Jules Bianchi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bianchi.
Jules Bianchi
{{{alternative}}}

Jules Bianchi en 2012.

Nom complet Jules Lucien André Bianchi
Date de naissance
Lieu de naissance Nice, France
Date de décès (à 25 ans)[1]
Lieu de décès Nice, France
Nationalité Drapeau de France Français
Années d'activité 2013 - 2014
Qualité Pilote automobile en monoplace
Numéro 17
Équipe Drapeau : Russie Marussia F1 Team
Nombre de courses 34
Pole positions 0
Meilleurs tours en course 0
Podiums 0
Victoires 0
Site web jules-bianchi.com

Jules Bianchi, né le à Nice et mort le dans la même ville, est un pilote automobile français. Issu d'une célèbre famille du sport automobile, il est le petit-fils de Mauro Bianchi et le petit-neveu de Lucien Bianchi, deux pilotes qui se sont illustrés tout au long des années 1960 sous les couleurs de la Belgique. Il participe à 34 Grands Prix de Formule 1 entre 2013 et 2014.

Après des débuts en karting remarqués, Jules Bianchi passe à la monoplace en 2007. Dès sa première année, il est sacré champion de France de Formule Renault. La saison suivante, il termine troisième des Formule 3 Euro Series avec une victoire prestigieuse aux Masters de Formule 3. En 2009, sacré champion de Formule 3 Euro Series, il reçoit le soutien de la Scuderia Ferrari qui l'intègre dans son académie de jeunes pilotes. En 2010, il s'engage en GP2 Series, l'antichambre de la Formule 1. Pour sa première année, très régulier, il termine troisième du championnat. Toujours en GP2 en 2011, il parvient, malgré un début de saison compliqué, à renverser la situation et à terminer à nouveau à la troisième place finale.

La saison suivante, il passe en Formula Renault 3.5 Series, antichambre alternative de la Formule 1, et devient pilote de réserve de Force India. Après une dernière course controversée, il termine vice-champion. Sans volant en Formule 1 chez Force India pour la saison 2013 car Adrian Sutil lui a ravi sa place, il est placé peu avant le premier Grand Prix de la saison au sein de la modeste écurie Marussia F1 Team par la Scuderia Ferrari. Au volant d'une monoplace peu compétitive avec laquelle il évolue en fond de grille, Bianchi domine assez largement son coéquipier également novice, et obtient pour meilleur résultat en Grand Prix une treizième place.

En 2014, toujours avec Marussia, il marque les seuls points de l'histoire de l'écurie en prenant la neuvième place du Grand Prix de Monaco. Sa carrière en Formule 1 est brusquement interrompue après un grave accident causé par une collision sous une pluie battante entre sa monoplace et une dépanneuse au Grand Prix du Japon, le . Dans le coma durant plus de neuf mois, il meurt le des suites de ses blessures. C'est le premier accident mortel en Formule 1 depuis celui d'Ayrton Senna au Grand Prix de Saint-Marin 1994. Lors de ses funérailles, de nombreuses personnalités du sport automobile rendent un dernier hommage à un pilote « fauché en pleine ascension ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Karting et débuts en monoplace[modifier | modifier le code]

Né le à Nice, Jules Bianchi, à l'âge de trois ans et demi, demande et insiste à plusieurs reprises pour essayer son premier karting sur la piste de la Siesta, à Antibes, où roulait auparavant Alain Prost[2]. Très vite, son père accepte, et le jeune Bianchi s'adapte très rapidement au fonctionnement des karts, en quelques tours[2]. À la fin des années 1990, le jeune français roule en karting sur le circuit des Trois-Lacs à Piégut, appartenant à ses parents[3]. Par la suite, c'est la ville de Brignoles qui voit le jeune Français grandir et faire ses gammes sur le circuit de karting de la ville, propriété de ses parents. À onze ans, à la sortie de l'école, il y est défié par Michael Schumacher, alors triple champion du monde de Formule 1, mais il est logiquement battu[4],[5]. Il participe à son premier championnat de karting sept ans plus tard, mais les premières courses sont décevantes, notamment à cause d'un matériel trop limité[6], mais ces déceptions font « décupler sa motivation » et parvient à décrocher ses premières victoires[2]. Par la suite, les résultats satisfaisants du Français l'amènent au niveau national et continental, et s'illustre notamment lors de l'année 2004, où il est sacré champion de France de karting junior et vice-champion d'Europe junior[7],[8]. Il continue ses succès les années suivantes, avec notamment pour meilleures performances, le titre de champion d'Asie-Pacifique en 2005[9], puis la deuxième place finale en Coupe du monde de karting l'année suivante[8],[10]. Ces résultats amènent Nicolas Todt, manager de Felipe Massa, à devenir le manager du jeune Bianchi, alors 17 ans, à la fin 2006[11].

Jules Bianchi à Hockenheim, en Formule 3 Euro Series 2009.

Jules Bianchi effectue ses débuts en monoplace lors de la saison 2007 dans le championnat de France, et à quelques courses du championnat d'Europe. Dans le championnat de France, la lutte pour le titre se résume rapidement à un duel entre Bianchi et Mathieu Arzeno[12]. Le Niçois parvient à prendre les devants sur son rival avec cinq victoires en treize courses[13], et est sacré plus jeune champion de France de Formule Renault de l'histoire[14], ainsi que le premier pilote depuis Alain Prost à devenir champion de France de Formule Renault dès sa première saison en sport automobile[15].

L'année suivante, il rejoint le championnat de Formule 3 Euro Series au sein de l'écurie ART Grand Prix codirigée par Nicolas Todt où il a pour équipiers l'autre débutant, Jon Lancaster ainsi que les James Jakes et Nico Hülkenberg. Auteur de performances encourageantes, il obtient son premier succès au mois d'août, à Zolder, lors des Masters de Formule 3, épreuve de prestige hors-championnat[16], et termine troisième du championnat.

En 2009, il poursuit avec l'écurie ART Grand Prix en Formule 3 Euro Series et devient, le 11 octobre, sur le circuit de Dijon, champion alors qu'il reste encore deux courses à disputer au championnat[17]. Il participe également, en tant que pilote invité ne marquant pas de points, au championnat de Grande-Bretagne de Formule 3 où il gagne deux courses et termine une fois deuxième.

En août de cette même année, des rumeurs rapportées par la BBC évoquent que Bianchi pourrait remplacer Luca Badoer, suppléant de Felipe Massa chez Ferrari, gravement blessé à la tête lors du Grand Prix de Hongrie[18]. Son agent, Nicolas Todt, convainc l'écurie italienne de faire participer le Français aux séances d'essais pour les jeunes pilotes organisés début décembre sur le circuit de Jerez. Lors de sa première journée au volant de la Ferrari F60, il réalise le cinquième temps à 468 millièmes du meilleur temps d'Andy Soucek sur Williams FW32. Le lendemain, il réalise le neuvième temps à s 868 de Gary Paffett sur McLaren MP4-24[19]. La Scuderia Ferrari annonce à cette occasion avoir signé un contrat à long terme avec le Français qui est le premier pilote à intégrer la Ferrari Driver Academy, une académie destinée à préparer les meilleures jeunes pilotes à la Formule 1[20].

GP2 Series et Formule Renault 3.5 Series[modifier | modifier le code]

Bianchi à Monza en 2011.

En 2010, il monte en GP2 Series, toujours au sein d'ART Grand Prix et termine troisième du championnat ; parallèlement, il se classe douzième des GP2 Asia Series[21]. L'année suivante, pour sa deuxième saison en GP2 Series, s'il connaît une première moitié de saison difficile avec des accrochages et des disqualifications, il termine néanmoins les dix dernières courses dans les points ce qui lui permet de terminer à nouveau troisième du championnat.

En 2012, il devient troisième pilote chez Force India en Formule 1 et devient vice-champion en Formula Renault 3.5 Series avec l'écurie française Tech 1 Racing.

Pilote d'essais en Formule 1[modifier | modifier le code]

Le , la Scuderia Ferrari annonce qu'elle a engagé Bianchi en tant que pilote essayeur tout en gardant son poste à la Ferrari Driver Academy, en remplacement de Luca Badoer[22].

Quelques jours plus tard, il prend part aux deux journées d'essais pour les jeunes pilotes organisés sur le circuit Yas Marina, à Abou Dabi[23]. Lors de sa première journée au volant de la Ferrari F10, il n'effectue qu'un tour rapide afin de tester de nouvelles pièces en préparation du championnat 2011, et réalise le douzième temps, à 4,2 secondes de la meilleure performance de Daniel Ricciardo (Red Bull RB6). Le lendemain, il améliore son temps et n'est plus qu'à 1,8 seconde de l'Australien[24],[25],[26]. Il déclare n'être « pas encore très à l'aise » avec les monoplaces de Formule 1, mais « commence à acquérir de l'expérience »[27].

Le , la Ferrari Driver Academy confronte Bianchi à Sergio Pérez pour une évaluation au volant de la Ferrari F60. Le Français, qui boucle 24 tours de piste du circuit de Fiorano de plus que le Mexicain, le bat de 437 millièmes de seconde[28].

Le , Force India confirme Jules Bianchi en tant que troisième pilote, aux côtés des titulaires Nico Hülkenberg et Paul di Resta[29]. Il participe à neuf séances d'essais du vendredi matin lors du championnat où il fait bonne impression face aux titulaires, faisant de lui un candidat de choix pour une titularisation chez l'équipe indienne en 2013[30].

Du 11 au 13 septembre de la même année, il participe aux essais réservées aux jeunes pilotes organisés sur le circuit de Nevers Magny-Cours. Au volant d'une Ferrari F2012 lors de la première journée, il réalise 87 tous et le meilleur temps en min 18 s 070, avec cinq dixièmes d'avance sur son proche poursuivant, le Brésilien Luiz Razia. Le lendemain, à bord de la Force India VJM05, il accroît à une seconde son avance et améliore son temps d'une seconde et demi. Enfin, lors de la troisième journée, il domine à nouveau la séance avec la F2012, toujours à une seconde d'avance sur les autres pilotes[31],[32],[33].

2013 : débuts en Formule 1 avec Marussia[modifier | modifier le code]

Photographie d'une monoplace orange blanche et verte, vue de trois-quarts, sur une piste humide.
Jules Bianchi participe aux essais de pré-saison avec Force India.

Durant l'hiver 2013, Jules Bianchi est longtemps en lutte avec Adrian Sutil pour être titulaire chez Force India, ce dernier prenant finalement sa place. En janvier 2013, pourtant, dans un kart aux couleurs de l'équipe indienne, il remporte le Desafio Internacional das Estrelas, une course prestigieuse annuelle organisée par Felipe Massa[34],[35]. Le 1er mars 2013, grâce au soutien de Ferrari, il est officialisé chez Marussia F1 Team où il remplace le Brésilien Luiz Razia dont le contrat a été rompu plus tôt dans la journée faute d'apport de budget complémentaire[36].

Jules Bianchi lors du Grand Prix de Malaisie 2013.

En Malaisie, il termine treizième et bat pour la seconde fois consécutive son coéquipier ainsi que les deux Caterham, aussi bien en qualification qu'en course. Lors du Grand prix de Bahreïn, Jules Bianchi, bien que battu par Charles Pic, a néanmoins, comme depuis le début de l'année dominé son équipier. À Monaco, il abandonne pour la première fois de la saison après une sortie de piste à Sainte Dévote causée par un problème de freins. À partir de la mi-saison, il connaît quelques courses plus délicates à cause d'une monoplace moins fiable et moins performante.

Lors du Grand Prix de Belgique, Jules Bianchi et son coéquipier Max Chilton accèdent ensemble pour la première fois à la deuxième phase des qualifications et se classent quinzième et seizième sur la grille de départ ; il termine dix-huitième de l'épreuve. Au Grand Prix de Corée du Sud, il prolonge son contrat d'un an avec Marussia et finit seizième de la course.

Le pilote français termine à la 19e place finale du championnat des Pilotes 2013, avec aucun point et pour meilleur résultat, une treizième place, devançant son coéquipier Max Chilton, 23e ; son écurie russe Marussia F1 Team termine à la dixième et l'avant-dernière place du championnat des Constructeurs[37].

2014 : deuxième saison avec Marussia[modifier | modifier le code]

Un début de saison mouvementé par les accidents et problèmes techniques[modifier | modifier le code]

En 2014, Cosworth s'étant retiré de la Formule 1, Marussia bénéficie d'un partenariat moteur avec Ferrari. Toutefois, l'avenir de l'écurie russe semble incertain lors de l'intersaison. En effet, le propriétaire de Marussia, Andreï Cheglakov, tente sans succès d'acheter les parts de Toto Wolff dans l'écurie Williams, puis envisage de fusionner son équipe avec l'écurie suisse Sauber. L'inscription de Marussia au championnat 2014 n'est confirmée que début février, l'écurie ayant payé au dernier moment les 378 000 euros de droits d'inscription[38],[39].

La nouvelle monoplace, la MR03, effectue peu de roulage lors des essais hivernaux en raison du retard pris sur l'assemblage de la voiture et d'un cheval de Troie qui a paralysé les systèmes informatiques de l'écurie de Banbury[40],[41]. Néanmoins, Marussia, qui dispose du plus modeste budget du plateau, espère « entrer en Q2 régulièrement et ce grâce au facteur performance » lors des qualifications et marquer régulièrement des points cette saison[42],[43]. Les observateurs estiment que l'écurie russe a beaucoup progressé, notamment grâce à une monoplace améliorée, un nouveau moteur et un duo de pilotes inchangé : le pilote McLaren Racing Jenson Button pense même que « les gens vont être surpris à quel point ils seront compétitifs »[44].

Après l'adoption par la Fédération internationale de l'automobile de la règle sur les numéros permanents en Formule 1[45], Jules Bianchi choisit les numéros 7, 27 et 77. Cependant, ces numéros reviennent à Kimi Räikkönen, Nico Hülkenberg et Valtteri Bottas, ces derniers étant mieux classés que le Français au championnat du monde des pilotes 2013. Finalement, il obtient le no 17[46],[47].

Lors de la manche inaugurale, disputée en Australie, Bianchi se qualifie en dix-huitième position en min 34 s 794, devancé d'une demi-seconde par son équipier, en raison de problèmes électroniques et de boite de vitesses[48],[49]. Le lendemain, les deux pilotes, perturbés par des coupures de moteur, s’élancent depuis la voie des stands du circuit de l'Albert Park. Bianchi, dont le problème de moteur persiste sur sa monoplace, retourne aux stands dès le début de l'épreuve, et repart avec six tours de retard sur les leaders de l'épreuve. Non classé, il termine finalement à huit tours du vainqueur Nico Rosberg (Mercedes). S'il ne s'attendait « pas à rouler » en course, eu égard à l'inquiétant problème de sa monoplace, le Français est satisfait d'avoir accumuler les kilomètres afin de recueillir un maximum de données sur le groupe propulseur Ferrari[50],[51].

Quinze jours plus tard, il arrive sur le circuit international de Sepang en Malaisie dans un état fiévreux, souffrant d'une angine et d'un mal de gorge intense, ce qui le contraint à ne pas participer à la conférence de presse des pilotes organisé le mercredi. Il reste finalement cloué au lit pendant quatre jours et, n'arrivant pas à boire, perd 1,5 kilogramme[52],[53]. Lors des qualifications, disputées sous la pluie, Jules Bianchi, auteur du dix-neuvième temps en min 2 s 702, se montre plus rapide que son équipier d'une seconde et sept dixièmes, et devance les deux Caterham CT05 de Kamui Kobayashi et Marcus Ericsson[54]. Sa course tourne court puisque dans le virage n°4 du premier tour, son pneu arrière gauche est percuté par la Toro Rosso de Jean-Éric Vergne. Ne pouvant plus freiner, Bianchi percute alors par l'extérieur la Lotus du Vénézuélien Pastor Maldonado. Les deux Français sont contraints à rentrer aux stands et le pilote Marussia écope d'un stop-and-go de cinq secondes pour son accrochage avec Maldonado. Il abandonne finalement au bout de huit tours[55]. Bianchi s'avère frustré et désigne son compatriote comme le responsable de son abandon, alors qu’il avait réussi à dépasser quelques concurrents malgré un mauvais départ. Vergne reconnait sa faute en expliquant qu'il était coincé entre le pilote Marussia et une Caterham et qu'il s'est montré trop ambitieux de pouvoir doubler ces deux monoplaces[56],[57].

Photo de profil droit d'une monoplace rouge aux flancs noirs, sur un circuit, en nocturne
À Sakhir, Jules Bianchi, victime d'un accrochage avec Sutil, termine à un tour du vainqueur Lewis Hamilton et est devancé par Max Chilton pour la troisième fois consécutive.

La semaine suivante, lors du Grand Prix de Bahreïn, Bianchi pointe à la seizième place qualificative, synonyme de passage en Q2, mais quatre pilotes améliorent leur temps et le font rétrograder à la vingtième position, devançant Ericsson et Chilton pour quatre dixièmes, mais derrière Kobayashi pour 225 millièmes. « Très content » de son meilleur tour, il avoue cependant souffrir d'une perte de puissance en ligne droite, le pénalisant de trois dixièmes par rapport à son coéquipier[58],[59]. Lors de la course, disputée de nuit, il prend un bon départ et se retrouve seizième à l'issue du premier tour, mais, dix-sept boucles plus loin, il est impliqué dans un accrochage avec la Force India d'Adrian Sutil, obligeant ce dernier à abandonner et le Français à changer son pneu arrière gauche. Les commissaires de course jugent le pilote Marussia responsable de la collision et lui infligent un drive-through et un retrait de deux points sur son permis, tandis que ce dernier rejette la faute sur Sutil[note 1]. Pénalisé par un plancher endommagé, ce qui entraîne une perte d'appui et complique la maîtrise de la Marussia MR03, le Français termine sa première course de la saison en seizième et avant-dernière position, à un tour des autres pilotes[60],[61].

Au Grand Prix de Chine, disputé sur le circuit international de Shanghai, Bianchi espère « avoir un peu plus de chance » que lors des précédents Grands Prix. Malgré un problème au niveau du système de carburant qui le fait manquer la majeure partie de la première séance d'essais libres du vendredi, il effectue le dix-neuvième temps des qualifications en min 59 s 326, battu de 66 millièmes par Kobayashi, mais devançant Ericsson et Chilton d'environ une seconde et demi[62],[63]. Pendant la course, il se bat tout au long de l'épreuve face à la Caterham du Japonais : les deux se dépassent régulièrement mais Kobayashi prend l'avantage à deux virages de l'arrivée. Cependant, les résultats de la course, bien prévue sur une distance initiale de 56 tours, prennent en compte le classement établi au cinquante-quatrième tour, le drapeau à damier ayant été abaissé par erreur à l’issue du cinquante-cinquième tour. Dès lors, le dépassement de Kobayashi sur Bianchi n'est pas pris en considération et ce dernier se classe dix-septième de l'épreuve, à un tour du vainqueur Lewis Hamilton, mais devançant Max Chilton, dix-neuvième à l'arrivée, sur l’intégralité du weekend de Grand Prix pour la première fois de la saison. Le Français estime alors que « c'est un gros soulagement » que de terminer de si bonne manière les quatre premiers Grands Prix de cette saison, d'autant qu'il s'agit de sa « première course sans problème »[64],[65].

Des performances accrues et un exploit à Monaco[modifier | modifier le code]

Alors que débute la saison européenne en Espagne, Marussia annonce que l'ingénieur de course de Bianchi depuis sont arrivée en 2013, Paul Davison, est nommé à la tête du secteur performance de l'écurie russe, et est remplacé par Francesco Nenci, un ancien collaborateur de l'écurie Sauber. L'équipe de Banbury explique toutefois que les deux hommes travaillent ensemble le temps du Grand Prix d'Espagne. En outre, la Marussia MR03 bénéficie d'améliorations aérodynamiques[66]. En qualifications, le Français, dix-neuvième de la séance en min 30 s 177, domine les Caterham mais est battu par Max Chilton pour six dixièmes, ce qui constitue la deuxième défaite en qualifications face à son coéquipier, la première depuis le Grand Prix du Japon 2013. Il explique cet écart par un freinage tardif et un blocage de roue au virage n°10 du circuit de Barcelone. En course, Bianchi s'élance de la dix-huitième position sur la grille en raison d'une pénalité de dix places infligée à Jean-Éric Vergne en raison d'une sortie des stands avec une roue mal fixée lors des qualifications[67],[68]. Ayant pour objectif de suivre le rythme des pilotes Sauber, le Niçois tient à l'écart son équipier et les Caterham mais l'écart de performance avec l'écurie suisse reste néanmoins conséquent (en moyenne 0,3 à 1,1 seconde par tour), et termine finalement dix-huitième à deux tours du vainqueur, Lewis Hamilton. Il se montre alors optimiste et déclare que le moment de battre les Sauber « viendra », peut-être à Monaco, où il espère avoir « une meilleure opportunité »[69],[70].

Deux jours après ce Grand Prix, le Français prend part à la seconde des deux journées d'essais organisés à Barcelone ; il effectue un total de 55 tours et obtient le sixième temps de la séance, en min 27 s 718[71].

La manche monégasque arrive deux semaines après le Grand Prix d'Espagne. Bianchi domine Chilton, Kamui Kobayashi et Marcus Ericsson et réalise le dix-neuvième temps qualificatif en min 19 s 332. Le Français effectue ce temps avec son premier train de pneumatiques et ne bénéficie pas d'une piste claire lorsqu'il utilise un nouveau train de pneumatiques neufs, sans cela, il estime qui'il « aurait pu aller chercher les Sauber, voire la Q2 »[72],[73]. Cependant, il est contraint de s'élancer depuis la vingt-et-unième place sur la grille, en raison du changement de sa boîte de vitesses et du départ d'Ericsson depuis la voie des stands, sanction conséquente à son accrochage avec Felipe Massa en qualifications[74]. En course, Pastor Maldonado, victime d'une défaillance de pompe à essence, ne prend pas le départ ; perturbés par son absence sur la grille, Bianchi, Max Chilton et Esteban Gutiérrez ne se placent pas sur le bon emplacement et sont pénalisés d'un stop-and-go de cinq secondes lors de leur premier changement de pneumatiques. Malgré un mauvais départ, le Français se retrouve seizième à la fin du premier tour. Les abandons successifs de Sebastian Vettel, de Daniil Kvyat, d'Adrian Sutil, de Jean-Éric Vergne, de Valtteri Bottas et de Gutiérrez, ainsi que la domination de ses concurrents directs et de Romain Grosjean lui permettent de se hisser à la dixième place au soixantième tour. Il profite ensuite des déboires de Kevin Magnussen et de Kimi Räikkönen pour franchir la ligne d'arrivée en huitième position, à un tour de Rosberg. Toutefois, il est pénalisé de cinq secondes pour avoir effectué son stop-and-go sous le régime de la voiture de sécurité, déployée entre le vingt-sixième et le trentième tour, et est relégué à la neuvième place finale, marquant ainsi ses deux uniques points en Formule 1, les premiers également pour Marussia[75],[76].

Cette performance inédite pour la plus petite écurie du plateau vaut à Bianchi de nombreuses félicitations de la part des autres acteurs de la Formule 1. Très fier de ce résultat, il déclare : « Quelle course et quel résultat pour toute l'équipe. Je suis tout simplement heureux, mais tout d'abord je dois rendre hommage à tout le monde chez Marussia F1 Team pour avoir rendu cela possible. Personne ne sait quelle quantité de travail et de détermination va dans nos courses. Ce n'était pas une course facile, il y eu quelques hauts agréables sur le chemin, mais également quelques moments inquiétants. Ce qui compte à la fin est que nous sommes arrivés là et que nous pouvons savourer les hauts pendant longtemps »[77]. Pour son manager, Nicolas Todt, « c'est un semi-exploit », et il espère dès lors en profiter pour lui permettre d'intégrer une écurie capable de marquer régulièrement des points[78]. Cette performance réaffirme la reconnaissance de ses pairs, comme son ami le double champion du monde Fernando Alonso : « C'est fantastique et je suis heureux pour lui. Jules n'est pas seulement un membre de la Ferrari Academy, c'est aussi un ami. Nous passons souvent du temps ensemble à Maranello, nous jouons au foot, nous faisons du vélo, parfois nous voyageons ensemble vers certains circuits. Je suis fier de lui et de ce que ce résultat représente pour lui. Je ne doute pas qu'il fera une grande carrière, et j'espère que grâce à ce résultat il pourra avoir une meilleure voiture l'an prochain et montrer tout son talent »[79]. Toutefois, le dépassement musclé qu'a opéré Bianchi sur Kamui Kobayashi à mi-course est critiqué par ce dernier, qui considère qu'il aurait peu être dans les points si le pilote Marussia ne l'avait pas touché à deux reprises et endommagé sa Caterham CT05[80]. Grâce à ces points, Bianchi se classe seizième du championnat des pilotes, tandis que Marussia est neuvième[81].

Le Grand Prix suivant, disputé sur le circuit Gilles-Villeneuve, au Canada, a lieu la semaine suivante. Après avoir accidenté sa Marussia lors des essais libres, Bianchi se qualifie en dix-neuvième position, avec un temps en min 18 s 359, à onze centièmes de Chilton, dix-huitième de la séance. Le Français, victime d'un problème de moteur, explique avoir fait une erreur de pilotage lors son meilleur tour, ce qui l'a empêché d'accéder à la deuxième phase de qualifications[82],[83],[84]. La course tourne court puisqu'après avoir pris un bon départ lui permettant de tenir à distance ses poursuivants, il est violemment percuté par son équipier au troisième virage du premier tour, le Britannique ayant perdu le contrôle de sa monoplace. Bianchi se dit déçu alors que « c'était une course qui avait tant de promesses »[85].

En Grande-Bretagne, il réalise la meilleure qualification de sa carrière en partant douzième ; le lendemain il termine quatorzième de l'épreuve. Lors du Grand Prix de Belgique après la pause estivale, Bianchi, qui accède à la deuxième phase des qualifications grâce à une seizième place sur la grille, abandonne en fin d'épreuve.

Accident de Suzuka et mort[modifier | modifier le code]

Le 5 octobre 2014, au quarante-troisième tour de course du Grand Prix du Japon, sous une pluie battante causée par le typhon Phanfone, il percute une dépanneuse qui dégageait la Sauber d'Adrian Sutil[86],[87]. Évacué du circuit inconscient, il est transporté à l'hôpital universitaire de Mie, à 15 kilomètres de Suzuka où il est opéré d'un hématome au cerveau[88]. Les circonstances de l'accident créent une forte polémique[89].

Le 6 octobre 2014, le responsable de la communication de la FIA annonce que Bianchi souffre de lésion axonale diffuse. Toujours inconscient, Bianchi est sorti du coma artificiel dans lequel il a été placé peu après l'accident et respire sans assistance. Il est transféré dans l'unité de soins intensifs du Centre hospitalier universitaire de Nice le 19 novembre, puis, le 30 décembre, dans le service de rééducation[90],[91].

Après plus de neuf mois passés dans un coma profond, Jules Bianchi meurt des suites de cet accident à Nice, le 17 juillet 2015[92]. C'est le premier accident mortel survenu en course lors d'un Grand Prix de Formule 1 depuis le Grand Prix de Saint-Marin 1994 et la mort d'Ayrton Senna[93].

À la suite de cette tragédie, la FIA décide de retirer son numéro permanent, le no 17[94],[95]. La cérémonie religieuse et son inhumation ont eu lieu le 21 juillet 2015 en la Cathédrale Sainte-Réparate de Nice[96]. Son cercueil est porté par Sebastian Vettel, Romain Grosjean, Felipe Massa et Jean-Éric Vergne[97]. Le 26 juillet 2015, lors du Grand Prix de Hongrie 2015 à Budapest, un hommage lui est rendu et une minute de silence est observée avec tous les pilotes de Formule 1 juste avant la course[98]. Sebastian Vettel, vainqueur du Grand Prix, lui dédie sa victoire :

« Merci Jules, cette victoire est pour toi. [en français]
Cette victoire est pour toi. Tu seras toujours dans nos cœurs. On sait tous qu'un jour, tu aurais fait partie de cette équipe[note 2]. [en anglais] »

— Sebastian Vettel, lors de son tour d'honneur au volant de sa Ferrari, après sa victoire au Grand Prix de Hongrie, le 26 juillet 2015[99],[100].

En décembre 2015, son père Philippe Bianchi annonce la création d'une Fondation Jules-Bianchi, avec le soutien du Prince Albert de Monaco, pour soutenir les jeunes pilotes talentueux sans moyens financiers[101],[102]. En février 2016, un kart Jules Bianchi est engagé pour la première fois dans une compétition internationale ; Philippe Bianchi espère l'aligner dans les championnats nationaux et internationaux dans les années suivantes[103].

Résultats en compétition automobile[modifier | modifier le code]

Résultats en Formula Renault 2.0[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Jules Bianchi en championnat de France de Formule Renault 2.0[104]
Saison Écurie Châssis Moteur Engagements Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Points inscrits Classement
2007 SG Formula Tatuus FR2000 Renault 13 5 5 11 10 172 Champion
Tableau synthétique des résultats de Jules Bianchi en Eurocup Formula Renault 2.0[104]
Saison Écurie Châssis Moteur Engagements Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Points inscrits Classement
2007 SG Drivers Project Tatuus FR2000 Renault 6 1 0 0 1 4 22e

Résultats en Formule 3[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Jules Bianchi en Formule 3 Euro Series[104]
Saison Écurie Châssis Moteur Engagements Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Points inscrits Classement
2008 ART Grand Prix Dallara F308 Mercedes 20 2 2 7 2 50 3e
2009 ART Grand Prix Dallara F308 Mercedes 20 6 9 12 7 114 Champion
Tableau synthétique des résultats de Jules Bianchi en championnat de Grande-Bretagne de Formule 3[104]
Saison Écurie Châssis Moteur Engagements Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Points inscrits Classement
2009 ART Grand Prix Dallara F308 Mercedes 4 0 2 3 2 0 Non classé (invité)

Résultats en GP2 Series[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Jules Bianchi en GP2 Series[104]
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Engagements Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Points inscrits Classement
2010 ART Grand Prix Dallara GP2-08 Renault Bridgestone 17 3 0 4 1 52 3e
2011 Lotus ART GP Dallara GP2-11 Renault Pirelli 18 1 1 6 0 53 3e
Tableau synthétique des résultats de Jules Bianchi en GP2 Asia Series[104]
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Engagements Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Points inscrits Classement
2009-2010 ART Grand Prix Dallara GP2-05 Renault Bridgestone 5 1 0 1 2 8 12e
2011 Lotus ART Dallara GP2-11 Renault Pirelli 4 0 1 2 1 18 2e

Résultats en Formula Renault 3.5 Series[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Jules Bianchi en Formula Renault 3.5 Series[104]
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Engagements Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Points inscrits Classement
2009 SG Formula Dallara T08 Renault Michelin 1 0 0 0 0 0 Non classé
2012 Tech 1 Racing Dallara T12 Renault-Zytek Michelin 17 5 3 8 7 185 2e

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Jules Bianchi en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Podiums Abandons Meilleurs tours Points inscrits Classement
2013 Marussia F1 Team Marussia MR02 Cosworth V8 Pirelli 19 0 0 0 3 0 0 19e
2014 Marussia F1 Team Marussia MR03 Ferrari V6 Pirelli 15 0 0 0 4 0 2 17e
Résultats détaillés des saisons de Jules Bianchi en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Courses Classement Points inscrits
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
2013 Marussia F1 Team Marussia MR02 Cosworth CA2013k V8 P AUS
15e
MAL
13e
CHI
15e
BAH
19e
ESP
18e
MON
Abd.
CAN
17
GBR
16e
ALL
Abd.
HON
16e
BEL
18e
ITA
19e
SIN
18e
COR
16e
JPN
Abd.
IND
18e
ABD
20e
USA
18e
BRE
17e
19e 0
2014 Marussia F1 Team Marussia MR03 Ferrari Type 059/3 V6 P AUS
Abd.
MAL
Abd.
BHR
16e
CHI
17e
ESP
18e
MON
9e
CAN
Abd.
AUT
15e
GBR
14e
ALL
15e
HON
15e
BEL
18e
ITA
18e
SIN
16e
JPN
Abd.
RUS USA BRE ABU 17e 2
Légende : ici

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 2014, la Fédération internationale de l’automobile instaure un permis à points pour les pilotes de Formule 1. Composé d'un total de 12 points, un pilote perd 1 à 3 points à chaque faute grave et ne les récupère qu'au bout de 12 mois. Lorsqu'il n'a plus de point, le pilote est exclu pour un Grand Prix, puis retrouve son capital de points originel.
  2. « Cette équipe » désigne la Scuderia Ferrari, qu'aurait pu rejoindre le Français à moyen terme, faisant partie de l'académie de jeunes pilotes de l'équipe italienne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jules Bianchi, une trajectoire brisée » (consulté le 18 juillet 2015)
  2. a, b et c « Huit choses à savoir sur le champion de F1 varois Jules Bianchi », sur nicematin.com,‎ (consulté le 9 septembre 2015)
  3. « Quand les parents de Jules Bianchi tenaient le karting des Trois lacs », sur ledauphine.com,‎ (consulté le 9 septembre 2015)
  4. Camille Belsoeur, « Accident de Jules Bianchi: À Brignoles, là où tout a commencé pour le pilote français », sur 20minutes.fr, Brignoles,‎ (consulté le 9 septembre 2015)
  5. Camille Delanoë, « Brignoles frappé par la mort de Jules Bianchi », sur francebleu.fr,‎ (consulté le 9 septembre 2015)
  6. « Jules Bianchi, un enfant né pour être pilote de F1 », sur varmatin.com,‎ (consulté le 10 septembre 2015)
  7. « Jules Bianchi, une vie sur les circuits », sur 20minutes.fr,‎ (consulté le 11 septembre 2015)
  8. a et b « hommage Bianchi : tous avec Jules », sur handicapzero.org (consulté le 11 septembre 2015)
  9. (en) « Asia-Pacific Championship Formula A 2005 standings », sur driverdb.com (consulté le 11 septembre 2015)
  10. (en) « World Cup Formula A 2006 standings », sur driverdb.com (consulté le 11 septembre 2015)
  11. « F1 – Jules Bianchi, le défi français de Nicolas Todt », sur tomorrownewsf1.com,‎ (consulté le 10 août 2009)
  12. « Vers un duel Bianchi / Arzeno ? », sur ffsa.org,‎ (consulté le 19 septembre 2015)
  13. (en) « Championnat de France Formula Renault 2.0 2007 standings », sur driverdb.com (consulté le 19 septembre 2015)
  14. « Lancaster façon Wilkinson, Bianchi Champion ! », sur ffsa.org,‎ (consulté le 19 septembre 2015)
  15. « Jules Bianchi : La trajectoire brisée d'un pilote talentueux », sur non-stop-people.com,‎ (consulté le 19 septembre 2015)
  16. (en) Bianchi wins F3 Masters at Zolder - autosport.com, 10 août 2008
  17. Bianchi gagne et devient champion ! - F1-action.net, 11 octobre 2009
  18. (en) Caroline Cheese, « Belgian GP practice as it happened », sur news.bbc.co.uk (consulté le 14 septembre 2015)
  19. « Ferrari : Bianchi a tourné », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 14 septembre 2015)
  20. « Bianchi premier de cordée », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 14 septembre 2015)
  21. Jules Bianchi confirmé chez ART en GP2 - F1-action.net, 13 octobre 2009
  22. D. Thys, « Jules Bianchi pilote d’essai Ferrari en 2011 », sur ,extgen-auto.com,‎ (consulté le 14 septembre 2015)
  23. Daniel Thys, « F1 - Jules Bianchi pilote d’essai Ferrari en 2011 », sur nextgen-auto.com,‎ (consulté le 6 janvier 2016)
  24. « ROOKIES DAYS (Jour 1): la journée de Ferrari », sur f1-direct.com,‎ (consulté le 14 septembre 2014)
  25. (en) « Ricciardo tops Abu Dhabi young driver test for Red Bull », sur en.espn.co.uk,‎ (consulté le 14 septembre 2014)
  26. (en) « Ricciardo ends final day on top », sur en.espn.co.uk,‎ (consulté le 14 septembre 2014)
  27. Jean-Christophe Herzig, « Jules Bianchi cherche la limite », sur caradisiac.com,‎ (consulté le 14 septembre 2015)
  28. Fabien Gaillard, « Le Français Jules Bianchi bat Sergio Pérez en essais pour Ferrari », sur motorsinside.com,‎ (consulté le 14 septembre 2015)
  29. « Bianchi nommé troisième pilote chez Force India », sur motorsport.com,‎ (consulté le 19 septembre 2015)
  30. « Saison 2013 : La chance de Jules Bianchi chez Force India », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 6 janvier 2016)
  31. « Rookie tests : Bianchi meilleur temps », sur sport365.com,‎ (consulté le 15 avril 2016)
  32. « Bianchi encore dominateur à Magny-Cours », sur news.sportauto.com,‎ (consulté le 15 avril 2016)
  33. « Magny-Cours, Jour 3 : Le triplé pour Bianchi », sur motorsport.nextgen.com,‎ (consulté le 15 avril 2016)
  34. (en) « F1 » Bianchi wins Massa kart event », sur crash.net,‎ (consulté le 3 mai 2016)
  35. Grégory Demoen, « Bianchi remporte le Desafio Internacional das Estrelas », sur f1i.com,‎ (consulté le 3 mai 2016)
  36. .Bianchi remplace Razia - ESPN F1, 1er mars 2013
  37. (en) « 2013 Formula 1 standings », sur gpupdate.net (consulté le 26 septembre 2015)
  38. Grégory Demoen, « Williams et Marussia ont discuté d’une fusion », sur f1i.com,‎ (consulté le 6 septembre 2015)
  39. Fabien Gaillard, « La FIA confirme Lotus, Marussia et les nez pour 2014 », sur motorsindise.com,‎ (consulté le 6 septembre 2015)
  40. Julien Delfosse, « Marussia ne roulera toujours pas aujourd’hui », sur toilef1.com,‎ (consulté le 6 septembre 2015)
  41. Basile Davoine, « Marussia : semaine noire à cause d’un virus informatique », sur toilef1.com,‎ (consulté le 6 septembre 2015)
  42. Basile Davoine, « Marussia vise la Q2 de manière régulière cette saison », sur toilef1.com,‎ 19 février 2014 2014 (consulté le 6 septembre 2015)
  43. Grégory Demoen, « Interview de Jules Bianchi: "Terminer dans les points à Melbourne" », sur f1i.com,‎ (consulté le 6 septembre 2015)
  44. Guillaume Navarro, « Button : Marussia pourrait étonner », sur toilef1.com,‎ (consulté le 6 septembre 2015)
  45. Mikaël Le Corre, « Numéros permanents : la F1 se met à la page », sur motorsinside.com,‎ (consulté le 6 septembre 2015)
  46. Julien Delfosse, « Bianchi dévoile les numéros qu’il a choisis », sur toilef1.com,‎ (consulté le 6 septembre 2015)
  47. « Les pilotes ont leur numéro », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 6 septembre 2015)
  48. « F1 - BIANCHI A ACCUMULÉ LES SOUCIS », sur news.sportauto.fr,‎ (consulté le 13 septembre 2015)
  49. « Qualifications du Grand Prix d'Australie 2014 », sur statsf1.com (consulté le 13 septembre 2015)
  50. « F1 - CHILTON ET BIANCHI ONT ACCUMULÉ DES DONNÉES », sur news.sportauto.fr,‎ (consulté le 13 septembre 2015)
  51. « Classement du Grand Prix d'Australie 2014 », sur statsf1.com (consulté le 13 septembre 2015)
  52. « Coup de chaud pour Bianchi », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 5 janvier 2016)
  53. Grégory Demoen, « Bianchi, malade, a perdu 1,5 kg en quatre jours », sur f1i.fr,‎ (consulté le 5 janvier 2016)
  54. « Qualifications du Grand Prix de Malaisie 2014 », sur statsf1.com (consulté le 5 janvier 2016)
  55. D. Thys, « Lewis Hamilton de bout en bout », sur motorsport.nextgen.com,‎ (consulté le 5 janvier 2016)
  56. Stéphanie Talbot et Basile Davoine, « Bianchi remonté contre JEV », sur toilef1.com,‎ (consulté le 5 janvier 2016)
  57. « Vergne reconnaît sa faute », sur news.sportauto.fr,‎ (consulté le 5 janvier 2016)
  58. « Qualifications du Grand Prix de Bahreïn 2014 », sur statsf1.com (consulté le 5 janvier 2016)
  59. Stéphanie Talbot et Basile Davoine, « Bianchi : "Je suis très content de mon tour" », sur toilef1.com,‎ (consulté le 5 janvier 2016)
  60. « Classement du Grand Prix de Bahreïn 2014 », sur statsf1.com (consulté le 5 janvier 2015)
  61. « Bianchi juge Sutil responsable », sur news.sportauto.fr,‎ (consulté le 5 janvier 2016)
  62. Basile Davoine, « Bianchi espère en avoir terminé avec la malchance », sur toilef1.com,‎ (consulté le 6 janvier 2016)
  63. « Qualifications du Grand Prix de Chine 2014 », sur statsf1.com (consulté le 6 janvier 2016)
  64. « Classement du Grand Prix de Chine 2014 », sur statsf1.com (consulté le 6 janvier 2015)
  65. Stéphane Vrignaud, « L'erreur qui a permis à Jules Bianchi (Marussia) de battre Kamui Kobayashi (Caterham) en Chine », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 6 janvier 2016)
  66. Basile Davoine, « Un nouvel ingénieur de course pour Bianchi », sur toilef1.com,‎ (consulté le 6 janvier 2016)
  67. « Qualifications du Grand Prix automobile d'Espagne 2014 », sur statsf1.com (consulté le 6 janvier 2016)
  68. Benjamin Vinel et Basile Davoine, « Bianchi s’attend à trois ou quatre arrêts en course », sur toilef1.com,‎ (consulté le 6 janvier 2016)
  69. « Bianchi était dans le rythme des Sauber », sur news.sportauto.fr,‎ (consulté le 6 janvier 2016)
  70. « Classement du Grand Prix automobile d'Espagne 2014 », sur statsf1.com (consulté le 6 janvier 2016)
  71. (en) James Galloway, « Barcelona Test, Day Two: Pastor Maldonado fastest as Mercedes try to turn up F1 noise », sur skysports.com,‎ (consulté le 14 avril 2016)
  72. « Qualifications du Grand Prix automobile de Monaco 2014 », sur statsf1.com (consulté le 14 avril 2016)
  73. Matthieu Mastalerz et Basile Davoine, « Bianchi : "On aurait pu être en Q2" », sur toilef1.com,‎ (consulté le 14 avril 2016)
  74. Basile Davoine, « Bianchi perd deux places sur la grille de départ à Monaco », sur toilef1.com,‎ (consulté le 14 avril 2016)
  75. « Classement du Grand Prix automobile de Monaco 2014 », sur statsf1.com (consulté le 14 avril 2016)
  76. « Grand Prix automobile de Monaco 2014 : tour par tour », sur statsf1.com (consulté le 14 avril 2016)
  77. « Résultat historique pour Bianchi », sur news.sportauto.fr,‎ (consulté le 14 avril 2016)
  78. Guillaume Navarro, « Todt - "A moi de travailler" pour faire monter Jules Bianchi », sur toilef1.com,‎ (consulté le 14 avril 2016)
  79. « Alonso «fier» de Bianchi », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 14 avril 2016)
  80. Grégory Demoen, « Kobayashi peste contre Bianchi », sur f1i.com,‎ (consulté le 17 avril 2016)
  81. « Grand Prix automobile de Monaco 2014 : classement général », sur statsf1.com (consulté le 14 avril 2016)
  82. Basile Davoine et Guillaume Navarro, « Bianchi - J’ai fait une petite bise au mur ! », sur toilef1.com,‎ (consulté le 17 avril 2016)
  83. « Qualifications du Grand Prix automobile du Canada 2014 », sur statsf1.com (consulté le 17 avril 2016)
  84. Stéphanie Talbot et Basile Davoine, « Bianchi : ’On n’était pas loin de la Q2’ », sur toilef1.com,‎ (consulté le 17 avril 2016)
  85. « Bianchi percuté par Chilton », sur news.sportauto.fr,‎ (consulté le 17 avril 2016)
  86. Olivier Ferret, « Inquiétude autour de Jules Bianchi », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ (consulté le 5 octobre 2014)
  87. Basile Davoine, « Inconscient, Jules Bianchi est évacué à l'hôpital », sur toileF1.com,‎ (consulté le 5 octobre 2014)
  88. Olivier Ferret, « Bianchi opéré d'un hématome au cerveau », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ (consulté le 5 octobre 2014)
  89. « Formule 1 : mort du pilote français Jules Bianchi », sur lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 18 juillet 2015)
  90. « F1: Jules Bianchi est sorti du coma »,‎ (consulté le 19 novembre 2014)
  91. Olivier Ferret, « F1 - Officiel : Situation inchangée pour Bianchi mais une thérapie va commencer. Jules est toujours inconscient, mais capable de respirer sans aide. », sur nextgen-auto.com,‎ (consulté le 31 décembre 2014)
  92. « Le pilote de F1 Jules Bianchi a perdu « sa bataille » contre la mort », Libération/AFP,‎
  93. « Les 35 pilotes de F1 victimes de leur passion » (consulté le 18 juillet 2015)
  94. « La FIA retire le n°17 de Jules Bianchi », sur autohebdo.fr,‎ (consulté le 26 septembre 2015)
  95. Grégory Fortune, « Jules Bianchi : son numéro 17 retiré en Formule 1 », sur rtl.fr,‎ (consulté le 26 septembre 2015)
  96. Obsèques de Jules Bianchi : Vettel, Hamilton et la F1 disent adieu au petit prince
  97. « Prost, Hamilton, Rosberg, Vettel, Massa aux obsèques de Jules Bianchi », sur francetvsport.fr,‎ (consulté le 26 septembre 2015)
  98. Aurélien Canot, « GP de Hongrie : Minute de silence pour Jules Bianchi », sur sport365.fr,‎ (consulté le 26 septembre 2015)
  99. « "Merci Jules, cette victoire est pour toi" : le poignant hommage de Vettel à Bianchi », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 9 septembre 2015)
  100. Antoine Grenapin, « F1 - Vettel à Bianchi : "Cette victoire est pour toi !" », sur lepoint.fr,‎ (consulté le 9 septembre 2015)
  101. Grégory Demoen, « Une Fondation Jules Bianchi pour aider les jeunes pilotes », sur f1i.com,‎ (consulté le 31 décembre 2015)
  102. « F1 - Entretien avec Philippe Bianchi », sur autohebdo.fr,‎ (consulté le 31 décembre 2015)
  103. Olivier Ferret, « F1 - Un karting ’Jules Bianchi’ lancé par son père », sur nextgen-auto.com,‎ (consulté le 23 février 2016)
  104. a, b, c, d, e, f et g (en) « Jules Bianchi results », sur driverdb.com (consulté le 8 septembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :