La Condamine-Châtelard

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44° 27′ 32″ N 6° 44′ 47″ E / 44.4588888889, 6.74638888889

La Condamine-Châtelard
Eglise de la Condamine-Châtelard.
Eglise de la Condamine-Châtelard.
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Code commune 04062
Code postal 04530
Maire
Mandat en cours
François Honoré
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye
Démographie
Population 161 hab. (2009)
Densité 2,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 32″ Nord
       6° 44′ 47″ Est
/ 44.4588888889, 6.74638888889
Altitudes mini. 1239 m — maxi. 3047 m
Superficie 56,08 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

La Condamine-Châtelard est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans la vallée de l'Ubaye.

Ses habitants sont appelés les Condaminois.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le village marque l'entrée dans la haute vallée de l'Ubaye, à 1305 m d’altitude[1]. Il est situé à proximité du confluent de l’Ubaye et du ruisseau du Parpaillon. Il vit sous le fort de Tournoux, le « Versailles militaire du XIXe siècle », construit à la fin du XIXe siècle pour protéger la vallée des attaques de l’Italie, alors alliée de l'Allemagne impériale.

La commune est traversée par le sentier de grande randonnée GR 6.

[modifier] Hameaux

Le Châtelard

[modifier] Sommets et cols

[modifier] Économie

De la commune dépend la petite station de ski de Sainte-Anne, dans le massif du Parpaillon.

[modifier] Histoire

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle[1], sous la forme Castellar. Le Châtelard tire son nom d’un château des comtes de Provence, détenteurs du fief jusqu’en 1388 (il passe ensuite aux comtes de Savoie)[2]. La situation du Châtelard, au carrefour de trois routes, une vers la basse vallée de la Durance par l’Ubaye, une autre vers la haute vallée de la Durance par le col de Vars et Embrun, et une autre vers l’Italie par le col de Larche, est mise à profit par la perception d’un péage[3]. Au traité d'Utrecht (1713), l’Ubaye et la seigneurie passent au roi de France.

En 1740, une crue fait d’importants dégâts[1].

À l'origine, La Condamine était un simple hameau du village de Châtelard, situé plus en hauteur. Lors de la Révolution, la commune de Châtelard fut créée, dont dépendait La Condamine. Puis au XIXe siècle, La Condamine prospéra, tandis que Châtelard perdait de l'importance. En 1850, le siège de la commune fut transféré de Châtelard à la Condamine, et la commune prit le nom de La Condamine-Châtelard[1],[4]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Rocher-Sec[4].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le village de la Condamine est à peu près totalement détruit par les combats[5].

[modifier] Toponymie

Selon Ernest Nègre, la localité du Châtelard apparaît pour la première fois dans les textes en 1351 (de Castellario). Le terme francoprovençal désigne une maison forte construite sur une hauteur[6]. Le nom de Condamine, non-daté, également franco-provençal, désigne une terre fertile, ou affranchie de charges[7].

Selon Charles Rostaing, le toponyme de Tournoux serait antérieur aux Gaulois[8].

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 Christian Bonnet UMP  
mars 2008   François Honoré[9]    

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
94 - 703 590 580 691 602 586 569 572
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
612 563 600 997 600 566 533 541 996 1 166
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 245 1 203 1 191 1 160 409 415 415 781 98 237
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 - -
185 200 195 198 168 166 148 161 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[10], base Insee à partir de 1968[11],[12],[13].
Courbe d'évolution démographique de La Condamine-Châtelard depuis 1765

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Architecture militaire

Le fort de Tournoux a été construit de 1843 à 1866, à 1730 m d’altitude. Des batteries lui sont ajoutées après 1870, et des abris bétonnés juste avant la Première Guerre mondiale. Enfin, on construit une batterie casematée en 1934, faisant partie de la ligne Maginot des Alpes[14],[15] et le pont de Tournoux[1].

La batterie de Dormilhouse, construite en 1879-1880 à 2519 m d’altitude, barre le col Bas ou col de Provence[16].

Le fortin de Serre de Laut, doté d’un poste extérieur, est construit en 1890-1893, sert de poste d’observation protégeant le fort de Tournoux[17].

Le tunnel du Parpaillon, envisagé dès 1694, est creusé de 1890 à 1900. Long de 520 m, il est emprunté par la route militaire La Condamine-Crevoux, et passe sous le col des Orres ou Parpaillon[18].

[modifier] Architecture religieuse

  • église Sainte-Catherine (1822) à la Condamine[1]
  • au Châtelard : l’église Saint-Clément (1830, fonts baptismaux carolingiens[1], classés au titre objet comme d’époque médiévale[19], le chœur est voûté en cul-de-four, le clocher est construit contre le chœur[20] de la chapelle des Pénitents, probablement de la même époque ; château fort en ruines
  • chapelles Sainte-Anne, Saint-Roch, du Villard-Haut, de Clausal[1]

[modifier] Cadrans solaires

Le petit village de Tournoux a six cadrans, dont :

  • celui du presbytère date de 1801, et a été peint par le curé qui se nomme et donne ses titres dans la légende ; celui de la cure date de 1817, avec pour légende « Mortel je règle ta carrière, cette heure peut être ta dernière »[21] ;
  • un autre cadran très riche, sur la maison du garde-champêtre, date de 1993 et porte la légende « Honni soit qui mal y pense »[22].

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969

[modifier] Notes

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  2. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 172
  3. Lucien Stouff, « Ports, routes et foires du XIIIe au XVe siècle », carte 12 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  4. a et b EHESS, notice communale de La Condamine-Châtelard sur la base de données Cassini, consultée le 24 juillet 2009
  5. M. Villard, « La guerre de 1939-1945, la Résistance et le débarquement en Provence », carte 195 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises § 26701, p 1468
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises § 27001
  8. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise », carte 11 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  9. Site de la préfecture des AHP
  10. base Cassini
  11. Résultats du recensement de la population - La Condamine-Châtelard sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  12. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  13. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  14. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 334-335
  15. P. Truttmann, D. Faure-Vincent, Notice no IA04000005, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, 22 septembre 1999, consultée le 26 septembre 2010
  16. Raymond Collier, op. cit., p 334
  17. Gérard Roucaute, Notice no IA04000004, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, 22 septembre 1999, consultée le 4 novembre 2008
  18. P. Truttmann, D. Faure-Vincent, Notice no IA04000003, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, 22 septembre 1999, consultée le 4 novembre 2008
  19. Arrêté du 8 juin 2000, Notice no PM04000843, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 4 novembre 2008
  20. Raymond Collier, op. cit., p 378
  21. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p 49
  22. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 53

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