Sainz part à la faute dans le virage no 4 et s'extrait du bac à graviers en onzième position. Deux boucles plus tard, Verstappen commet la même erreur et ressort des graviers derrière Russell et Pérez. Son équipier s'écarte rapidement pour le laisser partir chasser la Mercedes. Pendant ce temps, Leclerc creuse un écart conséquent ; dernier des leaders à s'arrêter au stand, au vingt-et-unième tour, il reprend la piste en tête. Russell, au volant d'une W13 enfin débarrassée de son marsouinage, résiste de façon musclée aux assauts de Verstappen gêné par un aileron arrière mobile au fonctionnement erratique, pour le gain de la deuxième place, et qui au vingt-quatrième tour, le dépasse au premier virage avant de se faire reprendre dans la courbe suivante. Alors que Leclerc possède plus de douze secondes d'avance sur ses poursuivants, son moteur casse brutalement (turbo et MGU-H), provoquant son premier abandon de la saison. Russell prend les commandes alors que le Batave, qui n'arrive toujours pas à le dépasser, observe son deuxième arrêt, au vingt-septième tour, pour chausser des gommes tendres. Pérez dépasse, sans coup férir, Russell dans la trente-et-unième boucle et se retrouve dès lors en tête de l'épreuve jusqu'à son deuxième arrêt, laissant son coéquipier Verstappen aux commandes. Lorsque celui-ci chausse un nouveau train de pneus tendres, au quarante-quatrième tour, pour la deuxième fois de la course, Pérez doit respecter les consignes de son stand en s'écartant pour permettre à Verstappen de gagner le Grand Prix. Assuré de finir deuxième, le Mexicain change de pneumatiques aux cinquante-troisième tour pour s'assurer le point bonus du meilleur tour en course. Russell, qui ne peut rien face aux Red Bull, obtient son deuxième podium de la saison.

La remontée de Lewis Hamilton, victime d'une crevaison après un accrochage dans le premier tour, l'emmène jusqu'à la quatrième place après un dépassement de Carlos Sainz au soixantième tour ; ce dernier le repasse toutefois à deux boucles du terme, le Britannique devant ménager sa voiture dont le moteur surchauffe. Dans le combat pour les meilleures places durant toute la course, Valtteri Bottas passe la ligne d'arrivée en sixième position. Parti douzième, Esteban Ocon termine septième devant Lando Norris. Fernando Alonso, qui s'est élancé de la dernière place, multiplie les dépassements pour terminer neuvième, laissant le dernier point en jeu à Yuki Tsunoda.

Max Verstappen (110 points) prend la tête du championnat pour la première fois de la saison en remontant un déficit de 46 points sur Leclerc au soir du Grand Prix d'Australie ; le Monégasque (104 points) est désormais deuxième, à six unités. Sergio Pérez reste troisième (85 points) devant Russell (74 points), unique pilote à avoir marqué lors de chaque course. Sainz est cinquième (65 points), devant Hamilton (46 points), Norris (39 points), Bottas (38 points), Ocon (30 points) et Magnussen, dixième avec 15 points. Avec un deuxième doublé, Red Bull Racing (195 points) déloge la Ferrari (169 points) de la tête du championnat. Mercedes (120 points) devance McLaren (50 points), Alfa Romeo (39 points) et Alpine (34 points) ; suivent AlphaTauri (17 points), Haas (15 points), Aston Martin (6 points) et Williams (3 points).

Grand Prix de Monaco

Dominateur des trois phases qualificatives, Charles Leclerc obtient, dès sa première tentative en Q3 et en battant les records des trois secteurs du circuit, sa cinquième pole position de la saison, la quatorzième de sa carrière et sa deuxième consécutive à domicile. Il semble parti pour faire encore mieux en fin de séance lorsque Sergio Pérez, qui roule 50 mètres derrière lui, part tête à-queue au virage du Portier, tape le rail et se retrouve en travers de la piste ; Carlos Sainz Jr., juste derrière, ne peut l'éviter ; les deux monoplaces à l'arrêt barrent totalement la trajectoire devant l'entrée du tunnel, provoquent le déploiement du drapeau rouge et la fin de la séance, ruinant de fait toutes les secondes tentatives des pilotes encore en piste dont Max Verstappen. Les F1-75 verrouillant la première ligne, Sainz le suivant à deux dixièmes de seconde, Leclerc salue une foule qui lui est totalement acquise ; les Red Bull RB18 occupent la deuxième ligne, Pérez devançant Verstappen. Lando Norris est en troisième ligne, devant George Russell. Fernando Alonso, auteur du septième temps, est accompagné par Lewis Hamilton sur la quatrième ligne, la cinquième étant composée de Sebastian Vettel et Esteban Ocon.

À l'issue d'un Grand Prix dont le départ a été donné avec plus d'une heure de retard, en raison d'une violente averse, et qui est allé au bout des deux heures réglementaires en étant raccourci de 14 tours, Sergio Pérez remporte la troisième victoire de sa carrière et offre à Red Bull Racing son quatrième succès consécutif de la saison. Il passe la ligne d'arrivée en tête d'une formation serrée, devant Carlos Sainz Jr., Max Verstappen et Charles Leclerc, mécontent de rater le podium de son Grand Prix national bien qu'il en rallie l'arrivée pour la première fois de sa carrière en monoplace (F2 comprise). Il a en effet subi les errements stratégiques de son écurie, lourdement battue par celle de Christian Horner dans la gestion des arrêts au stand. Ainsi, dès qu'un « petit train » se forme avec ces quatre pilotes au vingt-deuxième tour, les jeux sont faits, les tentatives de dépassement, notamment de Sainz sur Pérez étant vouées à l'échec. Le Mexicain, qui dans cette course, a réussi un undercut sur Leclerc puis un overcut sur Sainz, fête sa victoire en plongeant en combinaison, drapé de sa bannière nationale, dans la piscine de l'hospitalité Red Bull.

Comme la pluie s'abat sur le circuit au moment du départ, celui-ci est retardé de neuf minutes et, sur la grille, tous les pilotes passent les pneus intermédiaires. L'averse redoublant, les monoplaces, chaussées par la suite en gommes « maxi-pluie », s'élancent à 15 h 16 pour deux tours de formation derrière la voiture de sécurité avant de regagner la voie des stands pour une heure d'attente, le temps que le ciel se calme. Le départ est donné, lancé, à 16 h 5. Charles Leclerc prend les commandes devant son coéquipier, suivi de Pérez, et creuse peu à peu un écart tandis que la trajectoire s'assèche. Le premier coup stratégique de Red Bull consiste à arrêter Sergio Pérez dès le seizième tour pour qu'il passe en pneus intermédiaires alors que les Ferrari restent en piste. Ainsi équipé, il est largement plus rapide que les leaders, si bien que lorsque le Monégasque rentre au stand, deux tours plus tard, pour l'imiter, il ressort loin de la Red Bull. Sainz prend brièvement la tête lorsque Ferrari commet une nouvelle erreur stratégique, au vingt-et unième tour, en appelant Sainz, mais aussi Leclerc pour passer des gommes dures. L'ingénieur du Monégasque lui lance : « Box, Box for hard now! » puis se ravise : « Stay out! »[Note 2] Il est toutefois trop tard puisque Leclerc qui s'est déjà engagé dans la pitlane doit patienter quelques précieuses secondes derrière son coéquipier, et tous deux ressortent dans le trafic. Ainsi, quand les Red Bull chaussent les pneus durs, une boucle plus tard, lors d'un double arrêt parfaitement exécuté, Perez reprend la piste devant Sainz et Verstappen s'engage dans la montée de Beaurivage, en mordant légèrement la ligne jaune, sous le nez de la F1-75 de Leclerc, furieux. L'ordre du quatuor est alors définitivement formé. Le violent crash de Mick Schumacher, au vingt-quatrième tour (sa Haas VF-22 est coupée en deux dans les TechPro de la Piscine) et le drapeau rouge consécutif, n'y changeront rien. Un nouveau départ est donné derrière la voiture de sécurité, l'épreuve se conclut au bout des deux heures maximales de course et 64 tours, ce qui permet l'attribution de la totalité des points. Charles Leclerc, très remonté, conclut : « On avait tout pour gagner et on l'a foutu à la poubelle. »

George Russell termine, comme depuis le début de la saison, parmi les cinq premiers, devant Lando Norris dont l'avance est telle sur Fernando Alonso qu'il se permet de chausser des gommes tendres, au cinquante-et-unième tour, pour obtenir le point bonus du meilleur tour en course. Alonso profite de la particularité du circuit monégasque pour empêcher Lewis Hamilton de le dépasser, le septuple champion du monde se contentant du huitième rang. Esteban Ocon passe sous le drapeau à damier en neuvième position mais, pénalisé de cinq secondes pour avoir accroché Hamilton en début de course, termine hors des points ; Valtteri Bottas et Sebastian Vettel récupèrent les points restants. Pierre Gasly, parti dix-septième, finit onzième en se signalant par quelques dépassements audacieux à des endroits inhabituels comme la descente de Mirabeau.

Au championnat du monde, Verstappen (125 points) augmente de trois unités son avance sur Leclerc (116 points) tandis que Pérez (110 points) se rapproche et conforte sa troisième place devant Russell (84 points) qui en compte un de plus que Sainz (83 points). Hamilton est sixième (50 points) suivi par Norris (48 points), Bottas (40 points), Ocon (30 points) et Magnussen, dixième avec 15 points. Chez les constructeurs Red Bull Racing (235 points) repousse un peu plus Ferrari (199 points) alors que Mercedes est confortablement installé à la troisième place (134 points), loin devant McLaren (59 points). Grâce à Bottas, Alfa Romeo est cinquième (41 points), un point devant Alpine (40 points) ; suivent AlphaTauri (17 points), Haas (15 points), Aston Martin (7 points) et Williams qui ferme la marche avec 3 points.

Grand Prix d'Azerbaïdjan

Charles Leclerc obtient sa sixième pole position en huit épreuves disputées, sa quatrième consécutive et la quinzième de sa carrière. Il devance les deux Red Bull RB18 lors de sa deuxième tentative en Q3 ; Sergio Pérez l'accompagne sur la première ligne en se montrant plus rapide que Max Verstappen, comme à Monaco deux semaines plus tôt. Carlos Sainz Jr. est en deuxième ligne derrière le champion du monde en titre ; à une seconde, George Russell réalise le cinquième temps. Pierre Gasly se hisse à ses côtés en troisième ligne et devance Lewis Hamilton qui part devant Yuki Tsunoda. Six titres mondiaux garnissent la cinquième ligne avec Sebastian Vettel et Fernando Alonso.

Red Bull Racing obtient le vingtième doublé de son histoire, son troisième de la saison, et Max Verstappen remporte sa 25e victoire (autant que Jim Clark et Niki Lauda) en s'imposant pour la cinquième fois de l'année au terme des 51 tours de course ; aucune des Ferrari F1-75, victimes d'un manque de fiabilité, n'étant à l'arrivée, le champion du monde en titre et son écurie font le « break » dans les deux championnats, alors que Sergio Pérez ravit à Charles Leclerc la deuxième place du classement. George Russell monte sur son troisième podium en 2022, devant Lewis Hamilton qui a souffert le martyre en raison du talonnage incessant de sa monoplace, s'en extrayant avec de vives douleurs au dos.

Sergio Pérez prend un meilleur départ que Charles Leclerc et le devance au premier virage. La situation évolue après huit tours quand Carlos Sainz s'arrête dans l'échappatoire du virage no 4 sur panne hydraulique, ce qui déclenche une procédure de voiture de sécurité virtuelle. Son coéquipier comme plusieurs autres pilotes mais pas ceux de Red Bull, en profite pour effectuer un « arrêt gratuit » et reprendre la piste en pneus durs. Au quinzième tour, dans la grande ligne droite, Verstappen attaque Pérez qui ne défend pas sa position. Quand ils rentrent chausser leurs pneus durs, Leclerc prend la tête au dix-neuvième tour avec une douzaine de secondes d'avance mais son moteur part en fumée, ruinant pour la quatrième fois de la saison ses espoirs nés d'un départ en pole position.

Dès lors, Verstappen, tranquillement en tête, ne discute avec son ingénieur que des temps au tour à réaliser pour ménager sa monture, ce qui ne l'empêche pas de finir avec plus de vingt secondes d'avance sur son coéquipier. De même, George Russell roule isolé en troisième position, loin de Pérez et loin devant Lewis Hamilton. Ce dernier, qui se plaint de vives douleurs au dos, profite d'une deuxième voiture de sécurité virtuelle, au trente-troisième tour après l'abandon de Kevin Magnussen, pour se chausser de neuf et rattraper Pierre Gasly, qu'il dépasse à huit tours du but ; le Français, cinquième, obtient toutefois son meilleur résultat de la saison. Sebastian Vettel et Fernando Alonso finissent sixième et septième, Daniel Ricciardo et Lando Norris, qui ont beaucoup discuté d'un éventuel échange de positions pour chasser Alonso, se classent huitième et neuvième tandis qu'Esteban Ocon prend le dernier point en jeu.

Verstappen (150 points) et Pérez (129 points) occupent désormais les deux premières places du championnat, Leclerc restant à 116 points, devancé de 34 unités par le champion du monde en titre. Russell (99 points), seul pilote à avoir marqué à chaque course et toujours parmi les cinq premiers à l'arrivée, reste solidement installé au quatrième rang. Sainz qui n'a pas marqué (83 points) est cinquième devant Hamilton (62 points) ; suivent Norris (50 points), Bottas (40 points), Ocon (31 points), Gasly et Alonso avec 16 points chacun. Mick Schumacher et Nicholas Latifi sont les seuls àn'avoir pas encore marqué. Red Bull Racing (279 points) fait le trou au classement des constructeurs, devant Ferrari (199 points) qui voit Mercedes se rapprocher (161 points). Nettement plus loin, McLaren (65 points) occupe la quatrième place devant Alpine (47 points), Alfa Romeo (41 points), Alpha Tauri (27 points), Haas (15 points), Aston Martin (15 points également) et Williams (3 points).

Grand Prix du Canada

Lors d'une séance de qualifications disputée sous la pluie et achevée en pneus intermédiaires, Max Verstappen obtient la quinzième pole position de sa carrière et sa seconde de la saison. Sans ses deux principaux rivaux de l'année dans cet exercice, Charles Leclerc, rejeté en fond de grille à cause du changement complet de son groupe propulseur, et Sergio Pérez qui se crashe en Q2, il survole les trois phases qualificatives. En Q3, il bat, de 645 millièmes de seconde, Fernando Alonso qui s'élance à ses côtés en première ligne, ce qui ne lui était plus arrivé depuis le Grand Prix d'Allemagne 2012. En deuxième ligne Carlos Sainz Jr., troisième, devance Lewis Hamilton. Les deux pilotes Haas réalisent une performance remarquée, Kevin Magnussen s'élançant cinquième devant Mick Schumacher qui réalise sa meilleure qualification depuis ses débuts. Esteban Ocon occupe la quatrième ligne avec George Russell qui tente le pari des pneus lisses en fin de séance et sort de la piste dès le virage no 2 dans son premier tour lancé. Daniel Ricciardo est en cinquième ligne, accompagé de Guanyu Zhou qui, lui aussi, réalise sa meilleure performance en qualifications dans la discipline.

Max Verstappen poursuit sa marche en avant en remportant la vingt-sixième victoire de sa carrière, sa sixième en neuf épreuves disputées cette saison, au terme d'une course globalement maîtrisée et achevée par quinze tours sous la pression de la Ferrari de Carlos Sainz. Lewis Hamilton les accompagne sur le podium, son coéquipier George Russell poursuit sa série de Grands Prix conclus parmi les cinq premiers et Charles Leclerc remonte quatorze places pour se classer cinquième.

Bien parti, Verstappen est rapidement poursuivi par Carlos Sainz qui a dépassé Fernando Alonso en trois tours. Après seulement huit boucles, Sergio Pérez abandonne sur casse de sa boîte de vitesses, ce qui entraîne une procédure de voiture de sécurité virtuelle. Verstappen en profite pour chausser un nouveau train de pneus durs et laisse les commandes à Sainz. Ce dernier s'arrête après vingt tours puis se rapproche tant de Verstappen, en mal d'adhérence, qu'il doit, à nouveau, chausser des nouvelles gommes dures au quarante-troisième tour ; le Batave, furieux de ressortir derrière Lewis Hamilton, doit entreprendre de le dépasser. Yuki Tsunoda, en tapant les protections à la sortie de la voie des stands, provoque la sortie de la voiture de sécurité. Sainz procède alors à son deuxième arrêt au stand et reprend la piste derrière Verstappen. À la relance, Sainz légèrement plus rapide (il réalise le meilleur tour dans la soixante-troisième boucle), peut utiliser son aileron arrière mobile durant les quinze derniers tours mais ne parvient pas à attaquer franchement le Néerlandais qui ne commet pas la moindre erreur et s'impose avec moins d'une seconde d'écart. Auteur d'une course solide, Lewis Hamilton roule quasiment tout du long au troisième rang devant son coéquipier George Russell, ravi d'obtenir son 184e podium sur le circuit de sa première victoire, en 2007.

Parti dix-neuvième en pneus durs, Charles Leclerc est sixième après vingt-neuf tours puis bute longuement sur Esteban Ocon avant de procéder à son unique arrêt au stand au quarante-et-unième tour ; un mauvais choix qui le voit ressortir douzième derrière « un train de DRS ». Il reprend alors sa campagne de dépassements en plusieurs endroits du circuit, double les Alpine, et termine cinquième, à trois secondes de Russell, ce qui lui vaut d'être élu « pilote du jour ». Esteban Ocon, sixième, passe la ligne d'arrivée devant son coéquipier Fernando Alonso, qui, pénalisé pour avoir zigzagué devant Valtteri Bottas qui tentait de le dépasser, recule ensuite de deux places. Les Alfa Romeo sont dès lors septième et huitième, Guanyu Zhou obtenant le meilleur résultat de sa carrière. Lance Stroll prend, devant son public, le dernier point en jeu.

Verstappen (175 points) a désormais 46 unités d'avance sur Pérez qui n'a pas marqué (129 points) et voit revenir Leclerc (126 poins). Russell reste quatrième (111 points) grâce à sa série ininterrompue de gros points marqués depuis le début de saison, mais Sainz revient (102 points). Les positions restent stables derrière avec Hamilton (77 points), Norris (50 points), Bottas (46 points), Ocon (39 points) et Alonso (18 points), qui sort Gasly (16 points) du top 10. Red Bull Racing totalise 235 points mais Ferrari (199 points) en marque plus à Montréal. Mercedes (134 points) est un solide troisième, devant McLaren (59 points), Alfa Romeo (41 points) et Alpine (40 points) ; suivent AlphaTauri (17 points), Haas (15 points), Aston Martin (7 points) et Williams (3 points).

Grand Prix de Grande-Bretagne

Grand Prix d'Autriche

Grand Prix de France

Grand Prix de Hongrie

Grand Prix de Belgique

Grand Prix des Pays-Bas

Grand Prix d'Italie

Grand Prix de Singapour

Grand Prix du Japon

Grand Prix des États-Unis

Grand Prix de Mexico

Grand Prix de São Paulo

Grand Prix d'Abou Dabi

Classements saison 2022

Attribution des points

Barème d'attribution des points en championnat du monde de Formule 1
Position  1er   2e   3e   4e   5e   6e   7e   8e   9e   10e   MT 
Points en Grand Prix 25 18 15 12 10 8 6 4 2 1 + 1
Points en Sprint 8 7 6 5 4 3 2 1

Pilotes

Classement[137]
Pos. Pilotes BAH KSA AUS EMI MIA ESP MON AZE CAN GB AUT FRA HON BEL PB ITA SGP JPN USA MEX SÃP EAU Points
1 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen 0* 25 Abd. 26 +8 26 25 15 25 25 175
2 Drapeau du Mexique Sergio Pérez 0* 12 18 18 +6 12 19 25 19 Abd. 129
3 Drapeau de Monaco Charles Leclerc 26 19 26 8 +7 18 Abd. 12 Abd. 10 126
4 Drapeau du Royaume-Uni George Russell 12 10 15 12 10 15 10 15 12 111
5 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. 18 15 Abd. Abd. +5 15 12 18 Abd. 19 102
6 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton 15 1 12 0 8 10 4 12 15 77
7 Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris 0 6 10 15 +4 Abd. 4 9 2 0 50
8 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas 8 Abd. 4 10 +2 6 8 2 0 6 46
9 Drapeau de la France Esteban Ocon 6 8 6 0 4 6 0 1 8 39
10 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso 2 Abd. 0 Abd. 0 2 6 6 2 18
11 Drapeau de la France Pierre Gasly Abd. 4 2 0 Abd. 0 0 10 0 16
12 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen 10 2 0 2 +1 0 0 Abd. Abd. 0 15
13 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo 0 Abd. 8 0 +3 0 0 0 4 0 15
14 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Forf. Forf. Abd. 4 0* 0 1 8 0 13
15 Drapeau du Japon Yuki Tsunoda 4 Np. 0 6 0 1 0 0 Abd. 11
16 Drapeau de la République populaire de Chine Guanyu Zhou 1 0 0 0 Abd. Abd. 0 Abd. 4 5
17 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon 0 0* 1 0 2 0 Abd. 0 0 3
18 Drapeau du Canada Lance Stroll 0 0 0 1 1 0 0 0* 1 3
19 Drapeau de l'Allemagne Mick Schumacher 0 Forf. 0 0 0 0 Abd. 0 Abd. 0
20 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg 0 0 0
21 Drapeau du Canada Nicholas Latifi 0 Abd. 0 0 0 0 0 0 0 0

Constructeurs

Classement[138]
Pos. Constructeurs Pilotes BAH KSA POR EMI MIA ESP MON AZE CAN GB AUT FRA HON BEL PB ITA SGP JPN USA MEX SÃP EAU Points
1 Drapeau de l'Autriche Red Bull Drapeau des Pays-Bas VER 0* 25 Abd. 26 +8 26 25 15 25 25 294
Drapeau du Mexique PER 0* 12 18 18 +6 12 19 25 19 Abd.
2 Drapeau de l'Italie Ferrari Drapeau de Monaco LEC 26 19 26 8 +7 18 Abd. 12 Abd. 10 228
Drapeau de l'Espagne SAI 18 15 Abd. Abd. +5 15 12 18 Abd. 19
3 Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau du Royaume-Uni HAM 15 1 12 0 8 10 4 12 15 188
Drapeau du Royaume-Uni RUS 12 10 15 12 10 15 10 15 12
4 Drapeau du Royaume-Uni McLaren-
Mercedes
Drapeau de l'Australie RIC 0 Abd. 8 0 +3 0 0 0 4 0 65
Drapeau du Royaume-Uni NOR 0 6 10 15 +4 Abd. 4 9 2 0
5 Drapeau de la France Alpine-
Renault
Drapeau de l'Espagne ALO 2 Abd. 0 Abd. 0 2 6 6 2 57
Drapeau de la France OCO 6 8 6 0 4 6 0 1 8
6 Drapeau de la Suisse Alfa Romeo-
Ferrari
Drapeau de la République populaire de Chine ZHO 1 0 0 0 Abd. Abd. 0 Abd. 4 51
Drapeau de la Finlande BOT 8 Abd. 4 10 +2 6 8 2 0 6
7 Drapeau de l'Italie AlphaTauri-
Red Bull
Drapeau de la France GAS Abd. 4 2 0 Abd. 0 0 10 0 27
Drapeau du Japon TSU 4 Np. 0 6 0 1 0 0 Abd.
8 Drapeau du Royaume-Uni Aston Martin-
Mercedes
Drapeau de l'Allemagne VET Forf. Forf. Abd. 4 0 0 1 8 0 16
Drapeau du Canada STR 0 0 0 1 1 0 0 0* 1
Drapeau de l'Allemagne HUL 0 0
9 Drapeau des États-Unis Haas-
Ferrari
Drapeau du Danemark MAG 10 2 0 2 +1 0 0 Abd. Abd. 0 15
Drapeau de l'Allemagne MSC 0 Forf. 0 0 0 0 Abd. 0 Abd.
10 Drapeau du Royaume-Uni Williams-
Mercedes
Drapeau du Canada LAT 0 Abd. 0 0 0 0 0 0 0 3
Drapeau de la Thaïlande ALB 0 0* 1 0 2 0 Abd. 0 0

Notes et références

Notes

  1. Un vote de fans, sur le site de la FOM, désigne à l'issue de chaque course depuis 2016 le « pilote du jour ».
  2. Traduction en français : « Au stand pour des pneus durs maintenant ! », suivi de : « Reste en piste ! »

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