Sainte-Croix-du-Verdon
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| Sainte-Croix-du-Verdon | ||
Vue générale du village |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |
| Arrondissement | Digne-les-Bains | |
| Canton | Riez | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Asse Bléone Verdon | |
| Maire Mandat |
Jean-Marie Bourjac 2011-2014 |
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| Code postal | 04500 | |
| Code commune | 04176 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
123 hab. (2010) | |
| Densité | 9 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 443 m – Max. 669 m | |
| Superficie | 13,7 km2 | |
| Localisation | ||
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Sainte-Croix-du-Verdon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Saint-Cruxiens[1].
Sommaire |
Géographie[modifier]
La géographie du lieu est évidemment marquée par l’immense lac de Sainte-Croix (2200 ha), que le village domine à 513 m d’altitude[2].
L’entrée des gorges de Baudinard est située sur la commune.
Le village était situé dans la plaine, avant de se déplacer sur la montagne au XVIe siècle. Il se trouve actuellement au bord du lac de Sainte-Croix, l’ancien site ayant été noyé.
Géologie[modifier]
Relief[modifier]
Hydrographie[modifier]
Environnement[modifier]
La commune compte 484 ha de bois et forêts[1].
Risques naturels et technologiques[modifier]
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Riez auquel appartient Sainte-Croix-du-Verdon est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune de Sainte-Croix-du-Verdon est également exposée à trois autres risques naturels[4] :
- feu de forêt,
- mouvement de terrain : le secteur central de la commune est concernée par un aléa moyen à fort[5].
La commune est également exposée à deux risques de type technologique[6] :
- risque de rupture du barrage de Castillon : Sainte-Croix-du-Verdon fait partie de la zone d’inondation spécifique en cas de rupture du barrage de Castillon[7],[8]. Si cette rupture advenait, l’onde de submersion passerait en crête au-dessus de celui de Chaudanne[9], et parcourrait les 45 kilomètres qui séparent le barrage de Castillon du pont du Galetas en un peu moins d’une heure[10]. L’onde arriverait déjà considérablement affaiblie, mais submergerait tout de même le pont du Galetas et entrerait dans la commune sept minutes après avoir passé le pont[11]. Le PPI prévoit que le barrage de Sainte-Croix contiendrait l’eau du lac de Castillon environ vingt-trois minutes, qui monterait jusqu’à la cote 500, avant de le déborder et de continuer jusqu'à Quinson[11]. À cette cote, le lac de Sainte-Croix aurait monté de vingt mètres : les eaux lècheraient les premières maisons du village, recouvrant le pont de la D111 avant le barrage[11] ;
- l’autre risque de nature technologique est lié au transport de matières dangereuses empruntant la route départementale RD 11 qui passe en bordure de commune[12].
Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[6] et le Dicrim n’existe pas[13]. |}
Communes limitrophes[modifier]
Toponymie[modifier]
Le nom du village apparaît pour la première fois en 1097 (villa Santa Crucis), d’après une église qui prétendait conserver une relique de la Vraie Croix, sous une forme occitane, qui a été francisée par la suite[15].
Sainte-Croix-du-Verdon portait précédemment, jusqu'au 12 septembre 2005, le nom de Sainte-Croix-de-Verdon[16]. La commune se nomme Santa Crotz dau Verdon en provençal selon la norme classique et Santo-Crous dòu Verdoun selon la norme mistralienne.
Histoire[modifier]
Le territoire de la commune est fréquenté pendant la Préhistoire, notamment deux grottes où l’on a retrouvé des outils (paléolithique à la grotte du Figuier, Âge du bronze dans la grotte du Capitole)[2]. Le village a été créé sur un point de passage du Verdon, emprunté par une voie romaine. Cette voie romaine a été construite à flanc de montagne sous Auguste, entaillée sur plusieurs sections ; la route était parfois assisse sur un mur de remblai. Elle prenait la direction du col de la Fare[17].
Au Moyen Âge, les évêques de Riez sont seigneurs du lieu[18]. La communauté est alors appelée Sancta Crux de Salleta[18] en référence à la commune voisine des Salles. La paroisse relevait de l’abbaye Saint-Victor de Marseille qui nommait le prêtre et percevait les redevances attachées à l’église[19]. L’évêque de Riez était seigneur laïc de Sainte-Croix : le fief, une partie des terres et le village lui appartenaient[19]. La communauté relevait de la viguerie de Moustiers[19].
Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[20]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Montpeiret[21], ou Peiron-sans-Culottes, selon les sources[22].
Au moment du coup d’État du 2 décembre 1851, la commune se soulève pour défendre la République et c’est le curé Chassan qui mène les insurgés de la commune en direction de la préfecture[23].
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la commune est libérée le 18 août en fin de journée, lorsqu’une colonne de l’US Army traverse le village, en venant de Salernes[24] via Bauduen et se dirigeant vers Riez. Cette colonne progresse sans rencontrer de résistance, et arrive à Riez dans la nuit[25].
Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Sainte-Croix. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[26].
Lors de la mise en eau du lac de Sainte-Croix, la commune a perdu 627 des 1997 hectares qu’elle comptait auparavant[19].
Héraldique[modifier]
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Blasonnement : |
Administration[modifier]
Liste des maires[modifier]
Intercommunalité[modifier]
Sainte-Croix-du-Verdon fait partie, depuis le 1er janvier 2013, de la Communauté de communes Asse Bléone Verdon.
Démographie[modifier]

Économie[modifier]
Agriculture[modifier]
La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. Actuellement, l’oliveraie communale compte moins de 1000 pieds[35].
Lieux et monuments[modifier]
Le château appartenant aux évêques de Riez, en ruines, était orné de gypseries[36].
L’église paroissiale est placée sous le vocable de la Sainte-Croix, est construite au XVIe siècle. Les importants travaux de restauration de 1834 n’ont rien laissé d’apparent de cette époque[37].
Personnalités liées à la commune[modifier]
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
Liens externes[modifier]
Les sites externes font toujours référence à Sainte-Croix-de-Verdon, la nouvelle dénomination pouvant tarder à être prise en compte.
- Parc du Verdon
- Sainte-Croix-de-Verdon sur le site de l'Institut géographique national
- Sainte-Croix du Verdon sur un site consacré au lac
Sources[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Lucette Poncin, Un village de Haute-Provence dans la Révolution : Sainte-Croix-sur-Verdon, Mane, Alpes de Lumière, 1989. ISBN 978-2-906162-12-9
- Lucette Poncin, Des écoliers dans la Grande Guerre : Enfance et adolescence à Sainte-Croix-du-Verdon, 1912-1919, Mane, Alpes de Lumière, 1989. ISBN 978-2-906162-35-8
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
Notes[modifier]
- Roger Brunet, « Canton de Riez », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013
- Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
- Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 14 août 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Plan particulier d'intervention des barrages de Castillon et Chaudanne, version du 4 juillet 2012, p. 14
- DREAL, « Cartographie de l’onde de submersion des grands barrages », Région PACA, consulté le 9 août 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 23
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 25
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
- Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 14 août 2012
- Magazine Conseil général, juillet-août 2008, p 7
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, § 27320, p 1511-1512
- La nouvelle dénomination a été officialisée par le décret n° 2005-1155 du 12 septembre 2005 portant changement de nom de communes (NOR : INTA0500236D) publié au Journal officiel n° 215 du 15 septembre 2005 page 14945
- Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 402
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 198-199
- Daniel Thiery, « Sainte-Croix-du-Verdon », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 14 août 2012
- Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
- Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 113
- Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002 [1], consulté le 18 novembre 2008
- Maxime Amiel, « Les Riézois dans l’insurrection de décembre 1851 », p 196-200 de Provence 1851 : une insurrection pour la République, Actes des journées de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon, Association pour le 150e anniversaire de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, Les Mées, 2000, p 196
- Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-68-7, p. 126
- Henri Julien, op. cit., p. 125
- André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
- Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
- Site de la préfecture des AHP
- La Provence du 14 mars 2011
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Puimoisson à Saint-Julien-du Verdon (liste 6), consulté le 6 mars 2013
- EHESS, notice communale de Sainte-Croix-de-Verdon sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
- Résultats du recensement de la population - Sainte-Croix-du-Verdon, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
- Réparaz, op. cit., p. 58
- Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p 121
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 380