Jacques Villeneuve

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Ne doit pas être confondu avec son oncle Jacques Villeneuve
Jacques Villeneuve
Description de cette image, également commentée ci-après
Jacques Villeneuve au Mont-Tremblant en 2010
Biographie
Surnom New town
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Saint-Jean-sur-Richelieu, Canada
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Carrière
Années d'activité 1996 - 2006
Qualité Pilote automobile
Équipe Drapeau : Royaume-Uni Williams (1996-1998)
Drapeau : Royaume-Uni BAR (1999-2003)
Drapeau : France Renault (2004)
Drapeau : Suisse Sauber (2005)
Drapeau : Allemagne BMW Sauber (2006)

Statistiques
Nombre de courses 163 départs
Pole positions 13
Podiums 23
Victoires 11
Champion du monde 1997

Jacques Joseph Charles Villeneuve, né le à Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec, est un pilote automobile canadien, actuellement commentateur des Grands Prix de Formule 1 sur Canal+. En Formule 1, de 1996 à 2006 (166 départs), il a été sacré champion du monde en 1997 et a remporté onze victoires, dont quatre dès sa première saison, toutes sur Williams-Renault. Il compte également à son palmarès les 500 Miles d'Indianapolis et le championnat CART en 1995.

Jacques est le fils de Gilles Villeneuve, pilote de Formule 1 décédé lors des qualifications du Grand Prix de Belgique 1982. Son oncle Jacques Villeneuve a également connu une honorable carrière en Amérique du Nord au début des années 1980.

Biographie[modifier | modifier le code]

1989-1993 : les premières années[modifier | modifier le code]

Jacques Villeneuve passe son adolescence au Collège alpin Beau Soleil de Villars-sur-Ollon en Suisse où il fait la connaissance de Craig Pollock, un Écossais professeur d'éducation physique et de ski, qu'il retrouvera par hasard quelques années plus tard au Japon et qui deviendra son manager et ami.

Jacques fait ses débuts en sport automobile en Italie en 1989, dans le cadre de la Coupe Alfa. Puis, il dispute pendant deux saisons le championnat d'Italie de Formule 3, terminant sixième du championnat en 1991. En 1992, il s'exile au Japon, où il participe au championnat local de Formule 3, terminant vice-champion de la série. Il termine aussi troisième du Grand Prix de Macao de Formule 3. En 1993, Villeneuve revient en Amérique du Nord disputer le championnat de Formule Atlantique, où son père et son oncle s'étaient illustrés. Sa carrière décolle à l'issue d'une unique saison marquée par cinq victoires, la troisième place du championnat et le titre honorifique de Rookie of the year. Villeneuve accède alors à la série CART, grâce au soutien du cigarettier Player's[1].

1994-1995 : le CART[modifier | modifier le code]

Sa première saison en CART est récompensée par le titre de Rookie of the year ; il termine deuxième des 500 miles d'Indianapolis et sixième du championnat. Il signe également sa première victoire, à Elkhart Lake, où son oncle avait signé son unique victoire en CART, neuf ans plus tôt. En 1995, il remporte les 500 miles d'Indianapolis (malgré une pénalité de deux tours infligée en début de course à la suite du dépassement du pace-car)[2] puis il s'adjuge en fin d'année le championnat avec quatre victoires[3].

1996-2006 : la Formule 1[modifier | modifier le code]

1996-1998 : arrivée victorieuse chez Williams[modifier | modifier le code]

Dès le début de la saison 1995, Villeneuve noue des contacts avec les dirigeants d'écuries de Formule 1 et, pendant l'été, fait un test avec l'écurie Williams-Renault sur le circuit de Silverstone : à peine moins rapide que les deux pilotes Williams Damon Hill et David Coulthard, qui connaissent parfaitement la voiture et le circuit, Villeneuve se voit offrir un volant de titulaire pour la saison 1996[4].

Jacques Villeneuve sur la Williams-Renault au Grand Prix du Canada 1996

La saison 1996 de Villeneuve commence par la pole position pour son premier Grand Prix, à Melbourne. Avant lui, seuls Carlos Reutemann en 1972 et Mario Andretti en 1968 avaient réussi une telle performance. En course, Villeneuve tient la dragée haute à son équipier Damon Hill avant de s'incliner en vue de l'arrivée sur fuite d'huile. Il termine deuxième et monte sur le podium de son premier Grand Prix, une performance plus vue depuis Mark Donohue au Grand Prix du Canada 1971. S'il est dominé en début de saison par Hill, plus expérimenté, il remporte le Grand Prix d'Europe, son quatrième Grand Prix, et la deuxième moitié de saison lui est plus favorable. Il remporte trois autres victoires (à Silverstone, Budapest et Estoril) et aborde l'ultime course avec une chance d'être titré ; il doit pour cela s'imposer tandis que Hill ne doit pas marquer de point. Villeneuve réalise la pole position devant Damon Hill. Il rate son départ, laissant Hill prendre le commandement, n'est jamais en position d'inquiéter le Britannique, et renonce qui plus est après la perte d'une roue. Il devient vice-champion du monde dès sa première saison, une performance qui ne sera égalée que par Lewis Hamilton en 2007.

La Williams FW19 ayant mené Jacques Villeneuve au titre mondial en 1997

À l'entame de la saison 1997, Damon Hill parti chez Arrows et remplacé par Heinz-Harald Frentzen, Jacques Villeneuve est le favori du championnat, sa Williams FW19 étant supérieure à la concurrence. Sa campagne débute cependant par un accrochage avec la Sauber-Petronas de Johnny Herbert dès le premier virage du Grand Prix d'Australie alors qu'il partait en pole position. Le Canadien se rattrape à Interlagos et Buenos Aires mais abandonne sur une casse de boîte de vitesses à Saint-Marin (alors qu'il partait en pole position pour la quatrième fois consécutive) et sur un accident à Monaco, ce qui lui fait perdre la tête du championnat. Il la récupère après sa victoire à Barcelone mais la reperd aussitôt au profit de Michael Schumacher après être parti à la faute à domicile en début de course.

Villeneuve et Schumacher alternent ensuite victoires et contre-performances. Villeneuve l'emporte à Silverstone, Budapest (au prix d'un dépassement osé sur Damon Hill, en proie à des soucis techniques en vue de l'arrivée), sur l'A1-Ring et au Nürburgring où il remporte sa septième victoire de la saison, sa 11e et dernière en Formule 1. Une disqualification à Suzuka pour non-respect des drapeaux jaunes alors qu'il était cinquième entraîne un duel lors du dernier Grand Prix, à Jerez, où il ne sont séparés que par un point au championnat, à l'avantage du pilote Ferrari. En qualifications, les deux hommes ainsi que Frentzen réalisent le même temps, Villeneuve part en pole position pour la dixième fois de la saison et la 13e et dernière fois de sa carrière en Formule 1. Moins bien parti que Schumacher, Villeneuve se lance dans une course-poursuite puis place une attaque surprise sur Schumacher au 48e passage. Ce dernier accroche le Québécois volontairement, un double abandon lui donnant le titre[5]. Schumacher reste bloqué dans le bac à graviers et abandonne (puis est plus tard déclassé du championnat 1997) tandis que Villeneuve file vers le titre mondial. Dans le dernier tour, il laisse passer les McLaren-Mercedes de Mika Häkkinen et David Coulthard, plus rapides, n'ayant pas besoin de prendre de risques ; c'est la dernière fois qu'il mène un Grand Prix. À 26 ans, il devient le premier Canadien champion du monde de Formule 1, au bout de sa deuxième saison seulement, un fait qui ne sera égalé que par Lewis Hamilton en 2008.

En 1998, Williams perd le soutien officiel de Renault qui se retire, et d'Adrian Newey (cela dès le début de la saison 1997), parti chez McLaren. Les moteurs des FW20, de vieux V10 Renault, sont rebadgés Mecachrome et la voiture est en deçà des McLaren-Mercedes et des Ferrari. Villeneuve doit se contenter de quelques places d'honneur dont deux podiums (en Allemagne et en Hongrie) et d'une cinquième place au championnat du monde, ce qui est, compte tenu de la voiture, une bonne performance. Il devance de plus son coéquipier Frentzen, septième.

1999-2003 : le projet BAR[modifier | modifier le code]

Jacques Villeneuve au Grand Prix des États-Unis 2003

Villeneuve donne une nouvelle orientation à sa carrière en rejoignant la nouvelle écurie British American Racing, cofondée par son ami et manager Craig Pollock. Malgré des moyens importants, BAR n'est jamais à la hauteur de ses ambitions d'origine et Villeneuve ne parvient jamais à lutter pour la victoire. En 1999, sur la BAR-Supertec, il n'inscrit aucun point à cause de problèmes de fiabilité récurrents, abandonnant à treize reprises en seize Grands Prix. À partir de 2000, renforcées par un partenariat signé avec le motoriste japonais Honda, les BAR progressent et Villeneuve inscrit 17 points en terminant notamment quatre fois quatrième. Il remonte à la septième place du championnat et bat nettement son coéquipier Ricardo Zonta, quatorzième avec trois points.

En 2001, Villeneuve fait équipe avec le Français Olivier Panis. Il monte sur ses premiers podiums depuis 1998 en Espagne et en Allemagne. Le podium d'Hockenheim est d'ailleurs son 23e et dernier. Il termine septième avec 12 points.

Fin 2001, le limogeage de Craig Pollock et son remplacement par David Richards fragilisent la position de Villeneuve au sein de l'écurie. Tandis que le niveau des BAR-Honda en 2002 repart à la baisse, l'écurie terminant huitième du championnat, les performances du Québécois, jugées insuffisantes compte-tenu de son salaire, sont régulièrement pointées par le nouveau directeur. En effet, Villeneuve n'inscrit des points qu'à deux reprises (quatrième en Grande-Bretagne et sixième aux États-Unis et termine douzième du championnat avec quatre points. À l'issue d'une saison 2003 perturbée par les conflits internes et durant laquelle il est sèchement battu par le jeune Jenson Button qui termine neuvième quand le Canadien est seizième, Villeneuve est limogé par Richards à la veille du dernier Grand Prix de la saison et remplacé par le Japonais Takuma Satō.

2004-2006 : retour chez Renault et Sauber[modifier | modifier le code]

Sans volant pour 2004, Villeneuve préfère attendre d'éventuelles opportunités en Formule 1 plutôt que de s'engager dans une autre discipline. Il est appelé en fin de saison par Renault pour remplacer Jarno Trulli à l'occasion des trois dernières courses. Cette expérience est peu concluante, Villeneuve étant incapable de placer la Renault dans les points (ne faisant pas mieux que dixième). Simultanément, il annonce son engagement pour la saison 2005 avec l'écurie Sauber-Petronas[6].

Jacques Villeneuve au volant de la Sauber C24 lors des qualifications du Grand Prix des États-Unis 2005.

En 2005, mis en difficulté par son jeune équipier Felipe Massa bien qu'il se classe tout de même quatrième à Saint-Marin, Villeneuve hausse son niveau de performance au fil de la saison, terminant notamment sixième en Belgique. Quatorzième du championnat avec neuf points, deux de moins que Massa, il conserve son volant pour la saison 2006 au sein de l'écurie désormais appelée BMW Sauber après son rachat par le constructeur bavarois[7]. Toutefois, bien que son contrat coure sur plusieurs saisons, Villeneuve doit attendre un certain temps pour que BMW Sauber confirme sa présence, signe d'une confiance limitée de son nouvel employeur.

Jacques Villeneuve sur la BMW Sauber F1.06 en 2006 lors d'essais privés à Valence

Un bon début de saison 2006 au cours duquel il fait jeu égal avec son équipier Nick Heidfeld semble renforcer sa position au sein de l'équipe. Il termine notamment septième en Malaisie et sixième en Australie. Mais progressivement, il est rattrapé par les critiques, liées notamment aux performances du pilote-essayeur Robert Kubica jugées, par son équipe, supérieures à celles des pilotes titulaires. Au surlendemain du Grand Prix d'Allemagne, au cours duquel il s'accroche avec son coéquipier avant de partir à la faute plusieurs tours plus tard et de taper violemment le mur de pneus, il annonce à son employeur qu'en raison de douleurs physiques consécutives à son accident, il n'est pas en mesure de disputer l'épreuve suivante, en Hongrie. BMW Sauber titularise alors Robert Kubica ; ce qui ne devait être qu'un intérim se transforme en une mise à l'essai en vue du remplacement de Villeneuve jusqu'à la fin de la saison. Au lendemain du Grand Prix de Hongrie, BMW Sauber annonce par un communiqué de presse avoir trouvé un accord avec le pilote québécois pour mettre un terme anticipé à son contrat[8]. Il quitte ainsi la Formule 1 au bout de 163 Grands Prix et termine sa dernière saison à la quinzième place, avec sept points.

En avril 2007, il publie un album de musique, Private Paradise[9].

En 2009, après trois ans de mariage, il divorce de sa femme Johanna Martinez dont il a eu deux fils, Jules et Joakim (au Grand Prix de Grande-Bretagne 2006, il avait arboré la mention "just married" à l'arrière de sa BMW Sauber).

2010 : échec du retour avec Stefan GP[modifier | modifier le code]

En 2009, Toyota F1 Team se retire de la Formule 1. L'écurie serbe Stefan GP, ayant déjà tenté sa chance, pense participer à la saison 2010 en utilisant les châssis TF110 initialement construits pour la saison et semble proche de signer un contrat avec Jacques Villeneuve, lui permettant de revenir après trois saisons d'absence, et le Japonais Kazuki Nakajima mais cela n'aboutit pas, l'écurie n'étant pas autorisée à participer à la saison[10],[11],[12],[13].

24 Heures du Mans[modifier | modifier le code]

Villeneuve au volant de la Peugeot 908 lors de la journée test des 24 Heures du Mans

Villeneuve s'engage avec le constructeur français Peugeot pour participer aux 24 Heures du Mans 2007 au volant du prototype Peugeot 908, avec l'ambition de remporter la Triple couronne considérant la victoire aux 500 miles d'Indianapolis et aux 24 Heures du Mans ainsi que le titre de champion du monde de Formule 1 (et non la victoire au Grand Prix de Monaco) comme seul l'a réalisé Graham Hill[14]. En équipage avec Nicolas Minassian et Marc Gené, il occupe la deuxième place à moins de deux heures de l'arrivée avant d'abandonner sur casse moteur. Le 11 mai 2008, pour parfaire sa connaissance de la Peugeot 908, il participe aux 1 000 kilomètres de Spa, qu'il remporte avec Minassian et Gené. Il termine second des 24 Heures du Mans 2008. Peugeot Sport, réclamant plus de temps à ses pilotes pour l'édition 2009, et Villeneuve travaillant sur le projet Nascar (et donc pas de temps pour les 24 Heures du Mans) ont fait que l'aventure n'a pas été renouvelée pour 2009.

Nascar[modifier | modifier le code]

Villeneuve en 2008

Dès la fin de sa carrière en Formule 1, Villeneuve a exprimé son désir d'accéder aux épreuves de la Nascar, l'organisme qui gère les principaux championnats de stock-car aux États-Unis. Fin 2006, les médias font état de contacts avec l'écurie Roush Racing en vue d'un engagement dans le championnat Busch Series, la deuxième division de la Nascar, qui fait étape pour la première fois en 2007 sur le tracé Gilles-Villeneuve de Montréal[15].

Comme aucun accord n'est trouvé, Villeneuve s'engage en septembre 2007 avec le Bill Davis Racing, d'abord sur une Toyota Tundra de Craftsman Truck Series (la troisième division de la Nascar) à Las Vegas[16], puis sur une Toyota Camry de Nextel Cup, la catégorie reine où il débute le 7 octobre sur le Talladega Superspeedway en signant la 21e place[17], comme à Las Vegas. Il court avec le no 27 avec lequel il a brillé en CART et avec lequel son père a décroché ses derniers succès en Formule 1.

Ces courses préfigurent un engagement à temps complet en Cup Series en 2008, mais le pilote n'arrive pas à finaliser l'apport budgétaire requis par le Bill Davis Racing et, en février 2008, se présente aux essais du Daytona 500 sur une voiture vierge de tout commanditaire et ne se qualifie pas pour la course. Dès le surlendemain, son équipe annonce qu'elle renonce à engager Villeneuve tant qu'il n'a pas apporté le budget convenu[18].

Consultant pour la télévision et la radio[modifier | modifier le code]

Jacques Villeneuve, deuxième à gauche, porte le drapeau olympique lors des Jeux olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver.

En juin 2012, il se marie à São Paulo avec la brésilienne Camila Lopes.

En 2013, Jacques Villeneuve rejoint le groupe Canal+ pour commenter les Grands Prix de Formule 1 aux côtés du journaliste Julien Fébreau[19]. Il officie également sur SkySport F1 (it) en Italie en tant que commentateur consultant[20]. Il intervient aussi à titre d'expert en Formule 1 à l'antenne radio du 98,5 FM au Québec.

Retour à la compétition aux Indianapolis 500 et en Championnat du monde de rallycross[modifier | modifier le code]

Voiture blanche et rouge, de profil, freinant avant un virage serré.
Jacques Villeneuve, en Championnat du monde de rallycross, en 2014, au Portugal.

En 2014, Jacques Villeneuve reprend la compétition. Il conclut un accord avec l'écurie Schmidt Peterson Motorsport (qui engage également le Français Simon Pagenaud) pour participer aux 500 Miles d'Indianapolis. Le 6 mai, il passe le Rookie Orientation Program nécessaire aux débutants pour participer à la compétition et termine quatorzième de la course[21].

Dans le même temps, Villeneuve, qui reste consultant pour Canal+, s'engage en Championnat du monde de rallycross, compétition dont 2014 est la saison inaugurale. Coéquipier d'Andy Scott, il pilote une Peugeot 208 de 600 ch de l'écurie britannique Albatec Racing[22]. Villeneuve termine dix-septième, hors des points, de la première manche organisée au Portugal.

En août 2015, Jacques Villeneuve signe un contrat avec l'écurie Venturi pour participer au Championnat de Formule E FIA 2015-2016[23].

Participation au championnat de rallycross des Amériques[modifier | modifier le code]

En août 2018, Jacques Villeneuve participe au Americas Rallycross, au sein de l'écurie Subaru Rally Team USA à bord d'une Subaru Impreza STI, sur la piste du Grand Prix de Trois-Rivières[24]. Villeneuve se classe dernier des demi-finales[25].

Carrière et palmarès en sport automobile[modifier | modifier le code]

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Jacques Villeneuve en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Points inscrits Classement
1996 Rothmans Williams Renault FW18 Renault RS8 V10 Goodyear 16 3 4 11 6 78 2e
1997 Rothmans Williams Renault FW19 Renault RS9 V10 Goodyear 17 10 7 8 3 81 Champion
1998 Winfield Williams FW20 Mecachrome GC37-01 V10 Goodyear 16 0 0 2 0 21 5e
1999 British American Racing PR01 Supertec FB01 V10 Bridgestone 16 0 0 0 0 0 n.c.
2000 Lucky Strike Reynard BAR Honda 002 Honda RA000E V10 Bridgestone 17 0 0 0 0 17 7e
2001 Lucky Strike BAR Honda 003 Honda RA001E V10 Bridgestone 17 0 0 2 0 12 7e
2002 Lucky Strike BAR Honda 004 Honda RA002E V10 Bridgestone 17 0 0 0 0 4 12e
2003 Lucky Strike BAR Honda 005 Honda RA003E V10 Bridgestone 14 0 0 0 0 6 14e
2004 Mild Seven Renault F1 Team R24 Renault RS24 V10 Michelin 3 0 0 0 0 0 n.c.
2005 Sauber Petronas C24 Petronas 05A V10 Michelin 19 0 0 0 0 9 14e
2006 BMW Sauber F1 Team F1.06 BMW P86 V8 Michelin 12 0 0 0 0 7 14e
Tableau synthétique des victoires de Jacques Villeneuve en Formule 1
# Année Manche Grand Prix Circuit Écurie Voiture Résumé
1 1996 04/16 Europe Nürburgring Williams-Renault FW18 Résumé
2 1996 10/16 Grande-Bretagne Silverstone Williams-Renault FW18 Résumé
3 1996 12/16 Hongrie Hungaroring Williams-Renault FW18 Résumé
4 1996 15/16 Portugal Estoril Williams-Renault FW18 Résumé
5 1997 02/17 Brésil Interlagos Williams-Renault FW19 Résumé
6 1997 03/17 Argentine Buenos Aires Williams-Renault FW19 Résumé
7 1997 06/17 Espagne Barcelone Williams-Renault FW19 Résumé
8 1997 09/17 Grande-Bretagne Silverstone Williams-Renault FW19 Résumé
9 1997 11/17 Hongrie Hungaroring Williams-Renault FW19 Résumé
10 1997 14/17 Autriche A1-Ring Williams-Renault FW19 Résumé
11 1997 15/17 Luxembourg Nürburgring Williams-Renault FW19 Résumé

Résultats aux 500 miles d'Indianapolis[modifier | modifier le code]

La Reynard-Ford du team Green Racing de Mario Andretti, utilisée par Villeneuve pour remporter l'Indy 1995 (IMS Hall of Fame Museum).
Tableau synthétique des résultats de Jacques Villeneuve aux 500 miles d'Indianapolis
Année Voiture Équipe Qualification Résultat
1994 Reynard-Ford Forsythe-Green Racing 4e 2e
1995 Reynard-Ford Team Green 5e Vainqueur
2014 Dallara-Honda Sam Schmidt Motorsports 27e 14e

Résultats aux 24 Heures du Mans[modifier | modifier le code]

Détails des participations de Jacques Villeneuve aux 24 Heures du Mans
Année Équipe no Voiture Moteur Pneus Cat. Équipiers Départ Tours Résultat
2007 Drapeau : France Team Peugeot Total 7 Peugeot 908 HDi FAP Peugeot HDi 5,5L
Turbo V12 (Diesel)
Michelin LMP1 Drapeau : France Nicolas Minassian
Drapeau : Espagne Marc Gené
3e 338 Abandon
(moteur)
2008 Drapeau : France Team Peugeot Total 7 Peugeot 908 HDi FAP Peugeot HDi 5,5L
Turbo V12 (Diesel)
Michelin LMP1 Drapeau : France Nicolas Minassian
Drapeau : Espagne Marc Gené
3e 381 2e

Controverse politique[modifier | modifier le code]

Lors du cocktail d'ouverture du Grand Prix automobile du Canada 2012, le 7 juin 2012, Jacques Villeneuve donne un entretien journalistique dans lequel il fustige la Grève étudiante québécoise de 2012. Villeneuve traite les étudiants de fainéants et les invite à retourner en classe[26]. De plus il affirme que « ces étudiants ont passé leur jeunesse à grandir sans que leurs parents leur disent non. C'est ce qu'on voit dans les rues en ce moment. Des gens qui passent leur temps à se plaindre. C'est devenu un peu ridicule[27]. » Le 9 juin 2012, Villeneuve déclare avoir reçu des menaces à la suite de ses propos et parle désormais de terrorisme[28],[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Biographie de Jacques Villeneuve », sur ESPN (consulté le 7 avril 2014)
  2. (en) Vinnie Perrone, « Villeneuve Wins Indianapolis 500 », sur Washington Post, (consulté le 7 avril 2014)
  3. (en) « Villeneuve Wins Title Without Winning Race », sur L.A. Tiles, (consulté le 7 avril 2014)
  4. Lionel Froissart, « Les paddocks de F 1 carburent à la rumeurSchumacher dément avoir signé chez Ferrari. », sur Libération.fr, (consulté le 7 avril 2014)
  5. « Il y a 20 ans, Jacques Villeneuve triomphait de Michael Schumacher au terme d'une course folle », sur www.msn.com (consulté le 26 octobre 2017)
  6. « Villeneuve signe chez Sauber », sur RDS, (consulté le 7 avril 2014)
  7. Maxime Dupuis, « BMW Sauber se découvre », sur Eurosport, (consulté le 16 juillet 2017)
  8. « Villeneuve écarté », L'Équipe, (consulté le 7 avril 2014)
  9. (en) Jacques Villeneuve : Private Paradise - AllMusic
  10. https://news.autoplus.fr/F1-jacques-villeneuve-stefan-gp-1403773.html
  11. http://motorsport.nextgen-auto.com/Villeneuve-chez-Stefan-GP,1448.html
  12. http://autoweek.com/article/formula-one/villeneuve-disappointed-rejection-stefan-gps-bid-join-2010-f1-grid
  13. https://www.leblogauto.com/2010/03/stephan-gp-nest-pas-retenu-deception-pour-jacques-villeneuve.html
  14. Lionel Froissart, « Villeneuve en volant vers le Mans », sur Libération.fr, (consulté le 7 avril 2014)
  15. « Roush Racing a discuté avec Villeneuve », sur Radio Canada, (consulté le 8 avril 2014)
  16. « Villeneuve en série Craftsman Truck », sur RDS, (consulté le 8 avril 2014)
  17. Débuts studieux pour Jacques Villeneuve - US-racing.com, 8 octobre 2007
  18. Villeneuve laissé de côté - Radio Canada, 16 février 2008
  19. Canal a dévoilé son dispositif pour la F1 - ToileF1, 28 février 2013
  20. (it) « Sky Sport F1 », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  21. IndyCar – Les rookies passent leur permis à Indy 500 - AUTOhebdo, 6 mai 2014
  22. (en) Jacques Villeneuve to race in Rallycross championship - Daniel Johnson, The Daily Telegraph, 13 février 2014
  23. Formule E – Jacques Villeneuve s'engage avec Venturi, www.automoto.fr, 8 août 2015.
  24. « Jacques Villeneuve pilotera une Subaru WRX STI au GP3R en championnat de Rallycross des Amériques RX - Grand Prix de Trois-Rivières », sur Grand Prix de Trois-Rivières (consulté le 9 août 2018)
  25. Jonathan Cossette, « Rallycross ARX | Scott Speed trop fort: Week-end à oublier pour Jacques Villeneuve », sur L'Hebdo Journal, (consulté le 9 août 2018)
  26. « Jacques Villeneuve critique les manifestations », sur TVA Nouvelles, (consulté le 9 juin 2012)
  27. « Jacques Villeneuve dit aux manifestants «d'arrêter de faire les fainéants» », sur Radio-Canada.ca, (consulté le 9 juin 2012)
  28. « Jacques Villeneuve dit avoir reçu des menaces après sa sortie contre les étudiants », sur Radio-Canada.ca, (consulté le 8 juin 2012)
  29. Michele Ouimet, « Le dérapage verbal », sur LaPresse.ca, (consulté le 9 juin 2012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles et Jacques Villeneuve, écrit par le journaliste québécois Pierre Lecours, qui était un proche de la famille Villeneuve, Éditions Michel Lafon.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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