Les Thuiles
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| Les Thuiles | ||
Clocher aux Thuiles. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |
| Arrondissement | Barcelonnette | |
| Canton | Barcelonnette | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Vallée de l'Ubaye | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Bultel 2008-2014 |
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| Code postal | 04400 | |
| Code commune | 04220 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Thuilois | |
| Population municipale |
368 hab. (2010) | |
| Densité | 11 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 1 053 m – Max. 2 898 m | |
| Superficie | 32,8 km2 | |
| Localisation | ||
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Les Thuiles (en valéian : Las Téoulas[1][réf. incomplète],[2]) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Thuilois[3], en valéian : Lous Téoulencs[1][réf. incomplète],[2].
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situé à 1111 m d’altitude[4], le village fait partie de la basse vallée de l'Ubaye. Il est proche de l'Ubaye, et du riou Bourdoux, un torrent de montagne. Le nom du village provient du fait qu'il y avait avant des fabriques de poteries.
Le village se situe entre Méolans-Revel et Barcelonnette.
Relief[modifier]
- la Grande Séolane (2909 m)
Environnement[modifier]
La commune compte 969 ha de bois et forêts, soit 30 % de sa superficie[3].
Risques naturels et technologiques[modifier]
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette auquel appartiennent Les Thuiles est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[5], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[6]. La commune des Thuiles est également exposée à quatre autres risques naturels[6] :
- avalanche,
- feu de forêt,
- inondation (dans la vallée de l’Ubaye),
- mouvement de terrain.
La commune des Thuiles est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[7]. La départementale RD 900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[8].
Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été prescrit en 2008 pour les risques d’avalanche, d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[7] ; le Dicrim n’existe pas[9].
Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils atteignent tous une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[10] :
- le séisme du 19 mars 1935, d’une intensité ressentie à de V et demi et dont l’épicentre était situé à Saint-Clément-sur-Durance[11],
- le séisme du 22 mars 1949, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé au Lauzet[12],
- le séisme du 5 avril 1959, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Saint-Paul-sur-Ubaye[13].
- le séisme du 31 octobre 1997, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Prads-Haute-Bléone[14],
Toponymie[modifier]
Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1376 (de Tegulis), est le pluriel de l’occitan teulo, désignant les tuiles et les briques. Il est probable que ce nom faisait référence à une maison construite en briques ou couverte de tuiles, selon Ernest Nègre[15].
Économie[modifier]
Son activité a gardé un rapport avec l’ancienne manufacture de tuiles, puisqu’elle accueille de nombreux potiers et artisans[16].
Histoire[modifier]
La commune est un ancien quartier (au sens de dépendance) de Barcelonnette. Elle est créée en 1790 par détachement[17]. Comme tel, elle appartient d’abord aux comtes de Provence, passe aux comtes de Savoie en 1388, puis au roi de France par le traité d'Utrecht[18].
Administration[modifier]
Démographie[modifier]

Lieux et monuments[modifier]
L'église paroissiale, placée sous l’invocation de saint Martin de Tours, est construite au (XVIIIe siècle). La nef est haute ; ses trois travées sont voûtées d’arêtes. Sur les côtés nord et sud, dans chaque travée, se trouvent des chapelles aménagées dans de légers renfoncements. Le chœur, plus bas, est également voûté d’arêtes. L’ensemble, à l’exception du clocher et du portail sud, date de la fin du XVIIe siècle ou du XVIIIe[24]. Le clocher, carré, surmonté d'une flèche de pierre accostée de quatre pyramidions, et le portail sud, de style gothique, sont les restes de l’édifice précédent et datent du début du XVIe siècle. Le portail est une arche arrondie à deux tores. Le linteau est porté par deux corbeaux, dont un est sculpté d’un personnage dont les bras portent le linteau[25]. Son cadran solaire date de 1881 ; restauré en 1996, il porte la légende « Je passe et je reviens ; tu passes et ne reviens pas »[26].
Aux hameau des Prats, se trouve un moulin et la chapelle Saint-Jean[17],[27], qui abrite le seul élément classé de la commune, un ciboire en argent du XVIIIe siècle, classé monument historique au titre objet[27].
Trois autres chapelles se trouvent sur la commune : Saint-Joseph à Miraval, aux Guérins et à Clot-Meyrans[17].
- Cascades de la Gimette, de la Pisse
Sur le restaurant la Pastourière, un cadran solaire date de 1861[26].
Personnalités liées à la commune[modifier]
Pour approfondir[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
Liens externes[modifier]
Sources[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
Notes[modifier]
- François Arnaud, Gabriel Maurin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, Paris : Champion, 1920 - Réédité en 1973, Marseille : Laffitte Reprints
- Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia (ISBN 2-908103-17-6), Mane : Alpes de Lumière (ISBN 2-906162-28-0), 1995. 247 p.
- Roger Brunet, « Canton de Barcelonnette », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
- Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
- Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 1er septembre 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
- Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 1er septembre 2012
- BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Les Thuiles », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 1er septembre 2012
- BRGM, « fiche 50043 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
- BRGM, « fiche 40092 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
- BRGM, « fiche 40109 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
- BRGM, « fiche 40203 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, § 26246, p 1440
- Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p 72
- Daniel Thiery, « Les Thuiles », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 29 janvier 2012, consulté le 1er septembre 2012
- Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 202
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
- Notice communale des Thuiles, sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Les Thuiles, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 225
- Raymond Collier, op. cit., p 198-199
- Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 72
- Arrêté du 14 novembre 1991, notice de la Base Palissy, consultée le 3 mars 2009