Équipe Nationale Belge

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Équipe nationale belge
Écurie nationale belge
Logo
Discipline Formule 1
Formule 2
Sport-prototype
Grand tourisme
Localisation Drapeau : Belgique Belgique
Dirigeants et pilotes
Président Drapeau : Belgique Jacques Swaters
Drapeau : Belgique Pierre Stasse
Pilotes Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
Drapeau : Belgique Johnny Claes
Drapeau : Belgique Lucien Bianchi
Drapeau : Belgique Alain de Changy
Drapeau : Belgique Willy Mairesse
Drapeau : Belgique André Pilette
Drapeau : Belgique Paul Frère
Drapeau : Belgique Roger Laurent
Drapeau : Belgique Gilberte Thirion
Drapeau : Belgique Claude Dubois
Drapeau : Belgique Freddy Rousselle
Caractéristiques techniques
Châssis Ferrari, Cooper, Emeryson, Lotus, ENB
Moteurs Ferrari, Climax, Maserati
Pneumatiques Dunlop
Résultats
Début GP de Monaco 1959
Dernière course GP d'Allemagne 1962
Courses disputées 1
Points marqués 0
Titres constructeurs 0
Titres pilotes 0
Victoires 0
Podiums 0
Pole positions 0
Meilleurs tours en course 0

L’Équipe nationale belge (également appelée Écurie nationale belge ou simplement ENB) est une écurie de Formule 1 et de voitures de sport belge en activité de 1955 à 1962. Fondée par Jacques Swaters et Johnny Claes, dirigée par Pierre Stasse, elle résulte de la fusion de l'Écurie Francorchamps et de l'Écurie Belge.

Historique[modifier | modifier le code]

Tout commence en 1955 par l'engagement d'une Ferrari 750 Monza au Grand Prix de Dakar pour voiture de sports ; Jacques Swaters se classe cinquième du classement général et remporte sa catégorie. Suivent d'autres courses ponctuées par des places d'honneur (Francorchamps, Rouen, Chimay, Suède...) ainsi que des courses de côte ; Gilberte Thirion est victorieuse sur Porsche 550 en 1956.

En 1955, au Grand Prix de Belgique de Formule 1, une Ferrari 625 est engagée pour Olivier Gendebien qui déclare finalement forfait[1]. Lors de l'épreuve suivante, aux Pays-Bas, la Ferrari 625 F1 (un châssis Ferrari 500 avec un moteur 2.5 l de l'Écurie Francorchamps) est engagée pour Johnny Claes[2],[3]. Seizième et dernier des qualifications, il termine onzième et dernier de l'épreuve, avec douze tours de retard sur le vainqueur Juan Manuel Fangio[4],[5],[6].

L'équipe s'illustre en Endurance, notamment avec la troisième place des 24 Heures du Mans en 1955 et 1962 et deux quatrièmes places en 1956 et 1957. Cette même année, l'équipage Bianchi/Harris remporte la catégorie 2 litres avec une Ferrari 500 TRC. L'équipage Dubois/Harris remporte également la catégorie 1.3 litre en 1962.

En 1959, l'ENB débute en Formule 2 avec Alain de Changy, André Pilette, André Milhoux, Lucien Bianchi, Olivier Gendebien, Willy Mairesse, Paul Frère et Mauro Bianchi au volant d'une Cooper T51 jaune. L'équipe se classe troisième à Pau, cinquième à Charade, quatrième et cinquième à Zeltweg en 1959 et, en 1960 (troisième et cinquième à Syracuse, cinquième et sixième à Bruxelles, sixième à Pau, troisième à Chimay, et deuxième à Montlhéry.

En 1960, au Grand Prix de Belgique de Formule 1, l'ENB engage une Cooper T45 pour Lucien Bianchi qui finit la course sixième et dernier et marque un point, le nouveau règlement de 1960 attribuant un point au sixième au détriment de l'auteur de la pole position[7],[8],[9],[10],[11]. Une autre source (Chris van de Wiele dans son ouvrage L'Histoire des Bianchi) indique que cette Cooper T45 a été engagée par l'écurie Fred Tuck cars[12]. Lors des Grands Prix suivants, en France puis en Grande-Bretagne, Bianchi roule pour le compte de Fred Tuck Cars au volant de la Cooper T45[12],[13].

En 1961, l’écurie acquiert trois châssis nus Emeryson, sur lesquels sont installés des moteurs Maserati mais Bianchi et Gendebien les accidentent à Pau. On revoit par la suite ces voitures aux mains de Willy Mairesse et de plusieurs autres pilotes dans le cadre de quelques courses hors-championnat mais l'équipe est loin d'être compétitive.

L'équipe loue ensuite deux Lotus 18 à deux pilotes privés tout en conservant les Emeryson. Pendant l'hiver 1961, l'ENB redessine complètement les Emeryson. Lucien Bianchi conduit une Lotus 18/21 au Grand Prix de Belgique 1962 puis, à Pau, une Emeryson 61 qu'il accidente. L’équipe participe au Grand Prix d'Allemagne au Nürburgring. Bianchi, au volant de l'ENB F1 basée sur les Emeryson, termine loin derrière et l'écurie se retire de la compétition.

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Résultats de l'Équipe Nationale Belge en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés Points inscrits Classement
1955 Drapeau : Belgique Équipe Nationale Belge Ferrari 625
Ferrari 500
Ferrari 4 en ligne Englebert Drapeau : Belgique Olivier Gendebien[1]
Drapeau : Belgique Johnny Claes[3]
Forfait
1
- -
1959 Drapeau : Belgique Équipe Nationale Belge Cooper T51 Climax 4 en ligne Dunlop Drapeau : Belgique Lucien Bianchi
Drapeau : Belgique Alain de Changy
0 0 Non engagé
1960 Drapeau : Belgique Équipe Nationale Belge
Fred Tuck Cars
Cooper T45 Climax 4 en ligne Dunlop Drapeau : Belgique Lucien Bianchi 1 1 Non engagé
1961 Drapeau : Belgique Équipe Nationale Belge Emeryson 61
Emeryson 61
Lotus 18
Maserati 4 en ligne
Climax 4 en ligne
Climax 4 en ligne
Dunlop Drapeau : Belgique Lucien Bianchi
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
Drapeau : Belgique Willy Mairesse
Drapeau : Belgique André Pilette
2 0 Non engagé
1962 Drapeau : Belgique Équipe Nationale Belge Lotus 18/21
ENB F1
Climax 4 en ligne
Maserati 4 en ligne
Dunlop Drapeau : Belgique Lucien Bianchi 2 0 10e

Résultats en championnat du monde de Formule 2[modifier | modifier le code]

Résultats de l'écurie nationale belge en championnat du monde de Formule 2
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés Points inscrits Classement
1959 Drapeau : Belgique Équipe Nationale Belge Cooper T51 Climax 4 en ligne Dunlop Drapeau : Belgique Lucien Bianchi
Drapeau : Belgique André Pilette

Drapeau : Belgique André Milhoux

Drapeau : Belgique Olivier Gendebien

10 0 Non classé
1960 Drapeau : Belgique Équipe Nationale Belge Cooper T51
Climax 4 en ligne
Dunlop Drapeau : Belgique Lucien Bianchi
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
Drapeau : Belgique Mauro Bianchi
Drapeau : Belgique Paul Frère
15 14

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Belgique 1955 engagés », sur statsf1.com (consulté le 23 décembre 2020)
  2. Gianni Rogliatti, Ferrari "Ecurie Garage Francorchamps", Milan, Narda Editore, , 243 p., p.24
  3. a et b « PAYS-BAS 1955 engagés », sur statsf1.com (consulté le 23 décembre 2020)
  4. « Pays-Bas 1955 - Qualification », sur statsf1.com (consulté le 23 décembre 2020)
  5. « Pays-Bas 1955 - Classement », sur statsf1.com (consulté le 23 décembre 2020)
  6. (en) « Career details – the racing career of Johnny Claes », sur driverdb.com (consulté le 23 décembre 2020)
  7. (en) « Lucien Bianchi and the ENB-née-Emeryson », sur forix.autosport.com (consulté le 10 juin 2010)
  8. (en) « Career details – the racing career of Lucien Bianchi », sur driverdb.com (consulté le 23 décembre 2020)
  9. « BELGIQUE 1960 engagés », sur statsf1.com (consulté le 23 décembre 2020)
  10. « BELGIQUE 1960 classement », sur statsf1.com (consulté le 23 décembre 2020)
  11. (en) « 1960 Grand Prix of Belgium. 19 June - Spa-Francorchamps: 507.60 km (14.10 km x 36 laps) », sur www.silhouet.com (consulté le 10 juin 2010)
  12. a et b Chris van de Wiele, L'Histoire des Bianchi, Benoit Delièe, , 320 p., p.53
  13. « Lucien Bianchi Engagements », sur statsf1.com (consulté le 23 décembre 2020)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Christophe A. Gaascht et Claude Yvens, ENB : L'étonnante aventure de l'équipe nationale belge, Éditions Benoît Deliège, , 188 p. (ISBN 2960101901 et 978-2960101904)

Chris Van de Wiele, L'Histoire des Bianchi, Editions Benoît Deliège, 2018, 319 p.