Antoine-François Gauthier des Orcières

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Antoine François Gauthier des Orcières, dit de l'Ain est né à Bourg-en-Bresse (Ain), France, le 28 novembre 1752 dans une famille de juristes. Il se marie le 7 décembre 1785 à Lyon avec Magdeleine Sophie Rosario de Nervo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat au barreau de Bourg-en-Bresse, il s'opposa à la noblesse et au clergé de Bresse par ses écrits de 1788. Il est élu député du tiers état aux États généraux, le 3 avril 1789 par le bailliage de Bourg-en-Bresse. Devenu procureur-syndic du département de l'Ain, le 6 septembre 1791, il est élu, le 4 septembre 1792, deuxième député de l'Ain, juste après Étienne Deydier, à la Convention nationale, où il siège sur les bancs Montagnards. Il devient membre de la Commission des marchés militaires.

Lors du procès de Louis XVI, il vote pour la culpabilité du roi, contre la ratification du jugement du peuple, pour la mort, et contre le sursis.

Le 13 avril 1793, il est absent lors du vote relatif à la mise en accusation de Marat. Il est ensuite désigné comme représentant en mission à l’armée des Alpes, le 28 mai, lors des votes concernant la Commission des Douze. Mis en état d'arrestation avec Dubois-Crancé, pour les lenteurs apportées au siège de Lyon, il est finalement remis en liberté. Il paraît indifférent à la chute de Robespierre le 9 thermidor (27 juillet 1794). De fructidor an II (août 1794) à frimaire an III (décembre 1794), il est en mission dans le département du Mont-Blanc et les départements des Alpes, puis il est nommé au Comité de sûreté générale.

Sous le Directoire, il siège au Conseil des Anciens. Bonaparte prend d’abord des mesures de police contre lui, puis le fait nommer juge et président du tribunal de première instance de la Seine sous le Consulat et l'Empire.

Il est révoqué à la première Restauration en 1814, puis nommé conseiller à la Cour d'appel de Paris aux Cent-Jours en 1815, et révoqué de nouveau. Il choisit l'exil en Suisse puis en Belgique en 1816, où il vécut jusqu'à l'avènement de Louis-Philippe en 1830.

Il décède le 1er mai 1838 à Saint-Marcellin (Isère), France.

Il est le cousin du général Jean-Bernard Gauthier, dit Gauthier de Murnan.

Les papiers personnels d'Antoine-François Gauthier des Orcières sont conservés aux Archives nationales sous la cote 189AP[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives nationales

Sources[modifier | modifier le code]