Patrick Tambay

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Patrick Tambay

Photographie d'un homme pensif, vu de trois-quarts, en gros plan

Patrick Tambay en octobre 1985

Nom complet Daniel Patrick Charles Maurice Nasri Tambay
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Drapeau de France Français
Années d'activité 1977-1986 (F1)
Qualité Pilote automobile
Équipe Drapeau : Hong Kong Theodore (1977)
Drapeau : Royaume-Uni McLaren (1978-1979)
Drapeau : Hong Kong Theodore (1981)
Drapeau : France Ligier (1981)
Drapeau : Italie Ferrari (1982-1983)
Drapeau : France Renault (1984-1985)
Drapeau : États-Unis Haas Lola (1986)
Nombre de courses 114
Pole positions 5
Meilleurs tours en course 2
Podiums 11
Victoires 2

Daniel Patrick Charles Maurice Nasri Tambay, dit Patrick Tambay, né le à Paris, est un pilote automobile français. Pilotant en Formule 1 de 1977 à 1986, Tambay participe à 114 Grands Prix, avec deux victoires.

Après une courte carrière en ski, Patrick Tambay fait ses débuts en sport automobile en 1972, marqués par sa victoire au Volant Elf. Il continue son ascension en monoplace, en étant sacré vice-champion de Formule Renault en 1973, ce qui lui permet d'intégrer la Formule 2, antichambre de la catégorie-reine, la Formule 1. Vice-champion en 1975 et favori pour la saison suivante, il termine troisième en 1976, ce qui lui bouche un avenir direct en Formule 1.

Tambay s'exile donc aux États-Unis en 1977 pour le CanAm, championnat de voitures de Sport-Prototypes, qu'il domine largement, remportant ainsi le championnat. Ces performances attirent le regard de plusieurs équipes de Formule 1. Il rejoint Theodore et réalise les dernières courses de la saison 1977, décrochant également ses premiers points. Impressionnée, la prestigieuse équipe Mclaren, sur le podium du championnat des constructeurs depuis six ans, recrute Tambay. Toutefois, le niveau de l'équipe britannique décline, et Tambay ne décroche que quelques points en 1978, et tout simplement aucun l'année suivante.

Sans volant pour la saison suivante, il réintègre le CanAm en 1980 et s'impose, ce qui lui permet de regagner de l'estime au sein du monde de la Formule 1. En 1981, il rejoint son ancienne équipe de 1977, Theodore. Il marque un point avant de rejoindre Ligier, mais ne voit jamais l'arrivée lors des huit courses disputées avec l'équipe française. De nouveau sans volant, il revient en CanAm, mais ne participe qu'à une course. Il rejoint la Scuderia Ferrari, en remplacement de Gilles Villeneuve, décédé quelques semaines auparavant.

Le talent du pilote français explose lors de ses huit dernières courses de la saison 1982 : Tambay trouve le chemin du podium à trois reprises, avec notamment sa première victoire en Formule 1 lors du Grand Prix d'Allemagne. Prolongé chez Ferrari pour la saison 1983, Tambay remporte son deuxième Grand Prix, à Saint-Marin, et décroche quatre autres podiums, ce qui lui permet de terminer quatrième du championnat. Il rejoint ensuite Renault et récolte trois podiums en deux saisons, sans pour autant retrouver la victoire. Il rejoint ensuite Haas Lola, mais n'atteint qu'une seule fois la cinquième place. Il arrête sa carrière en Formule 1, à l'âge de 37 ans.

Après cette carrière en Formule 1, il participe à plusieurs reprises aux 24 Heures du Mans et au Rallye Dakar, avant de devenir commentateur des Grands Prix de Formule 1, notamment pour RMC depuis 2002. Patrick Tambay se marie en 1982 et a deux enfants, dont Adrien Tambay, pilote automobile, en DTM depuis 2012. Il est également le parrain de Jacques Villeneuve, champion du monde de Formule 1 1997.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, carrière en ski et début en sport automobile (1949-1972)[modifier | modifier le code]

Daniel Patrick Charles Maurice Nasri Tambay naît à Paris, le , dans une famille aisée[1]. À l'âge de 10 ans, le jeune Patrick Tambay pratique le ski alpin, au point même de, plus tard, faire partie de l'équipe de France espoirs de ski[2],[3]. Peu populaire, en raison de son milieu d'origine aisé[1], Tambay se rapproche des États-Unis, et devient l'ami de plusieurs skieurs américains, tel que Mike Lafferty, et entame même une relation amoureuse avec Kiki Cutter[1]. Lors des Jeux olympiques de 1968, malade, il est accusée d'avoir transmis la rubéole à Cutter et, par extension, à toute l'équipe féminine américaine[2]. Toujours en lien avec l'équipe de France et attaché aux États-Unis malgré leurs accusations, il déménage au Colorado en 1970, et intègre l'université de Boulder, ville dans laquelle il emménage[1].

C'est cette même année que Patrick Tambay découvre le monde du sport automobile, en assistant à l’inauguration du circuit Paul-Ricard, dans le Var, le 19 avril[3]. Pendant les vacances en 1972, Patrick Tambay retourne en France, pour essayer les monoplaces, toujours au circuit Paul-Ricard, dans le cadre du Volant Elf[1]. Devant retourner à l'université, Patrick reçoit chez lui, des lettres de l'école de sport automobile, convaincue de son talent[1]. Finalement, Patrick Tambay décide de ne pas se rendre en cours, rentre en France, et participe à la finale du Volant Elf qu'il remporte[1]. Patrick Tambay décide alors de quitter définitivement les États-Unis pour s'installer à nouveau en France, pour le sport automobile[2].

Ascension en formules de promotion (1973-1976)[modifier | modifier le code]

La victoire au Volant Elf offre à Patrick Tambay le financement nécessaire pour disputer, en 1973, le Challenge européen de Formule Renault[1]. Au terme d'une saison très serrée, Patrick Tambay est sacré vice-champion, avec autant de points que René Arnoux, champion, mais une victoire de moins que son rival (6 contre 7)[4]. La même année, Tambay finit 20e du Rallye Monte-Carlo avec Gérard Marion sur Renault 12 Gordini, alors qu'il n'a absolument aucune expérience des rallyes automobiles[5]. Entre problèmes mécaniques, blizzard et nuit, Tambay, étonné par ses bons résultats malgré son inexpérience, se déclare « très, très chanceux d'avoir terminé » un rallye qu'il considère comme « magnifique »[5].

Monoplace verte, aux flancs noirs, vue de profil, proche de l'herbe.
Patrick Tambay décroche son titre de vice-champion de Formule 2 en 1975, au volant d'une March 752, ici vue en 2007.

L'année suivante, en 1974, soutenu par Elf, Tambay accède au championnat d'Europe de Formule 2 ; en pleine saison d'apprentissage, le jeune pilote français termine septième du championnat, assez loin des meneurs du championnat[6]. L'année suivante, au volant d'une March-BMW, Tambay est attendu comme l'une des possibles surprises de la saison[7]. Leader de la première course de la saison, Tambay doit abandonner après un accident, dû à un problème de freins[7]. Très régulièrement aux avants-postes tout au long de la saison quand les problèmes mécaniques l'épargnent, Patrick Tambay réalise plusieurs podiums dont une victoire au circuit de Nogaro, qui lui permettent d'être sacré vice-champion, à toutefois une bonne distance de Jacques Laffite, champion[8]. De retour avec Elf, au volant d'une voiture de Martini, équipée d'un nouveau moteur V6 Renault, Patrick Tambay, vice-champion en titre, est considéré comme l'un des plus grands favoris pour le titre[9]. En tête du championnat après deux courses[10], Tambay est victime de nombreux abandons, et se retrouve distancé par Jean-Pierre Jabouille et René Arnoux, malgré une victoire au circuit de Nogaro, qui le fait terminer à la troisième place finale[11].

Titre en CanAm et débuts en Formule 1 (1977)[modifier | modifier le code]

Photographie d'une voiture de sport-prototype rouge avec de fins traits blancs, vue de trois-quarts.
Patrick Tambay pilote une Lola T333CS pour gagner son premier titre en CanAm (ici, une version de 1979).

Son horizon étant bouché en Europe, Tambay s'exile en Amérique du Nord, après avoir reçu un appel téléphonique de Carl Haas pour participer au challenge CanAm, championnat nord-américain de sport-prototypes, au volant d'une Lola T333-CS, l'une des références, préparée par Jim Hall[2]. Il est chargé de remplacer Brian Redman, blessé lors des essais de la première course[12]. Patrick Tambay impressionne son écurie et les observateurs, en étant sacré avec six victoires en huit participations, dont les cinq dernières de la saison[13].

« Je partageais les frais de mon volant en F1 chez Teddy Yip et Mo Nunn avec l’argent que je gagnais en Can-Am. Avec Carl Haas, ils me faisaient alors courir simultanément des deux côtés de l’Atlantique. J’avais deux sacs de course et, tous les mardis, je reprenais l’avion dans l’autre sens : F1 avec l’Ensign N177 en Europe et Can-Am aux États-Unis. Vingt courses dans l’année, j’adorais cela ! Une vie extraordinaire et des résultats qui suivaient. »

— Patrick Tambay[2]

Ces performances permettent à Tambay d'effectuer ses débuts en championnat du monde de Formule 1 au cours de la saison 1977. Lors du Grand Prix de France sur une Surtees, il rate la qualification pour la course et ne participe pas au Grand Prix[14]. Lors de la course suivante, Tambay rejoint Theodore Racing, en apportant 80 000 dollars, venant de ses succès en CanAm[15]. L'espoir français réussit à se qualifier pour son tout premier Grand Prix à la seizième place, mais doit abandonner dés le troisième tour, à la suite d'un problème électrique[16]. En Allemagne, Tambay confirme les espoirs placés en lui : parti à une surprenante onzième place, il profite des multiples abandons (seules huit voitures voient l'arrivée) pour terminer sixième et prendre son premier point en Formule 1[17],[18]. La très belle course de Tambay, le propulse au rang de candidat pour un volant de pilote titulaire chez la Scuderia Ferrari pour la saison suivante[19]. En Autriche, partant d'une prometteuse septième place, Tambay doit abandonner à treize tours de la fin à cause d'un problème moteur[20].

Au Grand Prix des Pays-Bas, Tambay, parti douzième, à l'aide de quelques dépassements et de nombreux abandons, Tambay est en course pour obtenir son premier podium, mais à deux tours de la fin, alors troisième, Tambay est victime d'une panne d'essence et doit abandonner pour tout de même terminer cinquième, dans les points[21]. Peu après, début septembre 1977, McLaren décide de recruter Tambay, considéré comme une étoile montante de la Formule 1[22]. Après un abandon en Italie (où il est auteur d'un énorme accident en essais[23]) et une non-qualification aux États-Unis Est[24], Patrick Tambay retrouve le chemin des points au Canada, en terminant cinquième de la course, après une lointaine seizième place en qualifications[25]. Le dernier Grand Prix au Japon se termine prématurément pour Tambay qui abandonne après un problème moteur, survenu en début de course[26].

Tambay, avec seulement neuf engagements sur les dix-sept courses de la saison, termine 18e du championnat avec cinq points[27].

Les années noires (1978-1979)[modifier | modifier le code]

Photographie d'une monoplace de F1 rouge et blanche, vue de face, arrêtée.
Patrick Tambay pilote la McLaren M26 pour la saison 1978, une monoplace assez décevante.

Considéré comme un espoir de la Formule 1, il est recruté par McLaren en remplacement de Jochen Mass afin d'épauler James Hunt, le champion du monde 1976[22]. Ce qui ressemble à une belle opportunité se révèle être un cadeau empoisonné pour Tambay dans la mesure où son arrivée chez McLaren correspond au brutal déclin de l'écurie britannique.

Après une année 1978 assez compliquée (8 points et une quatrième place au Grand Prix de Suède), il connaît le pire en 1979, avec aucun point marqué, de multiples abandons et deux non-qualifications.

« Lorsque McLaren m’engagea en F1 pour 1978 et 1979, ce furent les pires années de son histoire et de la mienne ! »

— Patrick Tambay, [2]

Nouveau titre en CanAm et retour en Formule 1 (1980-1981)[modifier | modifier le code]

Son image passablement écornée, il ne retrouve pas de volant en Formule 1 pour 1980 et s'exile une nouvelle fois en CanAm au sein de l'équipe de Carl Haas. Comme en 1977, il remporte le titre. Tambay retrouve la Formule 1 en 1981, sur une Theodore de l'écurie de Teddy Yip avec laquelle il décroche le point de la sixième place à Long Beach puis, à la mi-saison chez Ligier en remplacement de Jean-Pierre Jabouille, mal remis de son accident survenu en fin de saison précédente, mais il enchaîne les abandons.

Premiers podiums et première victoire chez Ferrari (1982)[modifier | modifier le code]

Ferrari 126 C3
La Ferrari 126 C3 (1983)

De nouveau sans volant début 1982, il s'engage avec le Racing Team VDS pour prendre part une fois de plus, à la compétition CanAm mais ne participe qu'à une seule course[28]. En effet, il est appelé au printemps par la Scuderia Ferrari pour remplacer son ami Gilles Villeneuve, décédé lors des essais du Grand Prix de Belgique. Dès son arrivée chez Ferrari, Tambay s'affirme comme une précieuse recrue et inscrit des points importants dans l'optique du championnat du monde des constructeurs. Lors des essais du Grand Prix d'Allemagne, le premier pilote Ferrari, Didier Pironi, alors en tête du championnat du monde, est victime d'un grave accident qui met un terme à sa carrière. Portant sur ses épaules tous les espoirs de la Scuderia, Tambay remporte le lendemain son premier succès en Formule 1 dans une ambiance pesante. Avec un podium en fin de saison à Monza, il assure à Ferrari le titre mondial des constructeurs.

Deuxième victoire et bons résultats (1983)[modifier | modifier le code]

Conservé par Ferrari pour la saison 1983, Patrick Tambay réalise un bon début de saison qui fait de lui un candidat au titre mondial. Il remporte notamment une victoire au Grand Prix de Saint-Marin à Imola pour la plus grande joie des tifosi, lesquels sont totalement acquis à sa cause alors même qu'il s'impose aux dépens du pilote italien Riccardo Patrese. Malgré quelques places d'honneur, la suite de sa saison est plus délicate et il est distancé au championnat qu'il termine finalement quatrième.

Places d'honneur et dernier podium chez Renault (1984-1985)[modifier | modifier le code]

Renault RE50
Patrick Tambay sur Renault RE50 en 1984 à Dallas.

En fin d'année, Ferrari le remplace par l'espoir italien Michele Alboreto et il trouve refuge chez Renault. Compte tenu du potentiel affiché par Renault lors des saisons précédentes, il peut nourrir de belles ambitions mais, encore ébranlée par la perte du titre mondial en 1983, l'écurie française plonge dans la crise, et ni lui ni son coéquipier Derek Warwick ne parviennent à obtenir mieux que quelques places d'honneur.

Dernière année en Formule 1 chez Haas Lola (1986)[modifier | modifier le code]

Fin 1985, l'écurie Renault ferme ses portes et Tambay est recruté par l'ambitieuse équipe montée la saison précédente par Carl Haas, qui fut son employeur en Can-Am. Malgré le soutien officiel de Ford, l'aventure Team Haas Lola est un échec et Tambay, dont la saison est en outre perturbée par un accident au Grand Prix du Canada où il se fracture le pied, doit se contenter d'une cinquième place au Grand Prix d'Autriche comme meilleur résultat. En fin d'année, il quitte la Formule 1.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Photographie d'un voiture de sport-prototypes blanche et violette, arrêtée, vue de face.
Avec la Jaguar XJR-9, Patrick Tambay participe aux 1989 et termine quatrième de l'épreuve.

Il reprend le volant en 1989 dans le cadre du championnat du monde des sports-prototypes et se classe quatrième des 24 Heures du Mans 1989 sur une Jaguar officielle du TWR; il effectue toutes les épreuves de la saison 1989 du championnat avec Jan Lammers -le vice-champion du monde 1987- sur les XJR version 9 et 11, pour un total de neuf courses avec le néerlandais, en se classant notamment deuxième à Jarama en juin et huitième du championnat pilotes grâce à l'écurie Silk Cut Jaguar[29].

Il abandonne ensuite les circuits pour se reconvertir dans les rallye-raids, en participant notamment à plusieurs reprises au Paris-Dakar qu'il termine deux fois à la troisième place, tout au long des années 1990. Éphémère actionnaire et directeur sportif de l'écurie Larrousse en 1994, Patrick Tambay sort de sa retraite sportive en 2005 pour participer aux épreuves du championnat Grand Prix Masters, une compétition de monoplaces réservée aux anciennes gloires de la Formule 1.

À partir de 1991, il entame une carrière de consultant dans les médias, en commentant sur La Cinq les Grands Prix du Championnat du monde de Formule 1 et les trois premiers Grands Prix du Championnat du monde de Formule 1 1992 en compagnie de Jean-Louis Moncet et Éric Bayle avant que La Cinq cesse d'émettre en avril 1992.

De 1997 à 2001, il commente les courses sur la chaîne à péage Kiosque du groupe Canal Satellite avec Jean-Luc Roy. Après l'arrêt de Kiosque, il est consultant sur RMC depuis 2002 où il commente les Grands Prix de Formule 1 en compagnie de Jean-Luc Roy (Alexandre Delpérier jusqu'en 2008) dans les studios parisiens. Il participe aussi à diverses émissions consacrées à la Formule 1 (Spécial F1 puis Les experts F1, Motors...). Parallèlement, il est également le consultant Formule 1 de BFM TV après avoir été celui de L'Équipe TV.

Le 27 octobre 2012, avec ses amis argentins Gustavo Linquet et Luciano Allegro, il crée le site internet Motorposts.com dédié aux passionnés de sports mécaniques.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1995, Patrick Tambay se lance dans la vie politique en devenant adjoint au maire du Cannet, Michèle Tabarot[30]. En 2015, il est toujours adjoint au maire, délégué aux sports[31].

Il est élu à deux reprises au premier tour en 2002 et en 2008 conseiller général des Alpes-Maritimes dans le canton du Cannet[32],[33]. En 2015, il est élu conseiller départemental au second tour avec 65,89 % des suffrages exprimés[34]. Il est membre du groupe UMP.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Photographie d'un homme habillé en blanc, à gauche, sur sa voiture rouge, vue de trois-quarts.
Très proche de Gilles Villeneuve, Patrick Tambay considère le Canadien comme son seul vrai ami, dans le monde de la Formule 1.

Patrick Tambay se marie avec Diana, une riche américaine, avec qui il a une fille, Esti, née en 1982[35] et un garçon, Loïc[2], divorce et se marie avec Dominique et a un fils, Adrien, né en 1991[36]. Ce dernier est également un pilote automobile français. Il est pilote officiel Audi depuis le début de la saison 2012[37] et évolue dans le championnat DTM[38]. Il débute par le karting avec l'appui de sa famille[39]. Esti devient par la suite avocate à New York, tandis que Loïc devient DJ à Hawaï[2].

La famille Tambay a toujours vécu entre les environs de Cannes et Gstaad en Suisse[40], ils possèdent également une maison à Honolulu[35].

Patrick Tambay était assez proche de Gilles Villeneuve ; selon ses termes, il était en fait le seul ami que le Français avait dans le monde des courses[40]. Après le décès du pilote canadien, Patrick Tambay a accueilli la famille du pilote à son domicile en Suisse pour un certain temps[40] et il a servi de mentor à Jacques, qui est aussi son filleul et avec qui il entretient de bonnes relations.

Résultats en compétition automobile[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Patrick Tambay en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Victoires Pole positions Meilleurs tours Points inscrits Classement
1977 Drapeau : Hong Kong Theodore Racing Hong Kong Ensign N177 Ford V8 Goodyear 7 0 0 0 5 17e
1978 Drapeau : Royaume-Uni Marlboro Team McLaren
Drapeau : Royaume-Uni Löwenbräu Team McLaren
M26 Ford V8 Goodyear 15 0 0 0 8 13e
1979 Drapeau : Royaume-Uni Marlboro Team McLaren
Drapeau : Royaume-Uni Löwenbräu Team McLaren
M26
M28
Ford V8 Goodyear 13 0 0 0 0 n.c.
1981 Drapeau : Hong Kong Theodore Racing Team
Drapeau : France Équipe Talbot Gitanes
TY01
JS17
Ford V8
Matra V12
Michelin 14 0 0 0 1 18e
1982 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC 126 C2 Ferrari V6 turbo Goodyear 6 1 0 0 25 7e
1983 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC 126 C2B
126 C3
Ferrari V6 turbo Goodyear 15 1 4 1 40 4e
1984 Drapeau : France Équipe Renault Elf RE50 Renault V6 turbo Michelin 15 0 1 1 11 11e
1985 Drapeau : France Équipe Renault Elf RE60
RE60B
Renault V6 turbo Goodyear 15 0 0 0 11 11e
1986 Drapeau : États-Unis Team Haas USA Ltd Lola THL1
Lola THL2
Hart 4 en ligne turbo
Ford V6 turbo
Goodyear 14 0 0 0 2 15e

Victoires en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des victoires de Patrick Tambay en Formule 1
no  Année Manche Grand Prix Circuit Grille Écurie Voiture Résumé
1 1982 12/16 Allemagne Hockenheimring 5e Scuderia Ferrari Ferrari 126 C2 Résumé
2 1983 04/15 Saint-Marin Imola 3e Scuderia Ferrari Ferrari 126 C2B Résumé

Notes et références[modifier | modifier le code]

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Patrick Tambay » (voir la liste des auteurs).

  1. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Chuck Queener, « The Game's the game », Ski, vol. 48, no 9,‎ , p. 123-125 (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Patrick Tambay, « “C’était trop bon…” », sur motorposts.com,‎ (consulté le 20 mai 2015)
  3. a et b (it) « La carriera di Patrick », La Stampa,‎ , p. 12
  4. (en) « Challenge Européen de Formule Renault 1973 standings », sur driverdb.com (consulté le 16 mai 2015)
  5. a et b (en) Andy Halberry, « Patrick Tambay: 1973 Monte Carlo Rally », sur motorsportretro.com,‎ (consulté le 16 mai 2015)
  6. (en) « Formula 2 1974 Championship Tables », sur formula2.net,‎ (consulté le 17 mai 2015)
  7. a et b (en) « Formula 2 Review », Motorsport Magazine,‎ , p. 35 (lire en ligne)
  8. (en) « Formula 2 1975 Championship Tables », sur formula2.net,‎ (consulté le 17 mai 2015)
  9. (it) Ercole Colombo, « F.2 a Salisburgo, Flammini secondo in Stampa Sera », La Stampa,‎ , p. 17
  10. (it) Marion Bianchini, « Flammini tenta a Vallelunga di diventare il "re" di Formula 2 », La Stampa,‎ , p. 8
  11. (en) « Formula 2 1976 Championship Tables », sur formula2.net,‎ 1er février 2001 (consulté le 17 mai 2015)
  12. (en) « Mont-Tremblant, 12 Jun 1977 », sur oldracingcars.com (consulté le 20 mai 2015)
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  28. Claude Yvens et Christophe Gaascht, Racing Team VDS - Une histoire sans fin, Benoit Deliege Éditions,‎ , 264 p. (présentation en ligne)
  29. Patrick Tambay (Racing Sports Cars).
  30. « La force du clan », sur www.lexpress.fr, L'Express,‎ (consulté le 16 mai 2015)
  31. « Vie municipale. Composition du Conseil municipal », sur www.lecannet.fr, site officiel de la mairie du Cannet (consulté le 16 mai 2015)
  32. Alain Dartigues, « Patrick Tambay : un Conseiller général sans peur et sans reproche. », sur pariscotedazur.fr,‎ (consulté le 16 mai 2015)
  33. « Résultat cantonales 2008 au Cannet », sur election-departementale.linternaute.com/resultats/le-cannet,‎ (consulté le 16 mai 2015)
  34. « Départementales 2015 - Le Cannet - 0609 - Résultats des élections départementales », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 16 mai 2015)
  35. a et b (it) Sergio Cuti, « La Ferrari riscopre Tambay e vuole Reutemann come vice » [PDF], sur archiviostorico.unita.it, L'Unità,‎ (consulté le 16 mai 2015)
  36. (en) « ABOUT ME », sur adrientambay.com (consulté le 17 mai 2015)
  37. Stella Vidal, « Adrien Tambay, pilote français officiel chez Audi pour le championnat DTM 2012 », sur stellavidal.over-blog.com,‎ (consulté le 16 mai 2015)
  38. Emmanuel Rolland, « Adrien Tambay - "Viser la victoire à chaque course" », sur fr.motorsport.com,‎ (consulté le 16 mai 2015)
  39. (it) Cristina Marrone, « In pista con papà, a sei anni sul go kart », sur archiviostorico.corriere.it, Corriere della Sera,‎ (consulté le 16 mai 2015)
  40. a, b et c (it) Francesco Zucchini, « Il mio sogno? Jacques sulla Rossa », sur archiviostorico.unita.it, L'Unità,‎ (consulté le 16 mai 2015)

Liens connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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