Simiane-la-Rotonde
| Simiane-la-Rotonde | ||
La Rotonde de Simiane |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |
| Arrondissement | Forcalquier | |
| Canton | Banon | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Banon | |
| Maire Mandat |
Alain Cassan 2008-2014 |
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| Code postal | 04150 | |
| Code commune | 04208 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
584 hab. (2010) | |
| Densité | 8,6 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 456 m — Max. 1 113 m | |
| Superficie | 67,86 km2 | |
| Localisation | ||
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Simiane-la-Rotonde est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Simianais.
Simiane a reçu le label « village et cité de caractère ».
Sommaire |
Géographie [modifier]
Simiane-la-Rotonde est situé à 630 m d’altitude[1] sur les plateaux des Monts de Vaucluse, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, à la frontière du Vaucluse.
Villes les plus proches : Apt (84), Sault (84), Forcalquier (04) et Manosque (04).
Accès [modifier]
L'accès à Simiane se fait par la RD51, entre Gignac, dans le Vaucluse et Banon, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Communes limitrophes [modifier]
Hameaux et lieux-dits [modifier]
Communes associées
- Carniol
- Valsainte
Hameaux
- Cheyran
- Chavon
Géologie [modifier]
La commune, dans sa partie occidentale est située sur un substrat de couches de calcaires à faciès urgonien (Crétacé). Ce calcaire se présente selon un modelé karstique avec lapiaz, avens et dolines. Il est associé à des couches sédimentaires du Bédoulien et de calcarénites du Barrémien (Secondaire), recouvert par des colluvions et alluvions siliceuses et des argiles de décalcification du Quaternaire[2].
Ce plateau calcaire, percé d'avens, est un énorme bassin aquifère qui va de la Montagne de Lure jusqu’au Mont-Ventoux. Les rivières souterraines du Plateau alimentent la résurgence de Fontaine-de-Vaucluse. On a recensé plus de deux cents gouffres ou avens aux ouvertures parfois très étroites et difficilement repérables.
Relief [modifier]
Le territoire de la commune est un plateau entaillé par les gorges de Vaumale. Il présente de nombreux avens.
Hydrographie [modifier]
La commune de Simiane est traversée par le Calavon, la Riaille[3], ainsi que par le ravin de la prée[4].
Climat [modifier]
Les stations météos proches de Simiane-la-Rotonde sont, par ordre de proximité, celles de Saint-Christol (dans le département voisin du Vaucluse) et de l’observatoire astronomique de Saint-Michel-l’Observatoire[5].
Cette région des Alpes provençales est soumise à un climat méditerranéen d'intérieur, dit tempéré continental. Les hivers sont plus froids qu'en Basse Provence, avec des gelées fréquentes. Les étés sont très chauds et secs. Dans les régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons[6].
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -1,0 | -1,0 | 2,0 | 4,0 | 8,0 | 12,0 | 14,0 | 14,0 | 11,0 | 7,0 | 3,0 | -1,0 | 5,5 |
| Température moyenne (°C) | 3,5 | 5,5 | 7,5 | 10,0 | 14,0 | 18,5 | 21,0 | 21,0 | 17,0 | 12,5 | 7,5 | 2,0 | 11,7 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,0 | 10,0 | 13,0 | 16,0 | 20,0 | 25,0 | 28,0 | 28,0 | 23,0 | 18,0 | 12,0 | 8,0 | 17,0 |
| Précipitations (mm) | 26,9 | 24,3 | 23,8 | 44,0 | 40,0 | 27,9 | 20,9 | 32,7 | 45,9 | 53,5 | 52,4 | 30,7 | 482,8 |
Risques majeurs [modifier]
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Banon auquel appartient Simiane-la-Rotonde est en zone 1a (sismicité très faible mais non-négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[7], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[8]. La commune de Simiane-la-Rotonde est également exposée à deux autres risques naturels[8] :
- feu de forêt,
- mouvement de terrain : dans la partie est de la commune, de nombreux versants sont concernés par un aléa moyen à fort[9].
La commune de Simiane-la-Rotonde n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[10] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[10] et le Dicrim n’existe pas non plus[11].
Flore et faune [modifier]
Flore [modifier]
Sur le plateau d'Albion, et donc sur le territoire de la commune, la flore et les espèces arbustives sont de type montagnard ou supra-méditerranéen et oro-méditerranéen. La sylve est composée de chêne pubescent, chêne sessile, hêtre, tremble, bouleau, pin sylvestre, pin maritime, genêt à balais, bruyère callune et châtaignier[12].
On rencontre aussi sous forme de landes ou de garrigues la bugrane striée, le brome dressé, le thym, le genêt cendré et la lavande à feuilles étroites. Plus spécifiques des champs, des talus ou des dolines se multiplient la gagée des champs, l'ophioglosse des marais, la danthonie des Alpes, la Ventenatée douteuse et le ciste à feuilles de laurier[12].
Plus rares, mais spécifiques au plateau, on trouve l'adonis flamme, l'aspérule des champs, la Caméline à petits fruits, le gaillet à trois pointes, le Grand polycnémum, le buplèvre à feuilles rondes, la nielle des blés, l'androsace à grand calice et la Vachère d'Espagne (en)[12].
Champignons [modifier]
Liées à une ou quelques espèces d'arbre, les champignons abondent, en saison, sur le plateau. On y trouve, le lactaire délicieux, dit pinin, le Lactaire sanguin (Lacterius sanguifluus), dit sanguin, les bolets dont le cèpe tête-de-nègre, les chanterelles dont la girolle (Cantharellus cibarius), sans oublier le pied-de-mouton, (Hydnum repandum) et surtout le petit gris ou griset du Ventoux (Tricholoma myomyces)[13].
Faune [modifier]
On trouve des insectes dont les plus caractéristiques sont le grand capricorne, la lucane cerf-volant et l'écaille chinée, des reptiles tels que la vipère aspic, venimeuse mais qui fuit au moindre bruit, et un batracien le pélodyte ponctué[14].
De nombreux oiseaux nichent sur plateau dont les pies grièches (pie-grièche à tête rousse, pie-grièche écorcheur, pie-grièche méridionale, pie-grièche à poitrine rose), les bruants (bruant fou, bruant ortolan, bruant proyer). S'y ajoutent des granivores (caille des blés, moineau soulcie), des insectivores (fauvette orphée, guêpier d'Europe, huppe fasciée, œdicnème criard, pic épeichette, râle des genêts, torcol fourmilier) et des espèces omnivores (cochevis huppé, bécasse des bois, outarde canepetière)[14].
En plus de ces espèces, on retrouve nombre de rapaces diurnes prédateur de la faune locale d'une part, tels que le circaète Jean-le-blanc, le busard cendré, l'aigle royal, l'aigle botté, l'autour des palombes, le faucon hobereau et la bondrée apivore, ou nocturnes d'autre part, comme le petit-duc scops, le grand-duc d'Europe, la chouette chevêche et la chouette de Tengmalm[14],
Se rencontrent aussi fréquemment des grands et petits mammifères tels que le cerf élaphe, le sanglier, le renard, le lièvre et le lapin. Il est à signaler la présence de chauve souris, espèce prédatrice et nocturne (grand rhinolophe, petit rhinolophe, noctule de Leisler)[14].
Toponymie [modifier]
Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois au XIe siècle (castri Simianæ), dérive du gentilice romain Simius, augmenté du suffixe -ana, ce qui signifie domaine de Simius. Le nom propre Simius provient probablement du nom commun simius, singe, d’où le « domaine du singe »[15],[16],[17]. La commune s’appelle Simiane-la-Rotonde depuis 1954[18]. Elle se nomme Simiana-la-Rotonda en provençal selon la norme classique et Simiano-la-Routoundo selon la norme mistralienne.
L’ancienne commune de Carniol, actuellement un village (ecclesia de Carnihols, cité en 1274), voit son nom formé sur la racine préceltique très répandue *Kar-[19].
Le nom de l’ancienne commune de Valsaintes (apparu dans les chartes en 1248, Vallis Sancta) désigne une vallée consacrée aux saintes[20].
Les hameaux de Cheyran et du Haut de Cheyran rappellent le nom d’un ancien propriétaire de domaine, Carius[21].
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
Au Paléolithique, différents sites sont fréquentés : les Ribbes, le Saut-du-Loup et Piparoux, le Mazet (Levallois et micoquien). Le Vieux-Carniol est aussi fréquenté au Néolithique, puis à l’âge du fer. On peut aussi citer l’abri du Saut du Moine pour le mésolithique, les sites du Collet-Saint-Marc, des Taillades (Valsaintes) et de Bidousse et la Cabane (Carniol) pour le chalcolithique[22].
Cette abondance de sites, notamment néolithiques, qui se confirme dans les communes voisines de Vachères et Oppedette, est expliquée par la nature du sol : grès et sables cénomaniens, grès verts du clansayésien-albien, qui sont aisément cultivables avec des outils rustiques ou une araire qui ne travaille le sol qu’en surface. Ces sols acides favorisent en outre la pousse de plantes facilement inflammables (cystes, bruyère), donc favorisant une culture sur brulis[23].
Antiquité [modifier]
Sur l’actuelle commune de nombreux ferriers, on a trouvé des traces d’exploitation antique puis médiévale du fer (l’Aramelle, la Ferrière)[24]. Près des gorges de Vaumale, a été retrouvée une petite inscription attestant du culte de la foudre, sur un lieu qu'elle avait frappé[25]. En effet, la foudre était considérée comme un phénomène surnaturel, expression du pouvoir d'une divinité (Jupiter ou Taranis). Le sol ainsi touché devenait sacré, isolé du monde profane par une petite enceinte cylindrique (le puteal) et signalé par une inscription[26]. Ce rituel est courant dans une région où la foudre est fréquente, et à une époque où elle est considérée comme à la fois destructrice, et porteuse de vie (car accompagnée de pluie bénéfique à l'agriculture) ; Marcel Le Glay considère que le rituel visait ainsi à conserver avec soi une force bénéfique[27].
Le site du village est situé sur le cheminement d'une contrevoie de l'ancienne voie Domitienne reliant Sisteron à Apt. Un oppidum se trouvait à 400 m du village de Carniol (Terres Longues)[28].
Moyen Âge [modifier]
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes dans le premier tiers du XIe siècle (Simiana)[29],[30]. Il s’agit alors d’un prieuré de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Au Moyen Âge, plusieurs des seigneurs de Simiane se font remarquer. D'abord lors de la première croisade auprès de Godefroy de Bouillon, ensuite par le contrôle d'autres lieux des environs (dont le village de Gordes, le pays d'Apt et le pays de Sault).
Au retour de la première croisade, la Rotonde (donjon de l'ancien château médiéval de Simiane-Agoult) est édifiée[31].
Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède un prieuré, la chapelle castrale, et deux églises rurales (toutes disparues), et perçoit les revenus de ces quatre établissements[32].
L’abbaye Notre-Dame de Valsaintes est fondée en 1188 (Vallis Sancta) grâce au don à l’abbaye de Silvacane de la seigneurie de Boulinette par les seigneurs de Simiane. Selon certains auteurs, il peut s’agir d’une refondation[30]. Un village s’installe sous sa protection[1]. Les moines abandonnent le monastère en 1425[30] et la communauté est complètement dépeuplée en 1471[33].
La communauté de Carniol, citée en 1274 (Carnihols), dépendait de Valsaintes. Ruinée au moment de la guerre de Cent Ans, le village est inhabité au dénombrement de 1471, puis repeuplé par son seigneur, l’abbé de Valsaintes, au XVIe siècle[1],[34]. En 1765, il comptait 75 habitants[34].
En 1383, l’abbaye de Valsaintes concède une bastide pour la création d’une verrerie à Aiguebelle (ancienne commune de Valsaintes), qui donne par la suite lieu à un ensemble de verriers de Sault à la montagne de Lure. Deux bois étaient concédés avec la bastide, pour alimenter les fours. À partir du XVIe siècle, la verrerie évolue vers la verrerie d’art, avant de décliner et de produire du verre de mauvaise qualité au XIXe siècle[35].
La communauté de Simiane relevait de la viguerie d’Apt, et celles de Carniol et Valsaintes de la viguerie de Forcalquier[30].
Période moderne [modifier]
À la Renaissance, le village prospère, notamment grâce aux nombreuses verreries (la première est créée au XIVe siècle[1]) dont la production est distribuée sur la Provence entière jusqu'à la fin du XIXe siècle.
L'abbaye, qui est abandonnée depuis XIVe siècle, est réoccupée après 1540[30]. Entretemps, ses possessions avaient été attribuées à l’abbaye de Silvacane[33]. En 1657, l’abbaye déménage à Boulinette, ancien château des abbés qui est restauré à cette époque[30]. L’abbaye disparaît à la Révolution[1]. Le village compte 54 habitants en 1765[33].
Durant la Révolution, les communes de Simiane et de Carniol comptent chacune une société patriotique, toutes deux créées après la fin de 1792[36].
Période contemporaine [modifier]
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un bombardier Wellington s'est écrasé au hameau de Chavon. Cela eut lieu le 10 mai 1944 à deux heures du matin, alors que l'avion revenait d'une mission de bombardement sur Valence (Drôme), où il avait été gravement touché par un tir d'artillerie anti-aérienne. En hommage aux cinq aviateurs de la RAF qui ont péri brûlés vifs, une stèle a été érigée et une sculpture a été réalisée par Éric Deschamps avec les restes de l'avion calciné. À cet endroit, appelé la combe de l'avion, on peut lire les noms des aviateurs qui furent inhumés dans la journée, et ceux des sept résistants de la section atterrissage parachutage de Simiane qui étaient chargés cette nuit-là de la réception au sol d'un parachutage, et dont les feux de balisage ont pu être confondus par l'équipage avec ceux d'un terrain d'atterrissage. En septembre 1944, leurs dépouilles ont été transférées par la Royal Air Force au cimetière de Mazargues, à Marseille[37]. Depuis 2002, les noms des aviateurs britanniques figurent également sur une plaque près du monument aux morts du village[38].
En 1974, la commune fusionne avec celles de Carniol et de Valsaintes[18].
Le plateau d'Albion assez proche, de par son ancienne affectation militaire (silos à missiles nucléaires) est en partie responsable du faible développement de ce secteur. La proximité du Luberon et l'abandon du site de Saint-Christol (plateau d'Albion) par les militaires ont permis un petit essor touristique.
Héraldique [modifier]
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D'or semé de tours et de fleurs de lys d'azur [39] |
Administration [modifier]
Municipalité [modifier]
En 2012, les deux maires délégués des communes associées de Carniol et Valsaintes ont parrainé Marine Le Pen à l’élection présidentielle[41].
Intercommunalité [modifier]
Simiane-la-Rotonde fait partie de la communauté de communes du Pays de Banon, qui regroupe 10 communes.
Budget et fiscalité [modifier]
| Taxe | Part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 5,50 % | 0,55 % | 5,53 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 14,04 % | 1,32 % | 14,49 % | 2,36 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 34,97 % | 4,18 % | 47,16 % | 8,85 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 13,41 %* | 0,94 % | 10,80 % | 3,84 % |
La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[43]).
Jumelage [modifier]
La commune n'est pas jumelée. Il y eut pourtant une tentative de jumelage entre l'épicerie du village et une épicerie anglaise. Cette initiative échoua car les Simianais trouvèrent le miel anglais moins succulent que le leur[44].
Démographie [modifier]

Équipements et services [modifier]
Transports urbains et interurbains [modifier]
Une ligne de bus relie Simiane-la-Rotonde à Banon le mardi matin.
Les gares SNCF les plus proches sont Manosque-Gréoux-les-Bains et à La Brillanne-Oraison. Pour les liaisons aériennes, les aéroports et aérodrome se trouvent à Avignon, Marignane et Gap.
Enseignement [modifier]
La commune est dotée d’une école primaire[48].
Sports [modifier]
Il n'y a pas d'activité sportive organisée ou fédérée à Simiane. Le boulodrome le plus proche se trouve à Banon[49].
Santé [modifier]
La ville la plus proche (23 km) et la mieux équipée est Apt qui possède un hôpital local [50] et aussi deux laboratoires d'analyses médicales[51]. Et un cabinet de radiologie.
Économie [modifier]
Agriculture [modifier]
Sur la commune se trouve la coopérative la Société coopérative agricole des plantes à parfum de Provence (SCA3P) fondée en 1979. C'est la plus importante de France, avec ses 330 adhérents qui exploitent 5 000 hectares de lavande et 15 000 de lavandin soit 90 % de la production mondiale de lavandin. Avec plus de 420 tonnes d'huiles essentielles distillées, la coopérative produit au niveau national 34 % d'huile essentielle de lavande fine et 40 % d'huile essentielle de lavandin. Elle commercialise aussi les huiles essentielles de sauge sclarée, sauge officinale, menthe poivrée, hysope et estragon[52].
L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du XIXe siècle. Actuellement, il occupe quelques surfaces restreintes[53] dont la production bénéficie des AOC (AOC) huile d'olive de Provence et l'huile d'olive de Haute-Provence.
La commune produit aussi l’AOCbanon.
La vigne, composante de la triade méditerranéenne est présente anciennement à Simiane-la-Rotonde. Au XIXe siècle, plusieurs dizaines d’hectare de vigne produisent un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux, une petite quantité étant commercialisée sur le marché régional. Actuellement, les surfaces exploitées sont réduite à quelques hectares[54].
Activités tertiaires [modifier]
Un point d'accueil touristique se trouve au château de Simiane[55].
Outre la Coopérative des plantes à parfum et un laboratoire d'huile essentielle il y a sur la commune un producteur de fromages de chèvre, une boulangerie-pâtisserie, une alimentation, une librairie, un producteur de rosiers, un fabricant de produits d’épicerie, un atelier de poterie, des artisans[56].
Vie locale [modifier]
Culte [modifier]
La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure qui comprend 18 communes. Le culte est célébré alternativement dans chacune des églises du secteur[57].
Environnement et recyclage [modifier]
La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes du Pays de Banon.
Festival [modifier]
Simiane depuis 1982 organise chaque année un Festival international de musique ancienne qui se déroule dans le cadre de la Rotonde[58].
Lieux et monuments [modifier]
Château des Agoult [modifier]
Le château qui domine le village, date de la fin du XIIe siècle pour ses éléments les plus anciens. Un château existait déjà à cet emplacement en 1031[59].
Il est connue pour la rotonde dodécagonale irrégulière de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, qui donne son nom au village. Extérieurement, elle est de forme pyramidale, plus régulière du côté sud-ouest, qui fait face au village, que du côté nord-est[60]. Intérieurement, c’est une vaste salle, à l’appareillage très soigné[61].
Les murs sont ornés d’arcatures aveugles, dans lesquelles logent dix niches, avec voussures à double tore[61]. Les piliers qui soutiennent la voûte sont encadrés de colonnettes dont les chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux et de visages humains[61]. La salle n’est ouverte que par quatre soupiraux[61]. La rotonde, primitivement couverte d’un dôme aplati, porte désormais une plate-forme fortifiée, ce qui permet à Raymond Collier de dater la crypte du début du XIIe siècle, les travaux de la chapelle durant tout le siècle et une partie du XIIIe, la terrasse et les fortifications étant postérieures[62].
L’hypothèse la plus répandue est celle de la chapelle castrale, construite sur une crypte abritant le tombeau de Raimbaud d’Agoult, qui participa à la première croisade et mourut en 1113[61]. Guy Barruol l’interprète comme un donjon[63].
Cette chapelle est classée monument historique depuis 1862, les autres éléments sont inscrits ou classés progressivement jusqu’en 2000[64]. La façade principale est restaurée en 1875[61], d’importants travaux portant sur l’étanchéité et l’appareillage ont été réalisés en 1979-1980[65].
Il subsiste encore du château le corps de logis, qui communique avec la rotonde, une tour, le mur d’enceinte. Dans le corps de logis, se trouve une vaste salle voûtée en plein cintre, du XIIIe siècle. Les façades, et notamment les fenêtres, ont été refaites à la Renaissance[66].
Art religieux [modifier]
L’église paroissiale est placée sous le vocable de Saint-Pierre et le patronage de sainte Victoire[30]. Ancien prieuré de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, elle date du XVIe (selon les monuments historiques et l’Atlas historique) ou du XVIIe siècle (Raymond Collier)[67]. La perfection de l’appareillage permet d’exclure que ce soit une main-d’œuvre locale qui y ait travaillé. La nef, longue de trois travées, et bordée de deux bas-côtés, ce qui est exceptionnel pour la région, débouche dans un chœur pentagonal. La voûte, sous croisée d’ogives, retombe sur des piles cruciformes. Elle a été restaurée par le père Corriol, dans les années 1920, et c’est une des plus belles églises de Haute-Provence[68]. Elle est classée monument historique[69].
- Clocher isolé (église Saint-Jean disparue)
- à Carniol, église Saint-Vincent (romane du XVIe)
Le château de Boulinette, appartenant aux abbés de Valsaintes (XVIIIe siècle, a été transformé en abbaye au XVIIe siècle. Les ruines du cloître et des bâtiments conventuels[33], ainsi que l’église située au premier étage du château, ont été restaurées à partir de 1996[30].
La chapelle Saint-Marc à l’Abbadié (premier site de l’abbaye) date du XIIe siècle ; il en reste le chœur et les murs de la nef. Le chœur sert de cellier[30].
Au Cheyran, la chapelle Saint-Joseph date de 1779[70]. Elle possède une Adoration des Mages du XVIIe siècle de style archaïque[71].
La chapelle Notre-Dame de Pitié date de la deuxième moitié du XVIe siècle[30] ; la chapelle Sainte-Victoire, au sud-ouest du village, succède à une fondation plus ancienne. En 1920, on commence sa reconstruction sans la finir. Elle est construite sur une grotte qui a pu servir d’ermitage[30].
Architecture militaire [modifier]
- Tour de Valsaintes
- Château de la Boulinette (XVIIe siècle)
- Restes des remparts, portes fortifiées (3, dont deux tardives[72])
Architecture civile [modifier]
- Château de la Flachère
- Une maison du centre du village possède un chapiteau orné du XIIe siècle, classé monument historique au titre objet[73],[74].
- Halles couvertes du XVIe siècle
- Maison Coubine (du XVIIe, portail classé monument historique[75])
- Hôtel Pontevès
- Hôtel de Ponson du Terrail, dont la clef de voûte de l’arc en plein cintre est orné d’une feuille d’acanthe et d’un fronton[76].
- Relais du Chapeau-rouge
- Pigeonniers
Habitat traditionnel [modifier]
Les différentes formes d’habitat traditionnel provençal sont représentées dans la commune : maisons en hauteur au village, où hommes et bêtes vivaient sous le même toit, mais aussi des maisons isolées dans les collines. Au XIXe siècle se sont ajoutées hors du village des maisons à terre. Toutes ces constructions sont pensées pour les besoins agricoles : terrasse pour sécher les fruits, grenier pour serrer le foin et le grain.
Les pigeonniers de particuliers sont souvent construits au XIXe siècle, et se signalent par des plaques vernissées en façade, protégeant les oiseaux des rongeurs. L'approvisionnement en eau des différentes constructions était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture.
Les cabanons fournissent un habitat aménagé près de champs ou de vignes éloignées.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- La famille des Simiane, importante famille de la noblesse de Provence
- Jean Pélissier (1607-1628), natif, prieur à Simiane, évêque d'Apt.
- Jean François Palhier de Sylvabelle (1748-1822), natif, maire de Simiane et député aux Cinq-Cents.
- Pierre Alexis de Ponson du Terrail (1829-1871), natif, feuilletoniste, dont la famille est originaire de Simiane-la-Rotonde.
- Henri Laugier (1888-1973), physiologiste.
- Jacqueline Lamba (1910-1993), peintre.
- Pierre Martel (1923-2001), fondateur des Alpes de Lumière, curé de la paroisse de 1947 à 1955
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
Liens externes [modifier]
Sources [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Album-souvenir et guide de Simiane (Basses-Alpes) / [anonyme ou collectif]. – Forcalquier : A. Reynaud, 1929. – 16 p. ill.
- Atlas historique… Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco / [collectif] sous la dir. d'Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer. – Paris : A. Colin, 1969. – 224 p. et 326 cartes. – Autre variante du titre : Atlas Belfram.
- Barruol, Jean (1898-1982). – Quelques habitants de Simiane sous la Révolution. – In : Annales des Basses-Alpes, no 150 (1926), p. 25-31 [lire en ligne].
- Benoit, Fernand (1892-1969). – La Provence et le Comtat venaissin : arts et traditions populaires. – Avignon : Aubanel, 1978. – 390 p. ill. – (Collection Les Gens du Sud). – ISBN 2-7006-0061-4. – Contient une bibliogr. et une discogr. – 3e éd. (la première a été publiée chez Gallimard en 1949).
- Clément, Jean-Joseph Antoine. – Au temps des guerres picrocholines entre Banon et Simiane pour la conquête du chef-lieu de canton / présentation André Lombard. – In : Chroniques de Haute-Provence, no 357 (2006 [i. e. 2007]), p. 90-107. – Contient : Mémoire en défense pour la commune de Banon contre la commune de Simiane ou Réponse à la demande des habitants de Simiane ayant pour objet le transfert du chef-lieu du canton dans leur commune.
- Collier, Raymond (1921-2000). – La Haute-Provence monumentale et artistique. – Digne : R. Collier, 1986. – 559 p. ill.
- Corriol, Jules (1876-1964 ; abbé). – Comment les familles montent et disparaissent : essai d’étude sociale. – Forcalquier : A. Reynaud, 1937. – 111 p. ill. – Concerne, entre autres, les familles Eyroux de Pontevès et Ponson qui ont vécu à Simiane-la-Rotonde [lire en ligne].
- Corriol, Jules (1876-1964 ; abbé). – L’Echo de la Rotonde. – Forcalquier : A. Reynaud, 1927-1931. – Cinq numéros parus.
- Corriol, Jules (1876-1964 ; abbé). – La Famille Eyroux de Pontevès pendant son séjour à Simiane. – In : Annales des Basses-Alpes, no 157 (1929), p. 187-202 [lire en ligne].
- Corriol, Jules (1876-1964 ; abbé). – Monographie de la famille Eyroux de Pontevès. – Digne : Chaspoul, 1929. – 20 p. ill. – Famille de Simiane-la-Rotonde [lire en ligne].
- Corriol, Jules (1876-1964 ; abbé). – Simiane pendant la grande Révolution. – Forcalquier : A. Reynaud, 1928. – 206 p. ill. [lire en ligne].
- Explications en fait pour M. Jean-André Aubert, domicilié à Simiane, défendeur, contre la commune de Saint-Christol et MM. Roux et Gavot, demandeurs / [anonyme ou collectif]. – Aix : A. Makaire, 1866. – Factum in-4°.
- Extraits d’un arrêt de la Cour d’Appel d’Aix du 26 décembre 1877 rendu au profit de MM. Carretier et consorts, contre M. Gavot… et la commune de Simiane… / [anonyme ou collectif]. – Aix : J. Nicot, 1878. – Factum in-8.
- Fabre, Régis. – L’Abbaye de Valsainte : structure et histoire d’une implantation cistercienne en Haute-Provence, XIIeXVe siècle av. J.-C.. – Draguignan : Edipuce, 1984. – 107 p. ill. – (Collection Synopsis). – Abbaye située sur le territoire communal de Simiane-la-Rotonde.
- Gabrielli, Bernard de. – La Famille de Ferre et les verreries dans la région de Simiane. – Forcalquier : A. Reynaud, 1928. – 43 p.
- Jugement rendu par le tribunal de Forcalquier le 14 juillet 1810. Commune de Simiane : M. Magnan contre le maire / [anonyme ou collectif]. – Marseille : J. Clappier, [1857]. – 4 p. – Concerne les droits d’usage des habitants de Simiane-la-Rotonde dans les forêts de la commune.
- Martel, Pierre (1923-2001). – Étude sociologique sur Simiane. – In : Annales des Basses-Alpes, no 206 (1956), p. 78-106. – Contient deux annexes du même auteur : Projet d’aménagement de la Rotonde à Simiane (p. 98-102) et Projet de création de voies nouvelles dans le village de Simiane (p. 103-106).
- Mémoire instructif pour Me Marc-Antoine Estelle, notaire royal, ex consul du lieu de Simiane… contre le sieur Pierre-Joseph Testanière… et les sieurs Barthélemy-Joseph- Ignace Pélissier… et Pierre Montjalard dud. lieu / [anonyme ou collectif]. – Aix : Veuve de René Adibert, 1760. – 18 p.
- Mémoire pour Me Marc-Antoine Estelle, notaire du lieu de Simiane… contre Étienne Clément… et sieur Jean-Joseph Pélissier… dudit lieu de Simiane / [anonyme ou collectif]. – Aix : Veuve de René Adibert, 1757. – 17 p.
- MM. Carretier et consorts contre M. Gavot et la commune de Simiane… / [anonyme ou collectif]. – Aix : J. Nicot, 1877. – Factum in-4°.
- Observations sur le travail de l’expert Giraud pour Messieurs Carretier et consorts contre M. Gavot et la commune de Simiane / [anonyme ou collectif]. – Aix : J. Nicot, 1877. – Factum in-4°.
- Ollivier-Elliott, Patrick (1944-). – Terres de Sault, d’Albion et de Banon / avec la collab. de Caroline Bujard et de Marie-Odile Arnoux. – Aix-en-Provence : Edisud, 1996. – 167 p. ill. – (Collection Carnet d’un voyageur attentif). – Contient une bibliogr. et un index.
- Noël, Marie-José. – Simiane-la-Rotonde / Marie-José Noël, Hélène Vésian. – In : Haute Provence magazine, no 43 (1993), p. 3-8 ill.
- Une ancienne chronique de l’abbaye de Valsainte / éd. comte Bernard de Gabrielli. – In : Annales des Basses-Alpes, no 166 (1933), p. 253-286 [lire en ligne].
Notes [modifier]
- Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
- Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : faune et flore du plateau d'Albion
- Fiche de la Riaille sur le site du SANDRE
- Fiche du ravin de la prée sur le site du SANDRE
- Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
- Climatologie des Alpes-de-Haute-Provence
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
- Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 28 août 2012
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- Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 28 août 2012
- Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : Flore du plateau d'Albion
- Les champignons en Vaucluse
- Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : Faune du plateau d'Albion
- Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 409
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 9957, p. 609
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- Patrice Druelle, « Oppedette des origines au Moyen Âge », in Chroniques de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 304, 1987, p. 56-57
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- Daniel Thiery, « Simiane-la-Rotonde », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 28 août 2012
- Visite historique de la Rotonde sur le site officiel de Simiane
- Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, coll. « Cahiers de Salagon » no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 230
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 205
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- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p. 515
- Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298
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- L'Écho simianais, bulletin municipal no 2, juin 2009, p. 8-9.
- Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence
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- Bouger à Simiane
- etablissements.hopital.fr
- http://www.annuairesante.com
- Société coopérative agricole des plantes à parfum de Provence à Simiane
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- André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
- Simiane, tourisme, site, circuit et curiosités
- Commerce et artisanat à Simiane-la-Rotonde
- Secteur Montagne de Lure
- Festival international de musique ancienne de Simiane
- Notice de la base Mérimée
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p. 129
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- Raymond Collier, op. cit., p. 131
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- Liste de 1862, arrêtés de 1998 et 2000, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er mars 2009
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- Arrêté du 3 juin 1932, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er mars 2009
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