Méolans-Revel

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Méolans-Revel
Le clocher de l’église
Le clocher de l’église
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Lauzet-Ubaye
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye
Maire
Mandat
Émile Tron
2008-2014
Code postal 04340
Code commune 04161
Démographie
Population
municipale
336 hab. (2010)
Densité 2,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 24′ 08″ N 6° 30′ 44″ E / 44.4022222222, 6.5122222222244° 24′ 08″ Nord
       6° 30′ 44″ Est
/ 44.4022222222, 6.51222222222
  
Altitude Min. 912 m — Max. 2 928 m
Superficie 127,74 km2
Localisation

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Méolans-Revel

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Méolans-Revel

Méolans-Revel (Méoulans et Revel en valéian) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune est quelquefois appelée Revel-Méolans.

Ses habitants sont appelés les Méovellans, en valéian lous Méoulansencs et lous Revelencs.

Sommaire

Géographie [modifier]

La commune est située dans la vallée de l'Ubaye à 10 kilomètres du Lauzet-Ubaye et 12 kilomètres de Barcelonnette. Le lac de Serre-Ponçon est distant d'une quinzaine de kilomètres.

La commune compte plusieurs hameaux :

  • L’Abbaye ou Laverq, au sud, accessible depuis Méolans par le GR 6-56,
  • Méolans, implanté sur la rive sud de l'Ubaye,
  • Revel,
  • Rioclar, au nord-est de Méolans,
  • Saint-Barthélemy, au sud-ouest de Méolans, dans le vallon du Laverq

La vallée de Laverq est un site inscrit, ainsi que les abords du Rocher de Méolans.

Carte de Méolans-Revel

Sommets et cols [modifier]

La commune est surplombée par un massif assez remarquable de 2 408 mètres d'altitude, la « Tête de Louis XVI ». Vu à contre-jour, le sommet de la montagne ressemble au profil du roi Louis XVI.

Autres sommets :

Un oratoire se trouve au col de Famouras.

Risques naturels et technologiques [modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton du Lauzet-Ubaye auquel appartient Méolans-Revel est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[1], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[2]. La commune de Méolans-Revel est également exposée à quatre autres risques naturels[2] :

  • avalanche (risque non-recensé dans le dossier départemental des risques majeurs),
  • feu de forêt,
  • inondation (dans les vallées du riou de la Blanche et de l’Ubaye),
  • mouvement de terrain.

La commune de de Méolans-Revel est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[3]. La départementale RD900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[4]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[3] et le Dicrim n’existe pas non plus[5].

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1991 et 2009[2]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[6] :

  • le séisme du 19 mars 1935, d’une intensité ressentie à Méolans-Revel de V et dont l’épicentre était situé à Digne[7],
  • le séisme du 17 février 1949, avec une intensité ressentie de V et Barcelonnette pour épicentre[8],
  • le séisme du 22 mars 1949, avec une intensité ressentie de V et Le Lauzet-Ubaye pour épicentre[9],
  • le séisme du 7 août 1974, avec une intensité ressentie de V et Le Lauzet-Ubaye pour épicentre[10],
  • le séisme du 31 octobre 1997, d’une intensité ressentie à Méolans-Revel de V et dont l’épicentre était situé à Prads-Haute-Bléone[11].

Toponymie [modifier]

Le nom du village de Méolans, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes en 1126 (territorium de Meolano), est interprété de différentes manières :

  • selon Charles Rostaing et les Fénié, il s’agit d’un des nombreux Mediolanum gaulois, une terre située au milieu[12],[13] ;
  • selon Ernest Nègre, l’origine est gauloise, mais le nom de Méolans signifie sanctuaire central[14].

Revel apparaît sous la forme Revelum au Moyen Âge[15].

Histoire [modifier]

Le territoire de la commune est occupé à l’époque gallo-romaine.

Au XIIe siècle, les moines de l’abbaye chalaisienne de Boscodon fondent une succursale dans la vallée de Lavercq.

Les deux communautés dépendent des comtes de Provence jusqu’en 1388, puis passent aux comtes de Savoie jusqu’au traité d'Utrecht (1713), et enfin au roi de France[16],[15].

Le village de Méolans est incendié en 1628, 1690 (guerres), 1780 et 1854. Revel compte 147 feux au dénombrement de 1315, et 911 habitants en 1765[15].

Les deux communautés étaient très peuplées (total de 2025 habitants en 1765). Elle comptait cinq paroisses et dix-sept chapelles desservies par des prêtres[17].

Durant la Révolution, la commune de Méolans compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[18].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Revel, pour l’autoconsommation, jusqu’au hameau de Champcontier (1050 m)[19].

La commune actuelle est issue de la fusion-association, le 15 mai 1973, de l'ancienne commune de Méolans (code Insee 04119) rattachée à la commune de Revel (code Insee 04161), sous le nom de Méolans-Revel (qui reprend le code Insee de la seconde)[20]. Cette fusion-association a été transformée, le 1er novembre 1982, en fusion simple, sans qu'il y ait de changement de dénomination.

Économie [modifier]

Le potentiel forestier de la commune est exploité, entre autres, par une scierie mobile[21].

Une carrière exploitée par Alpes du Sud matériaux transforme le calcaire en granulats[22].

Administration [modifier]

Municipalité [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1977 (?) réélu en 2008[23] Émile Tron[24],[25]    

Enseignement [modifier]

La commune est dotée d’une école primaire[26].

Démographie [modifier]

Évolution démographique
1315 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
175 feux 1 114 1 039 906 897 896 973 926 933 918
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
855 833 771 831 752 740 701 710 644 272
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
255 512 237 204 202 402 366 298 238 205
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 - - -
173 230 224 227 284 320 336 - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[16], EHESS[20], Insee à partir de 1968[27],[28],[29].

En 1968, avant la fusion des 2 communes, Méolans comptait 126 habitants[30].

Courbe d'évolution démographique de Revel de 1793 à 1973, puis de Méolans-Revel

Lieux et monuments [modifier]

La maison Chauvet porte un cadran solaire daté de 1773 et qui porte la légende « Donnez moi les soleil, je vous donnerai l’heure » (sic)[31] ; il a pour point commun avec un autre cadran, situé à Rioclar et datant de 1854, restauré en 1995, d’avoir la couronne qui contient les chiffres s’évaser en un entonnoir sous le chiffre douze, ce qui peut symboliser l’écoulement du temps (comme un sablier)[32].

Tours à Rioclar, un cadran de 1846 est en très mauvais état, et le cadran de Gavoty a une légende en slavon : « Que l’heure vous soit favorable, que dieu vous bénisse »[33].

L’église paroissiale Saint-Jacques-le-Majeur à Revel est ornée sur sa façade d’une petite statue de saint Jacques, de style gothique et datant de la fin du XVe siècle, qui tombe en morceau[34]. Elle possède encore des éléments de son architecture en style gothique. La chapelle nord est voûtée d’ogives. Elle date du tournant des XVIe et XVIIe siècles[35].

La chapelle Notre-Dame de la Salette, située dans le hameau de Chaudon, date du XVIIIe siècle. Sa nef à deux travées est voûtée d’arêtes. La porte ouvre au sud, avec deux les deux fenêtres éclairant la nef. Le clocher est un mur percé au-dessus de la façade occidentale[36].

Clocher de l'église Saint-Antoine à Lavercq
Chapelle Saint-Julien de Méolans

L’église Saint-Antoine à Lavercq faisait partie d'un ancien prieuré dépendant de Volonne fondé en 1135. Un fragment de mur date de la première construction ; l’église a été reconstruite au XVIIe siècle[37], la voûte est refaite et d’autres éléments ont été rénovés au XIXe siècle. Les deux travées de sa nef sont en berceau aplati. Une coupole surmonte le chœur. Le clocher est une tour construite sur le côté de la façade occidentale. Les quatre faces de la flèche de pierre sont percées de baies[38]. Il devint ensuite un prieuré de l’Abbaye Notre-Dame-de-Chalais, puis de celle de l'Abbaye Notre-Dame de Boscodon[39].

L’église Notre-Dame-de-la-Visitation ou Notre-Dame-de-Lumières, à Rioclar, est une ancienne paroisse indépendante située sur la commune de Revel, et date de 1763. Sa nef composée de deux travées, le clocher est une tour[40] comme Saint-Julien de Méolans, qui possède une statue du Christ en bois et qui date du XVIe siècle[41].

Les paroisses avaient de nombreuses succursales, qui donnent de nombreuses chapelles : à La Romeyère, aux Trons, à Girardeisse, Saint-Pierre-Martyr à la Chanenche-Haute, à Méolans, à Saint-Jacques (hameau où se trouve la mairie), aux Fustiers, la chapelle de la Visitation à Gaudeissart, l’ancienne église paroissiale de Saint-Barthélemy, Saint-Jean à Peynier, Saint-Joseph aux Clarionds[17]. La chapelle Saint-Jacques, éponyme du hameau Saint-Jacques, date du XIIe siècle. elle possède plusieurs tableaux anciens mais est en très mauvais état[42].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes [modifier]

  1. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  2. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 3 août 2012
  3. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  5. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 3 août 2011
  6. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Méolans-Revel », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 3 août 2012
  7. BRGM, « fiche 40210 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  8. BRGM, « fiche 40091 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  9. BRGM, « fiche 40092 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  10. BRGM, « fiche 40138 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  11. BRGM, « fiche 40203 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  12. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 327
  13. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 41
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes § 2976, p 189
  15. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 191
  16. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 183
  17. a et b Daniel Thiery, « Méolans-Revel », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 5 décembre 2011, consulté le 2 août 2012
  18. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  19. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  20. a et b EHESS, notice communale de Méolans-Revel de la base de données Cassini, consultée le 27 juillet 2009
  21. Scieries de Paca, Scieries mobiles et artisanales de France, consulté le 8 août 2012
  22. Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, « Liste des carrières dans les Alpes de Haute Provence », mise à jour le 31 décembre 2011, consultée le 28 septembre 2012
  23. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Puimoisson à Saint-Julien-du Verdon (liste 6), consulté le 6 mars 2013
  24. Émile Tron est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Brice Lalonde (Mouvement d'écologie politique) à l’élection présidentielle de 1981, cf Conseil constitutionnel, liste des élus ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 15 avril 1981, page 1055, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  25. Émile Tron est l’un des 500 élus qui ont parrainé Jacques Cheminade à l’élection présidentielle de 2012, Conseil constitutionnel, « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République », Journal officiel, 31 mars 2012
  26. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  27. Résultats du recensement de la population - Méolans-Revel, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  28. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  29. Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
  30. EHESS, notice communale de Méolans sur la base de données Cassini, consultée le 27 juillet 2009
  31. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p 74
  32. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 75-76
  33. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 77
  34. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. , p 464
  35. Raymond Collier, op. cit., p 174
  36. Raymond Collier, op. cit., p 227-228
  37. Raymond Collier, op. cit., p 141
  38. Raymond Collier, op. cit., p 215
  39. Jacques Morel, Guides des Abbayes et des Prieurés : chartreuses, prieurés, couvents. Centre-Est & Sud-Est de la France, Éditions aux Arts, Paris, 1999. (ISBN 2-84010-034-7), p 62
  40. Raymond Collier, op. cit., p 214
  41. Raymond Collier, op. cit., p 467
  42. « Un bâtiment religieux unique dans la vallée de l'Ubaye », La Marseillaise, no 20732, 26 mars 2013, p. 4

Voir aussi [modifier]

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