Patrick Tambay

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Patrick Tambay
Photographie d'un homme pensif, vu de trois-quarts, en gros plan

Patrick Tambay en octobre 1985

Nom complet Daniel Patrick Charles Maurice Nasri Tambay
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Drapeau de France Français
Années d'activité 1977-1986 (F1)
Qualité Pilote automobile
Équipe Drapeau : Hong Kong Theodore (1977)
Drapeau : Royaume-Uni McLaren (1978-1979)
Drapeau : Hong Kong Theodore (1981)
Drapeau : France Ligier (1981)
Drapeau : Italie Ferrari (1982-1983)
Drapeau : France Renault (1984-1985)
Drapeau : États-Unis Haas Lola (1986)
Nombre de courses 114
Pole positions 5
Meilleurs tours en course 2
Podiums 11
Victoires 2

Daniel Patrick Charles Maurice Nasri Tambay, dit Patrick Tambay, né le à Paris, est un pilote automobile français. Pilotant en Formule 1 de 1977 à 1986, Tambay participe à 114 Grands Prix, avec deux victoires.

Après une courte carrière en ski, Patrick Tambay fait ses débuts en sport automobile en 1972, marqués par sa victoire au Volant Elf. Il continue son ascension en monoplace, en étant sacré vice-champion de Formule Renault en 1973, ce qui lui permet d'intégrer la Formule 2, antichambre de la catégorie-reine, la Formule 1. Vice-champion en 1975 et favori pour la saison suivante, il termine troisième en 1976, ce qui lui bouche un avenir direct en Formule 1.

Tambay s'exile donc aux États-Unis en 1977 pour le CanAm, championnat de voitures de Sport-Prototypes, qu'il domine largement, remportant ainsi le championnat. Ces performances attirent le regard de plusieurs équipes de Formule 1. Il rejoint Theodore et réalise les dernières courses de la saison 1977, décrochant également ses premiers points. Impressionnée, la prestigieuse équipe Mclaren, sur le podium du championnat des constructeurs depuis six ans, recrute Tambay. Toutefois, le niveau de l'équipe britannique décline, et Tambay ne décroche que quelques points en 1978, et tout simplement aucun l'année suivante.

Sans volant pour la saison suivante, il réintègre le CanAm en 1980 et s'impose, ce qui lui permet de regagner de l'estime au sein du monde de la Formule 1. En 1981, il rejoint son ancienne équipe de 1977, Theodore. Il marque un point avant de rejoindre Ligier, mais ne voit jamais l'arrivée lors des huit courses disputées avec l'équipe française. De nouveau sans volant, il revient en CanAm, mais ne participe qu'à une course. Il rejoint la Scuderia Ferrari, en remplacement de Gilles Villeneuve, décédé quelques semaines auparavant.

Le talent du pilote français explose lors de ses huit dernières courses de la saison 1982 : Tambay trouve le chemin du podium à trois reprises, avec notamment sa première victoire en Formule 1 lors du Grand Prix d'Allemagne. Prolongé chez Ferrari pour la saison 1983, Tambay remporte son deuxième Grand Prix, à Saint-Marin, et décroche quatre autres podiums, ce qui lui permet de terminer quatrième du championnat. Il rejoint ensuite Renault et récolte trois podiums en deux saisons, sans pour autant retrouver la victoire. Il rejoint ensuite Haas Lola, mais n'atteint qu'une seule fois la cinquième place. Il arrête sa carrière en Formule 1, à l'âge de 37 ans.

Après cette carrière en Formule 1, il participe à plusieurs reprises aux 24 Heures du Mans et au Rallye Dakar, avant de devenir commentateur des Grands Prix de Formule 1, notamment pour RMC depuis 2002. Patrick Tambay se marie en 1982 et a trois enfants, dont Adrien Tambay, pilote automobile, en DTM depuis 2012. Il est également le parrain de Jacques Villeneuve, champion du monde de Formule 1 en 1997.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, carrière en ski et début en sport automobile (1949-1972)[modifier | modifier le code]

Daniel Patrick Charles Maurice Nasri Tambay naît à Paris, le , dans une famille aisée[1]. À l'âge de 10 ans, le jeune Patrick Tambay pratique le ski alpin, au point même de, plus tard, faire partie de l'équipe de France espoirs de ski[2],[3]. Sacré champion de France junior de descente et vice-champion en slalom[4], Tambay reste assez peu populaire, en raison de son milieu d'origine aisé[1]. Il se rapproche des États-Unis, devenant l'ami de plusieurs skieurs américains, tel que Mike Lafferty, et entame même une relation amoureuse avec Kiki Cutter[1]. Lors des Jeux olympiques de 1968, malade, il est accusé par les médias américains, d'avoir transmis la rubéole à Cutter et, par extension, à toute l'équipe féminine américaine[2]. Toujours en lien avec l'équipe de France et attaché aux États-Unis malgré leurs accusations, il déménage au Colorado en 1970, et intègre l'université de Boulder, ville dans laquelle il emménage[1]. En parallèle, l'été, Tambay pratique le ski nautique, où il est sacré champion de Méditerranée[4].

C'est cette même année que Patrick Tambay découvre le monde du sport automobile, en assistant à l’inauguration du circuit Paul-Ricard, dans le Var, le 19 avril[3]. Pendant les vacances en 1972, Patrick Tambay retourne en France, pour essayer les monoplaces, toujours au circuit Paul-Ricard, dans le cadre du Volant Elf[1]. Devant retourner à l'université, Patrick reçoit chez lui, des lettres de l'école de sport automobile, convaincue de son talent[1]. Finalement, Patrick Tambay décide de ne pas se rendre en cours, rentre en France, et participe à la finale du Volant Elf qu'il remporte[1]. Patrick Tambay décide alors de quitter définitivement les États-Unis pour s'installer à nouveau en France, pour le sport automobile[2].

Ascension en formules de promotion (1973-1976)[modifier | modifier le code]

La victoire au Volant Elf offre à Patrick Tambay le financement nécessaire pour disputer, en 1973, le Challenge européen de Formule Renault[1]. Au terme d'une saison très serrée, Patrick Tambay est sacré vice-champion, avec autant de points que René Arnoux, champion, mais une victoire de moins que son rival (6 contre 7)[5]. La même année, Tambay finit 20e du Rallye Monte-Carlo avec Gérard Marion sur Renault 12 Gordini, alors qu'il n'a absolument aucune expérience des rallyes automobiles[6]. Entre problèmes mécaniques, blizzard et nuit, Tambay, étonné par ses bons résultats malgré son inexpérience, se déclare « très, très chanceux d'avoir terminé » un rallye qu'il considère comme « magnifique »[6].

Monoplace verte, aux flancs noirs, vue de profil, proche de l'herbe.
Patrick Tambay décroche son titre de vice-champion de Formule 2 en 1975, au volant d'une March 752, ici vue en 2007.

L'année suivante, en 1974, soutenu par Elf, Tambay accède au championnat d'Europe de Formule 2 ; en pleine saison d'apprentissage, le jeune pilote français termine septième du championnat, assez loin des meneurs du championnat[7]. L'année suivante, au volant d'une March-BMW, Tambay est attendu comme l'une des possibles surprises de la saison[8]. Leader de la première course de la saison, Tambay doit abandonner après un accident, dû à un problème de freins[8]. Très régulièrement aux avant-postes tout au long de la saison quand les problèmes mécaniques l'épargnent, Patrick Tambay réalise plusieurs podiums dont une victoire au circuit de Nogaro, qui lui permettent d'être sacré vice-champion, à toutefois une bonne distance de Jacques Laffite, champion[9]. De retour avec Elf, au volant d'une voiture de Martini, équipée d'un nouveau moteur V6 Renault, Patrick Tambay, vice-champion en titre, est considéré comme l'un des plus grands favoris pour le titre[10]. En tête du championnat après deux courses[11], Tambay est victime de nombreux abandons, et se retrouve distancé par Jean-Pierre Jabouille et René Arnoux, malgré une victoire au circuit de Nogaro, qui le fait terminer à la troisième place finale[12].

Titre en CanAm et débuts en Formule 1 (1977)[modifier | modifier le code]

Photographie d'une voiture de sport-prototype rouge avec de fins traits blancs, vue de trois-quarts.
Patrick Tambay pilote une Lola T333CS pour gagner son premier titre en CanAm (ici, une version de 1979).

Son horizon étant bouché en Europe, Tambay s'exile en Amérique du Nord, après avoir reçu un appel téléphonique de Carl Haas pour participer au challenge CanAm, championnat nord-américain de sport-prototypes, au volant d'une Lola T333-CS, l'une des références, préparée par Jim Hall[2]. Il est chargé de remplacer Brian Redman, blessé lors des essais de la première course[13]. Patrick Tambay impressionne son écurie et les observateurs, en étant sacré avec six victoires en huit participations, dont les cinq dernières de la saison[14].

« Je partageais les frais de mon volant en F1 chez Teddy Yip et Mo Nunn avec l’argent que je gagnais en Can-Am. Avec Carl Haas, ils me faisaient alors courir simultanément des deux côtés de l’Atlantique. J’avais deux sacs de course et, tous les mardis, je reprenais l’avion dans l’autre sens : F1 avec l’Ensign N177 en Europe et Can-Am aux États-Unis. Vingt courses dans l’année, j’adorais cela ! Une vie extraordinaire et des résultats qui suivaient. »

— Patrick Tambay[2]

Ces performances permettent à Tambay d'effectuer ses débuts en championnat du monde de Formule 1 au cours de la saison 1977. Lors du Grand Prix de France sur une Surtees, il rate la qualification pour la course et ne participe pas au Grand Prix[15]. Lors de la course suivante, Tambay rejoint Theodore Racing, en apportant 80 000 dollars, venant de ses succès en CanAm[16]. L'espoir français réussit à se qualifier pour son tout premier Grand Prix à la seizième place, mais doit abandonner dés le troisième tour, à la suite d'un problème électrique[17]. En Allemagne, Tambay confirme les espoirs placés en lui : parti à une surprenante onzième place, il profite des multiples abandons (seules huit voitures voient l'arrivée) pour terminer sixième et prendre son premier point en Formule 1[18],[19]. La très belle course de Tambay, le propulse au rang de candidat pour un volant de pilote titulaire chez la Scuderia Ferrari pour la saison suivante[20]. En Autriche, partant d'une prometteuse septième place, Tambay doit abandonner à treize tours de la fin à cause d'un problème moteur[21].

Au Grand Prix des Pays-Bas, Tambay, parti douzième, à l'aide de quelques dépassements et de nombreux abandons, Tambay est en course pour obtenir son premier podium, mais à deux tours de la fin, alors troisième, Tambay est victime d'une panne d'essence et doit abandonner pour tout de même terminer cinquième, dans les points[22]. Peu après, début septembre 1977, McLaren décide de recruter Tambay, considéré comme une étoile montante de la Formule 1[23]. Après un abandon en Italie (où il est auteur d'un énorme accident en essais[24]) et une non-qualification aux États-Unis Est[25], Patrick Tambay retrouve le chemin des points au Canada, en terminant cinquième de la course, après une lointaine seizième place en qualifications[26]. Le dernier Grand Prix au Japon se termine prématurément pour Tambay qui abandonne après un problème moteur, survenu en début de course[27].

Tambay, avec seulement neuf engagements sur les dix-sept courses de la saison, termine 18e du championnat avec cinq points[28].

Les années noires (1978-1979)[modifier | modifier le code]

Considéré comme un espoir de la Formule 1, il est recruté par McLaren en remplacement de Jochen Mass afin d'épauler James Hunt, le champion du monde 1976[23]. Ce qui ressemble à une belle opportunité se révèle être un cadeau empoisonné pour Tambay dans la mesure où son arrivée chez McLaren correspond au brutal déclin de l'écurie britannique, qui utilise pour la saison 1978, une McLaren M26 obsolète[29], faisant pâle figure face aux Lotus 79[30].

Photographie d'une monoplace de F1 rouge et blanche, vue de face, arrêtée.
Patrick Tambay pilote la McLaren M26 pour la saison 1978, une monoplace assez décevante.

Pour son tout premier Grand Prix chez McLaren, en Argentine, Tambay inscrit son premier point de la saison, après une bataille avec notamment Ronnie Peterson et Carlos Reutemann[31]. Lors du Grand Prix suivant, en lice pour un bon résultat après des qualifications prometteuses, effectue un tête-à-queue, notamment à cause de la fatigue et de la chaleur extrême[32],[33]. Un mois plus tard, en Afrique du Sud, Tambay parvient à décrocher la quatrième position en qualifications, et a pour objectif la victoire[34]. Toutefois, Tambay manque terriblement son départ et se retrouve à l'arrière du peloton ; il effectue une remontée, mais abandonne sur accident dans le dernier quart de la course[35].

Après deux arrivées hors des points, Tambay doit déclarer forfait pour le Grand Prix de Belgique, en raison de blessures de l'une de ses anciennes courses[36]. Il revient dés le Grand Prix suivant qui le voit abandonner sur problème de boîte de vitesses[37]. Au Grand Prix de Suède, Tambay, pourtant parti quinzième, réalise une superbe remontée avec de nombreux dépassements, tout en profitant des problèmes mécaniques des autres cadors comme Mario Andretti et John Watson, ce qui lui permet de terminer à une quatrième place, son meilleur résultat en Formule 1[38]. Après un Grand Prix de France sans points, Tambay parvient à terminer sixième en Grande-Bretagne, notamment grâce à l'arrivée de nouveaux pneumatiques Goodyear[39]. Après un accident et une sortie de piste en deux Grands Prix, Tambay termine neuvième aux Pays-Bas, après avoir gagné cinq places en course[40]. Parti de la 19e place, Tambay retrouve le chemin des points en terminant le tragique Grand Prix d'Italie, marqué par la mort de Ronnie Peterson, au cinquième rang[41]. À Watkins Glen, Tambay, parti 18e, termine sixième, dernier pilote dans le même tour du vainqueur, après avoir effectué de nombreux dépassements et profité des problèmes mécaniques de ses pairs[42]. Tambay clôt sa saison au Canada en terminant huitième sur les douze pilotes ayant fini la course[43].

Au volant d'une monoplace rétive, Patrick Tambay se classe finalement quatorzième de la saison 1978 de Formule 1, avec huit points, soit autant que son coéquipier James Hunt[44].

Un temps évoqué chez Williams F1 Team, Tambay est conservé par McLaren, pour une deuxième saison, alors que son coéquipier James Hunt est remplacé par John Watson[45]. S'inspirant de la Lotus 79 championne en titre, les ingénieurs de McLaren présentent la McLaren M28, toutefois bien trop lourde pour pouvoir concurrencer ses rivales[46]. Pour le premier Grand Prix de la saison, en Argentine, Tambay parvient à se qualifier en neuvième position, mais est impliqué dans un carambolage au départ, avec quatre autres pilotes dont Jody Scheckter et Nelson Piquet[47],[48]. Au Brésil, avec une obsolète McLaren M26[49], il abandonne à la suite d'un accident au septième tour[50]. En Afrique du Sud, Tambay voit pour la première fois de la saison, le bout d'un Grand Prix, à la dixième place, à trois tours du vainqueur[51]. Aux États-Unis Ouest, Patrick Tambay percute violemment au départ Jan Lammers, s'envole dans les airs pour retomber sur la voiture de Niki Lauda, ce qui élimine le Français et l'Autrichien[52]. En Espagne, Tambay termine la course à trois tours du vainqueur, en treizième position, loin des points[53].

Avec la McLaren M29 arrivée en cours de saison, Tambay ne voit l'arrivée qu'une fois sur six, la faute notamment à un moteur Ford Cosworth défaillant.

En Belgique, alors que John Watson détruit une McLaren M28 en essais, Patrick Tambay est forcé de s'aligner avec une très ancienne McLaren M26, qui effectue ainsi sa dernière participation en Formule 1 ; pas assez rapide, il ne parvient pas à se qualifier pour la course[54], comme ensuite à Monaco, cette fois sur une M28[55]. Devant son public en France, Tambay participe à la course, qu'il termine au dixième rang, à deux tours de son compatriote Jean-Pierre Jabouille[56]. En Grand Prix automobile de Grande-Bretagne, tandis que son coéquipier est équipé de la nouvelle McLaren M29, Tambay, toujours avec la M28[57], réalise son meilleur résultat de la saison, en terminant septième, à la porte des points, malgré une panne d'essence à la fin[58].

Après un abandon sur problème mécanique en Allemagne à la mi-course pourtant avec la nouvelle McLaren M29[59], Tambay termine dixième et dernier pilote à avoir fini la course en Autriche[60]. Les quatre dernières courses n'épargnent pas le pilote français, qui voit quatre abandons à cause du même problème : un moteur Ford Cosworth DFV V8 qui casse après moins de vingt tours[61].

Relégué rapidement au rang de deuxième pilote derrière John Watson, Patrick Tambay ne bénéficie pas tout de suite des améliorations techniques des McLaren lentes et décevantes. Si son coéquipier termine neuvième du championnat, Tambay est non classé avec aucun point engrangé au cours du championnat[62].

« Lorsque McLaren m’engagea en F1 pour 1978 et 1979, ce furent les pires années de son histoire et de la mienne ! »

— Patrick Tambay[2]

Nouveau titre en CanAm et retour en Formule 1 (1980-1981)[modifier | modifier le code]

N'ayant jamais pu établir une relation saine avec son employeur Teddy Mayer, qui le trouve « sympathique, mais pas assez motivateur pour les autres salariés de l'équipe »[24], et quelque peu démoralisé par le manque de performances, Patrick Tambay est remplacé par la jeune étoile montante Alain Prost, et se retrouve sur la touche en Formule 1[24].

Photographie d'un pilote automobile, vu de profil, avec son casque, dans une voiture.
Geoff Brabham est l'un des plus grands rivaux de Tambay lors de la saison 1980 de CanAm.

Son image passablement écornée, et dégoûté de la « Formule 1 peu compétitive », Tambay décide de retourner en CanAm, le championnat qui l'avait remporté, puis qui l'avait lancé en Formule 1 trois ans plus tôt[2]. Ce choix, considéré par certains comme un retour en arrière, surprend nombre de personnes.

« Maintenant que vous avez gagné, vous n'allez tout de même pas retourner là-bas, non ? »

— François Guiter, patron de la filière Elf, s'adressant à Patrick Tambay en 1980[2]

Au sein de l'équipe de Carl Haas, sur une Lola T530, Patrick Tambay, réalise un nouveau récital, comme en 1977, et est sacré champion, en remportant six courses sur les dix organisées[63]. Même si les résultats et la domination de Tambay semblent égales qu'en 1977, Tambay trouve plutôt que la « concurrence s'est renforcée », notamment en la personne d'Al Holbert et Geoff Brabham, qui empochent trois des quatre courses, non remportées par le Français[63].

Photographie en noir et blanc de deux monoplaces de Formule 1 dans un virage.
Au volant de La Ligier JS17, Patrick Tambay accumule les problèmes mécaniques, avec huit abandons en huit courses, dont cinq sur des problèmes mécaniques.

Après ce titre qui lui fait regagner l'estime perdue chez McLaren, Patrick Tambay retrouve la Formule 1 en 1981, en rejoignant Theodore Racing, l'écurie de Teddy Yip[24]. Lors de l'ouverture de la saison à Long Beach, Patrick Tambay, parti 17e, décrocher le dernier point mis en jeu, en finissant sixième, à deux tours du vainqueur, alors que seulement huit voitures finissent le Grand Prix[64]. Au Brésil, Tambay, de nouveau parti du fond de grille, termine dixième[65]. En Argentine, Tambay est en lutte avec Riccardo Patrese et Elio De Angelis pour la sixième place, avant d'abandonner sur un problème de perte d'huile[66]. Onzième à Saint-Marin[67], Tambay ne parvient pas à se qualifier pour le Grand Prix de Belgique[68]. À Monaco, parti 16e, il termine à la porte des points (septième), à deux tours de la sixième place ; Tambay est le septième et dernier pilote du Grand Prix à avoir terminé la course, les autres ayant abandonné sur accident ou sur problème mécanique[69]. En Espagne, Tambay est l'auteur d'une course discrète, en terminant à une lointaine treizième position[70].

À la mi-saison, impressionnés par le pilotage du Français, les dirigeants de Ligier recrutent Tambay, en remplacement de Jean-Pierre Jabouille, mal remis de son accident survenu en fin de saison précédente[24]. Lors de son Grand Prix national, Patrick Tambay est forcé à l'abandon peu avant la mi-course, sur un problème de roue[71]. En Grande-Bretagne, un problème d'allumage le fait abandonner lors du premier quart de la course[72]. En Allemagne, un nouveau problème de roue arrière fait abandonner le Français à mi-course[73]. En Autriche, c'est le moteur Matra qui casse et force Tambay à l'abandon[74]. Aux Pays-Bas, Tambay, parti de la onzième place, s'accroche avec son compatriote Didier Pironi et abandonne après les dégâts causés sur sa monoplace[75]. En Italie, alors en lutte pour le podium[24], Tambay doit abandonner une nouvelle fois à cause d'un pneu crevé[76]. Auteur d'un très bon départ au Canada, le Parisien doit abandonner rapidement à la suite d'un tête-à-queue[77]. À Las Vegas, Tambay, pourtant parti d'une excellente septième place, sort de la piste dés le deuxième tour et abandonne pour la huitième fois en huit Grands Prix chez Ligier[78].

Grâce à son point acquis lors du premier Grand Prix de la saison, Tambay se classe à la 19e place du championnat du monde de Formule 1 1981, tandis que Jacques Laffite, son coéquipier chez Ligier, termine quatrième avec deux victoires[79].

Premiers podiums et première victoire chez Ferrari (1982)[modifier | modifier le code]

Patrick Tambay est limogé de Ligier en raison de ses mauvaises performances, et est remplacé par Eddie Cheever[80]. Tambay se dit « amèrement déçu du traitement reçu par Ligier », qui ne le « soutenait pas assez »[24]. Pour la saison 1982, Tambay parvient à rejoindre Arrows, en remplacement du Suisse Marc Surer, qui se brise les jambes lors des essais de pré-saison[2]. Toutefois, la grève des pilotes éclate le vendredi matin, dans l'affaire des pilotes F1 contre la FISA[2]. C'en est trop pour Tambay qui quitte la Formule 1[2].

« La F1 me gonfle, [...] je rentre chez moi et ne reviendrai en F1 que si Renault ou Ferrari m’appelle. »

— Patrick Tambay, à Jackie Oliver, directeur d'Arrows, après la grève des pilotes, peu avant le Grand Prix d'Afrique du Sud 1982[2].

Photographie d'une monoplace F1 rouge, portant le numéro 28, vue de trois-quarts, proche de l'herbe.
En remplacement de Gilles Villeneuve, Tambay effectue la deuxième moitié de saison avec la Ferrari 126 C2.

Finalement sans volant en Formule 1, Tambay trouve refuge une nouvelle fois en CanAm avec le Racing Team VDS[81]. Il ne participe qu'à la première course du championnat, qui se termine sur un abandon, après avoir signé la pole position[82].

Alors que Tambay semble reparti pour une nouvelle année loin de la Formule 1, et à priori, définitivement selon les spécialistes[83], Gilles Villeneuve, pilote de la Scuderia Ferrari se tue lors des essais du Grand Prix de Belgique[84]. Alors que de nombreux noms de pilotes prometteurs affluent (les Italiens Riccardo Patrese, Elio De Angelis et Michele Alboreto notamment), Enzo Ferrari surprend les observateurs, en choisissant Patrick Tambay, pilote libre et expérimenté, et surtout le meilleur ami de Villeneuve[85]. Pour son premier Grand Prix de la saison, aux Pays-Bas, à l'issue d'une course d'apprentissage assez disputée, il termine huitième, à cause d'une condition physique pas encore optimale, et un problème digestif du Français[85],[86].

De plus en plus en confiance, le Parisien décroche le premier podium de sa carrière, en Grande-Bretagne, en profitant notamment des problèmes de ses adversaires, mais également en effectuant plusieurs dépassements, et réalise une quatrième place au Grand Prix de France[85]. Lors des qualifications du Grand Prix d'Allemagne, un nouveau coup frappe la Scuderia Ferrari, qui perd Didier Pironi, très gravement blessé[85]. Seul pilote Ferrari à s'aligner pour le Grand Prix, Tambay, parti de la quatrième place, effectue des dépassements notamment sur René Arnoux, et remporte, pour la première fois de sa carrière, un Grand Prix de Formule 1, devant Arnoux[85],[83],[87]. Terriblement ému, Tambay dédie cette victoire « à Enzo Ferrari, pour la confiance qu'il [lui] a témoigné »[85], mais également à Gilles Villeneuve et Didier Pironi[88]. Quatrième en Autriche[89], Tambay, à cause d'une hernie discale, est dans l'incapacité de disputer le Grand Prix de Suisse, remporté par Keke Rosberg, qui fait ainsi perdre définitivement le titre des Pilotes à Pironi, et voit McLaren, Renault F1 Team et Williams, revenir très près de Ferrari pour le titre Constructeurs[85],[83]. Revenu pour le Grand Prix d'Italie, Tambay voit un nouveau coéquipier, Mario Andretti : ensemble, les deux pilotes finissent sur le podium, respectivement deuxième et troisième, uniquement devancé par René Arnoux[85],[90]. Quasi-assuré du championnat Constructeurs, Tambay, comme en Suisse, ne peux pas participer au Grand Prix de Las Vegas, en raison de sa douleur réapparue ; refusant de prendre des traitements anti-douleur avant le Grand Prix, Tambay est obligé de déclarer forfait quelques heures avant le début de la course[85].

N'ayant disputé qu'une moitié du championnat, avec un Grand Prix remporté, Tambay termine septième du championnat des Pilotes, et remporte le championnat des Constructeurs avec la Scuderia Ferrari, qui, touchée par l'accident mortel de Gilles Villeneuve, l'accident très grave de Didier Pironi et les deux forfaits de Patrick Tambay à cause d'une hernie discale, est tout de même sacrée de justesse[91].

Deuxième victoire et bons résultats (1983)[modifier | modifier le code]

Ferrari 126 C3
La Ferrari 126 C3 (1983)

Conservé par Ferrari pour la saison 1983, Patrick Tambay réalise un bon début de saison qui fait de lui un candidat au titre mondial. Il remporte notamment une victoire au Grand Prix de Saint-Marin à Imola pour la plus grande joie des tifosi, lesquels sont totalement acquis à sa cause alors même qu'il s'impose aux dépens du pilote italien Riccardo Patrese. Malgré quelques places d'honneur, la suite de sa saison est plus délicate et il est distancé au championnat qu'il termine finalement quatrième.

Places d'honneur et dernier podium chez Renault (1984-1985)[modifier | modifier le code]

Renault RE50
Patrick Tambay sur Renault RE50 en 1984 à Dallas.

En fin d'année, Ferrari le remplace par l'espoir italien Michele Alboreto et il trouve refuge chez Renault. Compte tenu du potentiel affiché par Renault lors des saisons précédentes, il peut nourrir de belles ambitions mais, encore ébranlée par la perte du titre mondial en 1983, l'écurie française plonge dans la crise, et ni lui ni son coéquipier Derek Warwick ne parviennent à obtenir mieux que quelques places d'honneur.

Dernière année en Formule 1 chez Haas Lola (1986)[modifier | modifier le code]

Fin 1985, Renault F1 ferme ses portes et Tambay parvient à trouver refuge en janvier 1986, chez Team Haas Lola, une formation américaine tout juste entrée en Formule 1 (quatre courses la saison précédente), soutenue par Ford et dirigée par Carl Haas, son employeur lors de ses titres en CanAm ; le coéquipier du Français est Alan Jones, champion du monde 1980 et pilote de l'équipe l'année précédente[92]. Pour le premier Grand Prix de la saison 1986, au Brésil, Tambay abandonne au premier tour, à la suite d'un accrochage avec Michele Alboreto, où la roue de l'Italien frôle le casque du Français[93]. Parti de la treizième position[93], Patrick Tambay doit abandonner peu avant la mi-course sur un problème mécanique[94]. En Espagne, parti dans les dernières positions, Tambay termine finalement huitième de la course, mais est le dernier pilote classé, les autres ayant abandonnés[95]. Durant le Grand Prix de Saint-Marin, Tambay, au contraire de son coéquipier Jones, ne bénéficie pas de la nouvelle Lola THL2, équipée d'un moteur Ford, et est donc avec la vétuste Lola THL1 à moteur Hart[96],[97]. Déplorant ce fait[97], Tambay parvient à s'élancer d'une prometteuse onzième place[98], pour toutefois abandonner prématurément en début de course, sur un problème moteur[99].

Photographie d'une monoplace de Formule 1 rouge, vue de trois-quarts, devant des spectateurs.
Pour sa dernière année en Formule 1, Patrick Tambay pilote la Lola THL1 puis la THL2 à partir de la quatrième course.

À Monaco, avec la nouvelle monoplace, Tambay réalise une surprenante huitième place ; en course, Tambay voit sa course se terminer dans les derniers tours sur un accident avec Martin Brundle, durant lequel sa Lola percute les barrières de sécurité ; les deux pilotes sont indemnes[100]. En Belgique, Tambay, dixième en qualifications, doit abandonner au premier tour, avec une suspension cassée[101]. Au Canada, lors de l'échauffement[note 1], Tambay réalise un accident très violent, et doit déclarer forfait pour ce Grand Prix, ainsi que pour le suivant, ayant été diagnostiqué d'une légère fracture au pied gauche et de contusions aux tibias[102]. Pour son retour à la compétition, à son Grand Prix national, Tambay doit abandonner sur un problème de freins à la fin de la course[103]. En Grande-Bretagne, un problème de boîte de vitesses cause l'abandon du Français de 37 ans[104]. En Allemagne, Tambay voit l'arrivée d'un Grand Prix pour la première fois depuis sept courses, avec une huitième place juste devant son coéquipier[105].

En Hongrie, pour la première fois de la saison, Tambay réalise le sixième temps en qualifications ; en course, il perd une place, et termine à la porte des points, juste derrière Martin Brundle qui récupère le dernier point mis en jeu[106]. Cette forme prometteuse de l'équipe se confirme en Autriche où Jones et Tambay, pourtant partis du milieu de grille, profitent des multiples abandons et effectuent de nombreux dépassements pour terminer respectivement quatrième et cinquième, ce qui correspond aux premiers points de l'équipe[107]. La lancée de bons résultats pour Tambay est coupée par un accident dés le deuxième tour du Grand Prix d'Italie, après un accrochage avec Riccardo Patrese, alors que son coéquipier inscrit le point de la sixième place[108]. Au Portugal, Tambay vit un calvaire émaillé de problèmes mécaniques mineurs et de sorties de piste qui le font terminer à huit tours du vainqueur[109]. Au Mexique, une huitième place en qualifications lui promet de bons espoirs pour de nouveau revenir dans les points : mais, Tambay abandonne sans même voir la fin du premier tour, en sortant de la piste[110]. Pour le dernier Grand Prix de la saison, Tambay réalise une course assez similaire qu'au Portugal, en terminant à sept tours du vainqueur.

Grâce à sa cinquième place en Autriche, Tambay termine quinzième du championnat avec deux points, tandis que l'écurie Haas Lola finit huitième[111]. Faute de budget, l'écurie ferme finalement ses portes, et Patrick Tambay, 37 ans, se retire du monde de la Formule 1[112].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Photographie d'un voiture de sport-prototypes blanche et violette, arrêtée, vue de face.
Avec la Jaguar XJR-9, Patrick Tambay participe aux 24 Heures du Mans 1989 et termine quatrième de l'épreuve.

Après deux années sans quasiment aucune compétition (une participation en 1987 à la Porsche 944 Turbo Cup France), Tambay retrouve le volant en 1989 dans le cadre du championnat du monde des sports-prototypes et se classe quatrième des 24 Heures du Mans 1989 sur une Jaguar officielle du TWR; il effectue toutes les épreuves de la saison 1989 du championnat avec Jan Lammers -le vice-champion du monde 1987- sur les XJR version 9 et 11, pour un total de neuf courses avec le néerlandais, en se classant notamment deuxième à Jarama en juin et huitième du championnat pilotes grâce à l'écurie Silk Cut Jaguar[113].

Il abandonne ensuite les circuits pour se reconvertir dans les rallye-raids, en participant notamment à plusieurs reprises au Paris-Dakar qu'il termine deux fois à la troisième place, tout au long des années 1990. Éphémère actionnaire et directeur sportif de l'écurie Larrousse en 1994, Patrick Tambay sort de sa retraite sportive en 2005 pour participer aux épreuves du championnat Grand Prix Masters, une compétition de monoplaces réservée aux anciennes gloires de la Formule 1.

À partir de 1991, il entame une carrière de consultant dans les médias, en commentant sur La Cinq les Grands Prix du Championnat du monde de Formule 1 et les trois premiers Grands Prix du Championnat du monde de Formule 1 1992 en compagnie de Jean-Louis Moncet et Éric Bayle avant que La Cinq cesse d'émettre en avril 1992.

De 1997 à 2001, il commente les courses sur la chaîne à péage Kiosque du groupe Canal Satellite avec Jean-Luc Roy. Après l'arrêt de Kiosque, il est consultant sur RMC depuis 2002 où il commente les Grands Prix de Formule 1 en compagnie de Jean-Luc Roy et d'Antoine Arlot (Alexandre Delpérier jusqu'en 2008) dans les studios parisiens. Il participe aussi à diverses émissions consacrées à la Formule 1 (Spécial F1 puis Les experts F1, Motors...). Parallèlement, il est également le consultant Formule 1 de BFM TV après avoir été celui de L'Équipe TV.

Le 27 octobre 2012, avec ses amis argentins Gustavo Linquet et Luciano Allegro, il crée le site internet Motorposts.com dédié aux passionnés de sports mécaniques.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1995, Patrick Tambay se lance dans la vie politique en devenant adjoint au maire du Cannet, Michèle Tabarot[114]. En 2015, il est toujours adjoint au maire, délégué aux sports[115].

Il est élu à deux reprises au premier tour en 2002 et en 2008 conseiller général des Alpes-Maritimes dans le canton du Cannet[116],[117]. En 2015, il est élu conseiller départemental au second tour avec 65,89 % des suffrages exprimés[118]. Il est membre du groupe UMP.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Photographie d'un homme habillé en blanc, à gauche, sur sa voiture rouge, vue de trois-quarts.
Très proche de Gilles Villeneuve, Patrick Tambay considère le Canadien comme son seul vrai ami, dans le monde de la Formule 1.

Patrick Tambay se marie avec Diana, une riche américaine, avec qui il a une fille, Esti, née en 1982[119] et un garçon, Loïc[2] ; il divorce, il se remarie avec Dominique et a un fils, Adrien, né en 1991[120]. Ce dernier est également un pilote automobile français. Il est pilote officiel Audi depuis le début de la saison 2012[121] et évolue dans le championnat DTM[122]. Il débute par le karting avec l'appui de sa famille[123]. Esti devient par la suite avocate à New York, tandis que Loïc devient DJ à Hawaï[2].

La famille Tambay a toujours vécu entre les environs de Cannes et Gstaad en Suisse[124], ils possèdent également une maison à Honolulu[119].

Patrick Tambay était assez proche de Gilles Villeneuve ; selon ses termes, il était en fait le seul ami que le Français avait dans le monde des courses[124]. Après le décès du pilote canadien, Patrick Tambay a accueilli la famille du pilote à son domicile en Suisse pour un certain temps[124] et il a servi de mentor à Jacques, qui est aussi son filleul et avec qui il entretient de bonnes relations.

Résultats en compétition automobile[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Patrick Tambay en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Victoires Pole positions Meilleurs tours Points inscrits Classement
1977 Drapeau : Royaume-Uni Team Surtees
Drapeau : Hong Kong Theodore Racing Hong Kong
TS19
Ensign N177
Ford V8 Goodyear 7 0 0 0 5 17e
1978 Drapeau : Royaume-Uni Marlboro Team McLaren
Drapeau : Royaume-Uni Löwenbräu Team McLaren
M26 Ford V8 Goodyear 15 0 0 0 8 13e
1979 Drapeau : Royaume-Uni Marlboro Team McLaren
Drapeau : Royaume-Uni Löwenbräu Team McLaren
M26
M28
M29
Ford V8 Goodyear 13 0 0 0 0 n.c.
1981 Drapeau : Hong Kong Theodore Racing Team
Drapeau : France Équipe Talbot Gitanes
TY01
JS17
Ford V8
Matra V12
Michelin 14 0 0 0 1 18e
1982 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC 126 C2 Ferrari V6 turbo Goodyear 6 1 0 0 25 7e
1983 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC 126 C2B
126 C3
Ferrari V6 turbo Goodyear 15 1 4 1 40 4e
1984 Drapeau : France Équipe Renault Elf RE50 Renault V6 turbo Michelin 15 0 1 1 11 11e
1985 Drapeau : France Équipe Renault Elf RE60
RE60B
Renault V6 turbo Goodyear 15 0 0 0 11 12e
1986 Drapeau : États-Unis Team Haas USA Ltd Lola THL1
Lola THL2
Hart 4 en ligne turbo
Ford V6 turbo
Goodyear 14 0 0 0 2 15e
Résultats détaillés des saisons de Patrick Tambay en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 Classement Points inscrits
1977 Team Surtees Surtees TS19 Cosworth V8 G ARG BRÉ AFS USA ESP MON BEL SUÈ FRA
NQ
18e 5
Theodore Racing Hong Kong Ensign N177 GBR
Ab.
ALL
6
AUT
Ab.
P-B
5
ITA
Ab.
USA
NQ
CAN
5
JAP
Ab.
1978 Marlboro Team McLaren
Löwenbräu Team McLaren
McLaren M26 Cosworth V8 G ARG
6
BRÉ
Ab.
AFS
Ab.
USA
12
MON
7
BEL ESP
Ab.
SUÈ
4
FRA
9
GBR
6
ALL
Ab.
AUT
Ab.
P-B
9
ITA
5
USA
6
CAN
8
14e 8
1979 Marlboro Team McLaren
Löwenbräu Team McLaren
McLaren M28 Cosworth V8 G ARG
Ab.
AFS
10
USA
Ab.
ESP
13
MON
NQ
FRA
10
GBR
7
NC 0
McLaren M26 BRÉ
Ab.
BEL
NQ
McLaren M29 ALL
Ab.
AUT
10
P-B
Ab.
ITA
Ab.
CAN
Ab.
USA
Ab.
1981 Theodore Racing Team Theodore TY01 Cosworth V8 M USA
6
BRÉ
10
ARG
Ab.
SMR
11
BEL
NQ
MON
7
ESP
13
19e 1
Équipe Talbot Gitanes Ligier JS17 Matra V12 FRA
Ab.
GBR
Ab.
ALL
Ab.
AUT
Ab.
P-B
Ab.
ITA
Ab.
CAN
Ab.
CPL
Ab.
1982 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 126 C2 Ferrari
V6 Turbo
G AFS BRÉ USA SMR BEL MON USA CAN P-B
8
GBR
3
FRA
4
ALL
1
AUT
4
SUI
Np.
ITA
2
CPL
Np.
7e 25
1983 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 126 C2B Ferrari
V6 Turbo
G BRÉ
5
USA
Ab.
FRA
4
SMR
1
FRA
4
BEL
2
USA
Ab.
CAN
3
4e 40
Ferrari 126 C3 GBR
3
ALL
Ab.
AUT
Ab.
P-B
2
ITA
4
EUR
Ab.
AFS
Ab.
1984 Équipe Renault Elf Renault RE50 Renault
V6 Turbo
M BRÉ
5
AFS
Ab.
BEL
7
SMR
Ab.
FRA
2
MON
Ab.
CAN
Np.
DÉT
Ab.
DAL
Ab.
GBR
8
ALL
5
AUT
Ab.
P-B
6
AUT
Ab.
AUT
Ab.
GBR
7
11e 11
1985 Équipe Renault Elf Renault RE60 Renault
V6 Turbo
G BRÉ
5
POR
3
SMR
3
MON
Ab.
CAN
7
DÉT
Ab.
12e 11
Renault RE60B FRA
6
GBR
Ab.
ALL
Ab.
AUT
10
P-B
Ab.
ITA
7
BEL
Ab.
EUR
12
AFS AUS
Ab.
1986 Team Haas USA Ltd Lola THL1 Hart
L4 Turbo
G BRÉ
Ab.
ESP
8
SMR
Ab.
15e 2
Lola THL2 Cosworth
V6 Turbo
MON
Ab.
BEL
Ab.
CAN
Np.
DÉT FRA
Ab.
GBR
Ab.
ALL
8
HON
7
AUT
5
ITA
Ab.
POR
NC
MEX
Ab.
AUS
NC
Légende :
  •      Victoire
  •      Deuxième place
  •      Troisième place
  •      Arrivée dans les points
  •      Arrivée hors des points
  •      Abandon
  •      Non partant
  •      Non qualifié

Gras : Pole position
Italique : Meilleur tour

Victoires en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des victoires de Patrick Tambay en Formule 1
no  Année Manche Grand Prix Circuit Grille Écurie Voiture Résumé
1 1982 12/16 Allemagne Hockenheimring 5e Scuderia Ferrari Ferrari 126 C2 Résumé
2 1983 04/15 Saint-Marin Imola 3e Scuderia Ferrari Ferrari 126 C2B Résumé

Notes et références[modifier | modifier le code]

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Patrick Tambay » (voir la liste des auteurs).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'en 2003, un warm up (échauffement), précédait le Grand Prix pour ainsi permettre aux équipes d'affiner leurs réglages en vue du Grand Prix. Il durait 30 minutes, le dimanche, le jour du Grand Prix.

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