Les Thuiles

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Les Thuiles
Clocher aux Thuiles.
Clocher aux Thuiles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bultel
2008-2014
Code postal 04400
Code commune 04220
Démographie
Gentilé Thuilois
Population
municipale
368 hab. (2010)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 38″ N 6° 34′ 19″ E / 44.3938888889, 6.57194444444 / 44.3938888889; 6.5719444444444° 23′ 38″ Nord 6° 34′ 19″ Est / 44.3938888889, 6.57194444444 / 44.3938888889; 6.57194444444  
Altitude Min. 1 053 m – Max. 2 898 m
Superficie 32,8 km2
Localisation

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Les Thuiles

Les Thuiles (en valéian : Las Téoulas[1][réf. incomplète],[2]) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Thuilois[3], en valéian : Lous Téoulencs[1][réf. incomplète],[2].

Sommaire

Géographie[modifier]

Situé à 1111 m d’altitude[4], le village fait partie de la basse vallée de l'Ubaye. Il est proche de l'Ubaye, et du riou Bourdoux, un torrent de montagne. Le nom du village provient du fait qu'il y avait avant des fabriques de poteries.

Le village se situe entre Méolans-Revel et Barcelonnette.

Relief[modifier]

Environnement[modifier]

La commune compte 969 ha de bois et forêts, soit 30 % de sa superficie[3].

Risques naturels et technologiques[modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette auquel appartiennent Les Thuiles est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[5], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[6]. La commune des Thuiles est également exposée à quatre autres risques naturels[6] :

  • avalanche,
  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de l’Ubaye),
  • mouvement de terrain.

La commune des Thuiles est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[7]. La départementale RD 900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[8].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été prescrit en 2008 pour les risques d’avalanche, d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[7] ; le Dicrim n’existe pas[9].

Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils atteignent tous une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[10] :

  • le séisme du 19 mars 1935, d’une intensité ressentie à de V et demi et dont l’épicentre était situé à Saint-Clément-sur-Durance[11],
  • le séisme du 22 mars 1949, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé au Lauzet[12],
  • le séisme du 5 avril 1959, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Saint-Paul-sur-Ubaye[13].
  • le séisme du 31 octobre 1997, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Prads-Haute-Bléone[14],

Toponymie[modifier]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1376 (de Tegulis), est le pluriel de l’occitan teulo, désignant les tuiles et les briques. Il est probable que ce nom faisait référence à une maison construite en briques ou couverte de tuiles, selon Ernest Nègre[15].

Économie[modifier]

Son activité a gardé un rapport avec l’ancienne manufacture de tuiles, puisqu’elle accueille de nombreux potiers et artisans[16].

Histoire[modifier]

La commune est un ancien quartier (au sens de dépendance) de Barcelonnette. Elle est créée en 1790 par détachement[17]. Comme tel, elle appartient d’abord aux comtes de Provence, passe aux comtes de Savoie en 1388, puis au roi de France par le traité d'Utrecht[18].

Administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 1996 mars 2001 Adrien Jaubert    
mars 2001 réélu en 2008[19] Jean-Pierre Bultel    

Démographie[modifier]

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
519 612 525 560 572 594 606 574 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
554 530 497 512 459 463 413 341 351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347 324 333 268 229 233 219 215 174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
184 165 184 230 274 344 384 368 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[20], base Insee à partir de 1968[21],[22],[23].
Courbe d'évolution démographique des Thuiles depuis 1793

Lieux et monuments[modifier]

L'église paroissiale, placée sous l’invocation de saint Martin de Tours, est construite au (XVIIIe siècle). La nef est haute ; ses trois travées sont voûtées d’arêtes. Sur les côtés nord et sud, dans chaque travée, se trouvent des chapelles aménagées dans de légers renfoncements. Le chœur, plus bas, est également voûté d’arêtes. L’ensemble, à l’exception du clocher et du portail sud, date de la fin du XVIIe siècle ou du XVIIIe[24]. Le clocher, carré, surmonté d'une flèche de pierre accostée de quatre pyramidions, et le portail sud, de style gothique, sont les restes de l’édifice précédent et datent du début du XVIe siècle. Le portail est une arche arrondie à deux tores. Le linteau est porté par deux corbeaux, dont un est sculpté d’un personnage dont les bras portent le linteau[25]. Son cadran solaire date de 1881 ; restauré en 1996, il porte la légende «  Je passe et je reviens ; tu passes et ne reviens pas »[26].

Aux hameau des Prats, se trouve un moulin et la chapelle Saint-Jean[17],[27], qui abrite le seul élément classé de la commune, un ciboire en argent du XVIIIe siècle, classé monument historique au titre objet[27].

Trois autres chapelles se trouvent sur la commune : Saint-Joseph à Miraval, aux Guérins et à Clot-Meyrans[17].

  • Cascades de la Gimette, de la Pisse

Sur le restaurant la Pastourière, un cadran solaire date de 1861[26].

Personnalités liées à la commune[modifier]

Pour approfondir[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

Sources[modifier]

Bibliographie[modifier]

Notes[modifier]

  1. a et b François Arnaud, Gabriel Maurin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, Paris : Champion, 1920 - Réédité en 1973, Marseille : Laffitte Reprints
  2. a et b Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia (ISBN 2-908103-17-6), Mane : Alpes de Lumière (ISBN 2-906162-28-0), 1995. 247 p.
  3. a et b Roger Brunet, « Canton de Barcelonnette », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  4. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  6. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 1er septembre 2012
  7. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  9. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 1er septembre 2012
  10. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Les Thuiles », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 1er septembre 2012
  11. BRGM, « fiche 50043 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  12. BRGM, « fiche 40092 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  13. BRGM, « fiche 40109 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  14. BRGM, « fiche 40203 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  15. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, § 26246, p 1440
  16. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p 72
  17. a, b et c Daniel Thiery, « Les Thuiles », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 29 janvier 2012, consulté le 1er septembre 2012
  18. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 202
  19. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
  20. Notice communale des Thuiles, sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
  21. Résultats du recensement de la population - Les Thuiles, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  22. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  23. Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
  24. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. , p 225
  25. Raymond Collier, op. cit., p 198-199
  26. a et b Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 72
  27. a et b Arrêté du 14 novembre 1991, notice de la Base Palissy, consultée le 3 mars 2009