La Palud-sur-Verdon

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La Palud-sur-Verdon
Vue sur le bourg
Vue sur le bourg
Blason de La Palud-sur-Verdon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département
Blason département fr Alpes-de-Haute-Provence.svg
Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Moustiers-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes du Moyen Verdon
Maire
Mandat
Michèle Bizot-Gastaldi
2014-2020
Code postal 04120
Code commune 04144
Démographie
Population
municipale
325 hab. (2011)
Densité 4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 51″ N 6° 20′ 32″ E / 43.7808333333, 6.34222222222 ()43° 46′ 51″ Nord 6° 20′ 32″ Est / 43.7808333333, 6.34222222222 ()  
Altitude Min. 471 m – Max. 1 920 m
Superficie 81,26 km2
Localisation

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La Palud-sur-Verdon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Paluards[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
La Palud-sur-Verdon et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de La Palud-sur-Verdon sont Majastres, Blieux, Rougon, Trigance et Aiguines (dans le département du Var) et Moustiers-Sainte-Marie.

Le village touristique, à 928 m d’altitude[2], est connu pour sa route des Crêtes et ses belvédères sur les gorges du Verdon. La Dent d'Aire est 800 m au-dessus de la rivière.

Le Baou traverse la commune et rejoint le Verdon (rivière). Le massif du Montdenier s’étend sur la partie nord de la commune.

Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 788 ha de bois et forêts, soit un tiers de sa superficie[1].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Moustiers-Sainte-Marie auquel appartient La Palud-sur-Verdon est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune de La Palud-sur-Verdon est également exposée à trois autres risques naturels[4] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.

La commune de La Palud-sur-Verdon est de plus exposée à deux risques d’origine technologique[5] :

  • celui de transport de matières dangereuses par route. La départementale RD952 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[6] ;
  • celui de rupture de barrage : La Palud-sur-Verdon fait partie de la zone d’inondation spécifique en cas de rupture du barrage de Castillon[7],[8]. Si cette rupture advenait, l’onde de submersion passerait en crête au-dessus de celui de Chaudanne[9], et parcourait les 24 kilomètres qui séparent le barrage de Castillon du Point sublime en moins de 29 minutes, juste avant d’entrer dans la commune de La Palud[10]. L’onde resterait cantonnée dans les gorges du Verdon, continuant de descendre à environ 40 km/h, et atteignant l’Imbut 19 minutes après avoir passé le Point sublime[11]. Elle finirait par submerger le pont du Galetas une demi-heure après être entrée dans la commune, ne dépassant pas toutefois la cote des 500 m (soit une hausse du cours du Verdon de plus de 10 m)[12].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[5] et le Dicrim n’existe pas non plus[13].

Le dernier tremblement de terre fortement ressenti dans la commune est celui de Chasteuil, le 30 novembre 1951, qui a été ressenti avec une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets)[14].

Hameaux, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Les Barris, site du premier château

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1200 (de Palude), est tiré de l’occitan palut, désignant une zone marécageuse ou alluvionnaire[15],[16]. La commune de La Palud prend le nom de La Palud-sur-Verdon en 1961[17].

Le belvédère de Maireste, à proximité d’un château du même nom, pourrait tirer son nom du nom de personne Matrius, avec le suffixe ligure -esc[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Quelques trouvailles archéologique attestent de l’occupation à l’âge du bronze[19]. Une tombe antique a été retrouvée à l’aven de la Faye, et d’autres d’époque gallo-romaine à l’Hôpital. La commune compte également un site paléochrétien à la grotte Saint-Maurin. Le site de la colline de Maireste a été occupé par un oppidum pendant la protohistoire[20].

L’itinéraire qui reliait Castellane à Moustiers passait par le col de la Croix de Châteauneuf[20].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pendant le Haut Moyen Âge, le village n’existe pas. Le polyptyque de Wadalde, rédigé en 814, cite trois colonges (exploitation agricole de taille variable) et une bergerie sur le territoire actuel de La Palud : colonica Carnillas, au coullet de Counilliès, la colonica Bagella, à Bagelle, et la colonica in Dogone, à l’actuel lieu-dit Rocas du Dugo ; la bergerie Corcio est, selon Daniel Thiery, à placer à Courchon[20].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1062, sous le nom de Castrum novum (Châteauneuf), puis Châteauneuf des Barris[21]. Le château est construit à 1143 m d’altitude[2], et avait 8 coseigneurs en 1062[22]. Le village de La Palud est signalé en 1114[20]. Lors de la guerre entre Boniface III de Castellane et le comte Alphonse Ier de Provence (1188-1189), le château tombe aux mains du comte de Provence. Le baron de Castellane construit alors un nouveau château au nord de l’ancien, qu’il nomme Châteauneuf. L’ancien village est alors renommé La Palud, du nom de l’église paroissiale, Notre-Dame-de-Palude.

Un autre château est construit au XIIe siècle à Maireste[20], qui formait un fief distinct de celui de La Palud au Moyen Âge[23]. Il y avait encore un autre village sur la commune, au lieu-dit Saint-Maurin, autour de l’église et le prieuré Saint-Maurice, qui ont été fouillés récemment : ils datent de la deuxième moitié du XIe siècle). Le prieuré dépend de l’abbaye Saint-Victor de Marseille aux XIe siècle et XIIe siècle ; il passe ensuite à Riez[20].

L’église de La Palud relevait du chapitre de Riez, comme Notre-Dame de Maireste[20].

En 1292, La Palud est échangée par Charles II de Provence contre une partie de la seigneurie de Moissac. Les Castellane sont seigneurs durant le XVe siècle[23], puis la seigneurie passe ensuite aux Demandolx de 1492 qui la conservent jusqu’au XVIIe siècle.

Châteauneuf-les-Moustiers forme une communauté autonome au Moyen Âge, comptant 50 feux en 1315. Elle est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et ne compte plus que 3 feux en 1471[24]. Les seigneurs de Châteauneuf sont les Castellane au XIVe siècle, suivis par les Glandevès au XVe puis les Carbonnel au XVIIIe siècle[24]. L’église paroissiale et la chapelle Saint-Pierre des Chauvets relevaient de l’abbaye de Montmajour[20].

Le village des Chauvets est construit sur une route fréquentée au Moyen Âge, et un hôpital destiné à accueillir les voyageurs est implanté à cet endroit, au XIIIe siècle[20]. Mais en 1471, il ne compte que 3 feux[20]. En 1765, la communauté comptait 394 habitants[24]. Une légende raconte qu’un Templier serait venu se réfugier dans une grotte de Châteauneuf après 1314[2]. Le village est lui abandonné dans les années 1920. Châteauneuf-les-Moustiers est rattaché à La Palud en 1974.

Période moderne[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIe siècle, quatre potiers travaillaient à La Palud[25].

La terre et les paysans étaient pauvres, ce qui n’empêchaient pas le seigneur de les pressurer. La disette de début 1789 ne changea pas son attitude, ce qui provoqua un siège du château par les paysans en armes. Il fut obligé de prendre la fuite de nuit[26]. Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[27]. En 1793, le château est désigné comme pouvant être détruit, mais échappe à la démolition[28].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes du département, La Palud se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons et aux filles, au chef-lieu[29]. Les filles sont instruites alors que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants[30]. Châteauneuf-les-Moustiers possédait deux écoles de garçons en 1863, au chef-lieu et au hameau des Chauvets[29], mais n’a ouvert d’écoles de filles qu’avec les lois Ferry[30],[31].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à La Palud. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[32].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 161 personnes, dont 41 chômeurs[33] (36 fin 2011[34]). Ces travailleurs sont salariés et indépendants presque à égalité (54 % de salariés)[35] et travaillent majoritairement dans la commune (69 %)[35].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 22 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et un emploi salarié[36].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 17 en 2010. Il était de 16 en 2000[37], de 24 en 1988[38]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers l’élevage ovin (six exploitants), et la polyculture (six également). Les grandes cultures et d’autres élevages sont aussi pratiqués[37]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 1309 à 1 890 ha[38]. Elle a ensuite fortement diminué lors de la dernière décennie, tombant à 1 022 ha[37].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait sept établissements, employant six salariés[36].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 51 établissements (avec 16 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 20 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant neuf personnes[36].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant[39], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant marchande[40]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil[50] : au nombre de 120, elles représentent 35 % des logements. Parmi les résidences secondaires, 13 possèdent plus d’un logement[46],[41].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Palud-sur-Verdon

Blasonnement :

D'argent à trois joncs de sinople rangés et mouvant d'une rivière d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La Palud-sur-Verdon fait partie de la Communauté de communes du Moyen Verdon depuis le 1er janvier 2013.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Maurice Colombet[51]    
         
mars 1977 novembre 1987 Paul Corrotti[52] PCF  
janvier 1988 en cours[53] Michèle Bizot-Gastaldi[54] PCF[55] Médecin, conseillère générale du canton de Moustiers-Sainte-Marie depuis 2001

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[56].

Le village compte un foyer rural et une bibliothèque.

Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

La Palud-sur-Verdon fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Démographie[modifier | modifier le code]

La Palud-sur-Verdon[modifier | modifier le code]

En 2011, La Palud-sur-Verdon comptait 325 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour La Palud-sur-Verdon). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Ce tableau et ce graphique concernent la commune de La Palud-sur-Verdon jusqu’en 1968, puis La Palud-sur-Verdon augmentée de Châteauneuf-lès-Moustiers à partir de 1975.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
51 feux 25 feux 575 625 629 750 862 809 853 870
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
784 804 780 719 756 668 646 627 578 521
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
467 433 464 414 350 310 277 285 215 202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 - -
154 141 152 172 243 297 314 325 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[23], EHESS[17], Insee à partir de 1968[57],[58],[57])


En 1906, la population comprend 32 ouvriers présents temporairement pour la construction d’une conduite maçonnée devant amener l’eau du Verdon de Castellane à l’usine hydro-électrique du Galetas, qui ne fut jamais achevée[59].

L’histoire démographique de La Palud, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure des années 1810 à 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1911, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[60]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1960. Depuis, la population a doublé, en restant plus faible que celle de 1911.

Histogramme de l'évolution démographique

Châteauneuf-lès-Moustiers[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836
50 feux 3 394 496 462 492 530 584 576
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
525 512 510 475 465 443 388 372 364
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
347 335 302 275 222 200 133 131 126
1936 1946 1954 1962 1968 - - - -
111 93 53 52 31 - - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[24], EHESS[17])


L’histoire démographique de Châteauneuf-lès-Moustiers est marquée par la saignée des XIVe et XVe siècles.

Après une longue croissance, la population de la commune connaît une période d’« étale » où elle reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1811 à 1851. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique, rapide et de longue durée. Dès 1901, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831[61]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans les années 1960. La baisse se poursuit ensuite, toujours à un rythme rapide, jusqu’à la fusion avec la commune de La Palud.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison à La Palud-sur-Verdon

Le château de La Palud au-dessus du village est un site inscrit avec les maisons anciennes qui l’entourent. La façade nord date du XVIIe siècle (fenêtre à meneaux) ; elle a été intégrée dans un agrandissement au XVIIIe siècle. Le château actuel a trois étages[62] et est inscrit aux monuments historiques[63].

Le bâtiment dit château fort de Meyreste (sur une colline occupée à l’époque romaine), est assimilé à un manoir par Raymond Collier : à un étage, ses fenêtres à meneaux et ses deux tours encadrant la façade, évoque la demeure d’un hobereau, à moitié paysan[64].

L’église paroissiale Notre-Dame-de-Vauvert est reconstruite en 1868-1870. Sa nef comprend six travées ; elle est voûtée en plein cintre[65]. Son clocher, en petit appareil régulier, orné de bandes lombardes, date du XIe siècle[66] ; il est classé monument historique[67]. La sacristie est installée dans l’ancienne chapelle seigneuriale (fin du XVe siècle ou début du suivant), voûtée sous croisée d’ogives[68]

À Châteauneuf-les-Moustiers, la chapelle troglodyte Notre-Dame-de-la-Baume a dû être fortifiée. Des ermites s’installent dans la grotte au XIIIe siècle[20]. Construite au XVIe siècle ou au suivant, elle est réparée en 1746. Sa nef d’une travée est voûtée en berceau[69].

À proximité de la nationale 552, l’ensemble des grottes de Saint-Maurin ont été utilisées comme habitats, granges, selon les époques ; dans une grotte, une chapelle consacrée à saint Maurice y avait été aménagée[70].

La maison des gorges du Verdon fonctionne en réseau avec les autres musées des gorges du Verdon, la maison de Pauline de Gréoux-les-Bains, l’écomusée de la Vie d’antan à Esparron-de-Verdon, le musée de la préhistoire des gorges du Verdon de Quinson et les musées Sirènes et fossiles et du Moyen Verdon de Castellane[71].

  • Église Saint-Pons (XVIIIe siècle) à Châteauneuf[23]
  • Chapelle Saint-Pierre à Chauvet[24]
  • Ruines : village de La Palud du XIVe siècle, celles de la muraille du village de Meyreste (village en ruines), et de sa chapelle Notre-Dame, du village de Châteauneuf-les-Moustiers et de son château du XIIIe siècle ; également sur l’ancienne commune de Châteauneuf, ruines du château dominant le Baou (XIVe)

La Réserve naturelle régionale de Saint-Maurin est sur le territoire de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guy Gilbert, le prêtre des loubards, s’est installé avec une équipe d’éducateurs à La Palud, où il travaille à la réinsertion de jeunes par le travail et le contact avec les animaux.
  • Patrick Edlinger, grimpeur français qui enregistra son film Opéra vertical dans les gorges, et qui est mort à La Palud.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Moustiers-Sainte-Marie », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013.
  2. a, b et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  3. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  4. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 8 août 2012.
  5. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97.
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88.
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Plan particulier d'intervention des barrages de Castillon et Chaudanne, version du 4 juillet 2012, p. 14.
  9. DREAL, « Cartographie de l’onde de submersion des grands barrages », Région PACA, consulté le 9 août 2012.
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 20.
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 21.
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 23.
  13. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 8 août 2012.
  14. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à La Palud-sur-Verdon », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 8 août 2012.
  15. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194),‎ 1996, 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), § 20636, p. 1097.
  16. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 92.
  17. a, b et c EHESS, notice communale de La Palud-sur-Verdon sur la base de données Cassini, consultée le 28 juillet 2009.
  18. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, op. cit., p. 21.
  19. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p 11
  20. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Daniel Thiery, « La Palud-sur-Verdon », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 8 août 2012.
  21. Jacques Cru, « Petra Castellana », Verdon no 1, estieu 1999, p. 34.
  22. Jacques Cru, Petra Castellane, p. 34.
  23. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 188.
  24. a, b, c, d et e Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 170.
  25. Raymond Collier, op. cit., p 503
  26. Pierre Girardot, « Diversité, unité et prolongement de la Révolution dans les Basses-Alpes », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 147-148
  27. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  28. Raymond Collier, op. cit., p 243
  29. a et b Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  30. a et b Labadie, op. cit., p. 16.
  31. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées labadie18.
  32. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59.
  33. Insee, Dossier local - Commune : La Palud-sur-Verdon, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012).
  34. Insee, Dossier local, p. 8.
  35. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  36. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16.
  37. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
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  52. Paul Corrotti est l’un des 500 élus qui ont parraiarné la candidature de Georges Marchais (PCF) à l’élection présidentielle de 1981, cf Conseil constitutionnel, liste des élus ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 15 avril 1981, page 1063, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
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  54. Michèle Bizot-Gastaldi est l’une des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Robert Hue à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010 ; elle parraine le même Robert Hue à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
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  60. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  61. Vidal, op. cit., p. 287.
  62. Raymond Collier, op. cit., p 265
  63. Arrêté du 13 septembre 1988, reprenant une décision de 1943, « Notice no PA00080441 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 26 novembre 2008
  64. Raymond Collier, op. cit., p 259
  65. Raymond Collier, op. cit., p 386
  66. Raymond Collier, op. cit., p 61
  67. Arrêté du 29 novembre 1948, « Notice no PA00080442 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 26 novembre 2008
  68. Raymond Collier, op. cit., p 174
  69. Raymond Collier, op. cit., p 400
  70. Raymond Collier, op. cit., p 400-401
  71. Christel Venzal-Barde, « Culture scientifique et tourisme : l’exemple des musées du Verdon », Méditerranée, no 3.4 2006, p. 91