Allons (Alpes-de-Haute-Provence)

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43° 58′ 42″ N 6° 35′ 45″ E / 43.9783333333, 6.59583333333

Allons
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Saint-André-les-Alpes
Code commune 04005
Code postal 04170
Maire
Mandat en cours
Elie Galfard
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Moyen Verdon
Démographie
Population 133 hab. (2009)
Densité 3,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 42″ Nord
       6° 35′ 45″ Est
/ 43.9783333333, 6.59583333333
Altitudes mini. 951 m — maxi. 1992 m
Superficie 41,71 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Allons est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Allonsais.

Sommaire

[modifier] Géographie

La commune d'Allons occupe un territoire principalement situé dans la petite vallée de l'Ivoire, affluent du Verdon, à l’écart de la route principale de la vallée du Verdon. On peut observer deux fermetures naturelles du site, l'une au niveau de Vauclause qui correspond à la limite de la commune au niveau de la vallée du Verdon, l'autre immédiatement située à la sortie du village où on distingue des restes de fortification.

Le village est situé à 1073 m d’altitude[1]. En voiture, l’accès se fait uniquement par la route départementale 52, embranchement de la RD 955. Un arrêt facultatif du train des Pignes est partagé entre la commune d’Allons et celle d’Argens.

[modifier] Hameaux

La Moûtière ; la Forêt

[modifier] Communes voisines

Rose des vents La Mure-Argens Thorame-Haute Méailles Rose des vents
Saint-André-les-Alpes N Le Fugeret,
Annot
O    Allons    E
S
Angles Vergons

[modifier] Relief

  • crête de Puy de Rent (1996 m) ; le Puy (1820 m) ; Basse d’Allons (1493 m)
  • le Roncheret (1617 m) ; le Puel (1532 m) ; le col de l’Iscle (1394 m) ; sommet de Montagnone (1775 m)
  • crête de Chamatte ; Basse d’Angles ; crête des Serres, 1778 m au Serre Gros

[modifier] Géologie

[modifier] Risques naturels

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque nul. La commune d’Allons est exposée à cinq types de risques : feu de forêt, inondation, avalanche, mouvement de terrain et séisme[2]. Comme le reste du canton, la commune est située en zone de risque 1b (risque faible).

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe ni n’est prévu pour la commune[3].

[modifier] Hydrographie

Allons est traversé par le Verdon [4], rivière de 165,9 km affluent de la Durance, ainsi que par plusieurs ruisseaux et torrents.

[modifier] Climat

[modifier] Toponymie

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1113 (sous la forme Alonz). Ce toponyme s’est formé sur un nom propre germanique, Alonius, selon Ernest Nègre[5]. Charles Rostaing, avance quant à lui, que le nom s’est formé sur la racine orographique (en rapport avec la montagne) AL (qui entre dans la composition d’alpe)[6]. Cette racine est probablement antérieure aux Gaulois[7].

[modifier] Histoire

Une statue de bronze datant de l’Antiquité a été retrouvée sur la commune (actuellement perdue)[8].

[modifier] Moyen Âge

Le fief appartient d’abord aux évêques de Senez, puis à l’abbaye Saint-Victor de Marseille[9]. Plusieurs familles seigneuriales se sont succédé et ont parfois cohabité dans la rivalité. [réf. nécessaire]

On trouve dans le village trois bâtisses connues pour avoir abrité différentes familles nobles, parmi lesquelles les Requiston, de Richery, les Villeneuve et les d’Autane. Ces bâtisses sont assimilées à des châteaux, le plus imposant d'entre eux est celui des d’Autane implanté sur la place du même nom ; il surprend par ses dimensions importantes et son style du XVIIe siècle peu commun dans la région. Depuis la Révolution le château est partagé entre plusieurs propriétaires, et plusieurs transformations ont été effectuées notamment au niveau de la toiture. Les seigneurs les plus importants étaient les Requiston[1].

En 1390, Raymond de Turenne fait le siège du château de Vauclause.

L'histoire d'Allons est aussi liée à celle de Vauclause, cet éperon rocheux qui surplombe l'entrée dans la vallée de l'Ivoire. Au Moyen Âge, une communauté s’y était installée, près d’un château-fort dont il ne reste que quelques pans de murs. Cette communauté, qui comptait douze feux en 1315[9], est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle d’Allons[9]. Aujourd'hui on y trouve une ferme de grandes dimensions qui fait l'objet de travaux de restauration.

[modifier] De la fin du Moyen Âge à la Révolution française

En 1745, les habitants se révoltent contre une demande de l’évêque de Senez, qui fait enlever le buste de saint Domnin, patron de l’église paroissiale mais dont le culte est jugé dépassé, voire trop proche de rites païens. La résistance villageoise provoque un déplacement de l’évêque, Mgr de Vocance, qui est bousculé, ses vêtements déchirés. Devant la menace d’intervention militaire, les habitants font mine de céder, mais en fait cachent le buste et continuent leurs dévotions[10].

[modifier] Héraldique

Blason de Allons

Blasonnement:
« De gueules à un château donjonné de trois tours d’or maçonnées de sable »[11].

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1983 (?) réélu en 2008[12] Élie Galfard[13],[14] Divers gauche  

[modifier] Tendances politiques

[modifier] Intercommunalité

[modifier] Urbanisme

[modifier] Budget et fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Allons en 2009[15]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,00 % 0,88 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,50 % 2,53 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 40,05 % 3,33 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 16,47 %* 2,11 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable. La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale).

[modifier] Jumelages

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
89 19 359 330 350 359 467 488 517 466
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
408 378 355 340 315 284 292 277 272 214
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
195 173 194 187 179 176 163 145 112 96
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 - -
61 64 65 62 73 81 120 133 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[16], base Insee à partir de 1968[17],[18],[19].
Courbe d'évolution démographique d’Allons depuis 1793

[modifier] Économie

Les seuls emplois sur la commune sont trois agriculteurs et deux entreprises de maçonnerie, plus un camping au bord du Verdon et un bar qui ouvrent en période estivale. La plus grande partie de la population active travaille à Saint-André-les-Alpes[20].


[modifier] Équipements et services

[modifier] Transports urbains

[modifier] Éducation

[modifier] Sports

[modifier] Santé

[modifier] Vie locale

[modifier] Culte

[modifier] Environnement

[modifier] Lieux et monuments

La commune compte plusieurs chapelles : chapelle Saint-Martin (en ruines) ; chapelle Saint-Domnin, sur l’Ivoire, et plusieurs demeures seigneuriales, parfois qualifiées de châteaux[21] :

  • trois dans le village ;
  • une à Vauclause, en ruines ;
  • une à la Moutière.

L’église Saint-Martin, paroissiale, compte un mobilier intéressant, dont plusieurs objets ont fait l’objet d’une inscription à l’inventaire au titre des monuments historiques :

  • un buste-reliquaire de saint Dommin, premier évêque de Digne, en bois sculpté et doré, placé sur des brancards de procession[22] ;
  • un ostensoir en forme de soleil, en argent repoussé et ciselé, de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe[23] ;
  • un calice doré, de la deuxième moitié du XIXe siècle[24], et un calice d’argent richement orné, signé Dejean, du milieu du XIXe siècle[25] ;
  • plusieurs tableaux peints par Fidèle Patritti : une Résurrection (1851)[26] ; une Annonciation, d’avant 1858[27] ; une Donation du Rosaire (1851)[28] ;
  • les saints Dommin et Martin admirant le Sacré-Cœur, tableau d’avant 1858[29] ;
  • de petites statues, de saint Joseph, datée de 1856[30], et une Vierge à l’Enfant, de 1881[31].

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969

[modifier] Notes

  1. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  2. Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, consultée le 6 décembre 2010
  3. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, 2008, p. 22 (lire en ligne, PDF de 120 Mo)
  4. Fiche du Verdon sur le site du SANDRE
  5. Ernest Nègre, Toponymie globale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales. Notice 14291, p 826
  6. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 43
  7. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  8. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 31
  9. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 159
  10. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 753-754
  11. Banque du Blason
  12. Site de la préfecture des AHP
  13. Élie Galfard est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de François Mitterrand (PS) à l’élection présidentielle de 1988, cf. Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, pages 4792, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  14. Élie Galfard est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Daniel Gluckstein à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  15. (fr) Impots locaux à Allons, taxes.com
  16. base Cassini
  17. Résultats du recensement de la population - Allons sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  18. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  19. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  20. Parc naturel du Verdon, « La vie est une chance, saisis-là », Par nature : lettre du Parc naturel régional du Verdon, no 23, Hiver 2008/2009
  21. Raymond Collier, op. cit., p 274
  22. Arrêté du 30 janvier 1989, Notice no IM04001233, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 31 août 2008
  23. Arrêté du 30 janvier 1989, Notice no IM04001231, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 31 août 2008
  24. Arrêté du 30 janvier 1989, Notice no IM04001230, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 31 août 2008
  25. Arrêté du 30 janvier 1989, Notice no 04001229, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 31 août 2008
  26. Arrêté du 30 janvier 1989, Notice no 04001228, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 31 août 2008
  27. Arrêté du 30 octobre 2007, Notice no 04001227, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 31 août 2008
  28. Arrêté du 30 janvier 1989, Notice no 04001226, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 31 août 2008
  29. Arrêté du 30 octobre 2007, Notice no 04001225, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 31 août 2008
  30. Arrêté du 30 janvier 1989, Notice no 04001223, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 31 août 2008
  31. Arrêté du 30 janvier 1989, Notice no 04001222, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 31 août 2008
  32. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 153

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