Val-de-Chalvagne

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Val-de-Chalvagne
Col de Laval à Montblanc
Col de Laval à Montblanc
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Entrevaux
Intercommunalité Communauté de communes Vaïre-Var
Maire
Mandat
Christian Gatti
2008-2014
Code postal 04320
Code commune 04043
Démographie
Population
municipale
69 hab. (2010)
Densité 2,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 54″ N 6° 48′ 30″ E / 43.915, 6.8083333333343° 54′ 54″ Nord
       6° 48′ 30″ Est
/ 43.915, 6.80833333333
  
Altitude Min. 599 m — Max. 1 587 m
Superficie 32,57 km2
Localisation

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Val-de-Chalvagne
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Site web Site officiel

Val-de-Chalvagne est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Chalvagnois

Sommaire

Géographie [modifier]

Tout le village de Castellet tient dans le château et ses environs immédiats. Le village ancien de Montblanc est un village perché sur un éperon rocheux.

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Val-de-Chalvagne et les communes voisines
Légende (français) des cartes communales de France.svg

Les communes limitrophes de Val-de-Chalvagne sont Entrevaux, La Rochette, Amirat, Briançonnet, Ubraye.

Points remarquables :

Relief [modifier]

Le col du Trébuchet, et le pic de Chabran (1541 m).

Risques naturels et technologiques [modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d’Entrevaux auquel appartient Val-de-Chalvagne est en zone 2 (risque moyen) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[1], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[2]. La commune de Val-de-Chalvagne est également exposée à trois autres risques naturels[2] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.

La commune de Val-de-Chalvagne n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[3].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[3] mais le Dicrim existe depuis 2011[4].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1989 et en 1994 pour des inondations et des coulées de boue[2].

Économie [modifier]

Aperçu général [modifier]

En 2009, la population active s’élevait à 38 personnes, dont un chômeur[5] (sept chômeurs fin 2011[6]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (26 sur 37)[7] et travaillent majoritairement hors de la commune (27 actifs sur 37)[7]. L’essentiel des emplois de la commune se trouvent dans le secteur tertiaire, qui concentre également plus de la moitié des établissements actifs[8].

Agriculture [modifier]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait trois établissements actifs au sens de l’Insee[8], l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture ne recensant pour sa part aucune exploitation professionnelle depuis le début des années 2000[9], contre neuf en 1988. Ces neuf exploitations utilisaient une surface agricole utile (SAU) de 313 ha[10].

Industrie [modifier]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait six établissements, n’employant aucun salarié[8].

Activités de service [modifier]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait six établissements (avec trois emplois salariés), auxquels s’ajoutent quatre établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant une personne[8].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant[11], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[12]. Quelques structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • en meublé[13] ;
  • un hébergement collectif existe[14].

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil[15] : au nombre de 86, elles représentent les deux tiers des logements ; 25 résidences secondaires possèdent plus d’un logement[16],[17].

Les Gouttes d’O est une coopérative agricole, qui tient également un gîte et un camping[18].

Histoire [modifier]

La commune résulte de la fusion des communes de Castellet-Saint-Cassien, Montblanc et Villevieille en 1973 : elle prend alors le nom de Val-de-Chalvagne[19].

Castellet-Saint-Cassien apparaît pour la première fois dans les chartes en 1043[20], sous différents noms : Mosterium de Sancto Honorato (« couvent Saint-Honorat ») et Castelletum S. Cassiani (XIIIe siècle)[21]. Il tire son nom du château des Glandevès (seigneurs du lieu à partir de 1231 et jusqu’à la Révolution)[22]. Selon Ernest Nègre, le nom apparaît vers 1200, sous le nom de Castelleto, qui signifie en occitan petit village fortifié[22]. Lorsque qu’il en est fait don à l’abbaye Saint-Victor de Marseille en 1043, avec le château d’Amirat[20]un moulin est déjà installé[20]. Déserté en 1471 après la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans), il compte 75 habitants en 1765[21].

Montblanc apparaît pour la première fois dans les chartes vers 1200[20] (Monte Albo[20]). La communauté comptait 5 feux en 1471 et 155 habitants en 1765[23].

Villevieille apparaît pour la première fois dans les chartes en 1137, sous le même nom (Villa Vetus)[24],[25]. La communauté a occupé plusieurs sites successivement : tout d’abord, à l’âge du fer, la colline où se trouve la chapelle Saint-Nicolas accueille l’habitat. À l’époque gallo-romaine, il descend du côté Est de ce sommet, au lieu-dit Fontantige, avant de revenir au Moyen Âge sur la colline. Enfin, à la fin du Moyen Âge, la communauté recrée son village au pied de la colline, mais du côté ouest[20]. Il y a probablement eu une installation gallo-romaine au Villars[20]. Elle comptait 14 maisons habitées en 1540, et 159 habitants en 1765[25]. Durant la Révolution, une société patriotique s’y crée après la fin de 1792[26].

Les trois communes ont toutes été fief des Glandevès : Castellet-Saint-Cassien dès le XIIIe siècle et jusqu’à la Révolution[21], Montblanc était un fief qui dépendait de la baronnie des Glandevès[23], et les Glandevès furent seigneurs de Villevieille du XIIe au XVe siècle, avant que les Villeneuve leur succèdent du XVIe au XVIIe siècles, puis les Sabran au XVIIIe[25]. Jusqu’en 1245, les trois communautés relevaient de la baillie d’Outre-Siagne, circonscription administrative du comté de Provence. Celle-ci est ensuite démembrée en plusieurs circonscriptions plus petites, et après une période de stabilisation, on sait qu’en 1264 les trois communautés faisaient partie de la viguerie de Puget-Théniers[27]. Elles ont ensuite été rattachées à celle d’Annot à sa création au XVIIIe siècle[20].

Héraldique [modifier]

Blason de Val-de-Chalvagne Blason De gueules au château de trois tours d’or posé en perspective chargé en pointe d’une fusée d’argent brochante, à l’aigle d’azur, la poitrine surchargée de la lettre capitale V d’or et brochant sur le tout en pointe[28].
Détails Issue de la fusion de trois commune en 1973 : Castellet-Saint-Cassien, Montblanc et Villevieille.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration [modifier]

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 1973 mars 2001 Germaine Léon    
mars 2001   Christian Gatti[29]    

Intercommunalité [modifier]

Val-de-Chalvagne fait partie :

Démographie [modifier]

Évolution démographique de Castellet-Saint-Cassien jusqu'en 1975, puis de Val-de-Chalvagne
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
47 70 80 56 139 106 89 82 83
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
90 90 90 86 71 75 74 62 68
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
81 55 50 40 44 41 44 45 37
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
21 11 52 68 38 48 61 69 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : EHESS[19], base Insee à partir de 1968[30],[31],[32].
Courbe d'évolution démographique

Lieux et monuments [modifier]

Castellet-Saint-Cassien [modifier]

L’agglomération de Castellet-Saint-Cassien est constituée uniquement du château (le fief appartint aux Glandevez de 1384 à 1789), d’une ferme installée dans les communs, de l’église et de la mairie installée dans l’ancienne sacristie.

La façade du château du XVIIe siècle est encadrée de tours rondes. L’avancée du toit est supporté par une génoise. L’intérieur est orné de gypseries élégantes :

  • l’escalier est décrit comme le plus beau de Provence, dans un style maniériste ;
  • la grande cheminée est ornée des armoiries des Glandevès et d’une scène orphique ;
  • l’autre cheminée en gypserie est ornée d’une scène biblique[33],[34].

L’église, construite en 1830[20],[35], est petite et située face au château[35]. La mairie possède une cloche armoriée de 1616[36], classée monument historique au titre objet[37]. Le village est un site inscrit.

Châteaux [modifier]

Le château de Montblanc (XIVe et XVe siècles) est en ruines[24].

Le château de Villevieille (premier tiers du XVIIe siècle), dont les Glandevès furent seigneurs (1232-1672), possède une tour en milieu de façade, à trois étages dont un ajouté après la construction. Les latrines sont en encorbellement sur la façade. Les cheminées sont ornées de gypseries[38]

Art religieux [modifier]

  • Église de l’Annonciation de la Vierge à Montblanc, qui abrite une statue de l’évêque saint Éloi du XVIIe siècle[39]
  • Chapelle et joli oratoire à Montblanc, sous le vocable de saint Elzéar de Sabran[24]

Le village médiéval de Villevieille est sur la colline qui domine le village actuel, avec une église Saint-Nicolas fortifiée dotée d’un clocher-arcade. L’église Saint-Nicolas a été restaurée en 1978[40].

L’église Saint-Nicolas de Villevieille[20], date du XVIIe siècle ; la courbe de la voûte rejoint progressivement la verticale du mur. L’ancien chœur a été transformé en sacristie[41]. Elle abrite un buste de saint Nicolas de Myre[42].

Au hameau le Champ, près de Villevieille, se trouve la chapelle Saint-Joseph[20].

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Pierre André Glandevès du Castellet, né en 1689 à Castellet-Saint-Cassien, mort après 1772, chevalier de l’ordre de Malte, commandeur puis bailli dans cet ordre, lieutenant-général de la marine française en 1764[43]
  • Henri Auzias, né à Villevieille le 9 avril 1912, communiste, résistant, fusillé le 23 février 1944

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes [modifier]

  1. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  2. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 5 juillet 2012
  3. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95
  4. Dicrim communal, base Dicrim, consultée le 5 juillet 2011
  5. Insee, Dossier local - Commune : Val-de-Chalvagne (04043), p. 5
  6. Insee, Dossier local, p. 8
  7. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  8. a, b, c et d Insee, Dossier local, p. 16
  9. Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  10. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  11. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  12. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  13. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  14. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
  15. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  16. Insee, Dossier local, p. 17
  17. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  18. Les gouttes d’O
  19. a et b EHESS, notice communale de Val-de-Chalvagne sur le site Cassini, consultée le 19 juillet 2009
  20. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Daniel Thiery, « Val-de-Chalvagne », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 5 juillet 2012
  21. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 169
  22. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises § 26665, p 1466
  23. a et b Baratier, Duby, Hildesheimer, op. cit., p. 185
  24. a, b et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  25. a, b et c Baratier, Duby, Hildesheimer, op. cit., p. 207
  26. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  27. Philippe Jansen, « Les droits comtaux dans les vigueries de Provence orientale d’après l’enquête de 1333 », Rives méditerranéennes, 37 | 2010, mis en ligne le 15 octobre 2011, p. 3-4.
  28. http://blason-des-villes.e-monsite.com/rubrique,val-de-chalvagne-04,1208428.html
  29. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De La Bréole à Corbières (liste 2), consulté le 7 mars 2013
  30. Résultats du recensement de la population - Val-de-Chalvagne, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  31. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  32. Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
  33. Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p 32-34
  34. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. , p 256-257 et 497-498
  35. a et b Raymond Collier, op. cit., p 378
  36. Raymond Collier, op. cit., p 529
  37. Arrêté du 11 décembre 1980, Notice no PM04000489, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008
  38. Raymond Collier, op. cit., p 257
  39. Raymond Collier, op. cit., p 468
  40. Raymond Collier, op. cit., p 149
  41. Raymond Collier, op. cit., p 218
  42. Raymond Collier, op. cit., p 470
  43. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 147