Charles Leclerc (pilote automobile)

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Charles Leclerc
Description de cette image, également commentée ci-après
Charles Leclerc en F2 en 2017.
Biographie
Date de naissance (21 ans)
Lieu de naissance Monaco
Nationalité Drapeau de Monaco Monégasque
Site web charles-leclerc.com
Carrière
Années d'activité Depuis 2014
Qualité Pilote automobile
Équipe Drapeau : Suisse Sauber (2018)
Drapeau : Italie Scuderia Ferrari (2019-)
Statistiques
Numéro permanent 16
Nombre de courses 16
Pole positions 0
Meilleurs tours en course 0
Podiums 0
Victoires 0

Charles Leclerc, né le à Monaco, est un pilote automobile monégasque, membre de la Ferrari Driver Academy.

Vainqueur du championnat de GP3 Series en 2016 puis du championnat de Formule 2 2017, il fait ses débuts en Formule 1 l'année suivante, lors du Grand Prix d'Australie, au sein de l'écurie Alfa Romeo Sauber F1 Team. Le 29 avril 2018, il marque ses premiers points en prenant la sixième place du Grand Prix d'Azerbaïdjan à Bakou. En septembre, il est engagé par la Scuderia Ferrari pour piloter aux côtés de Sebastian Vettel lors de la saison 2019, succédant à Kimi Räikkönen.

Son frère Arthur Leclerc est lui aussi engagé en sport automobile et dispute en 2018 le championnat de France de Formule 4[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Leclerc commence le karting à l'âge de cinq ans sur le circuit de Brignoles géré par le père de Jules Bianchi, ami de son père, et se découvre une passion pour la Formule 1 qui devient son objectif numéro 1.

En 2010, comme Jules Bianchi l'avait fait, il intègre la société de management All Road Management dirigée par Nicolas Todt[2].

Les débuts en karting[modifier | modifier le code]

Lors de sa première saison, en 2005, Leclerc s'engage dans le championnat régional (PACA) et remporte le titre avec 15 victoires, 17 pole positions et 17 meilleurs tours en course. L'année suivante, il réédite l'exploit, toujours en MiniKart avec 14 victoires, 17 pole positions et 17 meilleurs tours.

En 2007, il passe en catégorie minimes et devient vice-champion PACA avec 3 victoires et 8 podiums. Il est également vainqueur du Trophée Claude Secq.

En 2008, il devient vice-champion de France minimes avec un total de 11 podiums. L'année suivante, il devient champion de France cadet et vainqueur de la Bridgestone Cup. En 2010, il se classe vice-champion de France KF3, cinquième du championnat du monde des moins de 18 ans (Trophée Academy) et devient, chez lui, le plus jeune pilote à remporter la Monaco Kart Cup.

En 2011, Charles Leclerc remporte la coupe du monde en obtenant la pole position, le meilleur tour. Il remporte le Trophée Academy avec 2 victoires et 5 podiums et finit deuxième de la WSK Final Cup. En décembre, face aux meilleurs pilotes de kart, le Monégasque remporte l'ERDF Masters Kart organisé par l'ancien pilote de Formule 1 Philippe Streiff.

Ami proche de Jules Bianchi, Leclerc révèle que, sans lui, il aurait arrêté de piloter en 2011, faute de financement[3],[4]. Bianchi, pour aider son ami, appelle son manager Nicolas Todt et lui demande de le prendre sous son aile ; ce dernier dira de lui : « Au début, j’ai décidé de l’aider plus par amitié, pour faire plaisir à Jules, en me disant également : « Charles m’a fait bonne impression, c’est un chic gamin, donc autant lui donner sa chance en karting, et ensuite on verra. ». Depuis ce jour là, il ne m’a jamais déçu, bien au contraire. »[3]. Jules Bianchi devient le parrain de Leclerc, en le conseillant, et le Monégasque rappelle souvent qu'il court toujours en compétition automobile, grâce à lui et pour lui[3].

L'année suivante, au volant d'un kart ART GP et face à des adversaires comme Max Verstappen, Charles Leclerc devient champion WSK Euro Series, vice-champion d'Europe et vice-champion du monde U18. Il termine la saison par une quatrième place à Las Vegas lors de l'édition des Super Karts USA. En 2013, en KZ1, une nouvelle fois face à Max Verstappen, plus entraîné que lui et malgré un matériel peu fiable durant la majeure partie de la saison, il gagne la Winter Cup et termine vice-champion du Monde à Varennes-sur-Allier, derrière Max Verstappen mais devant Jorrit Pex, Marco Ardigo et Davide Forè.

Débuts en monoplace[modifier | modifier le code]

Recruté par Fortec Motorsport, Leclerc termine vice-champion du championnat ALPS (considéré comme celui d'Europe du Sud) avec deux victoires et sept podiums en quatorze courses et meilleur rookie. En championnat d'Europe (Eurocup), il obtient trois podiums en six courses.

En 2015, Charles Leclerc est recruté par l'équipe néerlandaise Van Amersfoort Racing. Durant la manche d'ouverture de la saison à Silverstone, il obtient deux pole positions et remporte sa première victoire lors de la troisième course du weekend[5]. Lors de la manche suivante, sur l'Hockenheimring, il remporte sa seconde victoire et monte à chaque fois sur le podium. Il gagne encore à Pau et à Spa-Francorchamps ce qui lui permet d'être provisoirement en tête du championnat. Malgré le manque de compétitivité de sa monoplace durant la seconde moitié de la saison (probablement dû à son accident de Zandvoort), il termine à la quatrième place et remporte le titre de meilleur rookie[6].

Au Grand Prix de Macao, sans expérience du tracé, il mène la course jusqu'au drapeau rouge ce qui permet à ses poursuivants de refaire leur retard ; il termine la course en seconde position et se classe meilleur rookie[7]. En décembre, il effectue trois jours d'essais à Abou Dabi où il pilote pour la première fois une monoplace de GP3 Series. Lors du dernier jour, le Monégasque bat à trois reprises le record de la piste de la catégorie.

Titre en GP3 Series et sacre en Formule 2[modifier | modifier le code]

Confirmé pour la saison 2016 de GP3 Series chez ART Grand Prix, Charles Leclerc commence la campagne en remportant la victoire lors de la première course, sur le circuit de Catalogne ; il récidive au meeting suivant au Red Bull Ring, encore une fois en course longue[8]. Lors des trois meeting suivants, en Grande-Bretagne, Hongrie et Allemagne, il monte sur le podium. En Belgique, le Monégasque réalise la pole position, le meilleur tour et gagne la course. En Italie, il obtient la pole position et finit au pied du podium lors de la course longue ; il abandonne dans la seconde course. En Malaisie, il réalise la pole position et monte sur le podium. Pour la dernière manche du championnat à Abou Dabi, il abandonne après une crevaison mais conserve 25 points d'avance sur son plus proche rival et remporte le championnat[9].

Charles Leclerc à Monza en 2017.

Leclerc est titularisé chez Prema Powerteam pour disputer la saison 2017 de Formule 2[10]. À Bahreïn en ouverture du championnat, en pole position de la course 1, il finit troisième. Le lendemain après une belle remontée à la suite d'un changement de pneus à neuf tours de la fin, il remporte sa première victoire dans la catégorie. À Barcelone, il réalise la pole position avant de remporter la course principale ; il termine quatrième de la course sprint. Après un weekend monégasque compliqué avec deux abandons lors des deux courses, il remporte, à Bakou, la course principale après avoir obtenu une nouvelle pole position ; lors de la course sprint, il franchit la ligne d'arrivée en tête mais est pénalisé de dix secondes pour ne pas avoir suffisamment ralenti sous régime de drapeau jaune, la victoire revenant au Français Norman Nato. À Spielberg, Charles Leclerc obtient la pole position puis remporte la course principale ; il abandonne lors de la course sprint après un accrochage avec son coéquipier Antonio Fuoco. À Silverstone, il gagne la course principale après avoir égalisé le record de pole positions consécutives de Stoffel Vandoorne dans la catégorie avant de finir cinquième de la course sprint. Au Hungaroring, disqualifié en qualifications, il remonte jusqu'à la quatrième place et termine également quatrième de la course sprint. À Spa-Francorchamps, en pole position pour la septième fois de la saison, il remporte la première course mais est disqualifié à cause d'un fond plat trop abîmé ; il termine cinquième de la course sprint. À l'orée de la neuvième manche de la saison disputée à Monza, le Monégasque possède cinquante-neuf points d'avance sur son plus proche rival Oliver Rowland. Il ne marque aucun point lors des deux courses mais son rival connaît le même bilan ; l'écart de points reste ainsi inchangé. Lors du weekend de course de Jerez, il réalise la pole position et remporte la course longue ce qui lui permet de remporter le championnat.

2016-2018 : essayeur, puis titulaire en Formule 1[modifier | modifier le code]

Charles Leclerc au Grand Prix automobile de Malaisie 2017.

En mars 2016, Charles Leclerc est intégré dans la Ferrari Driver Academy comme Jules Bianchi, son modèle, mort quelques mois auparavant. Il est également nommé pilote de développement officiel de l'équipe Haas F1 Team et de la Scuderia Ferrari[11]. Il teste la Ferrari F14 T à Fiorano et obtient sa super-licence. À Silverstone, il participe à ses premiers essais en Formule 1 au volant de la Haas VF-16 à l'occasion de la première séance d'essais libres puis au volant de la Ferrari SF16-H le mardi suivant[12]. Convaincant, il a l'occasion de renouveler l'expérience lors du Grand Prix de Hongrie, du Grand Prix d'Allemagne et du Grand Prix du Brésil[13],[14].

En 2017, il participe à quatre séances d'essais libres avec l'équipe Sauber[15]. En marge du Grand Prix du Brésil 2017, Frédéric Vasseur, team principal de Sauber, indique que la titularisation de Charles Leclerc dans l'équipe suisse pour la saison 2018 sera officiellement annoncée pendant le Grand Prix automobile d'Abou Dabi 2017[16]. Confirmé le , il choisit comme numéro permanent en Formule 1 le no 16[17].

Charles Leclerc au Grand Prix de Chine 2018.

Il entame le championnat 2018 par une treizième place en Australie puis inscrit ses premiers points dans la discipline à Bakou, où il se qualifie quatorzième et termine sixième en profitant des incidents de course. Il marque à nouveau lors du Grand Prix d'Espagne puis se classe deux fois dixième, au Canada et en France où il accède pour la première fois à la Q3 en réalisant le huitième temps. En Autriche, dix-septième sur la grille après une pénalisation, il termine neuvième. Il abandonne pour son Grand Prix national où il percute violemment Brendon Hartley mais est classé dix-huitième puis en Grande-Bretagne à cause d'une roue mal fixée et en Hongrie, sur problème mécanique. Au départ du Grand Prix de Belgique, Nico Hülkenberg rate son freinage à l'épingle de la Source, percute l'arrière de la voiture de Fernando Alonso et la projette dans les airs ; elle atterrit partiellement sur le haut du cockpit et du halo de Leclerc, contraint à l'abandon

Le 11 septembre 2018, la Scuderia Ferrari annonce concomitamment qu'elle ne renouvelle pas le contrat de Kimi Räikkönen et qu'elle engage Charles Leclerc pour disputer la saison 2019 aux côtés de Sebastian Vettel[18]. À Singapour et en Russie, il obtient les points de la neuvième et septième place.

Résultats avant la Formule 1[modifier | modifier le code]

Saison Championnat Équipe Courses Victoires Pole positions Meilleurs tours Podiums Points Classement
2014 Formule Renault 2.0 ALPS Drapeau : Royaume-Uni Fortec Motorsport 14 2 1 0 7 199 2e
2015 Formule 3 Europe Drapeau : Pays-Bas Van Amersfoort Racing 33 4 3 5 13 363,5 4e
Grand Prix de Macao 1 0 0 0 1 N/A 2e
2016 GP3 Series Drapeau : France ART Grand Prix 18 3 4 4 8 202 Champion
2017 Formule 2 Drapeau : Italie Prema Racing 22 7 8 4 10 282 Champion

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Charles Leclerc en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Dans les points Abandons Points inscrits Classement
2018 Alfa Romeo Sauber F1 Team Sauber C37 Ferrari V6 turbo Pirelli 17 0 0 0 0 7 5 21 15e
Total 17 0 0 0 0 7 5 21
Résultats détaillés des saisons de Charles Leclerc en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 Points
inscrits
Classement
2018 Alfa Romeo Sauber F1 Team Sauber C37 Ferrari V6 turbo Type 062 EVO 1.6 P AUS
13e
BAH
14e
CHI
19e
AZE
6e
ESP
10e
MON
18e*
CAN
10e
FRA
10e
AUT
9e
GBR
Abd.
ALL
15e
HON
Abd.
BEL
Abd.
ITA
11e
SIN
9e
RUS
7e
JAP
Abd.
USA MEX BRÉ ABU 21 15e

Légende : ici

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elliot Wood, « Leclerc’s brother Arthur and Todt protege Collet to race in French F4 », formulascout.com,‎ (lire en ligne)
  2. « Exclu : Jules Bianchi nous parle de Charles Leclerc ! | Charles Leclerc Fans » (consulté le 27 novembre 2015)
  3. a b et c Vincent Lalanne-Sicaud, « F1 - Leclerc doit sa carrière à Bianchi », sur sportauto.fr, (consulté le 21 décembre 2017)
  4. Grégory Demoen, « Leclerc doit sa carrière à Bianchi », sur f1i.fr, (consulté le 3 janvier 2018)
  5. « AUTOhebdo.fr | F3-C3 : Charles Leclerc déjà vainqueur à Silverstone », sur www.autohebdo.fr (consulté le 27 novembre 2015)
  6. « Leclerc - Une belle saison malgré une chute de performance inexpliquée », sur Motorsport.com (consulté le 27 novembre 2015)
  7. « Leclerc, 2e à Macao - "C'était important pour ma force mentale" », sur Motorsport.com (consulté le 27 novembre 2015)
  8. Benjamin Vinel, « Charles Leclerc complète le quatuor ART », sur motorsport.com, (consulté le 2 mars 2016)
  9. Centre France, « Automobile - L’écurie ART GP, basée à Villeneuve-la-Guyard, a conservé deux titres sur quatre », www.lyonne.fr,‎ (lire en ligne)
  10. « Leclerc et Fuoco chez PREMA en 2017 », Nextgen-Auto.com,‎ (lire en ligne)
  11. Olivier Ferret, « F1 - Ferrari : Leclerc devient pilote de développement, Alesi rejoint aussi la FDA », sur nextgen-auto.com, (consulté le 1er mars 2016)
  12. « Charles Leclerc : « Une superbe expérience » », sur Autohebdo.fr (consulté le 8 juillet 2016)
  13. « Charles Leclerc est désormais plus familier avec une F1 qu’avec une GP3 » (consulté le 22 septembre 2016)
  14. « Allemagne 2016 : Leclerc continue de s’améliorer | Tout F1 », sur www.tout-f1.com (consulté le 22 septembre 2016)
  15. « Charles Leclerc va participer à 4 séances d'EL1 avec Sauber », sur franceracing.fr
  16. Olivier Ferret, « F1 - Alfa Romeo et Charles Leclerc chez Sauber », sur nextgen-auto.com, (consulté le 23 novembre 2017)
  17. Emmanuel Touzot, « Charles Leclerc portera le numéro 16 en Formule 1 », sur nextgen-auto.com, (consulté le 5 décembre 2017).
  18. Formula on Management, « Leclerc to replace Raikkonen at Ferrari for 2019 », sur formula1.com, (consulté le 11 septembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]