Prads-Haute-Bléone

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Prads-Haute-Bléone
Prads-Haute-Bléone, le village
Prads-Haute-Bléone, le village
Blason de Prads-Haute-Bléone
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton La Javie
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Bléone
Maire
Mandat
Bernard Bartolini
2008-2014
Code postal 04420
Code commune 04155
Démographie
Population
municipale
179 hab. (2010)
Densité 1,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 15″ N 6° 26′ 38″ E / 44.2208333333, 6.44388888889 / 44.2208333333; 6.4438888888944° 13′ 15″ Nord 6° 26′ 38″ Est / 44.2208333333, 6.44388888889 / 44.2208333333; 6.44388888889  
Altitude Min. 831 m – Max. 2 961 m
Superficie 165,64 km2
Localisation

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Prads-Haute-Bléone

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Prads-Haute-Bléone

Prads-Haute-Bléone (Prats Auta Blèuna en vivaro-alpin) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Pradins[1].

Sommaire

Géographie[modifier]

La commune de Prads-Haute-Bléone s'étend sur 16 500 hectares, elle est composée de 9 hameaux dont l'altitude varie de 800 à 1 450 mètres. Le chef-lieu Prads se situe à 1 048 mètres[2], et le plus haut sommet est la Tête de l'Estrop à 2 961 mètres (dans le massif des Trois-Évêchés) ; c'est dire l'importance de son relief.

C'est la commune type des hautes vallées des Alpes du Sud, elle bénéficie d'un climat très ensoleillé, froid sec, et neige à partir de 1 800 mètres environ.

Géologie[modifier]

Les vallons de l’entrée sud de la commune (Champourcin, Chanolles, Blégiers) sont situés dans des montagnes calcaires datant du Jurassique. Plus en amont et rive gauche de la Bléone, les crêtes du Carton et de la Chau sont des formations calcaires plus récentes du Crétacé supérieur. En face de ces formations, rive droite, le chaînon qui sépare la vallée de la Bléone de celle de la Galabre est formé de calcaires Bathoniens[3]. Ces bancs de calcaires marneux, peu épais (moins d’un mètre), alternent avec des marnes schisteuses[4].

Relief[modifier]

Sommet du Cheval Blanc, vu du nord.

Hydrographie[modifier]

La commune est traversée par la Bléone et la Galabre.

Environnement[modifier]

La commune compte 7 500 ha de bois et forêts, soit 45 % de sa superficie[1].

Hameaux[modifier]

  • commune de Prads :
    • Prads ;
    • Tercier ;
    • Les Eaux Chaudes (ancien camp en ruines) ;
    • La Favière ;
  • ancienne commune de Blégiers :
    • Blégiers ;
    • Champourcin ;
    • Chanolles ;
    • Chavailles ;
    • La Colle (inhabité depuis 1982) ;
    • Les Combes ;
    • Heyre ;
  • ancienne commune de Mariaud :
    • L’Adrech (inhabité depuis 1928) ;
    • L’Immérée (inhabité depuis 1914) ;
    • Pré Fourcha (inhabité depuis 1934) ;
    • Saume Longue ;
    • Vière (inhabité depuis 1934, en cours de restauration)
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Transports[modifier]

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Risques naturels et technologiques[modifier]

Ravin en cours de comblement par les matériaux arrachés par l’érosion aux versants de robines (tout le matériau sombre au centre est issu de l’érosion récente).

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Javie auquel appartient Prads-Haute-Bléone est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[5], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[6]. La commune de Prads-Haute-Bléone est également exposée à trois autres risques naturels[6] :

  • avalanche (seul le ministère comptabilise ce risque, mais pas la préfecture),
  • feu de forêt,
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[7] (notamment en amont et à l’Est de Prads)[4].

La commune de Prads-Haute-Bléone n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[8]. Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 1993 pour le risque de mouvement de terrain[8] ; le Dicrim n’existe pas[9] .

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle pour une avalanche, en 2009[6]. En juillet 2005, la commune avait également connu d’importantes coulées de boue après des pluies diluviennes[10]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[11] :

  • le séisme du 8 février 1974, avec une intensité ressentie de V et Thorame pour épicentre[12],
  • le séisme du 31 octobre 1997, avec une intensité ressentie de VI et dont l’épicentre était situé dans la commune de Prads-Haute-Bléone[13].

Enfin, les 5 et 6 novembre 1968, Prads a connu un des premiers glissements de terrain d’ampleur et complexe étudiés en détail par des géomorphologues. Il s’est produit dans le ravin de la Frache[3] (terme occitan qui désigne justement une zone d’éboulis[14]), dans l’adret situé sous le sommet de Belle Valette[15]. Déjà à l’automne 1967, marqué par des pluies abondantes, les fissures dans le terrain s’élargissaient. Pendant l’hiver 1967-1968 les successions de gel-dégel lubrifient les plans de glissement. Le printemps pluvieux ne fait qu’aggraver l’instabilité du terrain. Les pluies automnales de 1968, plus d’un an après le début de la séquence, déclenchent la coulée[14], qui entraîne une masse détritique marno-calcaire noirâtre[15] et des colluvions marno-schisteuses[16]. Si la distance parcourue par la coulée est réduite (700 m)[17], elle charrie de gros blocs et à l’arrivée, les matériaux et les plus gros blocs sont très proches du hameau[16], l’ensemble de la coulée restant dans un état instable[18].

Communes limitrophes[19][modifier]

Rose des vents Verdaches Méolans-Revel Allos Rose des vents
Beaujeu N Villars-Colmars
O    Prads-Haute-Bléone    E
S
 La Javie Draix Thorame-Basse

Toponymie[modifier]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois au IXe siècle (Colonia in Prato) est dérivé du latin pratum (pré)[20],[21]. La mise au pluriel est récente[20]. Le nom de Bléone signifie « la rivière au loup ».

Mariaud apparaît dans les textes au début du XIIIe siècle, mais sous la forme de Mariano : selon Ernest Nègre, ce nom de lieu dérive du nom propre romain Marianus, qui a évolué vers de Mariaudo (1319), par attraction vers le provençal local maridado, signifiant mariée[22]. D’autres hypothèses existent.

Blégiers est cité pour la première fois dans les chartes dans la deuxième décennie du XIIe siècle, sous la forme de Bligerio, dérivée du nom propre germanique Blidegar, éventuellement latinisé en Blidegarius[23],[24].

Chanolles, cité en 1122 (Canola), vient de l’oronyme (toponyme de montagne) préceltique *Kan-[25].

Le nom du sommet de Chappe (1667 m), limitrophe de Beaujeu, garde le souvenir de l’existence d’un relais de télégraphe optique, dit télégraphe Chappe[26]

Le lieu-dit la Favière évoque un champ semé de fèves[27] ; celui des Combes désigne un ravin, en aval du village de Prads[28]

Économie[modifier]

Aperçu général[modifier]

En 2009, la population active s’élevait à 65 personnes, dont neuf chômeurs[29] (sept fin 2011[30]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (37 sur 56)[31] et travaillent majoritairement hors de la commune (34 actifs sur 56)[31].

Agriculture[modifier]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 20 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et un emploi salarié[32].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de neuf en 2010. Il était de 11 en 2000[33], de 18 en 1988[34]. Actuellement, ces exploitants se répartissent entre éleveurs ovins et maraîchers[33]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 943 à 1 426 ha[34]. La SAU a chuté lors de la dernière décennie, à 589 ha[33].

Artisanat et industrie[modifier]

Seuil et bief d’amenée de l’ancienne retenue de Chanolles

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 10 établissements, employant cinq salariés[32].

L’usine hydroélectrique de Chanolles utilisait les eaux de la Bléone. La turbine ainsi mise en mouvement avait une puissance de 210 kilowatts[35].

Autrefois, des scieries à énergie hydraulique étaient installées à Champourcin, Blégiers et Prads. Elles ont toutes fermé leurs portes au XXe siècle. En 2013, une nouvelle scierie artisanale est créée au village de Blégiers[36].

Activités de service[modifier]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait cinq établissements (avec un emploi salarié), auxquels s’ajoutent les cinq établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant trois personnes[32].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant[37], malgré une faible capacité d’hébergement à finalité touristique :

  • plusieurs meublés labellisés[38] et des meublés non-labellisés assez nombreux[39] ;
  • la seule capacité d’hébergement collectif se trouve dans le refuges[40].

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[41] : au nombre de 176, elles représentent 62 % des logements[42],[43].

Le bistrot Aux Trois Évêchés, qui porte le label Bistrot de pays[44], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[45].

Centre d’excursions et de randonnées.

Histoire[modifier]

Dans l’Antiquité, les Bodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de la Bléone, et étaient donc le peuple gaulois qui vivait dans les vallées de l’actuelle commune de Prads-Haute-Bléone. Les Bodiontiques, qui sont vaincus par Auguste en même temps que les autres peuples présents sur le Trophée des Alpes (avant 14 av. J.-C.), sont rattachés à la province des Alpes-Maritimes lors de sa création[46].

Les communautés de Blégiers, Champourcin, Chanolles, Chavailles, Mariaud et Prads relevaient toutes de la baillie de Digne[47].

Prads[modifier]

La localité de Prads apparaît pour la première fois dans les chartes au Haut Moyen Âge, Prato, dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille[47]. Elle se situait à la jonction des évêchés de Digne, Senez, et Embrun[48].

L’abbaye de moines cisterciens Notre-Dame de Faillefeu est fondée en 1144[48] par les moines de Boscodon[47]. Elle fonde l’abbaye de Valbonne vers 1200[47]. En 1298, elle relève de l’abbaye de Cluny, puis passe sous l’autorité du collège Saint-Martial d’Avignon. Elle finit par être pillée, saccagée et abandonnée lors des guerres de religion[47].

Les dîmes étaient perçues par le chapitre de Digne[47].

La fontaine du village

En 1843, le prêtre de la paroisse, Paul Charpenel, rédige des Annales de la paroisse de Prads, non-publiées à ce jour[47]. Une des mesures édilitaires de cette époque est la construction d’une fontaine publique au village, sous la Deuxième République, en 1850.

Blégiers[modifier]

Au Moyen Âge, le village de Blégiers, signalé au XIIe siècle (Bligerium), est installé à la Roche-de-Blégiers, sur un site perché[47]. La communauté est dotée d’un consulat au XIIIe siècle[49]. Sa population passe de 81 feux en 1315 à 14 en 1471. À cette époque, c’est encore le chapitre de Digne qui possède le domaine et l’église de la Roche-de-Blégiers, avant de les céder en 1476 à l’évêque de Digne. À partir de cette date, c’est l’évêque qui nomme le chapelain chargé des âmes de cette paroisse, et qui perçoit les revenus attachés à cette église[47].

Chanolles est signalée dès 814 : le polyptyque de Wadalde indique que l’abbaye Saint-Victor de Marseille y possède une colonge[47]. Les deux communautés de Chanolles et Champourcin qui comptaient 8 feux chacune au dénombrement de 1315, sont fortement dépeuplées par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans), et sont annexées par celle de Blégiers au XVe siècle[50]. Les églises de Champourcin et de Chanolles relevaient du chapitre de Digne[47].

En 1765, Blégiers a 257 habitants. La seigneurie du lieu a appartenu successivement aux familles Grimaldi (XIVe siècle), Puget et Eissautier[50].

Alors que la commune était isolée, la polyculture permettait de subvenir à l’essentiel des besoins. Le vin était produit localement, et avait une réputation exécrable[51].

Mariaud[modifier]

La communauté de Mariaud apparaît dans les textes en 1218 (Mariaudum). Dotée d’un consul dès 1237, elle compte 50 feux en 1315, mais seulement 10 en 1471[52]. L’église de Mariaud relevait de l’abbaye Saint-Ruf de Valence, mais c’est le prieur de Beaujeu qui percevait la dîme[47].

Elle a 195 habitants en 1765[52].

Révolution française[modifier]

Durant la Révolution, les communes de Blégiers et de Prads comptent chacune une société patriotique, toutes deux créées après la fin de 1792[53].

Période contemporaine[modifier]

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Stèle commémorant le passage de la Légion étrangère

Le 30 juillet 1944, le hameau des Eaux-Chaudes est incendié par la Wehrmacht. De 1954 à 1959, la Légion étrangère implante un camp de repos au lieu-dit Les Eaux-Chaudes, qui accueille 30 légionnaires. Il est aujourd’hui en ruines[54].

La commune de Prads fusionne avec celle de Mariaud en 1973. Celle de Blégiers les rejoint en 1977, et l’ensemble est rebaptisé Prads-Haute-Bléone[55].

Héraldique[modifier]

Blason Prads.svg

Blasonnement :
D'or à une fasce d'azur accompagnée de six trèfles de sinople, rangés trois en chef et trois en pointe.[56]

Administration[modifier]

Mairie au village de Prads
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
en poste en 1829 encore en poste en 1838 Antoine Segond[47]   dit Toniou
         
en poste en 1944   Adrien Roux[54]    
         
1983 (?) réélu en 2008[57] Bernard Bartolini[58]   Restaurateur

Démographie[modifier]

La commune compte 180 habitants en 1990 contre 980 pour les trois communes de Blégiers, Mariaud et Prads[59] en 1881. Cette diminution du nombre d'habitants s'explique entre autres par la perte de son rôle frontalier entre la Savoie et la France lors du rattachement définitif en 1860, ce qui a transformé le village en un lieu enclavé, sans raison qu'on y passe. Le village a de plus été touché par l’exode rural, les habitants se louant comme domestiques l’hiver et restant quand ils le pouvaient à la ville.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
319 554 476 500 486 560 532 525 538
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
501 499 473 446 448 390 381 368 345
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
329 318 298 228 211 176 164 118 102
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
105 111 119 151 180 145 167 179 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[55], Insee à partir de 1968[60],[61],[62].
Courbe d'évolution démographique de Prads-Haute-Bléone depuis 1793

Lieux et monuments[modifier]

Lieux naturels[modifier]

Lac des Eaux-Chaudes

La route RD 107 offre de jolis panoramas.

Églises et chapelles[modifier]

L’église paroissiale Sainte-Anne à Prads, qui datait du XIVe siècle, a été entièrement reconstruite en 1876-1878, et réparée en 1888. La nef, longue de trois travées, débouche dans un chœur de faux-style gothique[63]. Elle est orientée au Nord-Ouest.

L’abbaye Sainte-Marie-de-Villevieille, dite de Faillefeu ou de Prads[64], est construite au milieu du XIIe siècle par les moines de Boscodon, qui la cèdent ensuite à l’abbaye de Cîteaux ; le prieuré dépend ensuite de Cluny[64]. L’église s’est complètement écroulée et constitue un tas de terre et de pierre, entre les bâtiments conventuels encore debout[65].

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La commune de Prads-Haute-Bléone regroupe trois anciennes communes, et six communautés médiévales, ce qui explique le grand nombre d’édifices cultuels que l’on trouve sur son territoire :

  • chapelle Notre-Dame de Tercier, reconstruite par les habitants en 1829[47] ;
  • l’église Notre-Dame de Blégiers, qui était au départ une petite chapelle, est très agrandie vers 1830[66],[47], l’ancienne chapelle Sainte-Barbe étant convertie en sacristie[47]. Le clocher est rebâti en 1877[66] ;
  • la chapelle Saint-Roch à Heyres, qui était une succursale de Notre-Dame de Blégiers, a été restaurée en 1982. Elle est construite à 1200 m d’altitude[47] ;
  • l’église Saint-Jean-Baptiste (reconstruite en 1810, restaurée en 1865[66]) à Chanolles, avec une statue de saint Jean du XVe siècle, en bois sculpté et peint, classée[67]. Son clocher date de la fin du XIXe siècle[47] ;
  • l’église Saint-Laurent de Chavailles (anciennement Saint-Sauveur[47]) est reconstruite en 1842[66] (XIIIe siècle). Le clocher date du Second Empire[47]. Dans le mobilier de l’église, le ciboire en argent date du XVIIe siècle (classé monument historique au titre objet[68]). Sa petite croix de procession, en argent, date du XVIIIe siècle et est également classée[69] ;
  • l’ancienne église Notre-Dame-de-Beauvezer[47] à Champourcin (son calice et sa patène d’argent du XVIIe siècle sont classés[70]) ;
  • au village de Champourcin, l’église Saint-Christophe est installée dans une cave, avec un clocher détaché dans le jardin[47] ;
Empierrement du parvis de Saint-Étienne de Mariaud
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Château[modifier]

Le château de Mariaud est en ruines[47].

Personnalités liées à la commune[modifier]

C'est le village du père de Christian Garcin, l'écrivain y passe encore très souvent ses vacances d'été.

Voir aussi[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

Livres[modifier]

Sources[modifier]

Bibliographie[modifier]

Notes[modifier]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de La Javie », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. Service de Géodésie et Nivellement - RN : I'.A.K3 - 31
  3. a et b M. Jorda, « Le glissement de terrain de Prads (novembre 1968) et ses enseignements morphologiques », Revue de géographie alpine. 1970, Tome 58 N°1. p. 193.
  4. a et b M. Jorda, Le glissement..., op. cit., p. 203
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  6. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 10 août 2012
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  8. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  9. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 10 août 2012
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 33
  11. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Prads-Haute-Bléone », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 10 août 2012
  12. BRGM, « fiche 40137 », Sisfrance, consultée le 10 août 2012
  13. BRGM, « fiche 40203 », Sisfrance, consultée le 10 août 2012
  14. a et b M. Jorda, Le glissement..., op. cit., p. 204
  15. a et b M. Jorda, Le glissement..., op. cit., p. 194
  16. a et b M. Jorda, Le glissement..., op. cit., p. 201
  17. M. Jorda, Le glissement..., op. cit., p. 195
  18. M. Jorda, Le glissement..., op. cit., p. 206
  19. IGN, Géoportail, consultation à l’échelle Ville + 1/4, le 12 décembre 2008
  20. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 5561, p 347
  21. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 69
  22. Ernest Nègre, op. cit., volume 1, § 11087, p 662
  23. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales, § 14432, p 831
  24. Fénié & Fénié, op. cit., p. 70
  25. Fénié & Fénié, op. cit., p. 22
  26. Fénié & Fénié, op. cit., p. 83
  27. Fénié & Fénié, op. cit., p. 101
  28. Fénié & Fénié, op. cit., p. 87
  29. Insee, Dossier local - Commune : , p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  30. Insee, Dossier local, p. 8
  31. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  32. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16
  33. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  34. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  35. Mathieu Ruillet, Éric Ruchet, Étude du potentiel régional pour le développement de la petite hydroélectricité, Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarité (GERES), 5 décembre 2005, p. 60
  36. D. Ch., « À Blégiers, les Giroux et le bois c'est une affaire de famille », La Provence, 5 mars 2013, p. 4
  37. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  38. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  39. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
  40. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
  41. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  42. Insee, Dossier local, op. cit., p. 17
  43. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  44. La charte Bistrot de Pays
  45. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
  46. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  47. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x et y Daniel Thiery, « Prads-Haute-Bléone », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 10 août 2012
  48. a et b Baratier, Duby et Hilsdesheimer, op. cit., carte 77 Ordre divers (XIIe-XIVe siècle)
  49. Édouard Baratier, « carte 45 : Les consulats de Provence et du Comtat (XIIe-XIIIe siècles) », in Atlas historique de la Provence
  50. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 165
  51. Paul Minvielle, « La viticulture dans les Alpes du Sud entre nature et culture », Méditerranée, 107 | 2006, p. 77.
  52. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 181
  53. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  54. a et b D. Ch., « Souvenir des légionnaires aux Eaux-Chaudes », La Provence, le 8 mai 2013, p. 4
  55. a et b École des hautes études en sciences sociales (EHESS), notice communale de Prads-Haute-Bléone, Cassini, consultée le 28 juillet 2009
  56. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
  57. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Montfuron à Puimichel (liste 5), consulté le 8 mars 2013
  58. Bernard Bartolini est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Jacques Chirac (RPR) à l’élection présidentielle de 1988, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, page 4792, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  59. Bulletin municipal de Prads.
  60. Résultats du recensement de la population - Prads-Haute-Bléone, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  61. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  62. Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
  63. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. , p 389
  64. a et b Jacques Morel, Guides des Abbayes et des Prieurés : chartreuses, prieurés, couvents. Centre-Est & Sud-Est de la France, Éditions aux Arts, Paris, 1999. (ISBN 2-84010-034-7), p 64
  65. Raymond Collier, op. cit., p 143
  66. a, b, c et d Raymond Collier, op. cit., p 379
  67. Arrêté du 8 juin 2000, Notice no 04000844, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 26 novembre 2008
  68. Arrêté du 8 juin 2000, Notice no 04000845, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 1er décembre 2008
  69. Arrêté du 8 juin 2000, Notice no 04000847, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 26 novembre 2008
  70. Arrêté du 8 juin 2000, Notice no 04000848, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 26 novembre 2008