Châteauredon

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Châteauredon
Blason de Châteauredon
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Mézel
Intercommunalité Communauté de communes Asse Bléone Verdon
Maire
Mandat
Sandrine Nebes
2008-2014
Code postal 04270
Code commune 04054
Démographie
Population
municipale
93 hab. (2010)
Densité 8,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 55″ N 6° 12′ 55″ E / 44.0152777778, 6.2152777777844° 00′ 55″ Nord
       6° 12′ 55″ Est
/ 44.0152777778, 6.21527777778
  
Altitude Min. 573 m — Max. 1 511 m
Superficie 10,53 km2
Localisation

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Châteauredon

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Châteauredon

Châteauredon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Châteauredonnais.

Sommaire

Géographie [modifier]

Le village est situé à 613 m d’altitude[1].

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Châteauredon et les communes voisines
Légende (français) des cartes communales de France.svg

Les communes limitrophes de Châteauredon sont Entrages, Beynes, Mézel, Le Chaffaut-Saint-Jurson et Digne-les-Bains.

Relief [modifier]

Sommet de Cousson : 1 511 m

Hydrographie [modifier]

La commune est traversée par l’Asse.

Transports [modifier]

La commune est desservie par la route nationale 85 et la gare de Mézel-Châteauredon sur la ligne de Nice à Digne[2].

Risques naturels et technologiques [modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Mézel auquel appartient Châteauredon est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune de Châteauredon est également exposée à trois autres risques naturels[4] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de l’Asse),
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[5].

La commune de Châteauredon est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[6]. La route nationale 85 et la départementale RD907 (ancienne route nationale 207) peuvent être empruntées par les transports routiers de marchandises dangereuses[7].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[6] et le Dicrim n’existe pas non plus[8].

Le tremblement de terre qui a été ressenti de la manière la plus sensible dans la commune est celui du 19 juin 1984, avec une intensité macro-sismique de V sur l’échelle MSK et Aiglun pour épicentre[9].

Toponymie [modifier]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes au XVIe siècle (Castèl Redon). Le nom actuel est une francisation de l’occitan signifiant village fortifié, de forme ronde[10].

Histoire [modifier]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle (Castrum Rotundum)[1]. L’ancien village est au lieu-dit Cornette, et s’est déplacé progressivement au pied du château[1],[11].

La communauté de Sueilles[1], Suye[12] ou Sullia, comptait 23 feux en 1315. Son église Saint-Martin relevait de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, qui percevait les revenus qui y étaient attachés[11]. Elle est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Châteauredon au XVe siècle[12]. Le fief correspondant est lui aussi réuni à celui de Châteauredon[11]. Les deux communautés relevaient de la viguerie de Digne[11].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[13]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Belair[14].

Le premier train entre en gare de Mézel-Châteauredon le 15 mai 1892, lors de l’inauguration du deuxième tronçon de la ligne de Nice à Digne, tronçon allant de Mézel à Saint-André-les-Alpes[15]. Le tunnel de la Colle est achevé en 1903, et la totalité de la ligne entre Saint-André et Nice est inaugurée du 5 au 7 août 1911 en présence de Victor Augagneur, ministre des Travaux Publics[15].

La Libération de Châteauredon est marquée par le passage d’une colonne de la 36e division d’infanterie (US), le matin du 19 août 1944, venant de Riez et se dirigeant sur Digne via le col de l'Orme[16]. Cette colonne progresse presque sans opposition, mais à Châteauredon, elle est accrochée à l’endroit où la voie de chemin de fer traverse la route allant à Mézel. Au moment où la colonne blindée s’approche, les Allemands tirent de leurs positions surplombant la route. Ils décrochent ensuite vers le village où ils sont pris à partie par les canons des blindés. Certains sont fait prisonniers dans le village, d’autres dans la chapelle. D’autres se replient vers la Clue de Chabrières et engagent le combat avec des résistants[17].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Châteauredon. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[18].

Héraldique [modifier]

Blason Chateauredon.svg

Blasonnement :
D'azur, à une tour ronde, donjonnée de trois tourrelles d'argent, maçonnées de sable.[19]

Économie [modifier]

Aperçu général [modifier]

En 2009, la population active s’élevait à 55 personnes, dont 8 chômeurs[20]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (86 %)[21] et travaillent majoritairement hors de la commune (86 %)[21].

Agriculture [modifier]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait deux établissements agricoles actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[22].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est trop faible et couvert par le secret statistique, depuis 2000[23] ; il n’en restait que quatre en 1988[24].

L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du XIXe siècle. Actuellement, il occupe quelques surfaces restreintes avec une oliveraie qui compte moins de 1000 pieds[25].

Industrie [modifier]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait cinq établissements, employant huit salariés[22]. La carrière de la Blache, exploitée par Negro[26], est un de ces établissements.

Activités de service [modifier]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services, administrations, secteur sanitaire et social et enseignement), comptait six établissements salariant deux personnes[22].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est peu importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[27]. La seule structure d’hébergement à finalité touristique de la commune était, en 2007, un hôtel non-classé [28],[29].

Administration [modifier]

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Karche[30]    
mars 2008   Sandrine Nebes[31]    

Intercommunalité [modifier]

Châteauredon fait partie :

Démographie [modifier]

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
25 feux 6 feux 113 60 115 114 125 142 142 153
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
143 153 133 134 142 145 144 141 167 131
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
113 108 107 96 72 57 44 54 30 31
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 - -
34 40 40 56 67 96 97 93 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[12], EHESS[32], Insee à partir de 1968[33],[34],[35].
Courbe d'évolution démographique de Châteauredon depuis 1793

Lieux et monuments [modifier]

Un bâtiment imposant, résidence seigneuriale du XVIIe, domine le village et est appelée « château »[36]. La balustrade de l’escalier intérieur est en gypserie[37].

La chapelle Saint-Michel-de-Cousson est fondée en 1010 ou avant, et est consacrée par l’évêque de Digne et celui de Toulon. Son prieuré relevait de l’abbaye Saint-Victor de Marseille[11]. But de plusieurs pèlerinages[11], elle est restaurée en 1983 ; une sculpture mérovingienne est encastrée dans son mur extérieur[38]. Elle abrite un chancel, inscrit aux monuments historiques[39]. Son site exceptionnel (au bord d’un escarpement vertigineux, à 1 560 m d’altitude) en fait une des chapelles les plus signalées par les guides touristiques[40].

Les chapelles Saint-Jean-Baptiste-de-Cornette, dans le ravin du même nom proche du village, et Notre-Dame-des-Cornettes, sur un sommet au sud du village, sont en ruines[1],[11].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]


N85   Route nationale 85   Drapeau de la France
Direction Méditerranée
Clue de Chabrières
Châteauredon Direction Grenoble
Col de l'Orme

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes [modifier]

  1. a, b, c, d, e et f Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  2. Chemins de fer de Provence, Horaires Nice - Annot- Digne-les-Bains, consulté le 22 juin 2012
  3. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  4. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 9 juillet 2012
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  6. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  8. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 9 juillet 2011
  9. BRGM, « fiche 40176 », Sisfrance, consulté le 9 juillet 2012
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises § 26656, p 1465
  11. a, b, c, d, e, f et g Daniel Thiery, « Châteauredon », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 20 décembre 2010, consulté le 9 juillet 2012
  12. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 170
  13. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  14. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 113
  15. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Deux siècles d’activités préfectorales », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012
  16. Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-68-7, p. 126
  17. Guy Reymond, Ça sentait la liberté et l’espérance, Les Petites affiches, 1993, p. 80
  18. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  19. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
  20. Insee, Dossier local - Commune : Châteauredon, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  21. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  22. a, b et c Insee, Dossier local, p. 15
  23. Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  24. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  25. Réparaz, op. cit., p. 58
  26. Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, « Liste des carrières dans les Alpes de Haute Provence », mise à jour le 31 décembre 2011, consultée le 28 septembre 2012
  27. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  28. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11
  29. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 13
  30. Jean-Pierre Karche est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Gérard Schivardi (PT) à l’élection présidentielle de 2007, Parrainages élection présidentielle 2007, consulté le 28 juillet 2010, et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2007
  31. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De La Bréole à Corbières (liste 2), consulté le 7 mars 2013
  32. EHESS, notice communale de Châteauredon sur la base de données Cassini, consultée le 24 juillet 2009
  33. Résultats du recensement de la population - Châteauredon, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  34. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  35. Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
  36. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. , p 267
  37. Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p 42
  38. Collier, op. cit., p 456
  39. Arrêté du 2 septembre 1988, Notice no PM04000075, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 3 novembre 2008
  40. Serge Panarotto, Chapelles de Provence : chapelles rurales et petits édifices religieux, Édisud, Aix-en-Provence, 2007, collection « Patrimoines », ISBN 978-2-7449-0817-0, p. 145