Saint-André-les-Alpes

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Saint-André-les-Alpes
Image illustrative de l'article Saint-André-les-Alpes
Blason de Saint-André-les-Alpes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Saint-André-les-Alpes
Intercommunalité Communauté de communes du Moyen Verdon
Maire
Mandat
Serge Prato
2014-2020
Code postal 04170
Code commune 04173
Démographie
Population
municipale
915 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 08″ N 6° 30′ 30″ E / 43.9688888889, 6.50833333333 ()43° 58′ 08″ Nord 6° 30′ 30″ Est / 43.9688888889, 6.50833333333 ()  
Altitude Min. 880 m – Max. 1 784 m
Superficie 47,46 km2
Localisation

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Saint-André-les-Alpes est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Saint-Andréens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Saint-André-les-Alpes et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Saint-André-les-Alpes est situé au confluent de l’Issole et du Verdon, et au bout du lac de Castillon, à 804 m d’altitude[2].

Les communes limitrophes de Saint-André-les-Alpes sont Thorame-Basse, La Mure-Argens, Moriez, Angles, Saint-Julien-du-Verdon, Castellane, Senez et Lambruisse.

Relief[modifier | modifier le code]

Crête de Chamatte, à l’Est du village (1 778 m d’altitude au point le plus haut, le Serre Gros, à droite de l’image).
  • Le col des Robines (988 mètres)
  • Le sommet de la Reynière (1726 mètres)
  • La montagne de l'Allier (1789 mètres)
  • Le mont Chalvet (1616 mètres)
  • Le sommet du Castellard (1725 mètres)
  • La montagne de Maurel (1771 mètres)
  • Le pic de Chamatte (1878 mètres)
  • Le sommet de Crémon (1760 mètres)

Environnement[modifier | modifier le code]

Village de Saint-André-les-Alpes et terroir de Méouilles sur la rive opposée du Verdon. Au fond, le Serre Gros et la crête de Chamatte.

La commune compte 3 187 ha de bois et forêts[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Saint-André-les-Alpes est desservi par la route nationale 202, départ de la route de la vallée de l’Issole, et de celle de la vallée du Haut-Verdon.

La gare de Saint-André-les-Alpes, située sur la ligne de Nice à Digne, est desservie par la compagnie des chemins de fer de Provence[3].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Saint-André-les-Alpes est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5]. La commune de Saint-André-les-Alpes est également exposée à quatre autres risques naturels[5] :

  • avalanche,
  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.

La commune de Saint-André-les-Alpes est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[6]. La départementale route nationale 202 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[7].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[6] ; le Dicrim existe depuis 2011[8]. Parmi les catastrophes récentes, on note des inondations et coulées de boue en janvier 1994[5], et l’incendie de forêt du Chamatte, qui détruit 1950 ha de forêt en 1982[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît pour la première fois vers 1200 (Sant Andrea), sous sa forme occitane, qui a été francisée par la suite[10],[11]. La commune se nomme Sant-Andrièu en vivaro-alpin et en provençal.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint Andre Les Alpes.svg

Blasonnement :
De sinople, à un sottoir d'or, et un saint André de carnation vêtu de gueules brochant sur le tout.[12]

Blason Courchons.svg

Blasonnement :
Courchons (ancienne commune): d'azur, à un château d'or et un chef d'argent, chargé du mot COURCHONS de sable.[12]

Blason Meouilles.svg

Blasonnement :
Méouilles (ancienne commune): d'or à un sureau de sinople, fleuri d'argent.[12]

Blason Troins.svg

Blasonnement :
Troins (communauté rattachée vers 1791): d'azur, à une fasce d'argent, chargé du mot TROINS de sable.[12]

Histoire[modifier | modifier le code]

Auguste fait la conquête de la vallée du Verdon en même temps que celle des Alpes, qu’il achève en 14 av. J.-C.. Il est difficile de connaître le nom du peuple gaulois qui peuplait la vallée, et le nom de la civitas dont les vallées de Saint-André dépendaient au Haut-Empire : Eturamina (Thorame), Civitas Saliniensum (Castellane) ou Sanitensium (Senez). À la fin de l’Empire romain, le rattachement à celle de Sanitensium, et à son diocèse, semblent avérés[13].

Courchons[modifier | modifier le code]

Courchons, qui apparaît pour la première fois dans les chartes en 1226 sous le nom de Corchono, relevait directement des comtes de Provence[14]. Cette communauté compte 25 feux en 1315 et 4 en 1471. Sa population est de 189 habitants en 1765[14]. En altitude, possédant un terroir uniquement fait de montagnes, froide et peu peuplée, aucune église ni chapelle n’y est fondée avant le XVIIe siècle[15].

Méouilles[modifier | modifier le code]

Méouilles est signalée en 1278. Son église paroissiale relevait du chapitre de l’évêché de Senez, qui percevait donc les revenus à cette église[15]. Le fief de Méouilles, d’après l’état d’afflorinement de 1783, était encore indépendant à la fin de l’Ancien Régime[16].

Saint-André[modifier | modifier le code]

Saint-André-les-Alpes est fondée au XIIIe siècle par les habitants de Méouilles[2]. La seigneurie est successivement une possession des Castellane aux XIIIe siècle et XIVe siècle, des Pontevès au XVIe siècle, des Forbin au XVIIe siècle et des Laugier au XVIIIe siècle[17]. Sur le plan spirituel, la paroisse relevait de l’évêque de Senez, qui nommait le prêtre et percevait les redevances attachées à l’église[15].

La communauté s’agrandit de Troins[18].

À la veille de la Révolution française, il n’existait qu’un seul fiefs sur le territoire de Saint-André (d’après l’état d’afflorinement de 1783[16]).

Troins[modifier | modifier le code]

Troins est signalée en 1237[15]. La communauté comptait 29 feux en 1315, mais est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et complètement abandonnée en 1471[18],[17]. Elle compte à nouveau 45 habitants en 1765, mais est finalement annexée par celle de Saint-André[15],[17] en 1791. Le hameau est complètement dépeuplé en 1884, et son emplacement réel incertain. Le Seuil dans les gorges de l'Issole est un emplacement possible[19].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune de Saint-André compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[20]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Verdissolle[21].

La commune de Troins, reconstituée en 1793, est absorbée entre 1795 et 1800[22].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est qu’en 1838 que les cadastres dit napoléoniens de Saint-André et de Courchons sont achevés[23].

En 1837, Saint-André, parfois appelé Saint-André-du-Seuil[24] (du nom du principal village de Troins[15]), fusionne avec Méouilles. La nouvelle commune prend le nom de Saint-André-de-Méouilles.

C’est à Saint-André qu’a débuté l’essor de l’industrie textile dans la vallée du Verdon au XIXe siècle. La manufacture André Honnorat est la plus ancienne et sert de modèle aux autres. Créée en 1819[24], elle produit 10 000 pièces de drap de laine en 1837[25]. Une autre fabrique ouvre en 1837 (créée par Jean-Baptiste Honnorat, homonyme du précédent)[25]. Ancien maquignon, occasionnellement contrebandier[26], il construit une vaste fabrique (vaste par rapport aux maisons plus anciennes), rectangulaire, à deux étages, bien éclairée de hautes fenêtres, où il installe ses machines, des cardeuses et des fileuses achetées à Lyon, puis revendues et remplacées par d’autres venant de Vienne. Ces machines sont actionnées par l’énergie hydraulique (la fabrique est construite près de l’Issole)[27]. Il rachète ensuite les foulons déjà existants sur la commune, ce qui lui permet de réaliser toutes les opérations de transformation de la laine[28]. La fabrique emploie jusqu’à 100 ouvriers. Elle ferme en 1886[28]. Son exemple est suivi dans toute la vallée, et par Simon à Saint-André même. En 1856, il y quatre fabriques à Saint-André employant 100 ouvriers[29], puis 200 en 1858[30]. Les effectifs employés déclinent ensuite : 142 en 1868, 84 en 1871, 100 en 1876 et 33 en 1879[31].

Les principales de la commune sont les fabriques Honnorat, Honnorat-Bongarçon et Arnaud (reconverties en logements)[32]. Elles ferment toutes à la Belle époque : la plus ancienne, Honnorat-Bongarçon, ferme en premier en 1886, la dernière, la fabrique Arnaud, en 1908[33].

Comme de nombreuses communes du département, celles de Saint-André-de-Méouilles et de Courchons se dotent d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle comptent chacune leur école dispensant une instruction primaire aux garçons, implantée au village chef-lieu[34]. À Courchons, aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[35], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concerne Courchons[36]. Par contre, Saint-André applique la loi Falloux[35],[36]. Si Saint-André profite de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve, Courchons s’abstient[37], et ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Courchons sont scolarisées.

Le chemin de fer (ligne de Nice à Digne) arrive à la gare de Saint-André-de-Méouilles le 15 mai 1892[38],[39]. La gare de Saint-André reste le terminus des trains venant de Digne jusqu’à l’inauguration de la totalité de la ligne du 5 au 7 août 1911 en présence de Victor Augagneur, ministre des Travaux Publics[39].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Partie du lac de Castillon proche du village de Saint-André-les-Alpes.

La commune est renommée Saint-André-les-Alpes en 1927[40].

En 1935 le champion cycliste Antonin Magne perdit le Tour de France au profit du Belge Romain Maes suite à une crevaison provoquée par un tesson de bouteille dans la traversée de Saint-André-les-Alpes.

En 1962, un hameau de forestage est créé pour accueillir des réfugiés harkis qui sont employés par les Eaux et Forêts[41].

En 1966, la commune de Courchons est rattachée à Saint-André.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Henri Juglar modéré député à la Législative
         
mai 1945   Louis Bourrillon[42]    
         
1983 (?) mars 2008 Jacques Boetti RPR[43] puis UMP Conseiller général
mars 2008 en cours Serge Prato[44]    
Les données manquantes sont à compléter.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Saint-André-les-Alpes.
Localisation de la ville
Saint-André-les-Alpes

La commune est dotée de deux établissements d’enseignement :

La commune dispose également d’une médiathèque municipale informatisée[48].

Environnement[modifier | modifier le code]

La décharge publique, ouverte en 1970, est fermée en 1989 aux ordures ménagères. Située sur les bords de l’Issole, elle contient 30 000 m³ de déchets, qui ont subi un terrassement, puis été recouverts d’une couche imperméable en 2009 pour éviter les pollutions[49].

Saint-André-les-Alpes et La Mure-Argens partagent une seule déchèterie[49].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Saint-André-les-Alpes comptait 915 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Saint-André-les-Alpes). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Population sous l’Ancien Régime (feux)[17]
1315 1471
Saint-André 29 20
Troins 29
Méouilles 11 7
Courchons 25 4
Évolution démographique de Saint-André-les-Alpes
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
567 555 581 665 687 785 771 847 947 948
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
936 894 892 895 802 790 683 821 667 654
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
733 636 541 605 712 579 708 658 751 952
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
901 852 794 818 912 915 - - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[17], EHESS[40], base Insee à partir de 1968[51],[52],[53])


L’histoire démographique de Saint-André-les-Alpes, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure une seule génération à Saint-André, de 1846 à 1872. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse de la population de longue durée. Cependant, et contrairement à de nombreuses communes du département, Saint-André n’accuse jamais la perte de plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1851[54]. Les minimums de population sont atteints dans l’entre-deux guerres mondiales. Depuis la fin des années 1960, la population oscille entre 800 et 1000 habitants.

Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Marché hebdomadaire à Saint-André-les-Alpes

Le nombre d’exploitants installés sur la commune a augmenté dans les années 2000, passant de 4 à 7. Les exploitations sont tournées vers les grandes cultures et l’élevage[55]. Le domaine pastoral de l’ancienne commune de Courchons représente 392 ha, dont 100 ha privés. Il permet de faire pâturer 2100 brebis sur la montagne de l’Aup. La commune a construit une cabane pastorale et un impluvium pour soutenir l’élevage ovin[56].

Un exploitant de la commune produit de la lavande[57].

Un marché paysan a lieu chaque semaine dans le centre-ville.

Artisanat - Industrie[modifier | modifier le code]

Boulangerie à Saint-André-les-Alpes

Quelques entreprises se sont implantées sur la zone artisanale, dont Stick’air, entreprise produisant des enseignes et des lettrages adhésifs, qui emploie 15 salariés[58].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Saint-André-les-Alpes fonde une grande part de son activité sur le tourisme, principalement estival : campings (2 en 2008), hôtels (5 en 2008), quelques restaurants. Depuis les années 1980, le vol libre en deltaplane et parapente anime le ciel du village, grâce à l'organisation de compétitions nationales et internationales. Le site de départ du Chalvet est mondialement réputé et de nombreux records ont été battus de ce départ.

Les métiers de bouche et les commerces touristiques sont représentés dans le vieux village.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Méouilles, sur la colline du village disparu au sud de Saint-André, est une bâtisse, avec une tour ronde à l’angle ; il date du milieu du XVIIe siècle[59]. Sur la placette du village, l’ancienne maison seigneuriale a été transformée en hôtel (Trotabas puis du Parc)[60].

La fontaine de la placette, surmontée d’un piédouche, date de 1790[61].

  • lac de Castillon, le Moyen-Verdon
  • Ponts Julien : les ponts Julien ou Saint-Julien : le pont Julien antique, effondré vers 1650, a été reconstruit en 1698. La route d’Annot à Castellane passait sur ce pont ; la route de Saint-André à Castellane passait dessous, rive droite. Le nouveau pont date de 1947, son tablier fait 81 m de long. L’arc fait 61 m de corde. Il a la particularité de faire reposer le tablier sur l’arche par l’intermédiaire de poteaux entretoisés[62].

En remontant la vallée de l’Issole, au lieu-dit les 7 arches, se trouvent les trois arches subsistantes d’un aqueduc construit pour l’irrigation au XIXe siècle[63].

Église paroissiale de Saint-André-les-Alpes

L’église paroissiale Saint-André est construite entre 1847 et 1849. Sa nef longue de trois travées principales, et des travées intercalaires plus étroites, qui débouche dans un chœur sous coupole, courant à cette époque. Les chapelles latérales au chœur forment un faux transept. Le clocher est une tour, placée à côté du chœur[64]. Parmi son mobilier, sont classés monument historique au titre objet :

L’ancienne église Saint-Martin, paroissiale, de Méouilles est en cours de restauration[15].

  • Chapelles :
    • Notre-Dame : construite au XVIIe siècle, sa façade est refaite au XIXe siècle. Elle est constituée de deux nefs juxtaposées, voûtées d’arêtes[67] ;
    • Saint-Jean du Désert, sur la rive droite de l’Issole, date également du XIXe siècle[15].

À Courchons : l’église Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Christophe, construite au début du XVIIe siècle (1609), est en ruines. Son toit était recouvert de bardeaux, les cloches logées dans un clocher-mur[68]. Cette église avait de multiples patrons : outre les deux titulaires, on compte aussi saint Jacques, saint Philippe et sainte Madeleine[15]. Il se trouve encore à proximité de l’ancien village, un bâtiment collectif restauré abritant la fontaine, le four à pain, et le lavoir offert par Boni de Castellane (photographie ci-dessous).

Au hameau de Troins, dans la forêt au nord de Saint-André, l’église Saint-Michel-du-Seuil est en ruines[15],[19]. Il subsistait une abside de l’ancienne église de Troins en 1969[17], effondrée depuis. Sur le territoire de l’ancienne communauté, on trouve deux tours ruinées, dont une a pu être construite par le comte de Provence à la fin du XIIe siècle à l’époque où il matait les petits féodaux et construisait des châteaux pour les surveiller. Dans ce cas, il peut s’agir d’une tour confiée aux Hospitaliers[15].

Enfin, on trouve un réseau de chemin de fer miniature (privé) chemin des Vertus[69].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille Simon au cours d'une période qui s'étend du XVIe au XIXe siècle a marqué la vie des communautés du moyen Verdon. C'était une famille bourgeoise qui donné de nombreux ecclésiastiques qui ont participé notamment à la fondation de plusieurs chapelles ou église notamment celle de la Mure.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Anciennes communes rattachées à Saint-André :

Autres liens

Liens externes[modifier | modifier le code]

Livre[modifier | modifier le code]

Alain Collomp a consacré de nombreuses recherches à l’étude de la société de la vallée du Verdon, et notamment de Saint-André, du XVIe au XVIIIe siècle. Il a publié :

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Saint-André-les-Alpes », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013.
  2. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  3. Chemins de fer de Provence, Horaires Nice - Annot- Digne-les-Bains, consulté le 22 juin 2012.
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  5. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 13 août 2012.
  6. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97.
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  8. Document, base Dicrim, consultée le 13 août 2012.
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 52.
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195),‎ 1991, 1852 p. (lire en ligne), § 28282, p. 1607.
  11. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 60.
  12. a, b, c et d Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994.
  13. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22-23.
  14. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 194.
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Daniel Thiery, « Saint-André-les-Alpes », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 13 août 2012.
  16. a et b Édouard Baratier et Ernest Hildesheimer, « Les fiefs provençaux au XVIIIe siècle », carte 111 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  17. a, b, c, d, e et f Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 194.
  18. a et b Guide des ressources documentaires en PACA, Archives Municipales Saint-André-Des-Alpes, consulté le 14 juillet 2007.
  19. a et b « Troins, un hameau oublié », La Provence, 16 octobre 2012, p. 12.
  20. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298.
  21. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 113.
  22. EHESS, Notice sur le site Cassini de l’EHESS, consultée le 27 novembre 2008.
  23. Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du XIXe siècle dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, XVIIIe-XXIe siècle, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86004-016-7), p. 10.
  24. a et b Mireille Mistral, L’industrie Drapière dans la Vallée du Verdon, thèse de doctorat d’État en Sciences économiques, Académie d’Aix-en-Provence, Nice, 1951, 231 p., p. 118.
  25. a et b Mireille Mistral, op. cit., p. 119.
  26. Mireille Mistral, op. cit., p. 123.
  27. Mireille Mistral, op. cit., p. 124-125.
  28. a et b Mireille Mistral, op. cit., p. 126.
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