Michel Chamillart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Maison de Chamillart.

Michel Chamillart

Description de cette image, également commentée ci-après

Michel Chamillart

Naissance 2 janvier 1652
à Paris
Décès 14 avril 1721 (à 69 ans)
à Paris
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Pays de résidence Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Profession Contrôleur général des finances
Secrétaire d'Etat français à la Guerre (1701-1709)
Activité principale Homme politique
Ascendants
Conjoint
Élisabeth-Thérèse Le Rebours
Famille

Michel Chamillart, né le 2 janvier 1652 à Paris et mort le 14 avril 1721 à Paris, est un homme politique français des XVIIe et XVIIIe siècles. Il doit faire face, alors qu'il est en fonction, à la crise financière de 1709.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille de robe : son père Guy Chamillart est procureur puis intendant. Comme beaucoup de ses contemporains ambitieux, il commence sa carrière comme conseiller au Parlement de Paris en 1676, avant de devenir maître des requêtes en 1686, puis intendant de Rouen en 1689 et 1690[1].

Apprécié par Louis XIV, avec qui il joue au billard, il est protégé à la Cour par Madame de Maintenon, ce qui lui permet d'intégrer les services centraux de l'administration du royaume à Versailles.
Il se verra ainsi occuper les fonctions d'un Jean-Baptiste Colbert comme contrôleur général des finances dès 1699, puis celles de François Michel Le Tellier de Louvois, comme secrétaire d'État de la guerre, l'année suivante.

Ces deux postes sont cependant trop lourds pour ses minces compétences ; aussi est-il écarté des affaires en 1708, en ce qui concerne les finances, et en 1709, en ce qui concerne la guerre. Son administration et le choix des généraux pendant la guerre de Succession d'Espagne (1701-1713) ont été vivement attaqués.

Ces détracteurs font d'aillleurs circuler ce quatrain :

Ci-gît le fameux Chamillart
De son roi le protonotaire,
Qui fut un héros au billard,
Un zéro dans le ministère.

Réputé très honnête homme, il ne fut, écrit Voltaire « ni politique, ni guerrier, ni même homme de finance. »

Seigneur de Montfermeil, il fait construire un grand château et entre en possession des bâtiments qu’il réunit au château du fief dont il est le propriétaire. En opposition à son voisin seigneurial, la maison Bourlon, qui inclut une léproserie, devient le Petit château. L’année suivante, l’ensemble du domaine est acquis par les frères Michel et François Bégon, grands fonctionnaires maritimes et coloniaux.

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Un portrait de Chamillart jeune est conservé au château de Chenonceaux.
  • Une médaille à son effigie et plusieurs jetons à ses armes se trouvent au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France.

Sa famille[modifier | modifier le code]

Michel Chamillart est le fils de Guy Chamillart, intendant à Caen. Il a trois frères et une sœur :

Michel Chamillart et sa femme, Élisabeth-Thérèse Le Rebours (1657-1731), fille d'un maître des comptes ont quatre enfants :

  • Michel II Chamillart (1688-1716) [3], marquis de Cany, est doté de la charge de grand maréchal des logis de la Maison du roi. Il se marie le 12 janvier 1708, avec Marie Françoise de Rochechouart, fille de Louis de Rochechouart, duc de Mortemart et de Marie-Anne Colbert[4].
    Leur fille Marie Elisabeth Chamillart (de Cany) (1713-1788) épouse en 1732 Daniel-Marie de Talleyrand-Périgord, dit le marquis de Talleyrand, veuf et cousin de Jean-Charles de Talleyrand, Prince de Chalais, que sa mère Marie Françoise de Rochechouart a épousé en secondes noces après le décès en 1716 de son père Michel II Chamillard. De cette seconde union naît, en 1727, Marie Françoise Marguerite de Talleyrand(-Périgord), connue sous le nom de princesse de Chalais, qui épouse Gabriel de Talleyrand-Périgord (1726-1795), comte de Grignols et baron de Mareuil, grand d'Espagne, fils du premier mariage de Daniel-Marie marquis de Talleyrand. Ainsi, toute la Maison de Talleyrand-Périgord qui subsiste aux XVIIIe et XIXe siècles, est issue de ces deux unions croisées.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Pénicaut, Faveur et pouvoir au tournant du Grand siècle. Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV, Paris : École des chartes, 2004.
  • Thierry Sarmant et Mathieu Stoll, Régner et gouverner : Louis XIV et ses ministres, Paris : Perrin, 2010 (ISBN 978-2-262-02560-1), notamment p. 120-129.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Anette Smedley-Weill, Les Intendants de Louis XIV, Paris, Fayard, 1995 (ISBN 2-213-59490-2)., p 42
  2. Alain Noël : Trois levrettes de sable au champ d'argent, Dixmont 1984
  3. Son portrait : [1]
  4. fille de Jean-Baptiste Colbert
  5. Guy-Nicolas de Durfort est le petit-neveu du célèbre vicomte de Turenne, Maréchal de France

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :