Saint-Julien-du-Verdon
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d'indications, visitez le projet Communes de France.
|
| Saint-Julien-du-Verdon | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence |
| Arrondissement | Castellane |
| Canton | Castellane |
| Code Insee | 04183 |
| Code postal | 04170 |
| Maire Mandat en cours |
Thierry Collomp 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Moyen Verdon |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 869 m (mini) – 1 760 m (maxi) |
| Superficie | 6,19 km² |
| Population sans doubles comptes |
134 hab. (2006) |
| Densité | 17 hab./km² |
Saint-Julien-du-Verdon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Saint-Juliennais ou Pelugnes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune est traversée par le Verdon (rive gauche), aujourd’hui immergé avec une grande partie du territoire de la commune sous le lac de Castillon. Le village était perché en hauteur (à 914 m d’altitude[1]), le lac en fait une presqu’île et les maisons sont presque sur le rivage est du lac.
La route nationale 202 passe aux lisières du village.
[modifier] Histoire
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1259[1]. Son nom viendrait du pont romain, dit pont Julien sur le Verdon (rivière) (à proximité et sur la commune de Saint-André-les-Alpes), effondré au XVIIe siècle et rebâti en 1698. D’après Ernest Nègre, la plus ancienne forme connue du nom de la commune, Sancto Juliano (vers 1300), fait référence à l’église et au saint Julianus[2].
Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[3]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Villeverdon[4] ou Ille-Verdon[5].
Au milieu du XIXe siècle, une fabrique textile employait 10 ouvriers[6].
[modifier] Économie
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | 2003 | Roger Reybaud | ||
| 2003 | réélu en 2008[7] | Thierry Collomp | ||
[modifier] Démographie

[modifier] Communes voisines
[modifier] Lieux et monuments
L’église paroissiale Notre-Dame-de-l’Assomption, du début du XVIIIe siècle, est un ancien prieuré de l’abbaye de Lérins. Le chœur et les trois travées de la nef sont voûtés d’arêtes[11]. L’autel date de 1660[12]. Le mobilier de l’église comprend :
- un tableau d’André Jean, représentant la mort d’un évêque[13], ou saint Joseph selon les Monuments historiques, qui le datent de 1665 (autour de 1700 selon Raymond Collier) et classé monument historique au titre objet[14] ;
- un tableau représentant le couronnement de la Vierge, datant de 1660[15], lui aussi classé[16].
L’église du haut du village, construite au milieu du XVIIe siècle, est plus courte d’une travée ; nef et chœur sont voûtés d’arêtes. Deux chapelles donnant dans la travée de chœur forment un faux transept. Le clocher est installé dans une tour construite contre l’église, du côté sud[17].
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Abbé Brun de la Combe, oratorien, auteur du Triomphe du Nouveau Monde contre le supérieur de son ordre le révérend père Moisset (1785), et qui fut expulsé de l’ordre pour cette raison
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles de Wikipédia
[modifier] Liens externes
[modifier] Sources
[modifier] Notes
- ↑ a b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », Paris, 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7)
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, § 28444, p 1623-1624
- ↑ Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
- ↑ Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 113
- ↑ Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002 [1], consulté le 18 novembre 2008
- ↑ Mireille Mistral, op. cit., p 139
- ↑ Site de la préfecture des AHP
- ↑ INSEE, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
- ↑ Saint-Julien-du-Verdon sur le site de l'Insee
- ↑ EHESS, notice communale de Saint-Julien-du-Verdon sur le site Cassini, consultée le 19 juillet 2009
- ↑ Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 224
- ↑ Raymond Collier, op. cit., p 471
- ↑ Raymond Collier, op. cit., p 468
- ↑ Arrêté du 7 septembre 1988, notice de la Base Palissy, consultée le 11 décembre 2008
- ↑ Raymond Collier, op. cit., p 480
- ↑ Arrêté du 8 janvier 1975, notice de la Base Palissy, consultée le 11 décembre 2008
- ↑ Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 224-225

