Senez

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Senez
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption
Blason de Senez
Blason
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Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Barrême
Intercommunalité Communauté de communes du Moyen Verdon
Maire
Mandat
Gilles Durand
2014-2020
Code postal 04270, 04330
Code commune 04204
Démographie
Population
municipale
162 hab. (2011)
Densité 2,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 52″ N 6° 24′ 28″ E / 43.9144444444, 6.4077777777843° 54′ 52″ Nord 6° 24′ 28″ Est / 43.9144444444, 6.40777777778  
Altitude Min. 748 m – Max. 1 720 m
Superficie 70,27 km2
Localisation

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Senez est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Senez est un exemple de ces minuscules évêchés de Provence dont l’église aux dimensions sans rapport avec l’importance du village, rappelle aujourd’hui l’ancien statut.

Le nom de ses habitants est Seneziens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Senez et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village est situé à 784 m d’altitude[2], dans le massif du Montdenier. Petit village, situé à 5 kilomètres de Barrême, Senez est une commune très étendue qui ne compte que très peu d’habitants et d’habitations. Les maisons sont typiques du style architectural provençal.

Le nombre de communes limitrophes est très important en raison de la fusion du Poil et de Senez, dont les territoires ne sont pas contigus.

Les communes limitrophes de Senez sontChaudon-Norante, Barrême, Moriez, Saint-André-les-Alpes, Castellane, Majastres, Blieux, Saint-Jurs, Beynes et Estoublon.

Relief[modifier | modifier le code]

Montagne de Vibres (1670 m).
Roche Percée au passage de la clue de Taulanne (ex-RN 85).

Son territoire recèle de nombreuses aiguilles rocheuses.

Points remarquables :

  • la source de Font Géline ;
  • la Clue de la Roche Percée.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 229 ha de bois et forêts, soit 31 % de sa superficie[1].

Une vesse-de-loup de cinq kilogrammes a été trouvée en 2014 près du Poil[3].

Transports[modifier | modifier le code]

La partie principale de la commune est traversée par la départementale RD 4085, ancienne route nationale 85, qui passe à proximité du village. L’enclave du Poil est desservie par la RD 17, qui s’y termine en cul-de-sac.

La partie de Senez qui correspond à l’ancienne commune du Poil était desservie par la halte du Poil - Majastres, sur la ligne de Nice à Digne pour desservir Le Poil et Majastres qui sont situés à plusieurs heures de marche dans la montagne, par les chemins et les sentiers. Selon les horaires 2013, cette halte n'est plus desservie par le "train des Pignes".

Halte du Poil

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barrême auquel appartient Senez est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5]. La commune de Senez est également exposée à deux autres risques naturels[5] :

  • feu de forêt ;
  • mouvement de terrain : de nombreux versants, dans la partie de la commune autour de Senez, sont concernés par un aléa moyen à fort. Du côté de l’ancienne commune du Poil, l’aléa existe mais le danger est moins important[6].

La commune de Senez est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[7]. La départementale RD 4085 (ancienne route nationale 85 et route Napoléon) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[8].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[7] mais le Dicrim existe depuis 2011[9].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1994 (deux fois) et pour des glissements de terrain la même année[5]. Puis, en 1998, ce sont d’importants blocs de roche qui chutent[10].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Asse à Senez

La commune se trouve sur la rive gauche de l’Asse. La route Napoléon passe sur la rive droite.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité évolue sous les formes Sanition (IIe siècle), civitas Sanitiensum (vers 400), Sanetia (VIe siècle), puis Senaciensis comitatum au IXe siècle.

Le nom du village fait l’objet de différentes interprétations :

  • selon Charles Rostaing, il dérive du nom d’ethnie ligure des Sentii[11] et l’on peut donc le considérer comme probablement antérieur aux Gaulois[12] ;
  • selon Ernest Nègre, il peut venir d’un nom propre, Senicius, ou de l’attribut relatif à la santé, sanites[13]. La commune se nomme Senès en provençal ;
  • selon le couple Fénié, il est issu d’une racine oronymique (servant à caractériser une montagne) *Sen, préceltique[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La ville existe dès l’époque gauloise, et il paraît assuré qu’elle était le chef-lieu d’un peuple gaulois, mais le nom de ce peuple n’est pas certain[15] :

À l’époque romaine, elle est le siège d’une civitas de la province des Alpes-Maritimes dès le IIe siècle, avec pour nom Sanitensium ou Salinensium[16]. Elle se situait sur la voie qui reliait Vence à Sisteron[17]. La commune possède peu de vestiges de cette époque. Un trésor de 600 à 700 monnaies de bronze romaines a été découvert en 1657[18].

Le ressort de la civitas est peu étendu, mais s’étend à la fin de l’Antiquité. Alors que chaque civitas a accueilli un diocèse, Senez absorbe celui de Thorame dans la seconde moitié du Ve siècle, puis celui de Castellane[19].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle, un évêché est installé à Senez. Les deux évêchés préexistants de Salinae (Castellane) et Eturamina (Thorame) lui sont rattachés après 450, ou au début du siècle suivant.

Au IXe siècle, un château est construit à la Roche, sur la rive droite de l’Asse[20]. Évêché très pauvre, et placé dans une ville minuscule et inconfortable, il est plusieurs fois tenté de le rattacher à l’évêché de Vence ou d’en déplacer le siège à Castellane, sans succès[21]. Les évêques résident souvent à Castellane, dès la deuxième moitié du XVe siècle.

L’évêque était seigneur de la ville, mais partageait les droits de justice avec les Pontevès (XVeXVIe siècles), puis les Gautier (jusqu’à la Révolution)[22].

En 1342, les communautés de Senez sont rattachées à la viguerie de Castellane par le comte de Provence[23],[24]. Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, le seigneur, Guigonnet, se rallie à Louis Ier d'Anjou, et entraîne dans son sillage la communauté dès 1385[25].

Sur le territoire de l’actuelle Senez se trouve l’écart de Boades, qui est à l’emplacement d’une ancienne communauté signalée au XIIIe siècle[24]. La paroisse de Boades relevait des évêques de Senez[24]. La communauté (Debosada en 1251), qui comptait 17 feux en 1315[22], est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans). Au XVe siècle, la communauté de Boades est rattachée à celle de Senez[26].

La communauté du Poil est signalée dès le XIe siècle : de nombreuses donations sont faites à l’abbaye Saint-Victor de Marseille qui y possède trois églises, des terres et progressivement tous les revenus ecclésiastiques[24]. Elle aussi relevait de la viguerie de Castellane[24].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L’évêque Jean III Clausse de Mouchy (évêque de 1561 à 1587) restaure et aménage le château fort pour améliorer son confort.

Pendant les guerres de religion, la ville est plusieurs fois la cible des huguenots comme siège d’un évêché. Les frères Antoine et Paulon de Mauvans détruisent les ornements de la cathédrale en 1562[27] et les brûlent dans un bûcher où ils jettent également la dépouille de l’évêque Jean-Baptiste de Laigue d’Oraison, mort quatorze ans plus tôt[28]. La ville est à nouveau pillée en 1569[29] : l’incendie allumé fait s’effondrer le clocher et détruit le cloître[30]. L’évêque, qui quitte la ville pour Castellane, fait néanmoins réparer la cathédrale en 1572[27], travaux qui reprennent au début du XVIIe siècle.

Avec la promulgation de l’édit de Nantes, Senez est une des dernières places fortes de sûreté des protestants en Provence, qu’ils tiennent encore en 1620[31].

En 1644, un séminaire est construit[32].

Au XVIIIe siècle, Jean Soanen, évêque de Senez, refuse de condamner le jansénisme. Il est poursuivi[21], et condamné par un concile (1727). Il bénéficie d’un soutien important d’une partie du clergé et des avocats du Parlement de Paris. Un de ses successeurs, Amat de Volx, fait faire des travaux : détournement de la Bonde, qui ravage la ville lors de ses crues (1764–1768)[33] ; pont sur l’Asse (1767–1770)[34]. Cependant, dès 1774, le torrent a repris son ancien cours[35].

Une école pour les garçons (régence de latinité) est ouverte en 1713, et une école de filles en 1779[36].

Révolution française[modifier | modifier le code]

L’évêché est supprimé en juillet 1790 : le dernier évêque de Senez Ruffo de Bonneval comme les chanoines refusent de se soumettre et de prêter serment à la constitution civile du clergé, dans un département où 85 % des prêtres sont jureurs. En juillet 1792, Ruffo de Bonneval tente d’émigrer, est arrêté à Rouaine, puis emprisonné à Digne puis à Seyne. Il est jugé, et simplement condamné à la perte de son traitement et de ses droits civils, et il lui est interdit de revenir à Senez et de faire usage de son titre d’évêque de Senez, comme il continuait à le faire. Il s’exile finalement à Nice, puis Rome[37], et se fixe à Viterbe, où il meurt en 1837, ayant refusé tout nouveau siège épiscopal[38]. En juin 1792, l’archidiacre Raynard avait été lynché à Sausses, dans une tentative similaire[39].

La société patriotique de la commune (appelée la société d’amis du patriotisme et de la Constitution) fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant juin 1792 : elle a ceci de particulier que c’est la municipalité elle-même qui la crée[40]. Seulement 10 à 40 % de la population masculine la fréquente[41].

Les biens de l’évêché et de l’évêque sont vendus en 1793, ainsi que tout le mobilier précieux de la cathédrale et du séminaire. En 1795, les prêtres qui étaient restés réfractaires prêtent serment à la Constitution[42].

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités. Dès 1811, les cadastres dits napoléoniens de Senez et du Poil sont achevés[43].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant de Senez[44].

Au XIXe siècle, la ville devient un petit centre administratif, en tant que chef-lieu de canton[45] :

  • une gendarmerie est installée de 1852 à 1866 et de 1875 à 1924 ;
  • un bureau de poste est installé en 1853[46].

Elle conserve ses écoles datant de l’Ancien Régime : en 1863, elle en possède deux pour les garçons, au chef-lieu et au hameau de Lioux[47]. Les filles bénéficient elles aussi d’une instruction primaire : la loi Falloux (1851) impose en effet l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[48],[49]. La commune profite de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover l’école du chef-lieu[50].

Outre le moulin à farine, un moulin à plâtre est créé en 1868, ainsi qu’une scierie à eau, et des moulins à huile (pour broyer les noix)[51]. Une tuilerie existe du début du XVIIIe siècle au début du XXe ; enfin, une filature de laine est active au XIXe siècle[22].

Une deuxième fontaine est construite en 1896.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de la Première Guerre mondiale.

Un groupe scolaire est construit en 1902[52]. Le même bâtiment abrite également la mairie et la justice de paix[53].

En 1927, une distillerie de lavande est créée, poussant au développement de la culture de la lavande sur les coteaux, puis à la plantation de lavandin, afin d’obtenir les énormes quantités de fleurs nécessaires (100 kg pour 0,72 kg d’essence). Elle ferme en 1972[46].

En 1973, la commune du Poil fusionne avec Senez, bien qu’ils n’aient pas de limite en commun.

Au Poil, des vestiges de diverses époques ont été observés :

  • sur le Chastelar, une grotte occupée à l’époque néolithique[54] ;
  • près du pont du Pas d’Escale, une vaste grotte a été occupée à la même époque[54].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Senez

Blasonnement :
De gueules à une ville d’argent essorée et ajourée de sable surmontée de trois fleurs de lis d’or rangées en chef[55].

Blason du Poil

Blasonnement :
Le Poil (ancienne commune rattachée en 1973) :D’azur à un chameau d’or sur une terrasse de sinople[55]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Mairie-école
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mai 1953 Marcel Aillaud[56]    
mai 1953 mars 1971 Fernand Granet PCF Conseiller général du canton de Senez (1959-1970)
mars 1971 mars 1989 Marthe Rolland DVD puis RPR Conseillère générale
mars 1989 mars 2008 Gabriel Hermellin    
mars 2008 en cours
(au 21 octobre 2014)
Gilles Durand[57],[58]    
Les données manquantes sont à compléter.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[59].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Senez comptait 162 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Senez). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
111 feux 30 feux 673 765 768 750 787 913 856 860
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
887 872 857 800 750 675 606 575 552 525
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
488 472 459 427 352 301 274 256 230 198
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
172 174 134 153 121 145 176 162 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[22], EHESS[60], Insee à partir de 1968[61],[62],[63])


L’histoire démographique de Senez, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1811 à 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1911, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831[64]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1990. Depuis, la croissance démographique de Senez a repris, faiblement.

Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Cabanon et champ de céréales

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption : de style roman provençal, décorée de tapisseries des Flandres et d’Aubusson des XVIe et XVIIIe siècles. Les stalles sont du XVIe siècle, les retables et le lutrin sont du XVIIe siècle, l’antiphonaire du XVIIIe siècle. Elle change de statut en 1790. Elle est classée monument historique[65]. Sur la façade, un cadran solaire exceptionnel date de 1673 ou 1674 (repeint), le plus connu du département. Repeint une première fois en 1784, il a été restauré en 1999, et représentait un ours (le premier évêque de Senez s’appelant Ours)[66],[67].

Le palais épiscopal est construit de 1751 à 1756 par Louis de Vocance (évêque de 1741 à 1756). De plan rectangulaire, il possède deux étages, éclairés par de hautes fenêtres ; à droite de la façade, une longue destinée aux communs ; la porte est surmontée d’un petit fronton[68].

Le séminaire, construit en 1644[69], se trouve au village, et possède encore sa chapelle[70].

La fontaine de la Lampie datant d’avant 1642[71], est inscrite à l’inventaire des monuments historiques[72]. Un pilier orné de masques sculptés, de style plus ancien que la fontaine, se trouve au centre du bassin[73].

Autres bâtiments :

  • une maison classée "patrimoine de France" (dans la rue de l'église) ;
  • mairie-école de la IIIe République (1902) ;
  • pont en dos d’âne sur l’Asse achevé en 1770, premier et seul pont sur l’Asse de Blieux[74] donnant accès au village ;
  • au Poil, église Saint-Laurent[75] ;
  • chapelles : Notre-Dame-des-Clos, à Lioux (ruinée), à la Maurelière, Saint-Pierre au Riou d’Ourgéas[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Juliette Hermellin, Senez en Haute-Provence : chroniques d’une cité épiscopale aux XVIIeXVIIIe siècles, Les Alpes de Lumière, 2002, in Les Cahiers de Salagon no 7, ISBN 2-906162-64-7
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h)
  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p.
  • Juliette Hermellin, Michel Hermellin "SANITIUM SENEZ" Histoire de Senez depuis l'époque Romaine, de sa Cathédrale, de ses Evêques... (livre de 480 pages, en format A4), ISBN 978-2-7466-5424-2

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Barrême », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. Juliette Hermellin, Senez en Haute-Provence : chroniques d’une cité épiscopale aux XVIIeXVIIIe siècles, Les Alpes de Lumière, 2002, in Les Cahiers de Salagon no 7, ISBN 2-906162-64-7, p. 18.
  3. « Des champignons pas comme les autres », La Provence, 28 octobre 2014, p. 2.
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  5. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 21 août 2012
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  7. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  9. Document, base Dicrim, consultée le 21 août 2012
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 32
  11. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p
  12. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes. Notice 11287, p. 671.
  14. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 31
  15. Guy Barruol, « Senez dans l’Antiquité », in Juliette Hermellin, Senez en Haute-Provence, p. 15–17.
  16. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 15.
  17. Barruol, op. cit., p. 16.
  18. Raymond Collier, op. cit., p. 37.
  19. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  20. Hermelin, op. cit., p. 40.
  21. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7)
  22. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h), p. 200.
  23. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Histoire de la Sous-Préfecture de Castellane », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012
  24. a, b, c, d, e et f Daniel Thiery, « Senez », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 21 août 2012
  25. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 425.
  26. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 165.
  27. a et b Hermelin, op. cit., p. 41.
  28. Yvette Isnard, « Les dynasties seigneuriales d’Oraison », Chroniques de Haute-Provence, 2012, no 368, p. 40
  29. Hermelin, op. cit., p. 20.
  30. Hermelin, op. cit., p. 25–26.
  31. François de Dainville, « Cartes des places protestantes en 1620, dessinées à la fin du règne de Louis XIII », Journal des savants, 1968, N°4. p. 239.
  32. Hermelin, op. cit., p. 43.
  33. Hermelin, op. cit., p. 57–59.
  34. Hermelin, op. cit., p. 62–65.
  35. Hermelin, op. cit., p. 108.
  36. Hermelin, op. cit., p. 70.
  37. Hermelin, op. cit., p. 71–74.
  38. Hermelin, op. cit., p. 78.
  39. Hermelin, op. cit., p. 74.
  40. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296–301.
  41. Patrice Alphand, op. cit., p. 320.
  42. Hermelin, op. cit., p 77
  43. Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du XIXe siècle dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, XVIIIe-XXIe siècle, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86004-016-7), p. 10.
  44. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 72.
  45. Hermelin, op. cit., p. 95–97.
  46. a et b Hermelin, op. cit., p. 104.
  47. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  48. Labadie, op. cit., p. 16.
  49. Labadie, op. cit., p. 18.
  50. Labadie, op. cit., p. 11.
  51. Hermelin, op. cit., p. 102–103.
  52. Hermelin, op. cit., p. 83.
  53. Labadie, op. cit., p. 60.
  54. a et b Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 451.
  55. a et b Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
  56. élu en mai 1945, cf. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  57. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Saint-Jurs à Soleihas (sic) (liste 7), consulté le 10 mars 2013
  58. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  59. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Digne, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  60. EHESS, notice communale de Senez sur le site Cassini, consultée le 19 juillet 2009
  61. « Résultats du recensement de la population - Senez », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  62. « Recensement de la population au 1er janvier 2006 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  63. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  64. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  65. Arrêté du 26 octobre 1910, « église Notre-Dame-de-l’Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 janvier 2010.
  66. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p. 99.
  67. Raymond Collier, op. cit., p. 448.
  68. Raymond Collier, op. cit., p. 365.
  69. Hermelin, op. cit., p. 83–84.
  70. Raymond Collier, op. cit., p. 436.
  71. Juliette Hermellin, Senez en Haute-Provence, p. 41.
  72. arrêté du 9 janvier 1930, qui la date du XVIe siècle, « fontaine de la Lampie », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 janvier 2010.
  73. Raymond Collier, op. cit., p. 427.
  74. Juliette Hermellin, op. cit., p. 62–66.
  75. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 190.