Mane (Alpes-de-Haute-Provence)

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Mane
vue sur le village de Mane
vue sur le village de Mane
Blason de Mane
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Forcalquier
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Provence
Maire
Mandat
Jacques Depieds
2014-2020
Code postal 04300
Code commune 04111
Démographie
Gentilé Manarains
Population
municipale
1 380 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 21″ N 5° 46′ 06″ E / 43.9391666667, 5.76833333333 ()43° 56′ 21″ Nord 5° 46′ 06″ Est / 43.9391666667, 5.76833333333 ()  
Altitude Min. 386 m – Max. 868 m
Superficie 22 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Mane est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Manarains[1].

La commune utilise le nom de domaine internet Mane-en-Provence, mais le nom officiel est bien Mane.

Elle a reçu le label « village et cité de caractère ».

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Mane et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village est situé entre la montagne de Lure et le Luberon à 500 m d’altitude[2]. Il se trouve au cœur du pays de Forcalquier et des magnifiques paysages provençaux. Vastes champs cultivés, plateaux et collines vallonnées encadrent le village sous un des ciels les plus purs de Provence.

Géologie[modifier | modifier le code]

Mane, vu de l’ouest

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pont sur la Laye

Mane est traversé par le Laye, ainsi que par plusieurs de ses affluents, notamment : le ravin de la Combe crue, le ravin de Saint-Estève, le ravin de l'été.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 400 ha de bois et forêts, soit de sa superficie[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Forcalquier auquel appartient Mane est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune de Mane est également exposée à trois autres risques naturels[4] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Laye),
  • mouvement de terrain : certains versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[5].

La commune de Mane est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[6]. Il s’agit surtout du transport de matières premières à destination ou de produits finis en provenance des usines Arkema de Saint-Auban[7]. Les départementales RD4100 (ancienne route nationale 100) et RD13 peuvent être empruntées par les transports routiers de marchandises dangereuses[8].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour le risque de mouvement de terrain[6] et le Dicrim n’existe pas[9].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue : en 1986, 1987, 1990, 1994, 2011, et des glissements de terrain en 1994[4]. Aucun séisme n’a jamais été fortement ressenti dans la commune. Seul celui du 5 avril 1959, dont l’épicentre se trouvait à Saint-Paul-sur-Ubaye, a été ressenti avec une intensité macro-sismique de III sur l’échelle MSK (les objets suspendus se balancent)[10],[11].

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Châteauneuf
  • La Laye

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes en 1103 (castel de Manoa), est interprété de différentes manières. Pour Charles Rostaing[12], il s’agit d’un oronyme (nom de montagne) pré-indoeuropéen, *MaN- ; et selon Ernest Nègre[13], le nom dérive du latin manua, avec (mais sans certitude) le sens du mot occitan magne, gerbe, liasse de paille préparée pour servir à la couverture d’une habitation (chaumière. La commune se nomme Mana en occitan provençal classique et Mano selon la norme mistralienne.

Le lieu-dit Salagon, où est construit un prieuré, est formé sur une racine préceltique *Sal-, désignant un relief, selon une formation courante[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites ont livré des traces d’occupation du Chalcolithique et du Néolithique : Beauchamp, le Roucas, les Roussiers, les Treilles[15].

Dans l’Antiquité, le territoire de Mane fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[16]. Le village existait à l’époque romaine, et s’était établi sur un carrefour entre la voie Domitienne et une route secondaire. Une statue de Neptune y a été découverte[17].

Moyen Âge et Temps modernes[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[18].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1103 (Manoa)[19]. Auparavant, l’évêque de Sisteron donne les dîmes du prieuré de Salagon aux chanoines de Forcalquier en 1015[20].

Du XIe au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait un prieuré, à Salagon, mais aussi quatre autres églises, dont l’église paroissiale et trois églises rurales, avec tous les revenus afférents[21]. Raynaud Rocheyo (?-av.1338), clavaire de Puget-Théniers (1312), rational de Provence (1315) puis Maître rational (1315 ; 1324 ; 1331), trésorier de Provence (1321), fut seigneur de Mane[22], familier du roi[23]. Il était en 1315, châtelain de La Turbie et viguier de l'archevêque de Capoue[24]. À sa mort, le roi Robert donna à ses héritiers une pension de 12 onces d'or pour la cession à la cour du château de Mane[25]. En 1303, Raymond de Pierrevert était coseigneur de Chateauneuf-lès-Mane ; en 1304, il devint coseigneur de Reillanne[26]. Le fief de Mane est réuni à la vicomté de Reillanne (1379)[19]. Il appartient à la famille des d’Agoult (au XIVe siècle), puis passe aux Bouliers (XVe siècle) et aux Forbin (du XVIe siècle à la Révolution française)[19].

Le village de Châteauneuf lui est réuni au XVe siècle. L’abbaye des bénédictines (XIIe siècle) est détruite lors des guerres de religion[réf. nécessaire], puis restaurée en 1578[19]. C’est de Vins qui prend la ville, avant de s’enfuir à l’arrivée du sire de Meyrargues[27].

Au XVIIIe siècle, une petite industrie de faïencerie s’est développée à Mane[28].

Révolution française[modifier | modifier le code]

C’est à Mane qu’est créée la première société patriotique des Basses-Alpes, en août 1790[29]. Son affiliation au club des Jacobins de Paris est publiée le 1er mai 1791. Toujours durant la Révolution, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune de Châteauneuf change de nom pour Sablon[30], et le château est partiellement détruit[31].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le chemin de fer à Mane au début du XXe siècle.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 37 habitants de Mane sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[32].

Comme de nombreuses communes du département, Mane se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[33]. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[34].

À la fin du XIXe siècle, Mane entre dans la modernité industrielle avec l'arrivée du chemin de fer. En 1881 la déclaration publique de la voie ferrée de Forcalquier à Volx précise que son passage doit se faire « par ou près Mane et Saint-Maime-Dauphin[35] ». La « roche de Mane » est utilisée pour la construction des ouvrages de la ligne[36].

Article détaillé : Gare de Mane.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Chapelle-monument aux morts de la Première Guerre mondiale de l’église paroissiale.
Stèle commémorant les parachutages destinés à la Résistance locale.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Mane. Un vignoble de 153 hectares produisait un vin destiné au marché de Forcalquier et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[37].

Mane est, début 2002, le premier village en France à développer un réseau Wi-Fi (Provence Wireless), pour permettre l'accès à l'Internet à grande vitesse dans une région où il n'est alors pas possible d'obtenir l'ADSL.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Mane.svg

Blasonnement :
d'azur aux lettres M et A capitales d'argent, séparées par un point d'or[38]

Armes parlantes : Les lettres M et A sont respectivement la première et la dernière lettre du nom latin de la commune : Mana. Ce nom serait celui d'une dame romaine dont on aurait retrouvé le tombeau sur le territoire de la commune[39].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Mane
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Louis François Peyre   Député à la Convention
         
184. octobre 1849 Louis-Marius Rouit[40]   Révoqué
         
mai 1945   André Arniaud[41]    
         
1989[42],[43] en cours (2008) Jacques Depieds[44] UDF puis DVD[45] Président de la Communauté de communes de Haute-Provence

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Mane fait partie de la Communauté de communes de Haute-Provence qui regroupe 8 communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Mane en 2009[46]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 4,50 % 30,30 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 13,63 % 8,94 % 10,80 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 42,08 % 31,69 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 14,52 %* 6,37 % 47,16 % 8,85 %


Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1380 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants sont effectués tous les cinq ans (2007, 2012, 2017 pour Mane). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
132 feux 73 feux 1 281 1 357 1 324 1 408 1 461 1 542 1 507 1 495
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
1 583 1 521 1 522 1 528 1 446 1 430 1 335 1 333 1 430 1 174
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 099 1 066 1 012 987 990 830 744 775 690 674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 - -
703 852 834 943 1 135 1 169 1 350 1 380 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[19], EHESS[48], Insee à partir de 1968[49],[50],[51].)


L’histoire démographique de Mane, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1831 à 1861. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1931, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1846[52]. Mais le mouvement s'inverse dès les années 1960, ce qui est tôt dans le département. Depuis, la croissance a été forte et régulière, et la commune a pratiquement retrouvé ses plus hauts niveaux du XIXe siècle.

Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 620 personnes, dont 93 chômeurs[53] (79 fin 2011[54]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (77 %)[55] et travaillent majoritairement hors de la commune (70 %)[55].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 24 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et six emplois salariés[56].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 11 en 2010. Il était de 19 en 2000[57], de 38 en 1988[58] (soit une perte de la moitié des exploitations en douze ans). Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les grandes cultures (cinq exploitations) et l’élevage ovin (trois)[57]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a baissé, de 740 à 580 ha[58], puis a augmenté dans les années 2000 pour dépasser son niveau de 1988 en 2010, à 750 ha[57] : en vingt ans, la superficie moyenne des exploitations a été multipliée par 3,5 (de 19,5 à 68 ha).

Plaine de Mane

Plusieurs producteurs sont installés sur la commune de Mane : fromageries[réf. nécessaire], domaines vinicoles[réf. nécessaire], apiculteur, agriculteurs, lavandiers. Leurs produits, ainsi que les articles des artisans de la commune, sont disponibles à la Maison des produits de pays, mise en service à Mane dans les années 2000.

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. La terroir de Mane se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres[59]. Parmi ces labels, la vigne n’est pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[37].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 39 établissements, employant 102 salariés[56].

La transformation des produits agricoles a permis la croissance de deux entreprises :

  • Oliviers & Co, fabrique de l’huile et d’autres produits issus de la transformation de l’olive. Ses effectifs sont de 40 salariés[60] ;
  • Céréalpes, créée en 1992, appartient au groupe Nutrition et Nature[61]. Sa production agro-alimentaire est basée sur des produits issus de l’agriculture biologique. Elle compte 18 salariés[62].
Le barrage sur la Laye

Le village est également le siège de la maison d’édition régionale Alpes de Lumière. La retenue de la Laye alimente une centrale électrique et permet l’irrigation dans la plaine de Mane.

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 94 établissements (avec 125 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 24 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 50 personnes[56].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est secondaire pour la commune, avec moins de un touriste accueilli par habitant[63]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • deux hôtels[64] (dont un hôtel classé deux étoiles en 2008 puis classé trois étoiles en 2012[65] et un hôtel classé 4 étoiles[66]). La capacité hôtelière correspondante est de 55 chambres[67] ;
  • plusieurs meublés labellisés[68] ;
  • des chambres d’hôtes[69].

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[70] : au nombre de 158, elles représentent un logement sur cinq. Parmi les résidences secondaires, 16 possèdent plus d’un logement[71],[67].

Le prieuré de Salagon (voir plus bas), avec son musée, sa librairie et son jardin médiéval, et le centre ancien, attirent le tourisme.

Techno concept emploie 12 salariés ; il réalise des études dans le secteur paramédical[72].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Citadelle de Mane.

La citadelle de Mane est l’unique fortification complète de Haute-Provence avec des parties antérieures au XVIIe siècle (date des XIIe/XVIIIe siècles). Elle est défendue par une double enceinte en hélice.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Chapelle de l'Hospice de Mane.

L’hôtel de Miravail (façade et toiture classées monuments historiques), commencé en 1540[73], daterait de 1572. Certaines fenêtres de la façade sont reprises au XVIIe ou au XVIIIe siècle[74]. Sa cheminée ornée de gypseries au décor très riche, voire chargé, mais très finement ouvragé, date du XVIIe siècle : elle porte notamment deux animaux à tête de femme, une femme et un soldat en costumes romains, deux enfançons[75]. Le château est inscrit, la cheminée, jugée exceptionnelle, datant du milieu du XVIe siècle[76], est classée monument historique[77].

Le pont roman à becs XIIe siècle, classé monument historique (daté de la même époque que le prieuré de Salagon par Raymond Collier[78],[79]). Il est appelé pont romain ou pont des trois arches.

Article détaillé : Pont roman de Mane.

Une vaste fontaine est construite contre la façade de l’hôpital, avec une niche placée sous deux colonnes ioniques[80]. L’hôpital lui-même, construit en 1710, est offert par le cardinal de Forbin-Janson (dont le tableau de la fin du XVIIe siècle, classé monument historique au titre objet[81], est conservé dans l’hôpital). Les fenêtres des deux étages sont cintrées[82].

Art religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : prieuré Notre-Dame de Salagon.

Le prieuré Notre-Dame de Salagon du XIIe siècle, classé monument historique, est transformé en musée avec jardin médiéval.

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption est un ancien prieuré de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle à Châteauneuf-lès-Manes, classée monument historique[84]. Il s’agit probablement de l’ancienne chapelle castrale de Châteauneuf-lès-Mane (actuel hameau de Châteauneuf) ; elle existait déjà en 1095 et son état actuel est une reconstruction[85]. L’abside date du XIIe siècle[85], comme le portail et les colonnes du chœur[86] ; la nef à deux travées qui y conduit, ornée de chapiteaux corinthiens a un siècle de moins[85] ; la voûte du chœur est en cul-de-four[20]. La porte sud a été condamnée et l’entrée transférée à l’ouest du bâtiment[87]. Un ermitage lui a été ajouté au XVIe siècle[20].

Chevet de l'église Notre-Dame de l'Assomption.

L’église paroissiale Saint-André, du XVIe siècle possède une façade baroque, encadrée de deux portes monumentales. Le chœur est de style gothique (croisées d’ogives), comme le bas-côté sud[88]. Le clocher-tour, construit contre le chœur, haut de trois étages, date du XVIIe siècle[89]. Elle aussi est classée[90].

Son autel en marbre est surmonté d’un baldaquin polychrome[91], classé[92]. Les stalles fournissent dix-huit sièges, ornés de feuilles d’acanthe, de volutes, de chapiteaux corinthiens. Datées des XVIIe et XVIIIe siècles, elles sont classées[93]. Un pilier est entouré d’un banc de bois, avec agenouilloirs et dossiers ornés de la même manière[94]. Un vitrail du chœur représente la crucifixion de saint André[95]. Sa crèche (25 santons de carton-pâte et de cire pour certains) date d’avant 1833 et est classée[96],[97]. Elle est notamment ornée d’un tableau représentant un Ange gardien tenant un enfant par la main, du XIXe siècle, indiqué comme classé par le catalogue d’exposition Des Anges (2013)[98].

Couvent des minimes.

L’ancien couvent des minimes (XVIIe siècle[19]) est construit dans le style classique, orné de frises de triglyphes (façade et intérieur)[99].

La chapelle des Pénitents blancs, Notre-Dame-de-Pitié, est construite dans le style classique. Sa nef est plafonnée ; la façade occidentale notamment offre un portail à fronton du XVIIe siècle. Elle est surmontée d’un clocher-mur[100]. Avec l’église paroissiale toute proche, la place et la calade qui les séparent, elles sont inscrites monument historique[84].

La chapelle Saint-Laurent, ancien prieuré de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, date du XIIe siècle. Elle est convertie en logement[20].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de deux écoles, une école maternelle et une école primaire[101].

Sports[modifier | modifier le code]

Mane comptent plusieurs associations sportives : rugby, randonnées pédestres, club équestres, danse de salon, taï chi, yoga.

Santé[modifier | modifier le code]

Les professionnels de santé sont regroupés dans le cadre d'une maison médico-sociale.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse est rattachée à un groupe inter-paroissial qui, outre Mane, comprend Aubenas-les-Alpes, Céreste, Dauphin, Lincel, Montfuron, Montjustin, Oppedette, Reillanne, Sainte-Croix-à-Lauze, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Saint-Michel-l'Observatoire, Vachères et Villemus. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[102].

Environnement[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Maurel, « André Ailhaud, dit de Volx, héros de l’insurrection républicaine bas-alpine de 1851 », p. 34-81 de Provence 1851 : une insurrection pour la République, Actes des journées de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon, Association pour le 150e anniversaire de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, Les Mées, 2000
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p.
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 716 : Mane

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Forcalquier », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013
  2. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  4. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 4 janvier 2012, consultée le 31 juillet 2012
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  6. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 74
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  9. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 31 juillet 2011
  10. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Mane », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 31 juillet 2012
  11. BRGM, « fiche 40109 », Sisfrance, consultée le 31 juillet 2012
  12. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 209
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  102. Groupe Avance au Largue

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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