Allos

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Allos
Le lac
Le lac
Blason de Allos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Allos-Colmars
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Verdon-Val d'Allos
Maire
Mandat
Chantal Caire-Caïs
2014-2020
Code postal 04260
Code commune 04006
Démographie
Population
municipale
669 hab. (2011)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 28″ N 6° 37′ 43″ E / 44.2411111111, 6.62861111111 ()44° 14′ 28″ Nord 6° 37′ 43″ Est / 44.2411111111, 6.62861111111 ()  
Altitude Min. 1 339 m – Max. 3 040 m
Superficie 116,65 km2
Localisation

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Allos est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Commune de haute-montagne des Alpes méridionales, Allos connaît un important exode rural au XIXe siècle, suivant le mouvement démographique du département. Puis la commune a été bouleversée depuis quatre-vingt ans par les sports d’hiver : les constructions d’hébergements et les remontées ont modifié le paysage et l’urbanisme montagnard. L’économie a été également été profondément modifiée, la quasi-totalité des emplois se trouvant dans le tourisme. Les activités traditionnelles agricoles ne subsistent plus que marginalement.

Historiquement, Allos, située au fond de la vallée du Verdon, a longtemps été rattachée à la vallée de l’Ubaye : d’abord à l’époque où l’Ubaye appartient aux États de Savoie (de 1388 à 1713), puis après le rattachement à la France, elle continue d’être administrée de l’autre côté du col d’Allos (impraticable l’hiver). Même après la Révolution, elle est rattachée au district de Barcelonnette. Ce n’est qu’en 1985 qu’elle s’est (administrativement parlant) tournée vers sa vallée, en acceptant le rattachement au canton de Colmars.

Le nom de ses habitants est Allossards[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Allos est situé à 1 425 m d’altitude[2]. Le val d'Allos est traversé par le Verdon de sa source (à la Foux d'Allos dans le vallon de Sestrière) à 2 500 m d'altitude.

En lisière du Parc national du Mercantour, le pays du Haut-Verdon-Val-d'Allos offre des paysages d'une grande beauté, depuis le célèbre lac d'Allos, le plus grand lac d'altitude d'Europe[réf. nécessaire], jusqu'à la cascade de La Lance, près de Colmars-les-Alpes. La flore est riche et variée, étagée suivant l'altitude : mélèzes, épicéas, sapins mais aussi clématites des Alpes, pivoines sauvages et lys martagon.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les montagnes autour d’Allos sont composées de schistes noirs.

Relief[modifier | modifier le code]

Deux montagnes massives et rocheuses occupent le fond, une plage de sable blanc, occupée par des touristes, borde un lac bleu.
La Roche-Grande, dominant la base de loisir.

Tout autour d’Allos, en partant du col d'Allos (2 247 m, au nord du village) et en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre :

  • sur une arête nord-sud, la montagne de Cheiroueche (2 362 m) et dominant le village, Roche-Grande (2 409 m), totalement dénudée ;
  • au Nord le Petit Cheval de Bois (2 754 m) et le Grand Cheval de Bois (2 838 m) ; le Pichs ou Nivoulet (2 575 m) ;
  • à l’est : le Cimet (3 020 m), séparé du Téton (2 969 m) par le petit col de Talon (2 678 m) ; Mont Pelat (3 050 m) et entre Allos et celui-ci, la Tête du Vallonnet (2 710 m) et la Tête de Prachastel (2 320 m) ;
  • autour du lac d'Allos : le Trou de l'Aigle (2 961 m) ; le col de la Petite Cayolle (2 639 m) ; le sommet des Garrets (2 822 m) ; la Montagne de l’Avalanche (2 729 m), la Tête du Lac (2 626 m), le groupe des Tours du Lac (cinq sommets entre 2 585 et 2 745 m) et la Tête de Valplane (2 624 m) ;
  • au Sud : la Roche Cline (2 415 m) et, rive droite du Verdon, l’Autapie (2 435 m) ;
  • à l'ouest : le Gros Tapi (2 371 m) ; sommet de Valcibière (2 375 m) ; le Mourre Gros (2 652 m) ; la Tête Noire (2 560 m) ; la Tête de l'Auriac (2 639 m) ; les Trois-Évêchés (2 818 m) ; Tête de la Sestrière (2 575 m) ;
  • au nord-ouest du col d’Allos : la Tête de Vescal (2 515 m).

Les sommets à l’ouest d’Allos appartiennent au massif des Trois-Évêchés, ceux à l’est au massif secondaire du Mont Pelat.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 869 ha de bois et forêts[1].

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • la Beaumelle ;
  • la Beaume ;
  • la Foux ;
  • la Foux d’Allos ;
  • le Seignus Bas et Haut ;
  • le Villard Bas et Haut ;
  • le Brec Bas et Haut ;
  • Sainte-Brigitte Basse et Haute ;
  • le Foreston ;
  • Bouchiers ;
  • la Peyrière Basse et Haute ;
  • Prémin ;
  • Montgros ;
  • Champrichard ;
  • le Collet ;

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Allos-Colmars est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune d'Allos est également exposée à trois autres risques naturels[4]:

  • avalanche,
  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée du Verdon),
  • mouvement de terrain : la commune est concernée par un aléa moyen à fort sur des espaces limités[5].

La commune d'Allos est exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage, concernant la retenue collinaire de la Tardée au-dessus de la station de la Foux-d’Allos[6].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 1998 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et d’avalanche[6] et le Dicrim existe depuis 2010[7].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1984 pour le tremblement de terre, et en 1994 et 2003 pour des inondations et des coulées de boue[4]. En novembre 2012, un glissement de terrain a coupé la seule route d'accès aux hameaux du Bouchier et de la Colette, coupure qui a duré plus de sept mois[8].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Allos et ses communes limitrophes[9]
Rose des vents Méolans-Revel Uvernet-Fours Rose des vents
Prads-Haute-Bléone N Entraunes
O    Allos    E
S
Villars-Colmars - Colmars

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1056, sous le nom d’ad Alodes, ce qui signifie les alleux en occitan[10],[11],[12]. Une hypothèse pré-gauloise a également été envisagée[13], plus conforme aux règles phonétiques locales selon les Fénié. Le nom d’Allos dérive alors d’Al-, désignant les rochers. La formation Alodes serait dans ce cas une mauvaise latinisation[14]. La commune se nomme Alòs en occitan vivaro-alpin.

Le nom de la station La Foux-d’Allos désigne les gorges étroites, les à-pic proches[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Fontaine d'Allos et jour de marché

Aperçu général[modifier | modifier le code]

Allos est une commune de haute-montagne dont la principale ressource est le tourisme, randonnée à pied l'été et surtout sports de glisse l’hiver.

En 2009, la population active s'élevait à 381 personnes, dont 20 chômeurs[16] (46 fin 2011[17]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (65,7 %)[18] et travaillent très majoritairement dans la commune (près de 91 %)[18], ce qui s’explique par la prédominance du secteur touristique, qui offre ainsi les emplois suffisants aux habitants de la commune. En conséquence, l'essentiel des actifs de la commune sont employés dans les services et l'administration (97 % fin 2010)[19]. L'industrie, la construction et l’agriculture n’emploient plus qu’une part résiduelle des actifs[19].

Au 1er janvier 2011, les établissements actifs dans la commune sont principalement des commerces et des services (215 des 326 établissements), et ceux du secteur administratif, sanitaire et social (69)[19].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 15 établissements différents[19] dont 1 employant 3 salariés[19].

L’essentiel des données de l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture sont couvertes par le secret statistique, ce qui indique la faiblesse des effectifs et des surfaces cultivées[20]. En 2000, les trois exploitations utilisaient une surface agricole utile (SAU) de 281 ha, en forte régression depuis 1988 (406 ha)[21].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 27 établissements, essentiellement artisanaux (22 entreprises n’emploient aucun salarié). Le secteur emploie 11 salariés[19].

Activités de services[modifier | modifier le code]

La commune compte deux stations :

  • Val d’Allos-La Foux, dont le domaine skiable communique avec Pra Loup ;
  • Val d’Allos-Le Seignus, qui dispose de l’appellation station-village car elle est reliée par téléphérique au village d’Allos.
Nautisme sur le plan d'eau d'Allos.

Le tourisme estival est aussi développé, avec les différents plans d’eau et les randonnées en montagne.

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, service) comptait 215 établissements (avec 434 emplois salariés), auxquels s'ajoutent les 69 établissements administratifs et du secteur sanitaire et social (salariant 52 personnes)[19].

D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de 5 touristes accueillis pour un habitant[22], avec une importante capacité d'hébergement marchande[23]. Plusieurs structures d'hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • de nombreux hôtels[24] (7 classés deux étoiles, et un classé trois étoiles[25] avec une capacité de 128 lits[26]) ;
  • aucun camping[27] ;
  • quelques meublés[28], dont certains labellisés[29] ;
  • les chambres d’hôtes sont absentes de la commune[30] ;
  • une importante capacité d’accueil en hébergements collectifs variés (refuges l’été, auberges de jeunesse, villages de vacances)[31].

Ce sont néanmoins les résidences secondaires qui pèsent le plus lourd dans la capacité d'accueil avec près de 5000 résidences secondaires (4900 logements sur 5340[32],[25]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le nom du peuple installé dans la haute vallée du Verdon n’est pas certain, mais il peut s’agir des Eguiturii[33]. À la fin de l’Empire romain, la haute vallée du Verdon dépend de la civitas et de l’évêché de Thorame[34].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il est possible que le premier village ait été construit autour de Notre-Dame-du-Valvert, au Haut Moyen Âge. Il se serait ensuite perché à Banivol, avant de redescendre aux XIIe-XIIIe siècles[35]. La bourgade, citée dès 1056[36],[35], a son consulat dès 1233, par privilège du comte de Provence[37],[38], ainsi qu’une foire[39]. C’est le comte Raimond Bérenger Vqui accorde le 27 novembre 1233 un consulat à Allos, en même temps et selon les même termes que Colmars et Beauvezer[40] ; le consulat est une institution collégiale comprenant un chevalier, désigné parmi les nobles de la localité, trois notables, et le bailli ou bayle, représentant le comte. La charte de 1233 précise quels sont les cas où la justice sera rendue par les consuls (la justice civile) et limite le montant des cens et du droit de cavalcade prélevés par le comte[41].

Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, Charles de Duras et Marie de Blois, agissant pour le comte de son fils Louis II d'Anjou, s’affrontent pour recueillir l’héritage de la reine Jeanne. Ce ralliement est l’occasion pour les communautés d’Allos, Colmars et Beauvezer de négocier en août 1385 une extension de leurs privilèges : la position de faiblesse du pouvoir comtal leur permet de lui extorquer d’importantes concessions[42] : outre une réduction substantielle des impôts déjà limités en 1233, et des remises sur les droits déjà dus, le domaine de la justice rendue par les consuls est étendu, et ceux-ci percevront les revenus générés par cette activité à la place du comte. Les communautés obtiennent le droit d’établir moulins et jardins sans autorisation et sans payer de cens[43], les pouvoirs de police du comte sont limités, une partie des lods et trézains sont abolis, les habitants des trois communautés sont exemptés de droits de passage pour leurs troupeaux transhumants et les marchandises qu’ils transportent dans tout le comté. De plus, ils peuvent transporter du sel sans contrainte[44]. Enfin, les habitants peuvent construire des maisons en s’appuyant sur les murailles, percer celles-ci pour y établir des fenêtres ou des portes, aucune garnison ne sera installée sans l’accord des habitants et cela se fera aux frais des comtes, les habitants ont le droit de construire des fossés d’irrigation qui traversent les chemins, et enfin Charles III renonce au droit de vendre la seigneurie sur les trois communautés. Dans le cas contraire, et si les communautés se défendent, même les « armes à la main », aucune sanction ne sera prise contre elles et leurs habitants[45]. À la fin de la guerre de l’Union d’Aix, Allos passe avec la vallée de l'Ubaye et Nice aux comtes de Savoie jusqu’en 1713. De cette époque jusqu’au début de la Révolution française, Allos est rattaché administrativement à Barcelonnette ; le premier découpage des Basses-Alpes inclut Allos dans le district de Barcelonnette[46].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de religion, le duc de Lesdiguières bombarde le bourg sans le prendre en 1597. Il avait fait passer son armée par le col de Thuiles[47].

Les particularités de la communauté d’Allos, qui occupe plusieurs vallons profonds, et dont l’habitat est dispersé en de multiples hameaux, conduit à la création de trois paroisses au XVIIe siècle : une à La Foux, une à Bouchiers et une à Baumelle. Il se construit en outre de très nombreuses chapelles : 29 au total tout au long de l’histoire[35].

Plusieurs incendies majeurs ravagent le bourg en 1718, 1747, 1769[48].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[49].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. En 1825, le cadastre dit napoléonien d’Allos est achevé[50].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant d’Allos[51].

Comme de nombreuses communes du département, Allos se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà quatre écoles dispensant une instruction primaire aux garçons au chef-lieu, au Bouchier, à la Baumelle et à la Foux[52]. Les filles ne sont pas concernées, bien que la loi Falloux impose l’obligation aux communes de plus de 800 habitants d’instruire également les filles[53] ; l’école de filles ouvre cependant avant les lois Jules Ferry. La deuxième loi Duruy (1877) permet à la commune, grâce aux subventions de l’État, d’améliorer les écoles d’Allos et de la Foux[54].

La commune d’Allos est durement touchée par la Première Guerre mondiale, avec 32 morts. Une souscription publique est lancée afin de financer la construction du monument aux morts. Une autre souscription, de fin 1919 à 1921, a lieu dans toute les communes de la vallée de l'Ubaye, auxquelles se joint Allos, et permet de financer un monument aux 509 morts de la vallée, érigé à Barcelonnette par Paul Landowski[55].

Au XXe siècle, Allos devient une commune touristique : en 1935, des remontées mécaniques sont construites au Seignus et à la Foux. Dans les années 1970, quand les sports d’hiver deviennent des loisirs de masse, des stations d’hiver sont construites dans les deux hameaux[47]. Ce n’est qu’en 1985 qu’Allos se tourne vers le bas de sa vallée en intégrant l’arrondissement de Castellane[46].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Allos (04).svg

Blasonnement :
d'argent au demi-vol de gueules soutenu d'un os de sable posé en fasce[56]

Armes parlantes : Allos, en latin Allosium, en provençal Alouès. Alo-ouès, Aile-os[56].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
         
mai 1945   Jean Pellegrin[58] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
         
    Jean Caire[59]    
         
1971 1996 René Cèze[60] RPR  
1996 mars 2014 Michel Lantelme   Président de la CCHVVA
avril 2014   Chantal Caire-Caïs[59],[61]   fille de Jean Caire, retraitée, comptable et gérante d'entreprises[59]

L'élection du conseil municipal de mars 2008 a fait l'objet d'un recours devant le tribunal administratif de Marseille ; le jugement a conduit à la tenue de nouvelles élections en septembre.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'une bibliothèque informatisée depuis 2004 (catalogue en ligne), dans le cadre du réseau de bibliothèques du Haut-Verdon (communauté de communes du Haut-Verdon-Val-d'Allos) et de deux écoles primaires (une à Allos, une à La Foux d’Allos)[62].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Allos comptait 669 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Allos). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1344 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836
254 feux 361 feux[67] 52 feux 1 491[47] 1 332 1 404 1 467 1 460 1 513 1 484
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
1 410 1 426 1 337 1 332 1 202 1 205 1 202 1 121 1 157 1 127
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
972 932 878 857 826 626 557 550 542 468
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 -
525 449 497 564 681 705 637 676 669 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[63], Insee[64],[65],[66] et EHESS[46] pour les chiffres issus des recensements légaux.)


L’histoire démographique d’Allos, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1846. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse de la population, qui plus est un mouvement de longue durée. En 1921, la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population (par rapport au maximum historique)[68]. Le mouvement de baisse continue jusqu'aux années 1960. Depuis, la population a crû, sans atteindre l'équivalent de 50 % de la population de 1831.

Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sébastien ou des Pénitents

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Il subsiste un vestige de l’enceinte médiévale : les premiers étages d’une tour, à l’entrée sud du village, transformée en clocher[69].

La tour de Banivol (7,2 m de côté) date du XIIe ou du XIIIe siècles. Elle peut avoir protégé un petit bourg. La chapelle Saint-Pierre toute proche aurait été soit la chapelle castrale, soit l’église paroissiale[70],[35].

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Du point de vue de l’architecture civile :

  • la station de la Foux d’Allos, dans le style classique des stations de ski ;
  • les toitures sont dominées par la tôle ondulée (milieu des années 1980)[71], avec une présence de toits d’ardoise et de tuiles en écaille traditionnelles.

Image:Allos, La Foux d’Allos.JPG|Bâtiments modernes à la Foux d’Allos. Image:Maisons d'Allos.jpg|Différentes couvertures des toitures.

Dans le village d’Allos, se trouve encore un cadran solaire de 1913[72].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Les églises et chapelles rurales sont d'un style sobre (style alpin), imposé par le climat. Notre-Dame-de-Valvert à Allos en est un bel exemple du XIIIe siècle.

L’étendue de la commune, son importante population au XIXe siècle lorsque les paroisses et leurs succursales étaient sous le régime concordataire, et les communications rendues difficiles le relief et par la neige l’hiver, toutes ces conditions ont justifié la création de plusieurs églises paroissiales ou de succursales :

  • Saint-Jean-Baptiste à la Foux (XVIIIe siècle), de style roman traditionnel[73] et dont la façade est ornée d’un cadran solaire de 1757[74]. Elle possède un ex-voto en cuir de Cordoue, daté de 1675[75] ;
  • église Saint-Sébastien ou des Pénitents au village, avec la montée en gloire de saint Sébastien peint sur la coupole[76]. Elle sert au culte paroissial l’hiver[35] ;
  • Saint-Antoine au Bouchier ; de la Visitation à la Baumelle.

Chapelles[modifier | modifier le code]

La commune compte également de nombreuses chapelles :

  • sur la chapelle Notre-Dame-des-Monts, un cadran solaire date de 1757 et porte la légende « Dieu seul est éternel ; déjà loin de toi »[77] ;
  • autres chapelles : Saint-Jacques au Seignus-Bas[35] ; Saint-Laurent au Seignus-Haut[35] ; Saint-Pierre, avec un retable fermé par deux petites portes, du XVIe siècle[78] ; Saint-Roch[35] ; Notre-Dame-des-Monts au lac d’Allos ; Notre-Dame-de-Lumière à la Baumelle ; Notre-Dame-de-Grâce au Guiman[35] ; Sainte-Brigitte au hameau Sainte-Brigitte[35] ; Sainte-Madeleine[35] et Saint-Joseph au Villard Bas ; Notre-Dame-de-la-Fleur au Villard-Haut[35].

Notre-Dame-de-Valvert[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-Valvert et charrette bleue.

L’église paroissiale d’Allos date de la première moitié du XIIIe siècle[35] ; elle est classée monument historique en 1846 pour des parties datées de la deuxième moitié du IXe et du Xe siècles[79].

Elle est construite en appareil moyen et régulier. Son chevet est composé d’une simple abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four[80]. Comme toutes les églises de style alpin, seul le mur sud est percé de trois baies, en plein-cintre.

Le décor est rare : les murs sont ornés d’une suite de petits arcs : ce décor est une évolution tardive (XIIIe siècle) de la bande lombarde[81]issue du premier art roman[82]. Les chapiteaux sont ornés de feuillages, sauf ceux de la façade, ornés de masques (influence lombarde) et d’animaux[83]. La façade est renforcée de deux contreforts en biais, aux angles.

Raymond Collier signale plusieurs particularités de N.-D.-de-Valvert par rapport au type commun du style roman alpin :

  • les pilastres soutenant les arcs doubleaux sont remplacés par des colonnes engagées (ou demi-colonnes)[84] ;

Elle est endommagée au début du XVIIe siècle et en 1697 par les guerres : la seconde fois, ce sont les Savoyards qui provoquent l’effondrement du clocher. La voûte du chœur est réparée entre cette date et 1723, avant que le clocher soit abattu en 1727. L’incendie d’Allos le 15 novembre 1747 atteint l’église et lui cause d’importants dégâts. Un nouveau clocher est construit en 1751. D’importants travaux de restauration ont lieu entre 1894 et 1896 : base de la façade et des murs gouttereaux, baies, contreforts entièrement reconstruits, et la voûte de la troisième travée elle-aussi entièrement reconstruite. Le reste des voûtes et le clocher sont reconstruits en 1899-1904, avec diverses réparations, qui font disparaître les peintures murales[85].

Parmi le mobilier :

Bien qu’église paroissiale, elle est à l’écart du village, et ne sert d’église que l’été, la chapelle Saint-Sébastien servant au culte paroissial l’hiver[35].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton d’Allos », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013.
  2. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  3. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  4. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 25 juin 2012.
  5. Préfecture, DDRM, p. 37.
  6. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, op. cit., p. 95.
  7. Dicrim d’Allos, base Dicrim, consultée le 25 juin 2011.
  8. R. F. et F. R., « Les hameaux de deux hameaux sont isolés après un éboulement », La Provence, 21 juin 2013, p. 14
  9. IGN, Carte topographique d'Allos sur Géoportail. Consulté le 26 octobre 2013..
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195),‎ 1991, 1852 p. (lire en ligne). Notice 26931.
  11. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence : depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 44-45.
  12. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 159-160.
  13. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire.
  14. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 17-18.
  15. Fénié, op. cit., p. 88.
  16. Insee, Dossier local - Commune : , p. 5.
  17. Insee, Dossier local, p. 8.
  18. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  19. a, b, c, d, e, f et g Insee, Dossier local, p. 16.
  20. Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  21. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
  22. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  23. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7.
  24. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11.
  25. a et b Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
  26. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 17.
  27. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21.
  28. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32.
  29. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 33.
  30. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 38.
  31. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30.
  32. Insee, « Chiffres-clés : commune de  », consulté le 18 février 2013.
  33. Raymond Boyer et Guy Barruol, carte 12 « Peuples et habitats de l’époque pré-romaine », in Baratier, Duby & Hildesheimer, Atlas historique de la Provence, et commentaire.
  34. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22.
  35. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Daniel Thiery, « Allos », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 12 décembre 2010, mis à jour le 15 décembre 2010, consulté le 25 juin 2012.
  36. Présentation de la commune d’Allos, « Notice no IA04000235 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 25 septembre 2010.
  37. Mireille Mistral, L’industrie Drapière dans la Vallée du Verdon, thèse de doctorat d’État en Sciences économiques, Académie d’Aix-en-Provence, Nice, 1951, 231 p., p. 43.
  38. André Gouron, « Diffusion des consulats méridionaux et expansion du droit romain aux XIIe et XIIIe siècles », Bibliothèque de l'école des chartes, 1963, tome 121. p. 49.
  39. Louis Stouff, « carte 86 : Port, routes et foires du XIIIe au XVe siècles », in Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969.
  40. Raymond Collier, « Un exemple de privilèges municipaux sous l’Ancien Régime, en Provence : Colmars-les-Alpes, Allos, Beauvezer », Provence historique, tome 25, no 100, 1975, p. 193.
  41. Raymond Collier, Un exemple…, p. 194.
  42. Raymond Collier, Un exemple…, p. 199.
  43. Collier, Un exemple…, p. 196.
  44. Collier, Un exemple…, p. 197.
  45. Collier, Un exemple…, p. 198.
  46. a, b et c EHESS, notice communale d’Allos sur le site Cassini, consultée le 18 juillet 2009.
  47. a, b et c Géraud Buffa et Élisabeth Sauze, « Notice no IA04000293 », base Mérimée, ministère français de la Culture, notice de présentation de la commune d’Allos, 29 juillet 2007, consultée le 15 septembre 2010.
  48. Mireille Mistral, op. cit., p. 44.
  49. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298.
  50. Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du XIXe siècle dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, XVIIIe-XXIe siècle, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86004-016-7), p. 10.
  51. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 72.
  52. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  53. Labadie, op. cit., p. 16.
  54. Labadie, op. cit., p. 11.
  55. Sylvie Arnaud, « Dix-neuf monuments aux morts pour les Poilus Ubayens », La Provence, 11 novembre 2013, p. 11.
  56. a et b Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994.
  57. Jean-Esprit Péllissier, Histoire d'Allos depuis les Temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Digne, 1901, Imprimerie Chaspoul & VveBarbaroux.
  58. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 1er avril 2014.
  59. a, b et c F. R., « Chantal Caïre-Cais élue première magistrate », La Provence, 12 avril 2014, p. 10.
  60. René Cèze est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Jacques Chirac (RPR) à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010.
  61. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « De Aiglun à Braux (liste 1) », Les communes du département, consultée le 16 avril 2014.
  62. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Digne, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  63. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 159.
  64. « Résultats du recensement de la population - Allos », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  65. « Recensement de la population au 1er janvier 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  66. « Recensement de la population au 1er janvier 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  67. Mireille Mistral, op. cit., p. 47.
  68. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 287.
  69. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 309.
  70. Élisabeth Sauze, « Notice no IA04000349 », base Mérimée, ministère français de la Culture, 29 juillet 2003, consultée le 15 septembre 2010
  71. Raymond Collier, op. cit., p. 345, donc au milieu des années 1980.
  72. Homet et Rozet, op. cit., p. 77.
  73. Raymond Collier, op. cit., p. 216.
  74. Raymond Collier, op. cit., p. 448.
  75. Raymond Collier, op. cit., p. 532.
  76. Raymond Collier, op. cit., p. 487.
  77. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p. 86.
  78. Raymond Collier, op. cit., p. 471.
  79. Arrêté de 1846, « Notice no PA00080349 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 15 septembre 2010.
  80. Raymond Collier, op. cit., p. 114.
  81. Raymond Collier, op. cit., p. 80.
  82. Victor Lassalle, « Survivances du premier art roman en Provence », Cahiers de civilisation médiévale. 20e année (n°77), Janvier-mars 1977, p. 6.
  83. Raymond Collier, op. cit., p. 115.
  84. Raymond Collier, op. cit., p. 75.
  85. Notice de la Base Mérimée
  86. Raymond Collier, op. cit., p. 466.
  87. Arrêté du 25 mars 1956, « Notice no 04000296 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 25 octobre 2008.
  88. Arrêté du 31 juillet 1970, « Notice no 04000294 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 25 octobre 2008.
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