Faucon-de-Barcelonnette
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| Faucon-de-Barcelonnette | ||
Panorama de montagne et clocher |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |
| Arrondissement | Barcelonnette | |
| Canton | Barcelonnette | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Vallée de l'Ubaye | |
| Maire Mandat |
Patrice Bague 2008-2014 |
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| Code postal | 04400 | |
| Code commune | 04086 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
303 hab. (2010) | |
| Densité | 17 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 1 157 m — Max. 2 984 m | |
| Superficie | 17,42 km2 | |
| Localisation | ||
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Faucon-de-Barcelonnette est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Fauconnais, en valéian : lous Foucounencs[1][réf. incomplète],[2].
Sommaire |
Géographie [modifier]
À 1211 mètres d’altitude[3], Faucon est le plus vieux village de la vallée de l'Ubaye[réf. nécessaire]. Un peu à l'écart de la route D900, elle se trouve à 7 km de Jausiers.
Les communes limitrophes de Faucon-de-Barcelonnette sont La Condamine-Châtelard, Jausiers, Enchastrayes, Barcelonnette et Saint-Pons.
Toponymie [modifier]
La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1147 (de Falcho), nom dérivé d’un nom propre germanique, Falco[4]. Le village est appelé Foucoun en valéian[1][réf. incomplète],[2].
Risques naturels et technologiques [modifier]
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette auquel appartient Faucon-de-Barcelonnette est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[5], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[6]. La commune de Faucon-de-Barcelonnette est également exposée à quatre autres risques naturels[6] :
La commune de Faucon-de-Barcelonnette est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[7]. La départementale RD 900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[8].
Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2005 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et d’avalanche[7] et le Dicrim n’existe pas[9].
La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle, pour des inondations et des coulées de boue en 2008, et en 2003 pour des mouvements de terrain[6]. La liste des tremblements de terre d’une intensité macro-sismique ressentie supérieure à V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets) suit (les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre)[10] :
- le séisme du 19 mars 1935, d’une intensité ressentie à Faucon-de-Barcelonnette de VII (provoquant des dégâts) et dont l’épicentre était situé à Saint-Clément-sur-Durance[11],
- du 17 février 1949, avec une intensité macro-sismique de V et Barcelonnette pour épicentre[12] ;
- du 20 juin 1955, avec une intensité macro-sismique de V un épicentre situé en Italie[13] ;
- du 5 avril 1959, avec une intensité macro-sismique de VI et demi un épicentre situé à Saint-Paul-sur-Ubaye[14] ;
- du 31 octobre 1997, avec une intensité de IV et Prads-Haute-Bléone pour épicentre[15].
Histoire [modifier]
Des tombes de l’âge du bronze ont été découvertes au XIXe siècle[16].
Une agglomération antique existait à l’emplacement de la ville actuelle (des tombes ont été découvertes place de la mairie)[17].
Au Moyen Âge, Faucon est un quartier de Barcelonnette[17]. Les bénédictins ont fondé un établissement sous le nom de Notre-Dame-aux-Noix[3]. Le fief dépendit de l’archevêché d’Embrun, puis appartint aux Guiramnad[18]. La famille d’Audiffret posséda la seigneurie de Faucon[Quand ?][réf. nécessaire].
Au XVIIe siècle, le village est par deux fois détruit par un incendie, en 1628 et 1691.
Faucon devient une commune autonome en 1790[17].
Héraldique [modifier]
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Blasonnement : |
Économie [modifier]
Aperçu général [modifier]
En 2009, la population active s’élevait à 136 personnes, dont quatre chômeurs[20]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (69 %)[21] et travaillent majoritairement hors de la commune (81 %)[21].
Agriculture [modifier]
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait huit établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[22].
Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de cinq en 2010. Il était de sept en 2000[23], de quatre en 1988[24]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers l’élevage ovin et bovin[23]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 108 ha à 352 ha[24]. La SAU a légèrement diminué lors de la dernière décennie, à 293 ha[23].
Industrie [modifier]
Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait cinq établissements, employant onze salariés[22].
Activités de service [modifier]
Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait cinq établissements (avec trois emplois salariés), auxquels s’ajoutent les dix établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant treize personnes[22].
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est moyennement importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[25], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[26]. Les structures d’hébergement à finalité touristique sont rares dans la commune :
Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[29] : au nombre de 93, elles représentent 41 % des logements. Parmi les résidences secondaires, 14 possèdent plus d’un logement[30],[31].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]

Lieux et monuments [modifier]
L’église paroissiale, placée sous le vocable de Saint-Étienne et sous le patronage de l’Assomption de la Vierge, est construite pour la première fois au XIe siècle, puis reconstruite au XVIIe siècle : ses collatéraux mêlent moellons et pierre de taille. Entre les collatéraux et la nef, les arcades sont en plein cintre. Assez exceptionnellement dans le style roman alpin, le mur nord est percé de quatre baies très étroites, qui s’apparentent à des meurtrières. Son abside est en cul-de-four[38]. Le clocher est isolé au milieu du village, et est percé de baies triples, sur le même mode des baies géminées, mais avec deux colonnes. Enfin, le clocher est surmonté d’un campanile octogonal ouvert par huit baies en plein cintre ; de style roman, elle doit être une reconstruction du XVIe siècle imitant le clocher précédant selon Raymond Collier[39]. Selon la DRAC, les 20 premiers mètres sont gallo-romains : la tour servait à faire des signaux. Elle est ensuite incorporée au couvent des bénédictins, qui la transforment en clocher en ajoutant le campanile et une flèche de charpente, en pierre depuis 1858[40].
L’église abrite un couvercle de sarcophage de pierre, taillé en forme de toit. D’époque gallo-romaine, il aurait été réutilisé pour le tombeau de saint Jean de Matha. Il est classé[41].
Sur l’église, un cadran solaire savant date de 1878 et porte la légende « Hac rite utendo extremam para faustam » (en latin : En utilisant comme il convient l’heure présente, prépare-toi une fin heureuse). Il porte les coordonnées du lieu, l’écart avec l’heure de Paris, l’altitude. Surtout, ses couleurs mêlent le bleu et le violet, ce qui est rare[42].
Le couvent Saint-Jean-de-Matha des Trinitaires est fondé en 1675 par des moines déchaussés de la Sainte-Trinité de la rédemption des esclaves. Il a conservé son cloître, dont les fenêtres donnent sur le cimetière[43].
La commune compte de nombreuses chapelles, dont certaines étaient des succursales de la paroisse :
- chapelle Saint-Jean au hameau de Saint-Flavi, ancienne succursale[17] ;
- chapelle Sainte-Anne au hameau du Bourget[17] ;
- chapelle à Bouzoulières[17] ;
- chapelle domestique au Châtelaret[17] ;
- la carte IGN signale encore deux chapelles au bourg.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Saint Jean de Matha[3], fondateur de l'ordre des Trinitaires, né à Faucon le 23 juin 1160.
Pour approfondir [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence
Liens externes [modifier]
Sources [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
Notes [modifier]
- François Arnaud, Gabriel Maurin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, Paris : Champion, 1920 - Réédité en 1973, Marseille : Laffitte Reprints
- Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia (ISBN 2-908103-17-6), Mane : Alpes de Lumière (ISBN 2-906162-28-0), 1995. 247 p.
- Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales § 14655, p 840
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
- Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 8 juillet 2011, consultée le 23 juillet 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
- Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 23 juillet 2011
- BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Faucon-de-Barcelonnette », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 23 juillet 2012
- BRGM, « fiche 50043 », Sisfrance, consulté le 23 juillet 2012
- BRGM, « fiche 40091 », Sisfrance, consulté le 23 juillet 2012
- BRGM, « fiche 1130108 », Sisfrance, consulté le 23 juillet 2012
- BRGM, « fiche 40109 », Sisfrance, consulté le 23 juillet 2012
- BRGM, « fiche 40203 », Sisfrance, consulté le 23 juillet 2012
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 10
- Daniel Thiery, « Faucon-de-Barcelonnette », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 21 décembre 2010, consulté le 23 juillet 2012
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 175
- Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
- Insee, Dossier local - Commune : Faucon-de-Barcelonnette, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
- Insee, Dossier local, p. 7
- Insee, Dossier local, p. 16
- Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
- Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
- Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
- Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
- Insee, Dossier local, op. cit., p. 17
- Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
- Louis Hatier est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Christine Boutin à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010, et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Cruis à Hospitalet(L’) (liste 3), consulté le 8 mars 2013
- EHESS, notice communale de Faucon-de-Barcelonnette sur la base de données Cassini, consultée le 25 juillet 2009
- Résultats du recensement de la population - Faucon-de-Barcelonnette, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
- Raymond Collier, op. cit., p 62-63
- Raymond Collier, op. cit., p 193-194 et 225-226
- Arrêté du 22 juillet 1913, Notice no PA00080392, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 9 novembre 2008
- Arrêté du 14 novembre 1992, Notice no PM04000153, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 novembre 2008
- Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p 68-69
- Raymond Collier, op. cit., p 236