Jules Bianchi

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Jules Bianchi
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Jules Bianchi en 2012.

Nom complet Jules Lucien André Bianchi
Date de naissance
Lieu de naissance Nice, France
Date de décès (à 25 ans)[1]
Lieu de décès Nice, France
Nationalité Drapeau de France Français
Années d'activité 2013-2014
Qualité Pilote automobile en monoplace
Numéro 17
Équipe Drapeau : Russie Marussia F1 Team
Nombre de courses 34
Pole positions 0
Meilleurs tours en course 0
Podiums 0
Victoires 0
Site web jules-bianchi.com

Jules Bianchi, né le à Nice et mort le dans la même ville, est un pilote automobile français. Issu d'une célèbre famille du sport automobile, il est le petit-fils de Mauro Bianchi et le petit-neveu de Lucien Bianchi, deux pilotes qui se sont illustrés tout au long des années 1960 sous les couleurs de la Belgique.

Soutenu par la Scuderia Ferrari depuis 2009, Bianchi s'illustre dans les formules de promotion avant de rejoindre Marussia F1 Team en Formule 1 en 2013. Il marque les seuls points de l'histoire de cette écurie en prenant la neuvième place du Grand Prix de Monaco 2014. Sa carrière en Formule 1 est brusquement interrompue après un grave accident survenu au Grand Prix du Japon, le 5 octobre 2014. Dans le coma durant plus de neuf mois, il meurt le 17 juillet 2015 des suites de ses blessures.

Biographie[modifier | modifier le code]

Karting et débuts en monoplace[modifier | modifier le code]

Auteur d'une belle carrière en karting où il remporte notamment, en 2006, le titre Super-ICC des WSK - International Series italiennes, Jules Bianchi effectue ses débuts en automobile lors de la saison 2007 dans les championnats de France et d'Europe de Formule Renault. Depuis 2006, il est managé par Nicolas Todt, le fils de Jean Todt. En 2007, il devient le premier pilote depuis Alain Prost à devenir champion de France de Formule Renault dès sa première saison en sport automobile.

L'année suivante, il rejoint le championnat de Formule 3 Euro Series au sein de l'écurie ART Grand Prix codirigée par Nicolas Todt où il a pour équipiers l'autre débutant, Jon Lancaster ainsi que les James Jakes et Nico Hülkenberg. Auteur de performances encourageantes, il obtient son premier succès au mois d'août, à Zolder, lors des Masters de Formule 3, épreuve de prestige hors-championnat[2], et termine troisième du championnat.

En 2009, il poursuit avec l'écurie ART Grand Prix en Formule 3 Euro Series et devient, le 11 octobre, sur le circuit de Dijon, champion alors qu'il reste encore deux courses à disputer au championnat[3]. Il participe également, en tant que pilote invité ne marquant pas de points, au championnat de Grande-Bretagne de Formule 3 où il gagne deux courses et termine une fois deuxième.

GP2 Series et Formule Renault 3.5 Series[modifier | modifier le code]

Bianchi à Monza en 2011.

En 2010, il monte en GP2 Series, toujours au sein d'ART Grand Prix et termine troisième du championnat ; parallèlement, il se classe douzième des GP2 Asia Series[4]. L'année suivante, pour sa deuxième saison en GP2 Series, s'il connaît une première moitié de saison difficile avec des accrochages et des disqualifications, il termine néanmoins les dix dernières courses dans les points ce qui lui permet de terminer à nouveau troisième du championnat.

En 2012, il devient troisième pilote chez Force India en Formule 1 et devient vice-champion en Formula Renault 3.5 Series avec l'écurie française Tech 1 Racing.

Pilote d'essai en Formule 1[modifier | modifier le code]

Il réalise ses premiers essais en Formule 1 sur Ferrari les 1er et 2 décembre 2009 sur le circuit de Jerez[5]. Lors de sa première journée au volant de la Ferrari F60, il réalise le cinquième temps à 468 millièmes du meilleur temps d'Andy Soucek sur Williams FW32 ; lors de la seconde journée, il réalise le neuvième temps à s 868 de Gary Paffett sur McLaren MP4-24[6]. La Scuderia annonce à cette occasion avoir signé un contrat à long terme avec le pilote français qui devient le premier pilote de la filière « jeunes talents » de l'écurie transalpine[7].

En 2011, après le licenciement de Luca Badoer, il devient pilote d'essai pour la Scuderia Ferrari[8]. Le 15 septembre, Bianchi est confronté à Sergio Pérez pour une évaluation au volant de la Ferrari F60 et le bat de 437 millièmes de seconde.

Le 27 janvier 2012 Force India confirme Jules Bianchi en tant que troisième pilote ; il participe à neuf séances d'essais du vendredi matin lors du championnat où il fait bonne impression face aux titulaires.

2013 : débuts en Formule 1 avec Marussia[modifier | modifier le code]

Jules Bianchi lors du Grand Prix de Malaisie 2013.

Jules Bianchi, qui devait initialement rejoindre Force India, est écarté durant l'intersaison au profit d'Adrian Sutil. Le 1er mars 2013, grâce au soutien de Ferrari, il est officialisé chez Marussia F1 Team où il remplace le Brésilien Luiz Razia dont le contrat a été rompu plus tôt dans la journée faute d'apport de budget complémentaire[9].

En Malaisie, il termine treizième et bat pour la seconde fois consécutive son coéquipier ainsi que les deux Caterham, aussi bien en qualification qu'en course. Lors du Grand prix de Bahreïn, Jules Bianchi, bien que battu par Charles Pic, a néanmoins, comme depuis le début de l'année dominé son équipier. À Monaco, il abandonne pour la première fois de la saison après une sortie de piste à Sainte Dévote causée par un problème de freins. À partir de la mi-saison, il connaît quelques courses plus délicates à cause d'une monoplace moins fiable et moins performante.

Lors du Grand Prix de Belgique, Jules Bianchi et son coéquipier Max Chilton accèdent ensemble pour la première fois à la deuxième phase des qualifications et se classent quinzième et seizième sur la grille de départ ; il termine dix-huitième de l'épreuve. Au Grand Prix de Corée du Sud, il prolonge son contrat d'un an avec Marussia et finit seizième de la course.

Il termine dix-neuvième du championnat du monde des pilotes avec aucun point, son meilleur résultat étant une treizième place.

2014 : deuxième saison avec Marussia[modifier | modifier le code]

Lors du Grand Prix de Chine, Jules Bianchi bat son équipier pour la première fois de la saison sur l'intégralité du weekend. En se classant neuvième du Grand Prix de Monaco malgré deux pénalités en course, il inscrit ses premiers points en Formule 1, les premiers de son écurie Marussia F1 Team depuis ses débuts en championnat du monde.

En Grande-Bretagne, il réalise la meilleure qualification de sa carrière en partant douzième ; le lendemain il termine quatorzième de l'épreuve. Lors du Grand Prix de Belgique après la pause estivale, Bianchi, qui accède à la deuxième phase des qualifications grâce à une seizième place sur la grille, abandonne en fin d'épreuve.

Accident de Suzuka et décès[modifier | modifier le code]

Le 5 octobre 2014, au quarante-troisième tour de course du Grand Prix du Japon, sous une pluie battante, il percute une dépanneuse qui dégageait la Sauber d'Adrian Sutil[10],[11]. Évacué du circuit inconscient, il est transporté à l'hôpital universitaire de Mie, à 15 kilomètres de Suzuka où il est opéré d'un hématome au cerveau[12]. Les circonstances de l'accident créent une forte polémique[13].

Le 6 octobre 2014, le responsable de la communication de la FIA annonce que Bianchi souffre de lésion axonale diffuse. Toujours inconscient, Bianchi est sorti du coma artificiel dans lequel il a été placé peu après l'accident et respire sans assistance. Il est transféré dans l'unité de soins intensifs du Centre hospitalier universitaire de Nice le 19 novembre, puis, le 30 décembre, dans le service de rééducation[14],[15].

Après plus de neuf mois passés dans un coma profond, Jules Bianchi meurt des suites de cet accident à Nice, le 17 juillet 2015[16]. C'est le premier accident mortel survenu en course lors d'un Grand Prix de Formule 1 depuis le Grand Prix de Saint-Marin 1994 et la mort d'Ayrton Senna[17].

À la suite de cette tragédie, la FIA décide de retirer son numéro permanent, le no 17. La cérémonie religieuse et son inhumation ont eu lieu le 21 juillet 2015 en la Cathédrale Sainte-Réparate de Nice[18]. Le 26 juillet 2015, lors du Grand Prix de Hongrie 2015 à Budapest, un hommage lui est rendu et une minute de silence est observée avec tous les pilotes de Formule 1. Sebastian Vettel, vainqueur du Grand Prix, lui dédie sa victoire.

Carrière avant la Formule 1[modifier | modifier le code]

Résultats en GP2 Series[modifier | modifier le code]

Saison Écurie Courses disputées Pole positions Victoires Podiums Points inscrits Classement
2010 ART Grand Prix 17 3 0 4 52 3e
2011 Lotus ART GP 18 1 1 6 53 3e

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Podiums Abandons Records du tour Points inscrits Classement
2013 Marussia F1 Team MR02 Cosworth V8 Pirelli 19 0 0 0 3 0 0 19e
2014 Marussia F1 Team MR03 Ferrari V6 Pirelli 15 0 0 0 4 0 2 17e

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jules Bianchi, une trajectoire brisée » (consulté le 18 juillet 2015)
  2. (en) Bianchi wins F3 Masters at Zolder - autosport.com, 10 août 2008
  3. Bianchi gagne et devient champion ! - F1-action.net, 11 octobre 2009
  4. Jules Bianchi confirmé chez ART en GP2 - F1-action.net, 13 octobre 2009
  5. Jules Bianchi en piste avec Ferrari - F1-live.com, 20 novembre 2009
  6. Ferrari : Bianchi a tourné - Eurosport, 1er décembre 2009
  7. Bianchi premier de cordée - L'Équipe, 18 décembre 2009
  8. Jules Bianchi pilote d’essai Ferrari en 2011 - Nextgen-Auto.com, 11 novembre 2010 (voir archive)
  9. .Bianchi remplace Razia - ESPN F1, 1er mars 2013
  10. Olivier Ferret, « Inquiétude autour de Jules Bianchi », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ (consulté le 5 octobre 2014)
  11. Basile Davoine, « Inconscient, Jules Bianchi est évacué à l'hôpital », sur toileF1.com,‎ (consulté le 5 octobre 2014)
  12. Olivier Ferret, « Bianchi opéré d'un hématome au cerveau », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ (consulté le 5 octobre 2014)
  13. « Formule 1 : mort du pilote français Jules Bianchi », sur lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 18 juillet 2015)
  14. « F1: Jules Bianchi est sorti du coma »,‎ (consulté le 19 novembre 2014)
  15. Olivier Ferret, « F1 - Officiel : Situation inchangée pour Bianchi mais une thérapie va commencer. Jules est toujours inconscient, mais capable de respirer sans aide. », sur nextgen-auto.com,‎ (consulté le 31 décembre 2014)
  16. « Le pilote de F1 Jules Bianchi a perdu « sa bataille » contre la mort », Libération/AFP,‎
  17. « Les 35 pilotes de F1 victimes de leur passion » (consulté le 18 juillet 2015)
  18. Obsèques de Jules Bianchi : Vettel, Hamilton et la F1 disent adieu au petit prince

Liens externes[modifier | modifier le code]

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