Valensole

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Valensole
Valensole, le château du Grand Jardin et son parc.
Valensole, le château du Grand Jardin et son parc.
Blason de Valensole
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Valensole
Intercommunalité Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Gérard Aurric
2014-2020
Code postal 04210
Code commune 04230
Démographie
Gentilé Valensolais
Population
municipale
3 224 hab. (2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 20″ N 5° 59′ 04″ E / 43.8388888889, 5.98444444444 ()43° 50′ 20″ Nord 5° 59′ 04″ Est / 43.8388888889, 5.98444444444 ()  
Altitude Min. 290 m – Max. 651 m
Superficie 127,77 km2
Localisation

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Liens
Site web Le site de la ville de Valensole Site officiel

Valensole est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Valensolais[1].

La commune comptait 3247 habitants en 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg, à 595 m[1] formé en amphithéâtre est situé sur une colline entre le Plateau de Valensole et la vallée de Notre-Dame. La commune est l'une des plus vastes de France, composée de plusieurs hameaux.

Géologie[modifier | modifier le code]

Géologie du plateau de Valensole.
DEM du plateau de Valensole.

Le début de l'ère tertiaire est marqué par le soulèvement pyrénéen entre - 60 et - 40 Ma. Le contrecoup de ce soulèvement forme dans la région de Valensole les grands massifs et petites chaînes montagneuses : Lure, Ventoux, Luberon, Nerthe, Étoile..., orientés est-ouest. Lors du soulèvement pyrénéen, la faille de la Durance s'active. L'ouest s'abaisse et l'est se relève, délimitant une vaste zone fluvio-lacustre : le bassin de Forcalquier, qui reçoit, entre autres, les sédiments venant de la zone est. Il y a quinze millions d'années, les Alpes continuent leur formation. Ces puissants mouvements géologiques accentuent encore les plis est-ouest des chaînes et massifs provençaux. La faille de la Durance se manifeste à nouveau. La zone occidentale se soulève tandis que la zone orientale s'enfonce formant une large dépression dans laquelle se déversent les eaux des ancêtres des torrents venant du sud du massif Estérel-Corso-Sarde. Ces rivières puissantes, alimentées par des phénomènes climatiques violents, transportent des quantités de matériaux : galets, sables, argiles, calcaires solubilisés, qu'elles amènent dans la dépression où ils s'accumulent pour former l'énorme dépôt des poudingues de Valensole, résultat de millions d'années d'érosion en milieu karstique.

Vers - 8 Ma, le massif Estérel-corso-sarde s'effondre, isolant la Corse et la Sardaigne du continent, ce qui modifie profondément le réseau hydrographique. Les rivières de Basse-Provence qui coulaient vers le plateau de Valensole, s’écoulent vers la mer Méditerranée. Le remplissage va se poursuivre pendant encore 5 ou 6 millions d'années. Le vaste dépôt de Valensole est constitué de couches de galets plus ou moins grossiers selon les provenances et les courants. Ces galets sont diversement cimentés entre eux suivant les apports, les compressions, ce qui délimite des couches dures et des couches plus friables. La hauteur de ces dépôts atteint 838 mètres vers Fourevière sur la limite de la commune des Mées et de Puimichel (entre Guillot et les Allemands)[2], et 1400 mètres sur les hauteurs de Volonne[3][réf. incomplète]. Sous le poids de cette masse de matériaux, l'écorce terrestre s'enfonce, ce qui provoque des mouvements en bordure du dépôt.

Les couches bougent, basculent, s'affaissent, provoquant flexures et failles. L'accumulation des conglomérats de Valensole s'étale sur 10 millions d'années environ. Vers - 3 Ma, le comblement s'arrête.

Les rivières vont aménager leurs vallées à travers le poudingue et l'érosion pluviale, glaciaire, fluviale, va découper le relief du plateau en formant vallons et collines[4].

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Valensole est arrosée par la Durance, limite ouest de la commune, ainsi que par son affluent l'Asse, en limite nord. La commune compte également plusieurs cours d'eau, affluents de la Durance, de l'Asse, et du Verdon.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 3 758 ha de bois et forêts, soit 29 % de sa superficie[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Valensole est soumise à un climat méditerranéen dit d’intérieur. Les hivers sont plus froids qu’en basse Provence, avec des gelées fréquentes (moyenne mensuelle de 4,6 °C en janvier). Les étés sont très chauds avec une sécheresse habituelle en juillet et août (température moyenne de 22 °C). La température moyenne annuelle est de 12,6 °C. Les étés sont aussi chauds qu’en basse Provence (très souvent plus de 35-40 °C[réf. nécessaire]) mais avec une amplitude thermique annuelle et diurne importante (15 °C à 20 °C de différence entre été et hiver). Dans ces régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons. La moyenne annuelle des précipitations est de 736 mm et la ville reçoit environ 2 800 heures d’ensoleillement par an.

Une station météo est installée à Valensole, celle de Manosque se trouve à 16 km et 150 m d’altitude de moins que Valensole[5].

Relevé météorologique de Manosque
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,3 0,4 2,4 4,8 8,6 12,1 14,8 14,3 11,6 7,9 2,9 0,5 6,6
Température moyenne (°C) 4,6 5,7 8,4 10,8 15 18,6 22 21,5 18 13,5 8,1 5,1 12,6
Température maximale moyenne (°C) 9,5 11,1 14,4 16,8 21,7 25,1 29,7 29,5 24,8 19,2 13,3 9,7 18,7
dont pluie (mm) 60 50 51 69 60 53 36 52 77 91 65 59 723
dont neige (cm) 4 3 1 0 0 0 0 0 0 0 2 3 13
Source : (en) The Weather Channel[réf. à confirmer]


Transports[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Valensole est en zone 2 (sismicité moyenne, la plus élevée de France métropolitaine) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[6], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[7]. La commune de Valensole est également exposée à trois autres risques naturels[7] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans les vallées de la Durance et de l’Asse) ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[8].

La commune de Valensole est de plus exposée à deux risques d’origine technologique[9] :

  • celui de transport de matières dangereuses, par route et canalisation :
    • la départementale RD 6 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[10] ;
    • le gazoduc servant à alimenter Digne en gaz naturel traverse la commune et constitue donc un facteur de risque supplémentaire[11] ;
  • celui de rupture de barrage. En cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la frange ouest de la commune, située dans la vallée de la Durance, serait recouverte par l’onde de submersion sous plusieurs mètres d’eau[12],[13].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune n’existe ; le plan des surfaces submersibles, datant de 1961, en fait office[9] et le Dicrim n’existe pas[14].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue : en 1987, 1992, 1994 (deux fois), 2004 et 2008[7]. Le 4 août 2004, un orage violent cumule 82 mm de précipitations en 3 heures[15]

Communes voisines[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Valensole et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Valensole sont[16] :

Rose des vents Oraison
Villeneuve
Volx
Le Castellet Brunet Rose des vents
Manosque N Riez
O    Valensole    E
S
Gréoux-les-Bains Saint-Martin-de-Brômes Allemagne-en-Provence

Hameaux[modifier | modifier le code]

En dehors du village, plusieurs hameaux sont présents sur la commune :

  • Grand Arlane
  • Mas Saint-Andrieux
  • Chante-Galet
  • Val d'Asse
  • la Combe
  • Villedieu
  • la Fuste
  • Saint Grégoire
  • Bel Air
  • le Bars

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Habitat perché[modifier | modifier le code]

Valensole, village perché

Ce type d'habitat est considéré comme typiquement provençal, il est surtout typiquement méditerranéen. Ces villages sis sur leur « acropole rocheuse », qui ont gardé leur aspect médiéval, forment par l'orientation des façades de leurs maisons – vers la vallée ou la voie de communication – un véritable front de fortification[17].

Fernand Benoit souligne leur origine quelques fois préhistorique en signalant que Cicéron, à propos des Ligures qui peuplaient la région, les dénomme castellani, c'est-à-dire habitants des castellas (Brutus, LXXIII, 256)[17]. Ces villages perchés se trouvent essentiellement dans les zones collinaires dont le terroir est pauvre en alluvions et où l'eau est rare[18].

De plus ce groupement en communauté refermée sur elle-même correspond à des régions de petites propriétés, où les seules terres fertiles se situent au fond de quelques vallons, et ce regroupement a facilité l'existence d'un artisanat rural indispensable aux villageois (charron, forgeron, etc.). A contrario, l'habitat dispersé implique de grands domaines qui tendent à vivre en autarcie. D'où la loi émise par Fernand Benoit : « La misère groupe l'habitat, l'aisance le disperse »[18].

Article détaillé : Village perché.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 909 (Valentiolam), est tiré du nom de Valence, avec le suffixe diminutif -ola[19]. Valensole, en latin Valensolia (qui est aussi écrit Valenzolia et Valentiola selon les scribes et les époques), est situé sur le versant d'une colline, à 45 kilomètres au sud-sud-est de Digne. D’autres étymologies proposées font dériver son nom, soit de Vallis solis, à cause de son exposition au sud-Est ; soit autres de Variancense solum, terre des Variacens, qui seraient un peuple gaulois ou ligure. Ces derniers apportent en preuve et la domination provençale[pas clair] Varensoro, et des actes ou l'on trouve Valensole. Ce dernier sentiment ne peut qu'être préféré, si on remarque la belle vallée qui se déroule au pied de la ville, s'appelait jadis ager Variancensis, nom que portait aussi le pagus.

Le village s'appelle Valençòla en provençal selon la norme classique et Valensolo selon la norme mistralienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, un village, se situait à l'extrémité de la vallée dans le quartier d'Arlane. On y a retrouvé des fragments de colonnes de granit gris, et les ruines d'anciennes bâtisses occupant une vaste superficie, et des monnaies de la république marseillaise, de la République romaine et de l’Empire. On y a aussi mis au jour des tombeaux et des lampes sépulcrales. Ce village fut détruit par le feu, peut-être par une invasion barbare. Les habitants se retirèrent alors sur la colline voisine pour s’y fortifier[20].

La découverte la plus remarquable du XIXe siècle est un vase de céramique, d'une contenance de 150 litres environ. Sur le bord de ce dolium, se trouve marqué le chiffre XVII. Ce vase est le seul qui ait été trouvé entier, parmi une grande quantité de fragments d'urnes semblables[20].

La Voie Domitienne (voie prétorienne, via prætoriana) partant de Cimiès, et passant par Glandèves, Annot, Vergons, Castellane, Moustiers, Riez, Valensole, Saint-Tulle, Monfuron, et Cereste, aboutissait à Apt. Cette voie reliait les trois colonies Romaine de Cimiès, de Riez, et d'Apt. Des bornes milliaires se retrouvant sur la D8 et la D4 confirment la présence de cette ancienne voie.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le cimetière de la Baisse Sainte-Anne, établi sur une butte au nord du village, a été fouillé dans les années 2000. C’est d’abord une nécropole de l’Antiquité tardive, qui est utilisée jusqu’au VIe siècle. Elle témoigne des changements culturels assez rapides de la population de Valensole : alors que pendant la fin de l’Antiquité, elle conserve des rites païens (offrandes dans les tombes), les morts des Ve et VIe siècles sont inhumés tout habillés, ce qui permet de constater que les habitants de Valensole ont adopté rapidement l’habitude de se vêtir à la mode mérovingienne. Pour cette période, la faible représentation des hommes et des adultes âgés pourrait être une conséquence de la peste justinienne[21].

Dom Mayeul, abbé de Cluny.

Plus tard, à la fin du Ier millénaire, les comtes de Provence possédaient en domaine direct la moitié de la terre de Valensole, tandis que l'autre moitié appartenait à des seigneurs. L’un d’eux, seigneur de la moitié de la ville, mourut en laissant un fils unique, Mayeul. Jeune seigneur, après la mort de ses parents, il se retire à Mâcon ou il est fait chanoine, puis archidiacre, enfin élu au siège de Besançon. Pour se soustraire à la dignité épiscopale, il alla secrètement s'enfermer au monastère de Cluny, dont il fut plus tard élu abbé. Mayeul en renonçant au monde avait cédé tous ses droit seigneuriaux dans Valensole au comte Guillaume Ier de Provence, ne se réservant que sa maison natale, et l'église du lieu, afin d'y établir une communauté de son ordre[22]. En 990, le comte meurt et lègue à l’abbaye de Cluny le fief de Valensole, qui y installe un prieuré[23]. L’ordre de Cluny devient dès lors seigneur en partie de cette ville. Il y était représenté par les religieux que saint Mayeul y avait déjà institués. Pour donner à cette nouvelle maison tout le développement et la stabilité nécessaires, Odilon de Mercœur, successeur de Mayeul, transigea avec Alméralde, évêque de Riez, en l'an 1010. Moyennant un don de 90 sous en or, et une redevance annuelle et perpétuelle de 27 deniers en faveur de l'évêché, l’évêque céda à l'abbaye de Cluny l'église paroissiale Saint-Maxime-de-Riez, avec les offrandes et les dîmes. L'abbaye de son côté s'obligea d'entretenir dans le monastère de Valensole cinq religieux soumis à un prieur, et chargés de l'office divin comme dans les églises collégiales, et d'entretenir de plus, pour l'administration des sacrements, un nombre de prêtres séculiers nommés par l'évêque diocésain[22]. À cette époque, des lieux-dits comme Aubanet, hameau abandonné au nord-est du village, ou les Marges au sud-ouest sont déjà habités et cités dans des textes (en 909)[24].

Au XIe siècle, une motte castrale est élevée au lieu-dit la Moutte[25].

Au Moyen Âge, Le Bars (signalé au début du XIe siècle dans les chartes[24]) et Villedieu (également signalé dès 1037[24]) formaient deux communautés indépendantes[23]. Leurs églises paroissiales, toutes deux sous l’invocation de Sainte-Madeleine, avaient aussi été données à l’abbaye de Cluny au début du XIe siècle[24]. Ces deux communautés, qui comptaient respectivement 14 et 31 feux en 1315, sont fortement dépeuplées par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexées par celle de Valensole au XVe siècle[23].

Un petit terroir, celui de Septem Fontes (Font Sainte), appartenait à l’abbaye Saint-Victor de Marseille[24].

Le marché de Valensole au début du XXe siècle sur le site de l'ancienne foire.
La place du marché, site de l'ancienne foire.

Bien située à un carrefour entre moyenne Durance, Moustiers et Digne, et dans un terroir fertile, Valensole accueille une foire à partir de 1282[26], foire qui se maintient jusqu’à la fin de l’Ancien Régime[27]. Cette foire jouait le rôle de marché de redistribution régional et confirme que Valensole avait à l'époque le rayonnement d'une capitale régionale[28]. Un péage était également établi dans la ville, ainsi qu’au village de Villedieu, sur la route longeant la Durance et reliant Aix et Sisteron[27],[29].

Les Juifs étaient présents à Valensole : en 1305, leur petite communauté juive comptait 2 feux[30]. Ici comme partout ailleurs, leur religion leur attirait de la part des habitants des vexations et des inquiétudes. Le prince[Qui ?] déclare prendre les Israélites sous sa protection ; il défend de les inquiéter dans leur usages et leur pratiques[26].

Dans les premiers jours du mois de janvier de l'an 1296, les États de Provence se tiennent à Valensole. Le but de cette réunion est inconnu. Charles II d'Anjou venait à peine de conclure la paix qui mettait un terme à une trop longue guerre. Une des conditions de cette paix étant le mariage de sa fille Blanche avec Jacques d’Aragon. Cet événement, étant le nombre des six cas impériaux, autorisait la demande d'un subside extraordinaire de la part de la Provence[26].

Le 2 avril 1297, le roi Charles II céda à l'abbaye de Cluny la moitié de la juridiction qu'il possédait encore à Valensole. Il ajouta à ce don la juridiction des châteaux du Bars et de Villedieu qui lui appartenaient. Ces cessions conférèrent ainsi aux abbés de Cluny la presque totalité de la seigneurie de ce lieu. Mais nonobstant cela, les habitants de Valensole et les successeurs même de Charles II opposèrent des résistances presque continuelles à l'exercice de la haute et basse justice que s'arrogeaient les abbés de Cluny. Fatigué de ces contestation le roi Louis II envoya Jean de Sade à Valensole en 1408 avec plein pouvoir de les terminer. Par une transaction de l'année suivante, qui fut ensuite confirmée aux abbés de Cluny, les comtes renonçaient à tout leurs droits sur la terre de Valensole. Enfin en 1475, le roi René ajouta à ces privilèges la concession des droits de régale[31].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Valensole, lithographie du XVIIIe siècle

Plusieurs habitants se convertissent au protestantisme au XVIe siècle, ce qui provoque une réaction hostile chez certains adeptes du catholicisme. Quelques mois après le massacre de la Saint-Barthélemy parisien, le 26 novembre 1562, le tocsin est sonné, et une émeute anti-huguenote se déclenche, se soldant par la mise à mort de l’un d’entre eux, l’expulsion des protestants et le pillage de leurs maisons[31].

Le prince Armand de Bourbon-Conti donna à la communauté de Valensole, en 1664, un capital de 1500 livres pour servir à l'augmentation des honoraires des régents du collège. Cet établissement, que les évêques de Riez protégeaient, se maintient jusqu'en 1789[32].

La peste se déclara à Riez dans les premiers jours de juillet de l'an 1629, et à Valensole en 1632 (fin le 8 décembre). Un hôpital des pestiférés avait été établi dans le quartier de la Trinité, où la majorité des victimes y a été inhumée. Une procession annuelle et votive est célébrée chaque 8 décembre. De nos jours, cette procession a été fixée au dimanche de la Très-Sainte Trinité. Une messe y est chantée dans la chapelle de ce quartier. Un grand pique-nique s'y déroulait encore au XIXe siècle[33].

Les États de Provence siègent à Valensole en 1629 et 1630[23].

Un bureau de la poste royale est installé à Valensole sous l’Ancien Régime[34]. L'habitat est alors très dispersé : sur les 3 117 habitants de la communauté, seuls 686 sont au village de Valensole. La communauté compte encore 76 bastides, et 56 maisons dans 7 hameaux[35].

À la veille de la Révolution, la ville compte une loge maçonnique, Saint-Jean-d’Écosse de l’unité affiliée à la loge de Saint-Jean d’Écosse de Marseille[36],[37].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant juin 1792[38]. En 1792-1793, la section de est contrôlée par les fédéralistes. En relations avec la section de Marseille, elle diffuse les idées des Girondins, jusqu’à leur proscription le 31 mai 1793 et l’écrasement de l’insurrection fédéraliste en juillet[39].

Lors de la Révolution française, le fait que l’amiral de Villeneuve continue de faire carrière, et que son frère l’abbé Jean-Baptiste de Villeneuve soutienne le nouveau régime (il est le premier évêque de Digne constitutionnel, élu en 1791) poussa la noblesse locale à ne pas émigrer, et leur permit donc de ne pas perdre leurs biens (les biens des émigrés étaient déclarés biens nationaux)[40]. En conséquence, la classe des ouvriers agricoles et petits fermiers, qui ne put profiter de leur vente, resta pauvre et constitua un soutien fort au Front populaire. Elle s’engagea également fortement dans la Résistance intérieure française[41].

Le collège de garçons ferme à la Révolution, ainsi que le pensionnat de jeunes filles des Ursulines[32].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'autobus à l'entrée de Valensole au début du XXe siècle.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, pour défendre la République. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 71 habitants de Valensole sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[42].

Comme de nombreuses communes du département, Valensole se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[43]. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[44]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire quatre écoles neuves, au chef-lieu, et aux hameaux du Bars, des Chabrands et de Saint-Grégoire[45].

La Libération de Valensole est marquée par le passage d’une colonne de la 36e division d’infanterie (US), le matin du 19 août 1944, venant de Riez et se dirigeant sur la vallée de la Durance[46].

La commune est connue dans le milieu ufologique. En 1965, un agriculteur affirma avoir observé un OVNI et 2 êtres humanoïdes. Ses affirmations ont été réfutées par Dominique Caudron[47].

Article détaillé : Rencontre de Valensole.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Valensole fait partie :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Albert Richaud[48] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
         
mars 1983 mars 1989 Maurice Chaupin UDF[49]  
mars 1989 mars 2008 Max Demol[50] PS puis DVG [réf. nécessaire] Conseiller général
mars 2008   Gérard Aurric[51] UMP[52],[53]  

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Valensole en 2009[54]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 6,90 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,24 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 56,83 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 17,04 %* 0,00 % 10,80 % 3,84 %

Traitement des déchets[modifier | modifier le code]

Le centre de stockage de déchets ultimes (CSDU 04) est la principale installation de stockage des déchets non-dangereux (ISDND) du département[55],[56] ; il est ouvert en 2007[57]. On y enfouit environ 65 000 tonnes par an sur les 87 000 tonnes d'ordures collectées auprès des ménages et des entreprises des Alpes-de-Haute-Provence[58].

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

La commune dispose d'une déchèterie.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Valensole comptait 3247 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Valensole). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1716 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
132 feux 2 879 3 117 3 532 lacune 3 566 3 281 3 521 3 284 3 135
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
3 049 3 151 3 134 3 072 3 021 3 186 3 065 3 020 2 907 2 807
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 624 2 550 2 509 2 357 1 917 1 924 1 960 1 966 1 790 1 784
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2011 -
1 712 1 791 1 721 1 944 2 202 2 334 2 599 3 224 3 247 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer ; Niel[59]pour l’Ancien Régime[23], EHESS[60], Insee à partir de 1968[61],[62],[63],[64])


L’histoire démographique de Valensole, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1871. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée, mais plus lentement que dans les autres communes du département. Ce n’est qu’en 1954 que Valensole enregistre la perte de la moitié de sa population maximale historique de 1806[65]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans les années 1970. Depuis, la population a crû très rapidement, pour retrouver son niveau du début du XIXe siècle.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de deux écoles, une école maternelle et une école primaire[66].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Rencontres mondiales du conte qui se tiennent à la Toussaint.

Fête de la lavande 3e dimanche de juillet

Santé[modifier | modifier le code]

En plus des services d'urgence (SAMU, pompiers), plusieurs professions de santé[67] sont présentes à Valensole : 2 médecins, 2 cabinets d'infirmiers, 3 kinésithérapeutes, 1 pharmacie et 2 dentistes.

Sports[modifier | modifier le code]

Pétanque à Valensole sur l'allée des Marroniers au début du XXe siècle

L'Alliance sportive Valensole Gréoux gère une équipe de football commune aux deux villes. Le ski, le tennis et la pétanque ont également leur association à Valensole.

Une piscine municipale est à la disposition des habitants de la commune, près du complexe sportif[68].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le plateau de Valensole en juillet : les lavandes en fleurs.
Le plateau de Valensole en juillet : la culture de la lavande.

La commune est très étendue, et sur un terroir relativement plat dans un département montagnard. De plus, les rebords du plateau et les versants des vallées qui creusent le plateau offrent des conditions de culture variées complémentaires des parties planes du plateau. Elle met donc à profit cette situation exceptionnelle avec de nombreuses fermes, cultivant des céréales, de la lavande, des arbres fruitiers et l'or noir : la truffe.

Huile d'olive de Provence AOC
Huile d'olive de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[69]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[69],[70]. La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à certains versants. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres : à Valensole, il s’agit des versants bien exposés des vallons entaillant le plateau de Valensole. L’oliveraie de Valensole occupait plusieurs dizaines d’hectares au début du XIXe siècle[71]. Actuellement, elle est encore plus importante, avec 413 ha et 21 000 arbres exploités[72].

La vigne, autre composante de la triade méditerranéenne, est aussi présente anciennement à Valensole. Au début du XIXe siècle, la commune était un important terroir spéculatif pour la vigne (au-dessus de 300 ha plantés), dont la production était vendue assez loin[73]. Les surfaces, la qualité et la quantité produites déclinent au XXe siècle, avec 125 ha seulement et une taille de parcelle moyenne inférieure à 40 ares[74]. Actuellement, les surfaces de vigne sont minimes, de l’ordre du symbolique[73].

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Quelques entreprises sont installées sur la commune, notamment dans le secteur du bois : 1 exploitation forestière et 2 menuisiers ébénistes. Deux potiers proposent également leurs produits.

L’industrie agro-alimentaire est représentée par :

  • la Conserverie Richaud (1967), qui emploie 5 salariés[75],[76] ;
  • Apior, agro-alimentaire du miel, avec 10 salariés[77] ;
  • et Les Épicuriens de Haute-Provence, conserverie, confiturier, 8 salariés[78].

Une carrière est exploitée par Perasso au lieu-dit les Grandes-Marques, et transforme le poudingue en granulats[79].

Activités de services[modifier | modifier le code]

L’importance de la production de miel permet encore l’existence de Nevière, négociant spécialisé dans le matériel apicole, qui bénéficie de son implantation au cœur d’un plateau gros producteur de miel. Il emploie 15 salariés[80]. Garcin Frères, négociant agricole, emploie 14 salariés[81].

L'activité touristique de Valensole est développée, notamment autour d'un environnement exceptionnel. De nombreux tracés de randonnées pédestres sont proposés. Les activités nautiques, avec la proximité de la Durance et du Verdon, sont à disposition des touristes. Un hôtel, 3 campings (dont un naturiste) et plusieurs gites ruraux sont présents sur la commune.

Boutique d'apiculteur

Les commerces de proximité sont bien représentés, avec boucherie, boulangerie, cave à vins, restaurant, bar et pizzeria, ainsi qu'une supérette. D'autres services comme coiffeurs et produits du terroirs sont également présents.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une association de Valensole, "Les Drailles de Saint Mayeul"[82], a pour objectif la sauvegarde du patrimoine local.

Sites[modifier | modifier le code]

Deux jardins classés se trouvent à Valensole, le Clos de Villeneuve, bastide dont les jardins possèdent le label jardin remarquable, ainsi que le château du Grand Jardin.

Architecture civile et militaire[modifier | modifier le code]

La Grand rue
Maisons à encorbellement

Le château de Bars, construit en 1627, est disposé autour d’une tour ronde centrale[83]

À Villedieu, se trouve un ancien relais de poste[84]. La chapelle Sainte-Madeleine, proche de Villedieu, est simple et rustique : nef plafonnée, abside en cul-de-four ; un portail sud existait (bouché) ; la façade occidentale est percée d’une petite baie. L’ensemble date du XIe siècle[85]

Valensole compte plusieurs maisons à encorbellement, dont certaines du XVIIIe siècle et d’autres plus anciennes[86]. La fontaine de la place Thiers porte la date de 1734 (mais la DRAC la date du siècle précédent) : elle comporte un bassin circulaire et un pilier central, qui porte les quatre rostres fournissant l’eau, l’ensemble étant classé monument historique[87],[88]. Le lavoir est assez imposant, avec cinq bassins, et daterait de 1681[89]. Sur la façade d’une maison privée de la place des Héros de la Résistance, un cadran solaire blanc et sans légende date de 1903[90].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Cour du doyenné et clocher de l'église
Chapelle du Tholonet à Valensole

L’église paroissiale Saint-Denis, ancien prieuré de l’abbaye de Cluny fondé par saint Maïeul, domine le village. La nef, reconstruite en 1789-1790, forme une croix latine, et est comprise entre une façade occidentale romane et un chœur vaste et remarquable par son architecture gothique du XIVe siècle (selon Raymond Collier) ou des XIe et XIIIe siècles selon les Monuments historiques[91]. Les deux travées du chœur sont voûtées d’ogives. Des colonnes et colonnettes encastrées dans les murs, avec des chapiteaux ornés de feuilles d'acanthe et de figures fantastiques, soutiennent les arcs et les croisillons de la voûte. Les bas-côtés sont ajoutés au XIVe siècle, des chapelles à la fin du XVIe et au début du XVIIe[91]. Le clocher est construit au-dessus du chœur[92]. Elle possédait un cloître, qui a disparu mais dont on retrouve les traces dans les maisons avoisinantes[93]. L’ensemble du bâtiment est inscrit avec la cour qui avoisine[91]. Elle possède, dans son mobilier, 48 stalles du XVIe siècle ; la clôture des fonts baptismaux, qui est l’ancien jubé, haut de 2,4 m, date des environs de 1600, et a été classé monument historique au titre objet[94],[95].

La chapelle Saint-Mayeul, située au village, construite en 1743, est plafonnée. La tour du clocher est construite sur la façade occidentale[96].

L’église Sainte-Madeleine au Bars date, dans son état actuel, du XVIIe siècle[24]. L’autre église Sainte-Madeleine, proche de Villedieu, actuellement au rang de chapelle, date du XIe siècle et est citée comme un beau bâtiment[24].

La petite chapelle de la Trinité (9,3 mètres sur 4), dans le ravin de la Forge près de Saint-Grégoire, date de 1631[24].

La chapelle Saint-Bonaventure du hameau des Maragonels (près de la Combe, à l’ouest du village), la chapelle Saint-Laurent des Villards, la chapelle Saint-Jean au sud-est de Valensole, la chapelle Notre-Dame des Blaches ou d’Aubanet entre les fermes de la Moutonne et de Lamary, sont toutes dans un état de ruines plus ou moins avancées[24].

La chapelle Saint-Anne fait partie des édifices prophylactiques, destinés à protéger le village. Édifiée au nord du village[24], elle est aujourd'hui convertie en maisons d'habitation. Il en existe cinq autres (Notre-Dame-des-Anges, Saint-Claude, Saint-Pierre, Saint-Roch, Saint-Barthélemy)[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Dom Mayeul, abbé de Cluny, reçoit les dignitaires de l'Église qui le bénissent
  • Dom Mayeul de Cluny, né en 910 à Valensole.
  • Honoré Chaurand (1617-1697), né à Valensole, missionnaire jésuite, fonda 126 hôpitaux pour les pauvres.
  • Jacques Robert (1671-?), docteur en médecine, se signala pendant la peste de 1720 à Marseille, et concourut à la publication d'observations sur la peste.
  • Joseph Renouard (1675-?), de la congrégation de l'Oratoire, se fit un nom dans l'enseignement des belles-lettres, mourut à Aix, en 1754, laissant quelques manuscrits précieux.
  • Louis-Mayeul Chaudon (1737-1817), biographe auteur du Nouveau dictionnaire historique.
  • Esprit Joseph Chaudon (1738-1800), son frère, bibliographe et homme de lettres ;
  • François-Melchior Chaudon (1739-ap. 1805), leur frère, biographe ;
  • Joseph Giraud, ancien curé de Valensole, consacra les loisirs de sa vieillesse à la composition d'une Vie de saint Mayeul, imprimé à Avignon en 1821.
  • Gaspard Jean-Baptiste Brunet (1734-1793), général de la Révolution française.
  • Pierre Charles Silvestre de Villeneuve (1763-1806), vice-amiral, se distingua à la bataille d'Aboukir et commanda la flotte franco-espagnole lors de la bataille de Trafalgar.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Valensole.svg

Blasonnement :
D'azur à la lettre V capitale d'or surmontée d'un soleil du même[97]

Armes parlantes : Valensole, Vallis Solis en latin, «la vallée du soleil » et la lettre V capitale, initiale du nom de la ville.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Jean-Joseph-Maxime Féraud. Histoire, géographie et statistique du département des Basses-Alpes, Chantemerle éditeur, Nyons, 1972, réimp. de l'édition définitive de Digne, 1861.
  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin, Arts et traditions populaires, éd. Aubanel, Avignon, 1975, (ISBN 2-7006-0061-4).
  • Morphogenèse, Activité érosive et détritisme alluvial holocènes dans le bassin de la Moyenne-Durance, Cécile Miramont, (éditeur ?), Aix-Marseille, 1998.
  • Les terrains quaternaires au pied des Alpes de Digne, Michel Dubar, CNRS, Paris, 1979.
  • Les archives de Valensole, John Windsor, association des amis du vieux Valensole, (date ?).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Roger Brunet, « Canton de Valensole », Le Trésor des régions, consultée le 11 juin 2013
  2. Sondage des Mées (1976-1977), carte géologique de la France. 943 Forcaquier Feuille 3341. BRGM 1982
  3. Jean Goguel, Les Alpes de Provence, Géologie Régionale de Ici France, Paris, 1953
  4. [PDF] Dossier de paca.ecologie.gouv.fr.
  5. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  7. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 2 septembre 2012
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  9. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
  12. DREAL, « Cartographie de l’onde de submersion des grands barrages », Région PACA, consulté le 9 août 2012
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
  14. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 2 septembre 2012
  15. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 62
  16. IGN, Géoportail, consultation à l’échelle Ville + 1/4, le 12 décembre 2008
  17. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 43.
  18. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 44.
  19. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195),‎ 1991, 1852 p. (lire en ligne), § 30 409, p 1726
  20. a et b Histoire, géographie et statistique du département des Basses-Alpes, Jean-Joseph-Maxime Féraud, éd. Vial, Digne-les-Bains, 1861, p. 349.
  21. Anne Richier, « Valensole », Archéologie médiévale, no 39, 2009, Éditions du CNRS, p. 315-316
  22. a et b Histoire, géographie..., op. cit., p. 350.
  23. a, b, c, d et e Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 205
  24. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Daniel Thiery, « Valensole », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 2 septembre 2012
  25. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p 31
  26. a, b et c Abbé Féraud, Histoire, géographie..., op. cit., p. 351.
  27. a et b Louis Stouff, « carte 86 : Port, routes et foires du XIIIe au XVe siècles », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  28. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 110
  29. Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  30. Édouard Baratier, op. cit., p. 70
  31. a et b Histoire, géographie..., op. cit., p. 352.
  32. a et b Histoire, géographie..., op. cit., p. 356.
  33. Histoire, géographie..., op. cit., p. 354.
  34. Émile Lauga, La Poste dans les Basses-Alpes, ou l’histoire du courrier de l’Antiquité à l’aube du XXe siècle, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-64-4, p. 58
  35. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 117
  36. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 292
  37. Robert-Henri Bautier, « Les loges maçonniques (seconde moitié du XVIIIe siècle) », cartes 120 et 121 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  38. Patrice Alphand, p 296-297
  39. Michel Vovelle, « Diffusion et répression du mouvement fédéraliste en 1793 », carte 157 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  40. Pierre Girardot, « Diversité, unité et prolongement de la Révolution dans les Basses-Alpes », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 142
  41. Pierre Girardot, op. cit., p. 142-144
  42. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 69.
  43. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  44. Labadie, op. cit., p. 16.
  45. Labadie, op. cit., p. 11.
  46. Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-68-7, p. 126
  47. Dominique Caudron, « Le Baron noir et ses ancêtres », Communications, 52, 1990. p. 241.
  48. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  49. Maurice Chaupin est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Raymond Barre (UDF) à l’élection présidentielle de 1988, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, page 4784, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  50. Max Demol est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Christiane Taubira à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  51. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
  52. François de Bouchony, « Le parti socialiste a besoin de conforter son ancrage municipal », La Provence, 3 février 2014, p. 3.
  53. François de Bouchony, « Le paysage avant la bataille », La Provence, 17 mars 2014, p. 3.
  54. « Impots locaux à Valensole », taxes.com
  55. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, CSDU 04, consultée le 20 septembre 2012
  56. Site officiel du CSDU 04, consulté le 20 septembre 2012
  57. CSDU 04, Historique, consulté le 20 septembre 2012
  58. Bernard Aigrot, « C'est la seule solution pour que le département soit autonome en matière de traitement des déchets », Haute-Provence info, no 1212, 1er juin 2012, p. 3
  59. Robert Niel, Le Roman des brigands dans les Basses-Alpes de 1789 à 1802, Impr. B. Vial (Digne-les-Bains), 2007. - 190 p., (ISBN 978-2-9530563-1-0)
  60. EHESS, notice communale de Valensole sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  61. « Résultats du recensement de la population - Valensole », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  62. « Recensement de la population au 1er janvier 2005 », sur Archives Wikiwix du site de l'Insee (consulté le 5 mars 2014)
  63. « Recensement de la population au 1er janvier 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  64. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  65. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 287.
  66. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Manosque, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  67. Liste des professionnels de santé à Valensole
  68. complexe sportif de Valensole
  69. a et b (fr) « Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC », INAO
  70. (fr) « Les variétés d'olives », sur terroirselect.info
  71. Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 58
  72. Réparaz, op. cit., p. 61
  73. a et b André de Réparaz, op. cit., p. 56 et 59
  74. André de Réparaz, Terroirs perdus..., p. 60
  75. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Conserverie Richaud, consultée le 20 septembre 2012
  76. L’entreprise, mis à jour le 8 août 2012, consulté le 21 septembre 2012
  77. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Apior, consultée le 20 septembre 2012
  78. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Les Épicuriens de Haute-Provence, consultée le 20 septembre 2012
  79. Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, « Liste des carrières dans les Alpes de Haute Provence », mise à jour le 31 décembre 2011, consultée le 28 septembre 2012
  80. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Neviere (Ets), consulté le 24 septembre 2012
  81. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Garcin Frères SAS, consulté le 24 septembre 2012
  82. Fiche de "Les Drailles e Saint Mayeul" sur le site de Valensole
  83. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 271
  84. Raymond Collier, op. cit., p. 424
  85. Raymond Collier, op. cit., p. 57
  86. Raymond Collier, op. cit., p. 356 et 362
  87. Raymond Collier, op. cit., p. 427
  88. Arrêté du 25 octobre 1962, notice de la Base Mérimée, consultée le 4 mars 2009
  89. Raymond Collier, op. cit., p 429
  90. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p. 109
  91. a, b et c Arrêté du 24 janvier 1994, notice de la Base Mérimée, consultée le 4 mars 2009
  92. Raymond Collier, op. cit., p. 178-179
  93. Raymond Collier, op. cit., p 82
  94. Arrêté du 20 janvier 1936, notice de la Base Palissy, consultée le 4 mars 2009
  95. Raymond Collier, op. cit., p. 516 et 518
  96. Raymond Collier, op. cit., p. 233
  97. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]