Allos

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Allos
Le lac
Le lac
Blason de Allos
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Allos-Colmars
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Verdon-Val d'Allos
Maire
Mandat
Michel Lantelme
2008-2014
Code postal 04260
Code commune 04006
Démographie
Population
municipale
691 hab. (2010)
Densité 5,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 28″ N 6° 37′ 43″ E / 44.2411111111, 6.6286111111144° 14′ 28″ Nord
       6° 37′ 43″ Est
/ 44.2411111111, 6.62861111111
  
Altitude Min. 1 339 m — Max. 3 040 m
Superficie 116,65 km2
Localisation

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Allos

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Allos

Allos est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Commune de haute-montagne des Alpes méridionales, Allos connaît un important exode rural au XIXe siècle, suivant le mouvement démographique du département. Puis la commune a été bouleversée depuis quatre-vingt ans par les sports d’hiver : les constructions d’hébergements et les remontées ont modifié le paysage et l’urbanisme montagnard. L’économie a été également été profondément modifiée, la quasi-totalité des emplois se trouvant dans le tourisme. Les activités traditionnelles agricoles ne subsistent plus que marginalement.

Historiquement, Allos, située au fond de la vallée du Verdon, a longtemps été rattachée à la vallée de l’Ubaye : d’abord à l’époque où l’Ubaye appartient aux États de Savoie (de 1388 à 1713), puis après le rattachement à la France, elle continue d’être administrée de l’autre côté du col d’Allos (impraticable l’hiver). Même après la Révolution, elle est rattachée au district de Barcelonnette. Ce n’est qu’en 1985 qu’elle s’est (administrativement parlant) tournée vers sa vallée, en acceptant le rattachement au canton de Colmars.

Ses habitants sont appelés les Allossards.

Sommaire

Géographie [modifier]

Nautisme sur le lac

Allos est situé à 1 425 m d’altitude[1]. Le val d'Allos est traversé par le Verdon de sa source (à la Foux d'Allos dans le vallon de Sestrière) à 2 500 m d'altitude.

En lisière du Parc national du Mercantour, le pays du Haut-Verdon-Val-d'Allos offre des paysages d'une grande beauté, depuis le célèbre lac d'Allos, le plus grand lac d'altitude d'Europe[réf. nécessaire], jusqu'à la cascade de La Lance, près de Colmars-les-Alpes. La flore est riche et variée, étagée suivant l'altitude : mélèzes, épicéas, sapins mais aussi clématites des Alpes, pivoines sauvages et lys martagon.

Hameaux [modifier]

  • La Beaumelle ;
  • La Beaume ;
  • La Foux ;
  • La Foux d’Allos ;
  • Le Seignus Bas et Haut ;
  • le Villard Bas et Haut ;
  • Le Brec Bas et Haut ;
  • Sainte-Brigitte Basse et Haute ;
  • Le Foreston ;
  • Bouchiers ;
  • La Peyrière Basse et Haute ;
  • Prémin ;
  • Montgros ;
  • Champrichard ;
  • Le Collet ;

Sommets et cols [modifier]

La Roche-Grande, dominant le lac

Tout autour d’Allos, en partant du col d'Allos (2 247 m, au nord du village) et en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre :

  • sur une arête nord-sud, la montagne de Cheiroueche (2 362 m) et dominant le village, Roche-Grande (2 409 m), totalement dénudée ;
  • au Nord le Petit Cheval de Bois (2 754 m) et le Grand Cheval de Bois (2 838 m) ; le Pichs ou Nivoulet (2 575 m) ;
  • à l’est : le Cimet (3 020 m), séparé du Téton (2 969 m) par le petit col de Talon (2 678 m) ; Mont Pelat (3 050 m) et entre Allos et celui-ci, la Tête du Vallonnet (2 710 m) et la Tête de Prachastel (2 320 m) ;
  • autour du lac d'Allos : le Trou de l'Aigle (2 961 m) ; le col de la Petite Cayolle (2 639 m) ; le sommet des Garrets (2 822 m) ; la Montagne de l’Avalanche (2 729 m), la Tête du Lac (2 626 m), le groupe des Tours du Lac (cinq sommets entre 2 585 et 2 745 m) et la Tête de Valplane (2 624 m) ;
  • au Sud : la Roche Cline (2 415 m) et, rive droite du Verdon, l’Autapie (2 435 m) ;
  • à l'ouest : le Gros Tapi (2 371 m) ; sommet de Valcibière (2 375 m) ; le Mourre Gros (2 652 m) ; la Tête Noire (2 560 m) ; la Tête de l'Auriac (2 639 m) ; les Trois-Évêchés (2 818 m) ; Tête de la Sestrière (2 575 m) ;
  • au nord-ouest du col d’Allos : la Tête de Vescal (2 515 m).

Les sommets à l’ouest d’Allos appartiennent au massif des Trois-Évêchés, ceux à l’Est au massif secondaire du Mont Pelat.

Géologie [modifier]

Les montagnes autour d’Allos sont composées de schistes noirs.

Risques naturels et technologiques [modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Allos-Colmars est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[2], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[3]. La commune d'Allos est également exposée à trois autres risques naturels[3]:

  • avalanche,
  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée du Verdon),
  • mouvement de terrain : la commune est concernée par un aléa moyen à fort sur des espaces limités[4].

La commune d'Allos est exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage, concernant la retenue collinaire de la Tardée au-dessus de la station de la Foux-d’Allos[5].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 1998 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et d’avalanche[5] et le Dicrim existe depuis 2010[6].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1984 pour le tremblement de terre, et en 1994 et 2003 pour des inondations et des coulées de boue[3].

Communes limitrophes [modifier]

Allos et ses communes limitrophes[7]
Rose des vents Méolans-Revel Uvernet-Fours Rose des vents
Prads-Haute-Bléone N Entraunes
O    Allos    E
S
Villars-Colmars - Colmars

Toponymie [modifier]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1056, sous le nom d’ad Alodes, ce qui signifie les alleux en occitan[8],[9],[10]. Une hypothèse pré-gauloise a également été envisagée[11], plus conforme aux règles phonétiques locales selon les Fénié. Le nom d’Allos dérive alors d’Al-, désignant les rochers. La formation Alodes serait dans ce cas une mauvaise latinisation[12]. La commune se nomme Alòs en occitan vivaro-alpin.

Le nom de la station La Foux-d’Allos désigne les gorges étroites, les à-pic proches[13].

Économie [modifier]

Fontaine d'Allos et jour de marché

Aperçu général [modifier]

Allos est une commune de haute-montagne dont la principale ressource est le tourisme, randonnée à pied l'été et surtout sports de glisse l’hiver.

En 2009, la population active s'élevait à 381 personnes, dont 20 chômeurs[14] (46 fin 2011[15]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (65,7 %)[16] et travaillent très majoritairement dans la commune (près de 91 %)[16], ce qui s’explique par la prédominance du secteur touristique, qui offre ainsi les emplois suffisants aux habitants de la commune. En conséquence, l'essentiel des actifs de la commune sont employés dans les services et l'administration (97 % fin 2010)[17]. L'industrie, la construction et l’agriculture n’emploient plus qu’une part résiduelle des actifs[17].

Au 1er janvier 2011, les établissements actifs dans la commune sont principalement des commerces et des services (215 des 326 établissements), et ceux du secteur administratif, sanitaire et social (69)[17].

Agriculture [modifier]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 15 établissements différents[17] dont 1 employant 3 salariés[17].

L’essentiel des données de l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture sont couvertes par le secret statistique, ce qui indique la faiblesse des effectifs et des surfaces cultivées[18]. En 2000, les trois exploitations utilisaient une surface agricole utile (SAU) de 281 ha, en forte régression depuis 1988 (406 ha)[19].

Industrie [modifier]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 27 établissements, essentiellement artisanaux (22 entreprises n’emploient aucun salarié). Le secteur emploie 11 salariés[17].

Activités de service [modifier]

La commune compte deux stations :

  • Val d’Allos-La Foux, dont le domaine skiable communique avec Pra Loup ;
  • Val d’Allos-Le Seignus, qui dispose de l’appellation station-village car elle est reliée par téléphérique au village d’Allos.

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, service) comptait 215 établissements (avec 434 emplois salariés), auxquels s'ajoutent les 69 établissements administratifs et du secteur sanitaire et social (salariant 52 personnes)[17].

D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de 5 touristes accueillis pour un habitant[20], avec une importante capacité d'hébergement marchande[21]. Plusieurs structures d'hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • de nombreux hôtels[22] (7 classés deux étoiles, et un classé trois étoiles[23] avec une capacité de 128 lits[24]) ;
  • aucun camping[25] ;
  • quelques meublés[26], dont certains labellisés[27] ;
  • les chambres d’hôtes sont absentes de la commune[28] ;
  • une importante capacité d’accueil en hébergements collectifs variés (refuges l’été, auberges de jeunesse, villages de vacances)[29].

Ce sont néanmoins les résidences secondaires qui pèsent le plus lourd dans la capacité d'accueil avec près de 5000 résidences secondaires (4900 logements sur 5340[30],[23]).

Histoire [modifier]

Le nom du peuple installé dans la haute vallée du Verdon n’est pas certain, mais il peut s’agir des Eguiturii[31]. À la fin de l’Empire romain, la haute vallée du Verdon dépend de la civitas et de l’évêché de Thorame[32].

Il est possible que le premier village ait été construit autour de Notre-Dame-du-Valvert, au Haut Moyen Âge. Il se serait ensuite perché à Banivol, avant de redescendre aux XIIe-XIIIe siècles[33]. La bourgade, citée dès 1056[34],[33], a son consulat dès 1233, par privilège du comte de Provence[35], ainsi qu’une foire[36]. Allos appartient aux comtes de Provence jusqu’en 1388, puis passe avec la vallée de l'Ubaye aux comtes de Savoie jusqu’en 1713. De cette époque jusqu’au début de la Révolution française, Allos est rattaché administrativement à Barcelonnette ; le premier découpage des Basses-Alpes inclut Allos dans le district de Barcelonnette[37].

Lors des guerres de religion, le duc de Lesdiguières bombarde le bourg sans le prendre en 1597. Il avait fait passer son armée par le col de Thuiles[38].

Les particularités de la communauté d’Allos, qui occupe plusieurs vallons profonds, et dont l’habitat est dispersé en de multiples hameaux, conduit à la création de trois paroisses au XVIIe siècle : une à La Foux, une à Bouchiers et une à Baumelle. Il se construit en outre de très nombreuses chapelles : 29 au total tout au long de l’histoire[33].

Plusieurs incendies majeurs ravagent le bourg en 1718, 1747, 1769[39].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[40].

Au XXe siècle, Allos devient une commune touristique : en 1935, des remontées mécaniques sont construites au Seignus et à la Foux. Dans les années 1970, quand les sports d’hiver deviennent des loisirs de masse, des stations d’hiver sont construites dans les deux hameaux[38]. Ce n’est qu’en 1985 qu’Allos se tourne vers le bas de sa vallée en intégrant l’arrondissement de Castellane[37].

Héraldique [modifier]

Blason ville fr Allos (04).svg

Blasonnement :
d'argent au demi-vol de gueules soutenu d'un os de sable posé en fasce[41]

Armes parlantes : Allos, en latin Allosium, en provençal Alouès. Alo-ouès, Aile-os[41].

Administration [modifier]

Municipalité [modifier]

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
         
1971 1996 René Cèze[43] RPR  
1996 réélu en 2008[44] Michel Lantelme   Président de la CCHVVA

L'élection du conseil municipal de mars 2008 a fait l'objet d'un recours devant le tribunal administratif de Marseille ; le jugement a conduit à la tenue de nouvelles élections en septembre.

Éducation [modifier]

La commune est dotée d'une bibliothèque informatisée depuis 2004 (catalogue en ligne), dans le cadre du réseau de bibliothèques du Haut-Verdon (communauté de communes du Haut-Verdon-Val-d'Allos) et de deux écoles primaires (une à Allos, une à La Foux d’Allos)[45].

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 691 habitants.

Évolution démographique
1315 1344 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836
254 feux 361 feux[46] 52 feux 1491[38] 1 332 1 404 1 467 1 460 1 513 1 484
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
1 410 1 426 1 337 1 332 1 202 1 205 1 202 1 121 1 157 1 127
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
972 932 878 857 826 626 557 550 542 468
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
525 449 497 564 681 705 637 672 691 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[47], Insee[48] et EHESS[37] pour les chiffres issus des recensements légaux.

Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments [modifier]

Église Saint-Sébastien ou des Pénitents

Il subsiste un vestige de l’enceinte médiévale : les premiers étages d’une tour, à l’entrée sud du village, transformée en clocher[49].

Les églises et chapelles rurales sont d'un style sobre (style alpin), imposé par le climat. Notre-Dame-de-Valvert à Allos en est un bel exemple du XIIIe siècle.

L’étendue de la commune, son importante population au XIXe siècle lorsque les paroisses et leurs succursales étaient sous le régime concordataire, et les communications rendues difficiles le relief et par la neige l’hiver, toutes ces conditions ont justifié la création de plusieurs églises paroissiales ou de succursales :

  • Saint-Jean-Baptiste à la Foux (XVIIIe siècle), de style roman traditionnel[50] et dont la façade est ornée d’un cadran solaire de 1757[51]. Elle possède un ex-voto en cuir de Cordoue, daté de 1675[52] ;
  • église Saint-Sébastien ou des Pénitents au village, avec la montée en gloire de saint Sébastien peint sur la coupole[53]. Elle sert au culte paroissial l’hiver[33] ;
  • Saint-Antoine au Bouchier ; de la Visitation à La Baumelle ;
Différentes couvertures des toitures

La commune compte également de nombreuses chapelles :

  • sur la chapelle Notre-Dame-des-Monts, un cadran solaire date de 1757 et porte la légende « Dieu seul est éternel ; déjà loin de toi »[54] ;
  • autres chapelles : Saint-Jacques au Seignus-Bas[33] ; Saint-Laurent au Seignus-Haut[33] ; Saint-Pierre, avec un retable fermé par deux petites portes, du XVIe siècle[55] ; Saint-Roch[33] ; Notre-Dame-des-Monts au lac d’Allos ; Notre-Dame-de-Lumière à la Baumelle ; Notre-Dame-de-Grâce au Guiman[33] ; Sainte-Brigitte au hameau Sainte-Brigitte[33] ; Sainte-Madeleine[33] et Saint-Joseph au Villard Bas ; Notre-Dame-de-la-Fleur au Villard-Haut[33].

La tour de Banivol (7,2 m de côté) date du XIIe ou du XIIIe siècles. Elle peut avoir protégé un petit bourg. La chapelle Saint-Pierre toute proche aurait été soit la chapelle castrale, soit l’église paroissiale[56],[33].

Du point de vue de l’architecture civile :

  • la station de la Foux d’Allos, dans le style classique des stations de ski ;
  • les toitures sont dominées par la tôle ondulée (milieu des années 1980)[57], avec une présence de toits d’ardoise et de tuiles en écaille.

Dans le village d’Allos, se trouve encore un cadran solaire de 1913[58].

Notre-Dame-de-Valvert [modifier]

Notre-Dame-de-Valvert et charrette bleue

L’église paroissiale d’Allos date de la première moitié du XIIIe siècle[33] ; elle est classée monument historique en 1846 pour des parties datées de la deuxième moitié du IXe et du Xe siècles[59].

Elle est construite en appareil moyen et régulier. Son chevet est composé d’une simple abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four[60]. Comme toutes les églises de style alpin, seul le mur sud est percé de trois baies, en plein-cintre.

Le décor est rare : les murs sont ornés d’une suite de petits arcs : ce décor est une évolution tardive (XIIIe siècle) de la bande lombarde[61]. Les chapiteaux sont ornés de feuillages, sauf ceux de la façade, ornés de masques (influence lombarde) et d’animaux[62]. La façade est renforcée de deux contreforts en biais, aux angles.

Raymond Collier signale plusieurs particularités de ND-de-Valvert par rapport au type commun du style roman alpin :

  • les pilastres soutenant les arcs doubleaux sont remplacés par des colonnes engagées (ou demi-colonnes)[63] ;

Elle est endommagée au début du XVIIe siècle et en 1697 par les guerres : la seconde fois, ce sont les Savoyards qui provoquent l’effondrement du clocher. La voûte du chœur est réparée entre cette date et 1723, avant que le clocher soit abattu en 1727. L’incendie d’Allos le 15 novembre 1747 atteint l’église et lui cause d’importants dégâts. Un nouveau clocher est construit en 1751. D’importants travaux de restauration ont lieu entre 1894 et 1896 : base de la façade et des murs gouttereaux, baies, contreforts entièrement reconstruits, et la voûte de la troisième travée elle-aussi entièrement reconstruite. Le reste des voûtes et le clocher sont reconstruits en 1899-1904, avec diverses réparations, qui font disparaître les peintures murales[64].

Parmi le mobilier :

Bien qu’église paroissiale, elle est à l’écart du village, et ne sert d’église que l’été, la chapelle Saint-Sébastien servant au culte paroissial l’hiver[33].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes [modifier]

  1. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  2. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  3. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 25 juin 2012
  4. Préfecture, DDRM, p. 37
  5. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, op. cit., p. 95
  6. Dicrim d’Allos, base Dicrim, consultée le 25 juin 2011
  7. IGN, Géoportail, consultation à l’échelle Ville + 1/4, le 12 décembre 2008
  8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises. Notice 26931
  9. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence : depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 44-45
  10. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 159-160
  11. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  12. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 17-18
  13. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 88
  14. Insee, Dossier local - Commune : , p. 5
  15. Insee, Dossier local, p. 8
  16. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  17. a, b, c, d, e, f et g Insee, Dossier local, p. 16
  18. Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  19. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  20. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  21. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  22. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11
  23. a et b Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  24. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 17
  25. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21
  26. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  27. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 33
  28. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 38
  29. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
  30. Insee, « Chiffres-clés : commune de  », consulté le 18 février 2013
  31. Raymond Boyer et Guy Barruol, carte 12 « Peuples et habitats de l’époque pré-romaine », in Baratier, Duby & Hildesheimer, Atlas historique de la Provence, et commentaire
  32. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  33. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Daniel Thiery, « Allos », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 12 décembre 2010, mis à jour le 15 décembre 2010, consulté le 25 juin 2012
  34. Présentation de la commune d’Allos, Notice no IA04000235, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 25 septembre 2010
  35. Mireille Mistral, L’industrie Drapière dans la Vallée du Verdon, thèse de doctorat d’État en Sciences économiques, Académie d’Aix-en-Provence, Nice, 1951, 231 p. p 43
  36. Louis Stouff, « carte 86 : Port, routes et foires du XIIIe au XVe siècles », in Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  37. a, b et c EHESS, notice communale d’Allos sur le site Cassini, consultée le 18 juillet 2009
  38. a, b et c Géraud Buffa et Élisabeth Sauze, Notice no IA04000293, base Mérimée, ministère français de la Culture, notice de présentation de la commune d’Allos, 29 juillet 2007, consultée le 15 septembre 2010
  39. Mireille Mistral, op. cit., p 44
  40. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  41. a et b Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  42. Jean-Esprit Péllissier, Histoire d'Allos depuis les Temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Digne, 1901, Imprimerie Chaspoul & VveBarbaroux
  43. René Cèze est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Jacques Chirac (RPR) à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  44. Site de la préfecture des AHP
  45. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Digne, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  46. Mireille Mistral, op. cit., p 47
  47. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 159
  48. Résultats du recensement de la population - Allos, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012. ; Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012. ; Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  49. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. , p 309
  50. Raymond Collier, op. cit., p 216
  51. Raymond Collier, op. cit., p 448
  52. Raymond Collier, op. cit., p 532
  53. Raymond Collier, op. cit., p 487
  54. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p 86
  55. Raymond Collier, op. cit., p 471
  56. Élisabeth Sauze, Notice no IA04000349, base Mérimée, ministère français de la Culture, 29 juillet 2003, consultée le 15 septembre 2010
  57. Raymond Collier, op. cit., p 345, donc au milieu des années 1980
  58. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 77
  59. Arrêté de 1846, Notice no PA00080349, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 15 septembre 2010
  60. Raymond Collier, op. cit., p 114
  61. Raymond Collier, op. cit., p 80
  62. Raymond Collier, op. cit., p 115
  63. Raymond Collier, op. cit., p 75
  64. Notice de la Base Mérimée
  65. Raymond Collier, op. cit., p 466
  66. Arrêté du 25 mars 1956, Notice no 04000296, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 25 octobre 2008
  67. Arrêté du 31 juillet 1970, Notice no 04000294, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 25 octobre 2008