Le Mas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Mas
La mairie
La mairie
Blason de Le Mas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton de Saint-Auban
Intercommunalité Communauté de communes des monts d'Azur
Maire
Mandat
Fabrice Lachenmaier
2014-2020
Code postal 06910
Code commune 06081
Démographie
Gentilé Massois
Population
municipale
170 hab. (2011)
Densité 5,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 38″ N 6° 51′ 33″ E / 43.8439, 6.859243° 50′ 38″ Nord 6° 51′ 33″ Est / 43.8439, 6.8592  
Altitude Min. 440 m – Max. 1 689 m
Superficie 32,15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Le Mas

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Le Mas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Mas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Mas

Le Mas est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Massois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Voir les paysages et la géographie de la commune du Mas : commune-lemas.fr

Histoire[modifier | modifier le code]

Isnard, de la Maison de Grasse, commandeur de Saint-Jean-de-Jérusalem, prieur de Capoue, Grand sénéchal de Provence, a reçu de la reine Jeanne, en récompense de ses services, les terres du Mas et d'Aiglun, le 7 juillet 1348. Il a fait donation de la terre d'Aiglun à son cousin Pons des Ferres, le 18 mai 1349. Le fief du Mas est revenu à Bertrand II de Grasse. La famille de Grasse perdit la seigneurie du Mas au moment de la dédition de Nice car elle est restée fidèle aux comtes de Provence.

En 1713, le traité d'Utrecht prévoit que l’Ubaye et ses dépendances, relevant auparavant du royaume de Piémont-Sardaigne, soit échangé contre les places françaises du Val de Suse, afin que la frontière suive la ligne de partage des eaux. Mais les imbrications de territoires héritées de l’histoire subsistent : ainsi, Entraunes et Saint-Martin-d'Entraunes dépendaient de Barcelonnette, mais se situent dans la vallée du Var, donc du côté Piémontais, en amont de Guillaumes qui lui était déjà français. Le royaume de France et celui du Piémont les revendiquèrent. Par ailleurs, la vallée de l’Estéron, en rive droite du Var, était piémontaise, créant ainsi une langue de territoire s’avançant dans la Provence française. Dans le Haut-Var, c’est finalement la règle de la ligne de partage des eaux qui prévaut. Pour apporter une compensation à la France, et réduire l’irrégularité de la frontière, la communauté du Mas est cédée à la France en 1718[1].

Voir l'Histoire et le patrimoine de la commune du Mas : [1]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mas (Le) Blason D’azur à la maison d’argent posé sur un tertre de sinople, au chef cousu part au 1) de gueules chargé d’une croix d’argent et au 2) aussi d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or 2 et 1.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2007 Marcel Rebuffel   mort en fonctions
2006 mars 2008 Frédéric Castellano DVD  
mars 2008[2]   Fabrice Lachenmaier PRG[3]  

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 170 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
467 446 436 460 568 496 503 512 501
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
430 403 405 387 362 338 344 331 298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
257 202 165 130 87 67 51 55 46
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
41 46 25 120 108 136 130 128 169
2011 - - - - - - - -
170 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame, inscrite au titre des Monuments historiques en 1937.
  • Chapelle Saint-Arnoux.
  • Chapelle des Pénitents blancs. Elle a été transformée en habitation privée.
  • Chapelle-reposoir Saint-Sébastien, elle aussi privée.
  • Vestiges du château féodal du XIe siècle.
  • Petit château classique.
  • Moulin au sud du village.
  • Hameau des Sausses avec la chapelle Saint-Sauveur et l'oratoire Saint-Aman.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Beauchamp, Le haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 137, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 978-2-86410-131-4) ; p. 159

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Denis Andreis, « 1713-1718 : la haute vallée du Var au cœur d’un litige international », Au cœur des Alpes : Utrecht, colloque organisé par le musée de Colmars, l’écomusée de la Roudoule, l’association Sabença de la Valeia, 14-16 septembre 2012. Actes à paraître en 2013
  2. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  3. http://www.planeteradicale.org/Journal-Radical-no591.html Radical n°591
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011