Simiane-la-Rotonde

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Simiane-la-Rotonde
La Rotonde de Simiane.
La Rotonde de Simiane.
Blason de Simiane-la-Rotonde
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Banon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Banon

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Louis Laudun
2014-2020
Code postal 04150
Code commune 04208
Démographie
Population
municipale
593 hab. (2011)
Densité 8,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 52″ N 5° 33′ 48″ E / 43.9811111111, 5.5633333333343° 58′ 52″ Nord 5° 33′ 48″ Est / 43.9811111111, 5.56333333333  
Altitude Min. 456 m – Max. 1 113 m
Superficie 67,86 km2
Localisation

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Simiane-la-Rotonde est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Simianais[1].

Simiane a reçu le label « village et cité de caractère ».

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Simiane-la-Rotonde et les communes voisines (cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Vue d'ensemble du village.

Simiane-la-Rotonde est situé à 630 m d’altitude[2] sur les plateaux des Monts de Vaucluse, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, à la frontière du Vaucluse.

Les communes limitrophes de Simiane-la-Rotonde sont Revest-du-Bion, Montsalier, Banon, Vachères, Oppedette, Viens, Gignac, Rustrel, Lagarde-d'Apt et Saint-Christol (ces quatre dernières communes sont situées dans le département duVaucluse).

Villes les plus proches : Apt (84), Sault (84), Forcalquier (04) et Manosque (04).

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune, dans sa partie occidentale est située sur un substrat de couches de calcaires à faciès urgonien (Crétacé). Ce calcaire se présente selon un modelé karstique avec lapiaz, avens et dolines. Il est associé à des couches sédimentaires du Bédoulien et de calcarénites du Barrémien (Secondaire), recouvert par des colluvions et alluvions siliceuses et des argiles de décalcification du Quaternaire[3].

Ce plateau calcaire, percé d'avens, est un énorme bassin aquifère qui va de la Montagne de Lure jusqu’au Mont-Ventoux. Les rivières souterraines du Plateau alimentent la résurgence de Fontaine-de-Vaucluse. On a recensé plus de deux cents gouffres ou avens aux ouvertures parfois très étroites et difficilement repérables.

Relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est un plateau entaillé par les gorges de Vaumale. Il présente de nombreux avens.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Simiane est traversée par le Calavon, la Riaille[4], ainsi que par le ravin de la Prée[5].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 3 143 ha de bois et forêts, soit 46 % de sa superficie[1].

Hêtre

Flore[modifier | modifier le code]

Sur le plateau d'Albion, et donc sur le territoire de la commune, la flore et les espèces arbustives sont de type montagnard ou supra-méditerranéen et oro-méditerranéen. La sylve est composée de chêne pubescent, chêne sessile, hêtre, tremble, bouleau, pin sylvestre, pin maritime, genêt à balais, bruyère callune et châtaignier[6].

On rencontre aussi sous forme de landes ou de garrigues la bugrane striée, le brome dressé, le thym, le genêt cendré et la lavande à feuilles étroites. Plus spécifiques des champs, des talus ou des dolines se multiplient la gagée des champs, l'ophioglosse des marais, la danthonie des Alpes, la Ventenatée douteuse et le ciste à feuilles de laurier[6].

Plus rares, mais spécifiques au plateau, on trouve l'adonis flamme, l'aspérule des champs, la Caméline à petits fruits, le gaillet à trois pointes, le Grand polycnémum, le buplèvre à feuilles rondes, la nielle des blés, l'androsace à grand calice et la vachère d'Espagne (en)[6].

Champignons[modifier | modifier le code]

Liées à une ou quelques espèces d'arbre, les champignons abondent, en saison, sur le plateau. On y trouve, le lactaire délicieux, dit pinin, le lactaire sanguin (Lacterius sanguifluus), dit sanguin, les bolets dont le cèpe tête-de-nègre, les chanterelles dont la girolle (Cantharellus cibarius), sans oublier le pied-de-mouton, (Hydnum repandum) et surtout le petit gris ou griset du Ventoux (Tricholoma myomyces)[7].

Faune[modifier | modifier le code]

Bécasse des bois
Lièvre

On trouve des insectes dont les plus caractéristiques sont le grand capricorne, la lucane cerf-volant et l'écaille chinée, des reptiles tels que la vipère aspic, venimeuse mais qui fuit au moindre bruit, et un batracien le pélodyte ponctué[8].

De nombreux oiseaux nichent sur plateau dont les pies grièches (pie-grièche à tête rousse, pie-grièche écorcheur, pie-grièche méridionale, pie-grièche à poitrine rose), les bruants (bruant fou, bruant ortolan, bruant proyer). S'y ajoutent des granivores (caille des blés, moineau soulcie), des insectivores (fauvette orphée, guêpier d'Europe, huppe fasciée, œdicnème criard, pic épeichette, râle des genêts, torcol fourmilier) et des espèces omnivores (cochevis huppé, bécasse des bois, outarde canepetière)[8].

En plus de ces espèces, on retrouve nombre de rapaces diurnes prédateur de la faune locale d'une part, tels que le circaète Jean-le-blanc, le busard cendré, l'aigle royal, l'aigle botté, l'autour des palombes, le faucon hobereau et la bondrée apivore, ou nocturnes d'autre part, comme le petit-duc scops, le grand-duc d'Europe, la chouette chevêche et la chouette de Tengmalm[8],

Se rencontrent aussi fréquemment des grands et petits mammifères tels que le cerf élaphe, le sanglier, le renard, le lièvre et le lapin. Il est à signaler la présence de chauves-souris, espèce prédatrice et nocturne (grand rhinolophe, petit rhinolophe, noctule de Leisler)[8].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune de Simiane-la-Rotonde est desservie par la route départementale RD 51, entre Gignac, dans le Vaucluse et Banon, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Commune associée : le village de Carniol.

Communes associées :

Hameaux

  • Cheyran
  • Chavon

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Les stations météos proches de Simiane-la-Rotonde sont, par ordre de proximité, celles de Saint-Christol (dans le département voisin du Vaucluse) et de l’observatoire astronomique de Saint-Michel-l’Observatoire[9].

Cette région des Alpes provençales est soumise à un climat méditerranéen d'intérieur, dit tempéré continental. Les hivers sont plus froids qu'en Basse Provence, avec des gelées fréquentes. Les étés sont très chauds et secs. Dans les régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons[10].

Relevé météorologique du plateau d'Albion pour une altitude moyenne de 900 mètres.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 −1 2 4 8 12 14 14 11 7 3 −1 5,5
Température moyenne (°C) 3,5 5,5 7,5 10 14 18,5 21 21 17 12,5 7,5 2 11,7
Température maximale moyenne (°C) 8 10 13 16 20 25 28 28 23 18 12 8 17
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 30,7 482,8
Source : Relevés météo de Manosque sur le site meteo.msn avec application du gradient -0,6° tous les 100 mètres de dénivelé.[réf. à confirmer]


Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Banon auquel appartient Simiane-la-Rotonde est en zone 1a (sismicité très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[11], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[12]. La commune de Simiane-la-Rotonde est également exposée à deux autres risques naturels[12] :

  • feu de forêt ;
  • mouvement de terrain : dans la partie est de la commune, de nombreux versants sont concernés par un aléa moyen à fort[13].

La commune de Simiane-la-Rotonde n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[14] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[14] et le Dicrim n’existe pas non plus[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois au XIe siècle (castri Simianæ), dérive du gentilice romain Simius, augmenté du suffixe -ana, ce qui signifie domaine de Simius. Le nom propre Simius provient probablement du nom commun simius, singe, d’où le « domaine du singe »[16],[17],[18]. La commune s’appelle Simiane-la-Rotonde depuis 1954[19]. Elle se nomme Simiana-la-Rotonda en provençal selon la norme classique et Simiano-la-Routoundo selon la norme mistralienne.

L’ancienne commune de Carniol, actuellement un village (ecclesia de Carnihols, cité en 1274), voit son nom formé sur la racine préceltique très répandue *Kar-[20].

Le nom de l’ancienne commune de Valsaintes (apparu dans les chartes en 1248, Vallis Sancta) désigne une vallée consacrée aux saintes[21].

Les hameaux de Cheyran et du Haut de Cheyran rappellent le nom d’un ancien propriétaire de domaine, Carius[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Au Paléolithique, différents sites sont fréquentés : les Ribbes, le Saut-du-Loup et Piparoux, le Mazet (Levallois et micoquien). Le Vieux-Carniol est aussi fréquenté au Néolithique, puis à l’âge du fer. On peut aussi citer l’abri du Saut du Moine pour le mésolithique, les sites du Collet-Saint-Marc, des Taillades (Valsaintes) et de Bidousse et la Cabane (Carniol) pour le chalcolithique[23].

Cette abondance de sites, notamment néolithiques, qui se confirme dans les communes voisines de Vachères et Oppedette, est expliquée par la nature du sol : grès et sables cénomaniens, grès verts du clansayésien-albien, qui sont aisément cultivables avec des outils rustiques ou une araire qui ne travaille le sol qu’en surface. Ces sols acides favorisent en outre la pousse de plantes facilement inflammables (cystes, bruyère), donc favorisant une culture sur brulis[24].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Sur l’actuelle commune de nombreux ferriers, on a trouvé des traces d’exploitation antique puis médiévale du fer (l’Aramelle, la Ferrière)[25]. Près des gorges de Vaumale, a été retrouvée une petite inscription attestant du culte de la foudre, sur un lieu qu'elle avait frappé[26]. En effet, la foudre était considérée comme un phénomène surnaturel, expression du pouvoir d'une divinité (Jupiter ou Taranis). Le sol ainsi touché devenait sacré, isolé du monde profane par une petite enceinte cylindrique (le puteal) et signalé par une inscription[27]. Ce rituel est courant dans une région où la foudre est fréquente, et à une époque où elle est considérée comme à la fois destructrice, et porteuse de vie (car accompagnée de pluie bénéfique à l'agriculture) ; Marcel Le Glay considère que le rituel visait ainsi à conserver avec soi une force bénéfique[28].

Le site du village est situé sur le cheminement d'une contrevoie de l'ancienne voie Domitienne reliant Sisteron à Apt. Un oppidum se trouvait à 400 m du village de Carniol (Terres Longues)[29]. Une petite ferme d'époque romaine a été retrouvée à proximité du Cheyran[30].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[31].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes dans le premier tiers du XIe siècle (Simiana)[32],[33]. Il s’agit alors d’un prieuré de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Au Moyen Âge, plusieurs des seigneurs de Simiane se font remarquer. D'abord lors de la première croisade auprès de Godefroy de Bouillon, ensuite par le contrôle d'autres lieux des environs (dont le village de Gordes, le pays d'Apt et le pays de Sault).

Au retour de la première croisade, la Rotonde (donjon de l'ancien château médiéval de Simiane-Agoult) est édifiée[34].

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède un prieuré, la chapelle castrale, et deux églises rurales (toutes disparues), et perçoit les revenus de ces quatre établissements[35].

L’abbaye Notre-Dame de Valsaintes est fondée en 1188 (Vallis Sancta) grâce au don à l’abbaye de Silvacane de la seigneurie de Boulinette par les seigneurs de Simiane. Selon certains auteurs, il peut s’agir d’une refondation[33]. Un village s’installe sous sa protection[2]. Les moines abandonnent le monastère en 1425[33] et la communauté est complètement dépeuplée en 1471[36].

La communauté de Carniol, citée en 1274 (Carnihols), dépendait de Valsaintes. Ruinée au moment de la guerre de Cent Ans, le village est inhabité au dénombrement de 1471, puis repeuplé par son seigneur, l’abbé de Valsaintes, au XVIe siècle[2],[37]. En 1765, il comptait 75 habitants[37].

En 1383, l’abbaye de Valsaintes concède une bastide pour la création d’une verrerie à Aiguebelle (ancienne commune de Valsaintes), qui donne par la suite lieu à un ensemble de verriers de Sault à la montagne de Lure. Deux bois étaient concédés avec la bastide, pour alimenter les fours. À partir du XVIe siècle, la verrerie évolue vers la verrerie d’art, avant de décliner et de produire du verre de mauvaise qualité au XIXe siècle[38].

La communauté de Simiane relevait de la viguerie d’Apt, et celles de Carniol et Valsaintes de la viguerie de Forcalquier[33].

Période moderne[modifier | modifier le code]

À la Renaissance, le village prospère, notamment grâce aux nombreuses verreries (la première est créée au XIVe siècle[2]) dont la production est distribuée sur la Provence entière jusqu'à la fin du XIXe siècle.

L'abbaye, qui est abandonnée depuis XIVe siècle, est réoccupée après 1540[33]. Entretemps, ses possessions avaient été attribuées à l’abbaye de Silvacane[36]. En 1657, l’abbaye déménage à Boulinette, ancien château des abbés qui est restauré à cette époque[33]. L’abbaye disparaît à la Révolution[2]. Le village compte 54 habitants en 1765[36].

Durant la Révolution, les communes de Simiane et de Carniol comptent chacune une société patriotique, toutes deux créées après la fin de 1792[39].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 11 habitants de Simiane sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie (et aucun à Carniol ou Valsaintes)[40].

Comme de nombreuses communes du département, Simiane se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[41]. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[42]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[43]. Les communes de Carniol et Valsaintes n’ont jamais, jusqu’aux lois Ferry, pourvu à l’instruction de leurs enfants[41].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un bombardier Wellington s'est écrasé au hameau de Chavon. Cela eut lieu le 10 mai 1944 à deux heures du matin, alors que l'avion revenait d'une mission de bombardement sur Valence (Drôme), où il avait été gravement touché par un tir d'artillerie anti-aérienne. En hommage aux cinq aviateurs de la RAF qui ont péri brûlés vifs, une stèle a été érigée et une sculpture a été réalisée par Éric Deschamps avec les restes de l'avion calciné. À cet endroit, appelé la combe de l'avion, on peut lire les noms des aviateurs qui furent inhumés dans la journée, et ceux des sept résistants de la Section atterrissage parachutage (SAP) de Simiane qui étaient chargés cette nuit-là de la réception au sol d'un parachutage, et dont les feux de balisage ont pu être confondus par l'équipage avec ceux d'un terrain d'atterrissage. En septembre 1944, leurs dépouilles ont été transférées par la Royal Air Force au cimetière de Mazargues, à Marseille[44]. Depuis 2002, les noms des aviateurs britanniques figurent également sur une plaque près du monument aux morts du village[45].

En 1974, la commune fusionne avec celles de Carniol et de Valsaintes[19].

Le plateau d'Albion assez proche, de par son ancienne affectation militaire (silos à missiles nucléaires) est en partie responsable du faible développement de ce secteur. La proximité du Luberon et l'abandon du site de Saint-Christol (plateau d'Albion) par les militaires ont permis un petit essor touristique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Simiane la Rotonde

D'or semé de tours et de fleurs de lys d'azur [46]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Simiane-la-Rotonde.
Maires élus
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
décembre 1792 décembre 1793 Palhier de Sylvabelle    
         
septembre 1795   Palhier de Sylvabelle   Député aux Cinq-Cents
puis conseiller général
         
mai 1945 1983 Héloïs Castor[47] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
1983 1995 Jean-Louis Adrian PS Conseiller général
1995[48] 2014 Alain Cassan[49]    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Louis Laudun[50]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Simiane-la-Rotonde fait partie de la communauté de communes du Pays de Banon, qui regroupe 10 communes.

Budget et fiscalite[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Simiane-la-Rotonde en 2009[51]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 5,50 % 0,55 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,04 % 1,32 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 34,97 % 4,18 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 13,41 %* 0,94 % 10,80 % 3,84 %

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[52]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune n'est pas jumelée.

Démographie[modifier | modifier le code]

Simiane-la-Rotonde[modifier | modifier le code]

En 2011, Simiane-la-Rotonde comptait 593 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Simiane-la-Rotonde). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations. Le tableau qui suit inclut les populations des villages de Carniol et Valsaintes à partir de 1975. Sévèrement touchées par l’exode rural, les trois communes ont cependant connu des rythmes de dépeuplement très différents.

Évolution démographique de Simiane-la-Rotonde
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 097 1 157 1 079 1 004 1 290 1 345 1 371 1 394 1 456 1 300
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 334 1 337 1 292 1 231 1 234 1 138 1 080 1 062 1 002 920
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
832 766 595 562 513 517 447 391 322 319
1975 1982 1990 1999 2007 2011 - - - -
369 434 433 532 574 593 - - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[32], EHESS[19], Insee à partir de 1968[53],[54],[55])


L’histoire démographique ancienne de Simiane n’est pas connue.

La population de la commune est en croissance jusqu’aux années 1830. Elle connait ensuite une période d’« étale » où la population reste relativement stable assez courte, de 1836 à 1846. Ensuite, s’amorce un long et puissant mouvement de recul. En 1926, la commune a perdu plus de la moitié de sa population de 1846, année du maximum démographique[56]. Au moment où Simiane-la-Rotonde fusionne avec Carniol et Valsaintes, la reprise démographique s’amorce pour durer jusqu’à nos jours.

Histogramme de l'évolution démographique

Carniol[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
inhabité 69 66 75 90 94 103 104 105 108 107
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
108 107 118 113 126 122 122 114 109 87 90
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 - -
75 76 63 53 41 42 32 33 30 - -
Population sans doubles comptes en 1962 et 1968
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[37], EHESS[19])


Carniol est saignée par la crise des XIVe et XVe siècle au point que la communauté est complètement détruite. Repeuplée, la communauté est en croissance jusqu’aux années 1830. Elle connait ensuite sa période d’« étale », qui dure beaucoup plus longtemps qu’à Simiane et Valsaintes : de 1836 à 1891. Après, commence le mouvement de recul, très rapide : dès 1926, la commune a perdu plus de la moitié de sa population de 1876, année du maximum démographique[57]. La baisse s’est poursuivie jusqu’aux années 1960 et a poussé à la fusion de Carniol avec Simiane-la-Rotonde en 1974.

Valsaintes[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Valsaintes
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
inhabité 54 59 38 53 73 94 111 88 90 69
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
89 81 65 74 72 77 63 64 65 52 46
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 - -
36 27 25 32 39 29 23 13 12 - -
Population sans doubles comptes en 1962 et 1968
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[36], EHESS[19])


L’histoire démographique ancienne de Valsaintes est similaire à celle de Carniol : après la saignée du XIVe siècle, qui détruit entièrement la communauté, elle est reconstituée après la fin de la guerre de Cent Ans, et connaît un long mouvement de croissance jusqu’au XIXe siècle. Les années 1830 sont celles d’une courte apogée, autour de 100 habitants ; dès les années 1840 commence un mouvement de diminution. Cette diminution est lente et de longue durée : c’est seulement à la fin du siècle que la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population de 1836[58]. La baisse s’est poursuivie jusqu’aux années 1970, avec cependant une courte reprise dans les années 1930, et a poussé à la fusion de Valsaintes avec Simiane-la-Rotonde en 1974.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports urbains et interurbains[modifier | modifier le code]

Une ligne de bus relie Simiane-la-Rotonde à Banon le mardi matin.

Les gares SNCF les plus proches sont Manosque-Gréoux-les-Bains et à La Brillanne-Oraison. Pour les liaisons aériennes, les aéroports et aérodrome se trouvent à Avignon, Marignane et Gap.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[59].

Sports[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'activité sportive organisée ou fédérée à Simiane. Le boulodrome le plus proche se trouve à Banon[60].

Santé[modifier | modifier le code]

La ville la plus proche (23 km) et la mieux équipée est Apt qui possède un hôpital local [61] et aussi deux laboratoires d'analyses médicales[62]. Et un cabinet de radiologie.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Retenue collinaire à Simiane.
Polyculture.

Sur la commune se trouve la coopérative la Société coopérative agricole des plantes à parfum de Provence (SCA3P) fondée en 1979. C'est la plus importante de France, avec ses 330 adhérents qui exploitent 5 000 hectares de lavande et 15 000 de lavandin soit 90 % de la production mondiale de lavandin. Avec plus de 420 tonnes d'huiles essentielles distillées, la coopérative produit au niveau national 34 % d'huile essentielle de lavande fine et 40 % d'huile essentielle de lavandin. Elle commercialise aussi les huiles essentielles de sauge sclarée, sauge officinale, menthe poivrée, hysope et estragon[63].

L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du XIXe siècle. Actuellement, il occupe quelques surfaces restreintes[64] dont la production bénéficie des AOC (AOC) huile d'olive de Provence et l'huile d'olive de Haute-Provence.

La commune produit aussi l’AOC banon.

La vigne, composante de la triade méditerranéenne est présente anciennement à Simiane-la-Rotonde. Au XIXe siècle, plusieurs dizaines d’hectare de vigne produisent un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux, une petite quantité étant commercialisée sur le marché régional. Actuellement, les surfaces exploitées sont réduite à quelques hectares[65].

Activités tertiaires[modifier | modifier le code]

Un point d'accueil touristique se trouve au château de Simiane[66].

Outre la Coopérative des plantes à parfum et un laboratoire d'huile essentielle il y a sur la commune un producteur de fromages de chèvre, une boulangerie-pâtisserie, une alimentation, une librairie, un producteur de rosiers, un fabricant de produits d’épicerie, un atelier de poterie, des artisans[67].

Clocher Renaissance de l'église de Simiane

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure qui comprend 18 communes. Le culte est célébré alternativement dans chacune des églises du secteur[68].

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes du Pays de Banon.

Festival[modifier | modifier le code]

Simiane depuis 1982 organise chaque année un Festival international de musique ancienne qui se déroule dans le cadre de la Rotonde[69].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La rotonde : extérieur
La rotonde : Détail de l'intérieur

Château des Agoult[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Simiane-la-Rotonde.

Le château qui domine le village date de la fin du XIIe siècle pour ses éléments les plus anciens. Un château existait déjà à cet emplacement en 1031[70].

Il est connu pour la rotonde dodécagonale irrégulière de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, qui donne son nom au village. Extérieurement, elle est de forme pyramidale, plus régulière du côté sud-ouest, qui fait face au village, que du côté nord-est[71]. Intérieurement, c’est une vaste salle, à l’appareillage très soigné[72].

Les murs sont ornés d’arcatures aveugles, dans lesquelles logent dix niches, avec voussures à double tore[72]. Les piliers qui soutiennent la voûte sont encadrés de colonnettes dont les chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux et de visages humains[72]. La salle n’est ouverte que par quatre soupiraux[72]. La rotonde, primitivement couverte d’un dôme aplati, porte désormais une plate-forme fortifiée, ce qui permet à Raymond Collier de dater la crypte du début du XIIe siècle, les travaux de la chapelle durant tout le siècle et une partie du XIIIe, la terrasse et les fortifications étant postérieures[73].

L’hypothèse la plus répandue est celle de la chapelle castrale, construite sur une crypte abritant le tombeau de Raimbaud d’Agoult, qui participa à la première croisade et mourut en 1113[72]. Guy Barruol l’interprète comme un donjon[74].

Cette chapelle est classée monument historique depuis 1862, les autres éléments sont inscrits ou classés progressivement jusqu’en 2000[75]. La façade principale est restaurée en 1875[72], d’importants travaux portant sur l’étanchéité et l’appareillage ont été réalisés en 1979-1980[76].

Il subsiste encore du château le corps de logis, qui communique avec la rotonde, une tour, le mur d’enceinte. Dans le corps de logis, se trouve une vaste salle voûtée en plein cintre, du XIIIe siècle. Les façades, et notamment les fenêtres, ont été refaites à la Renaissance[77].

Art religieux[modifier | modifier le code]

  • L’église paroissiale est placée sous le vocable de Saint-Pierre et le patronage de sainte Victoire[33]. Ancien prieuré de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, elle date du XVIe (selon les monuments historiques et l’Atlas historique) ou du XVIIe siècle (Raymond Collier)[78]. La perfection de l’appareillage permet d’exclure que ce soit une main-d’œuvre locale qui y ait travaillé. La nef, longue de trois travées, et bordée de deux bas-côtés, ce qui est exceptionnel pour la région, débouche dans un chœur pentagonal. La voûte, sous croisée d’ogives, retombe sur des piles cruciformes. Elle a été restaurée par le père Corriol, dans les années 1920, et c’est une des plus belles églises de Haute-Provence[79]. Elle est classée monument historique[80].
  • Le clocher Saint-Jean isolé, l'église Saint-Jean ayant disparu.
  • La chapelle Notre-Dame de Pitié date de la deuxième moitié du XVIe siècle[33].
  • La chapelle Sainte-Victoire, au sud-ouest du village, succède à une fondation plus ancienne. En 1920, on commence sa reconstruction sans la finir. Elle est construite sur une grotte qui a pu servir d’ermitage[33].
  • L'église Saint-Vincent à Carniol (romane du XVIe).
  • La chapelle Saint-Marc à l’Abbadié (premier site de l’abbaye) date du XIIe siècle ; il en reste le chœur et les murs de la nef. Le chœur sert de cellier[33].
  • La chapelle Saint-Joseph au Cheyran date de 1779[81]. Elle possède une Adoration des Mages du XVIIe siècle de style archaïque[82].

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

  • Tour de Valsaintes
  • Château de la Boulinette (XVIIe siècle)
  • Restes des remparts, portes fortifiées (3, dont 2 tardives[83])

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Halles couvertes du XVIe siècle

Habitat traditionnel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Habitat traditionnel provençal.

Les différentes formes d’habitat traditionnel provençal sont représentées dans la commune : maisons en hauteur au village, où hommes et bêtes vivaient sous le même toit, mais aussi des maisons isolées dans les collines. Au XIXe siècle se sont ajoutées hors du village des maisons à terre. Toutes ces constructions sont pensées pour les besoins agricoles : terrasse pour sécher les fruits, grenier pour serrer le foin et le grain.

Les pigeonniers de particuliers sont souvent construits au XIXe siècle, et se signalent par des plaques vernissées en façade, protégeant les oiseaux des rongeurs. L'approvisionnement en eau des différentes constructions était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture.

Les cabanons fournissent un habitat aménagé près de champs ou de vignes éloignées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Album-souvenir et guide de Simiane (Basses-Alpes) / [anonyme ou collectif]. – Forcalquier : A. Reynaud, 1929. – 16 p. ill.
  • Atlas historique… Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco / [collectif] sous la dir. d'Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer. – Paris : A. Colin, 1969. – 224 p. et 326 cartes. – Autre variante du titre : Atlas Belfram.
  • Barruol, Jean (1898-1982). – Quelques habitants de Simiane sous la Révolution. – In : Annales des Basses-Alpes, no 150 (1926), p. 25-31 [lire en ligne].
  • Benoit, Fernand (1892-1969). – La Provence et le Comtat venaissin : arts et traditions populaires. – Avignon : Aubanel, 1978. – 390 p. ill. – (Collection Les Gens du Sud). – ISBN 2-7006-0061-4. – Contient une bibliogr. et une discogr. – 3e éd. (la première a été publiée chez Gallimard en 1949).
  • Clément, Jean-Joseph Antoine. – Au temps des guerres picrocholines entre Banon et Simiane pour la conquête du chef-lieu de canton / présentation André Lombard. – In : Chroniques de Haute-Provence, no 357 (2006 [i. e. 2007]), p. 90-107. – Contient : Mémoire en défense pour la commune de Banon contre la commune de Simiane ou Réponse à la demande des habitants de Simiane ayant pour objet le transfert du chef-lieu du canton dans leur commune.
  • Collier, Raymond (1921-2000). – La Haute-Provence monumentale et artistique. – Digne : R. Collier, 1986. – 559 p. ill.
  • Corriol, Jules (1876-1964 ; abbé). – Comment les familles montent et disparaissent : essai d’étude sociale. – Forcalquier : A. Reynaud, 1937. – 111 p. ill. – Concerne, entre autres, les familles Eyroux de Pontevès et Ponson qui ont vécu à Simiane-la-Rotonde [lire en ligne].
  • Corriol, Jules (1876-1964 ; abbé). – L’Echo de la Rotonde. – Forcalquier : A. Reynaud, 1927-1931. – Cinq numéros parus.
  • Corriol, Jules (1876-1964 ; abbé). – La Famille Eyroux de Pontevès pendant son séjour à Simiane. – In : Annales des Basses-Alpes, no 157 (1929), p. 187-202 [lire en ligne].
  • Corriol, Jules (1876-1964 ; abbé). – Monographie de la famille Eyroux de Pontevès. – Digne : Chaspoul, 1929. – 20 p. ill. – Famille de Simiane-la-Rotonde [lire en ligne].
  • Corriol, Jules (1876-1964 ; abbé). – Simiane pendant la grande Révolution. – Forcalquier : A. Reynaud, 1928. – 206 p. ill. [lire en ligne].
  • Explications en fait pour M. Jean-André Aubert, domicilié à Simiane, défendeur, contre la commune de Saint-Christol et MM. Roux et Gavot, demandeurs / [anonyme ou collectif]. – Aix : A. Makaire, 1866. – Factum in-4°.
  • Extraits d’un arrêt de la Cour d’Appel d’Aix du 26 décembre 1877 rendu au profit de MM. Carretier et consorts, contre M. Gavot… et la commune de Simiane… / [anonyme ou collectif]. – Aix : J. Nicot, 1878. – Factum in-8.
  • Fabre, Régis. – L’Abbaye de Valsainte : structure et histoire d’une implantation cistercienne en Haute-Provence, XIIeXVe siècle av. J.-C.. – Draguignan : Edipuce, 1984. – 107 p. ill. – (Collection Synopsis). – Abbaye située sur le territoire communal de Simiane-la-Rotonde.
  • Gabrielli, Bernard de. – La Famille de Ferre et les verreries dans la région de Simiane. – Forcalquier : A. Reynaud, 1928. – 43 p.
  • Jugement rendu par le tribunal de Forcalquier le 14 juillet 1810. Commune de Simiane : M. Magnan contre le maire / [anonyme ou collectif]. – Marseille : J. Clappier, [1857]. – 4 p. – Concerne les droits d’usage des habitants de Simiane-la-Rotonde dans les forêts de la commune.
  • Martel, Pierre (1923-2001). – Étude sociologique sur Simiane. – In : Annales des Basses-Alpes, no 206 (1956), p. 78-106. – Contient deux annexes du même auteur : Projet d’aménagement de la Rotonde à Simiane (p. 98-102) et Projet de création de voies nouvelles dans le village de Simiane (p. 103-106).
  • Mémoire instructif pour Me Marc-Antoine Estelle, notaire royal, ex consul du lieu de Simiane… contre le sieur Pierre-Joseph Testanière… et les sieurs Barthélemy-Joseph- Ignace Pélissier… et Pierre Montjalard dud. lieu / [anonyme ou collectif]. – Aix : Veuve de René Adibert, 1760. – 18 p.
  • Mémoire pour Me Marc-Antoine Estelle, notaire du lieu de Simiane… contre Étienne Clément… et sieur Jean-Joseph Pélissier… dudit lieu de Simiane / [anonyme ou collectif]. – Aix : Veuve de René Adibert, 1757. – 17 p.
  • MM. Carretier et consorts contre M. Gavot et la commune de Simiane… / [anonyme ou collectif]. – Aix : J. Nicot, 1877. – Factum in-4°.
  • Observations sur le travail de l’expert Giraud pour Messieurs Carretier et consorts contre M. Gavot et la commune de Simiane / [anonyme ou collectif]. – Aix : J. Nicot, 1877. – Factum in-4°.
  • Ollivier-Elliott, Patrick (1944-). – Terres de Sault, d’Albion et de Banon / avec la collab. de Caroline Bujard et de Marie-Odile Arnoux. – Aix-en-Provence : Edisud, 1996. – 167 p. ill. – (Collection Carnet d’un voyageur attentif). – Contient une bibliogr. et un index.
  • Noël, Marie-José. – Simiane-la-Rotonde / Marie-José Noël, Hélène Vésian. – In : Haute Provence magazine, no 43 (1993), p. 3-8 ill.
  • Une ancienne chronique de l’abbaye de Valsainte / éd. comte Bernard de Gabrielli. – In : Annales des Basses-Alpes, no 166 (1933), p. 253-286 [lire en ligne].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Banon », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a, b, c, d et e Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : faune et flore du plateau d'Albion
  4. Fiche de la Riaille sur le site du SANDRE
  5. Fiche du ravin de la prée sur le site du SANDRE
  6. a, b et c Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : Flore du plateau d'Albion
  7. Les champignons en Vaucluse
  8. a, b, c et d Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : Faune du plateau d'Albion
  9. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  10. Climatologie des Alpes-de-Haute-Provence
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  12. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 28 août 2012
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  14. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  15. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 28 août 2012
  16. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 409
  17. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), § 9957, p. 609
  18. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 51
  19. a, b, c, d et e EHESS, notice communale de Simiane-la-Rotonde sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  20. Fénié & Fénié, op. cit., p. 19
  21. Fénié & Fénié, op. cit., p. 89
  22. Fénié & Fénié, op. cit., p. 48
  23. Patrice Druelle, « Oppedette des origines au Moyen Âge », in Chroniques de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 304, 1987, p. 56-57
  24. Patrice Druelle, op. cit., p. 57-58
  25. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 455-458
  26. Bernard Rémy, André Buisson, « Les inscriptions commémorant la chute de la foudre dans les provinces romaines de la Gaule. À propos d'un nouveau document découvert à Saint-Geoire-en-Valdaine (Isère) », Revue archéologique de Narbonnaise, Tome 25, 1992. p. 90
  27. Rémy, Buisson, Les inscriptions..., op. cit., p. 84
  28. Rémy, Buisson, Les inscriptions..., op. cit., p. 85
  29. Guy Barruol et Géraldine Bérard, Carte archéologique de la Gaule: 04. Alpes-de-Haute-Provence, Volume 4, p. 458.
  30. Guy Barruol, « Le Pays de Forcalquier à l'époque romaine », in Alpes de lumière, Musée de Salagon, Archéologie au pays de Forcalquier : radioscopie d'un terroir rural, Mane (Salagon, 04300) : les Alpes de lumière, 1990, catalogue d'exposition, Mane, été 1990 ; collection « Les Alpes de lumière » (ISSN 0181-4643) no 103, (ISBN 2-906162-159), p. 41.
  31. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  32. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h), p. 201
  33. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Daniel Thiery, « Simiane-la-Rotonde », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 28 août 2012
  34. Visite historique de la Rotonde sur le site officiel de Simiane
  35. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, coll. « Cahiers de Salagon » no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 230
  36. a, b, c, d et e Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h), p. 205
  37. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 168
  38. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 515
  39. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298
  40. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 71.
  41. a et b Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  42. Labadie, op. cit., p. 16.
  43. Labadie, op. cit., p. 11.
  44. Source : inscriptions sur place.
  45. L'Écho simianais, bulletin municipal no 2, juin 2009, p. 8-9.
  46. Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence
  47. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  48. A. D.-N., « Les vœux municipaux sans le maire », La Provence, 10 janvier 2014, p. 8.
  49. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Saint-Jurs à Soleihas (sic) (liste 7), consulté le 10 mars 2013
  50. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  51. « Impots locaux à Simiane-la-Rotonde », taxes.com
  52. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  53. « Résultats du recensement de la population - Simiane-la-Rotonde », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  54. « Recensement de la population au 1er janvier 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  55. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  56. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  57. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 289.
  58. Vidal, op. cit., p. 287.
  59. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  60. Bouger à Simiane
  61. etablissements.hopital.fr
  62. http://www.annuairesante.com
  63. Société coopérative agricole des plantes à parfum de Provence à Simiane
  64. Réparaz, op. cit., p. 58
  65. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  66. Simiane, tourisme, site, circuit et curiosités
  67. Commerce et artisanat à Simiane-la-Rotonde
  68. Secteur Montagne de Lure
  69. Festival international de musique ancienne de Simiane
  70. Notice de la base Mérimée
  71. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 129
  72. a, b, c, d, e et f Raymond Collier, op. cit., p. 130
  73. Raymond Collier, op. cit., p. 131
  74. Raymond Collier, op. cit., p. 130-131
  75. Liste de 1862, arrêtés de 1998 et 2000, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er mars 2009
  76. Raymond Collier, op. cit., p. 129
  77. Raymond Collier, op. cit., p. 249-250
  78. Raymond Collier, op. cit., p. 185.
  79. Raymond Collier, op. cit., p. 187.
  80. Arrêté du 4 juillet 1922, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er mars 2009.
  81. Raymond Collier, op. cit., p. 232.
  82. Raymond Collier, op. cit., p. 477.
  83. Raymond Collier, op. cit., p. 308
  84. Arrêté du 11 mai 1979, notice de la Base Palissy, consultée le 1er mars 2009
  85. Raymond Collier, op. cit., p. 461
  86. Arrêté du 3 juin 1932, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er mars 2009
  87. Raymond Collier, op. cit., p. 362