Volonne

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Volonne

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Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Volonne
Code Insee abr. 04244
Code postal 04290
Maire
Mandat en cours
Jacques Bonte
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Moyenne Durance
Démographie
Population 1 623 hab. (2006)
Densité 66 hab./km²
Gentilé Volonnais
Géographie
Coordonnées
géographiques
44° 06′ 42″ Nord
         6° 00′ 54″ Est
/ 44.1116666667, 6.015
Altitudes mini. 433 m — maxi. 1 244 m
Superficie 24,61 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Volonne est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Volonnais.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le village est situé à 440 m d'altitude[1].

[modifier] Histoire

Le nom de la localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1030[1].

La ville est prise, pillée et incendiée durant les guerres de religion.

La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant juin 1792[2], les femmes y étaient admises[3].

En 1885, la commune est touchée par une épidémie de choléra infantile qui cause la mort de douze enfants[4].

[modifier] Toponymie

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1030 (Ysnardus de Volona), auparavant Volumna, est issu du nom de personne romain Volumnius[5],[6].

[modifier] Économie

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1792 1795 Jérôme Mégy[7]
1806 1810 Joseph Charles Richaud[8]
25 juillet 1849 11 mai 1850 Jean Joseph Pons Béraud[9] révoqué par arrêté préfectoral
pour avoir assisté à un banquet républicain
1870 1870 André Jacques Paulon [10]
mars 2001 réélu en 2008[11] Jacques Bonte

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[12])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009
1039 1070 1253 1309 1387 1514 1623[13] 1670
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Volonne constitue un point de passage ancien de la Durance, et son pont sur la Durance a une histoire. Le premier pont suspendu est construit en 1846 : il a une seule travée de 99 m de long[14],[15] et large de 3,9 m[16]. Le pont étant construit par un entrepreneur privé, il est soumis à péage jusqu’en 1857[16]. Le pont reste ensuite en usage sans modification majeure jusqu’en 1928 (avec de grosses réparations en 1857, 1885, 1886, 1898 et 1918[16]). Le pont qui le remplace est détruit par la Résistance en août 1944[16]. Un troisième pont est construit en 1949, avec un tablier de 102 m de long et 4,4 m de large. Ce pont a été remplacé par un pont à haubans en 2006, avec un tablier de la même longueur (102 m), mais de 11 m large. Lors de la construction, les ingénieurs se sont servi de l’ancien pont comme point d’appui pour le nouveau[14].

Une partie du système défensif subsiste : il s’agit du chemin de ronde (rue de la Liberté). Il s’élève en rampe à partir de la rue, puis passe à travers les maisons ou entre la maison et l’enceinte. Les deux tours qui dominent le village faisaient aussi partie de l’enceinte fortifiée[17].

La mairie est installée dans un château des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est orné de magnifiques gypseries, des toutes premières années du XVIIe : croisées d’ogives à culots et consoles ornés de feuillages du hall d’entrée, frontons ornés de monstres à têtes de femmes au-dessus des portes, ainsi que les voûtes en berceau au-dessus des escaliers ornées d’entrelacs, de vases de fleurs, de figures diverses ; enfin, un tableau en relief[18]. Le château est un monument inscrit, alors que ses décors de gypseries sont monument classé[19].

Un aqueduc part du village pour franchir un ravin ; sa datation est difficile (XIe ou XVIe/XVIIe siècles)[20]. Chemin de Salignac, une pierre funéraire date de l’époque antique et porte une épitaphe[21].

L’église Saint-Martin est un spécimen de l’architecture du XIe siècle. Probablement construite après 1050, son histoire est mal connue : il est possible qu’elle ait d’abord été un prieuré (son nom serait Saint-Martin-de-Cornillon à cette époque), dépendant de Saint-Victor de Marseille, puis de la prévôté de Chardavon. Elle sert en tout cas d’église paroissiale au XVe siècle. Pendant les guerres de religion, elle est privée de couverture ; elle n’est refaite que dans la première moitié du XVIIe siècle. En 1830, un incendie détruit à nouveau la toiture, et elle reste dans cet état, la nef encombrée de débris, jusqu’à son signalement par Raymond Collier en 1965. Son classement comme monument historique[22] a permis sa sauvegarde.

De plan basilical (très rare dans le département), elle possède une nef de cinq travées, avec deux bas-côtés de même longueur, qui conduisent à une abside et deux absidioles. Les dimensions dénotent une monumentalité inhabituelle : 24,6 m de long, 10,6 m de large. Elle n’a probablement jamais été voûtée, à la différence des absides, voûtées en cul-de-four, et probablement construites au XIIe siècle. Les pierres utilisées sont de toutes sortes : galets, moellons, grès vert ; les pierres d’angle sont parfois bien taillées. Les claveaux et les pierres des piliers sont soigneusement taillés[23].

La chapelle Saint-Jean-de-Taravon, très petite (elle est presque carrée), a une construction originale : la première travée, très courte, forme une tribune ; les piliers qui la séparent de la travée suivante sont à chapiteaux corinthiens (peut-être des remplois) ; la travée suivante forme le chœur, entouré de trois murs plats à arcatures aveugles. Les murs sont du XIIe siècle, et la chapelle a été remaniée en 1768 (pour diminuer sa taille), lorsque sa voûte a été refaite[24], et en 1889[1]. La chapelle et le sol des parcelles qui l’entourent sont des monuments inscrits[25].

L’église paroissiale Notre-Dame-des-Salles, qui appartenait au monastère augustin, est l’église paroissiale depuis 1700. Bien que l’établissement soit ancien, dans son état actuel, elle est le résultat de la reconstruction qui a suivie l’incendie allumé par les protestants en 1564, reconstruction dont l’essentiel s’est fait au début du XVIIe siècle[26]. La nef, de trois travées, n’est plus couverte par une voûte (effondrée)[27]. Le chœur et une travée du collatéral nord conservent des voûtes sous croisée d’ogives qui peuvent dater de l’ancienne église[26]. Le clocher date peut être lui aussi de l’ancien état, dans son style alpestre caractéristique (flèche en pierre, encadrée de quatre pyramidions et de quatre gargouilles)[27].

La chapelles des Pénitents, dans le village, est construite dans les premières années du XVIIIe : voûtée d’arêtes, l’appareillage imite la croisée d’ogives[28].

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

  • Christian Maurel, « André Ailhaud, dit de Volx, héros de l’insurrection républicaine bas-alpine de 1851 », p 34-81 de Provence 1851 : une insurrection pour la République, Actes des journées de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon, Association pour le 150e anniversaire de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, Les Mées, 2000

[modifier] Notes

  1. abc Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », Paris, 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  2. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-297
  3. Pierre Girardot, « Diversité, unité et prolongement de la Révolution dans les Basses-Alpes », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 148
  4. Pierre Colomb, « L'épidémie de choléra de 1884 », Annales de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique et littéraire de Haute-Provence, no 320, 3e trimestre 1992, p 210
  5. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 375
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 10414, p 630
  7. Christian Maurel, André Ailhaud, p 43
  8. André Lombard, « Les cannibales de Volonne», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 185
  9. Christian Maurel, André Ailhaud, p 46-47
  10. André Lombard, Ibid.
  11. Site de la préfecture des AHP
  12. Volonne sur le site de l'INSEE
  13. Population légale au 1er janvier 2006, consulté le 13 janvier 2009
  14. ab Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 127-128
  15. le premier pont est également cité par Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 423
  16. abcd Josette Chambonnet, « Routes, bacs, ponts et chemins de fer », in Chroniques de Haute-Provence : Château-Arnoux, Bulletin de la Société scientifique littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 303, 1987, p 178
  17. Raymond Collier, op. cit., p 317
  18. Raymond Collier, op. cit., p 496
  19. Arrêté des 8 septembre 1987 et du 14 décembre 1992, notice de la Base Mérimée, consultée le 5 mars 2009
  20. Raymond Collier, op. cit., p 430
  21. Arrêté du 15 juin 1944, notice de la Base Palissy, consultée le 5 mars 2009
  22. Arrêté du 20 octobre 1971, notice de la Base Mérimée, consultée le 5 mars 2009
  23. Raymond Collier, op. cit., p 52-54
  24. Raymond Collier, op. cit., p 149
  25. Arrêté du 30 janvier 1992, notice de la Base Mérimée, consultée le 5 mars 2009
  26. ab Raymond Collier, op. cit., p 179
  27. ab Raymond Collier, op. cit., p 216
  28. Raymond Collier, op. cit., p 190
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