Rougon
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| Rougon | ||
Le Village |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |
| Arrondissement | Castellane | |
| Canton | Castellane | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Moyen Verdon[1] | |
| Maire Mandat |
Michel Facchin 2008-2014 |
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| Code postal | 04120 | |
| Code commune | 04171 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
104 hab. (2010) | |
| Densité | 2,9 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 568 m — Max. 1 900 m | |
| Superficie | 35,83 km2 | |
| Localisation | ||
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Rougon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Rougonnais.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le village est perché à 930 m d’altitude[2], sur un éperon qui sert également de col, à proximité des gorges du Verdon. Le Belvédère du Point Sublime (site inscrit) est sur le territoire de la commune[3].
L’éperon sur lequel est situé le château est un site classé[3].
Le point culminant est le Mourre de Chanier (1930 m), dans le massif du Montdenier.
Géologie [modifier]
On trouve des fossiles tithoniques sur la commune. L'essentiel du substrat est cependant composé des calcaires jurassiques, qui ont donné lieu à de nombreuses formations karstiques[3].
Risques naturels et technologiques [modifier]
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Castellane auquel appartient Rougon est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5]. La commune de Rougon est également exposée à trois autres risques naturels[5] :
- feu de forêt,
- inondation,
- mouvement de terrain.
La commune de Rougon est de plus exposée à deux risques d’origine technologique[6] :
- celui de transport de matières dangereuses par route : la départementale RD 952 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[7] ;
- celui de rupture de barrage. Rougon fait partie de la zone d’inondation spécifique en cas de rupture du barrage de Castillon[8],[9]. Si cette rupture advenait, l’onde de submersion passerait en crête au-dessus de celui de Chaudanne[10], et atteindrait la clue de Chasteuil en 17 à 18 minutes (où elle entre dans la commune de Rougon)[11], progressant à une vitesse moyenne de 60 km/h. Ensuite, elle ralentirait pour arriver à hauteur du village au bout de 28 minutes, ne dépassant pas toutefois la cote des 670 m (soit une hausse du cours du Verdon de plus de 60 m)[12].
Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[6] mais le Dicrim existe depuis 2011[13].
La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1994 et 2011[5]. Le dernier tremblement de terre fortement ressenti dans la commune est celui de Chasteuil, le 30 novembre 1951. Il a été ressenti avec une intensité macro-sismique de VI et demi sur l’échelle MSK[14],[15]. Celui du 24 novembre 1994 avait son épicentre dans la commune, et une intensité de 4[16].
Communes limitrophes[17] [modifier]
Toponymie [modifier]
Le nom de la commune est ancien : outre villa Rovagonis 814, on connaît les formes Rovagonus (1056), de castro Rogone (1096), oppidi Ragonis (1114) et de Roagono (1200). Il fait l’objet de différentes interprétations :
- selon Charles Rostaing, il est construit sur la racine *Rub-, désignant un rocher[18], et antérieure aux Gaulois[19] ;
- selon Ernest Nègre, il est construit sur un nom propre préceltique, à l’origine et au sens incertains[20]. La commune se nomme Rogon en provençal selon la norme classique et Rougoun selon la norme mistralienne.
Histoire [modifier]
Sur la barre de Catalan (1333 m d’altitude), une enceinte, peut-être protohistorique a été repérée par archéologie aérienne : elle était défendue par deux murs concentriques, épais d’environ 1,5 m[21].
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 814, avec la mention de villa Rovagonis dans le polyptyque de Wadalde. Cette villa est le siège d’une vaste exploitation appartenant à l’abbaye Saint-Victor de Marseille ; cette villa a aussi de nombreuses fermes sous sa dépendance à Rougon et La Palud[22]. Un château est construit au XIe siècle. La paroisse relevait de l’évêque de Riez, qui à partir de 1096 en partage toutefois les dîmes avec l’abbaye de Montmajour[22].
Les Templiers possédaient un bien à Rougon. Ils s’agit du prieuré Saint-Maxime, en limite de la commune de Trigance[22],[23]. Comme tout bien des Templiers, il était exempté de toute redevance envers l’évêque de Riez, et donc toutes les dîmes et redevances allaient intégralement aux Templiers. Le prieuré est passé à l’ordre des Hospitaliers au XIVe siècle[22].
La seigneurie, d’abord aux Castellane (XIVe siècle), passe aux Glandevez (XVe siècle), puis aux Brun-Castellane (XVIe-XVIIe siècle) et est enfin achetée par l’abbaye de Lérins en 1732[24],[22]. Cette seigneurie comportait le château, les droits de justice et divers autres, le moulin banal, plusieurs bâtiments dont deux bastides, des terres, prés
Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[25].
Héraldique [modifier]
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Blasonnement : |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 1906, la population comprend 21 ouvriers présents temporairement pour la construction d’une conduite maçonnée devant amener l’eau du Verdon de Castellane à l’usine hydro-électrique du Galetas, qui ne fut jamais achevée[32].

Économie [modifier]
Commerce [modifier]
Le café La Terrasse, qui porte le label Bistrot de pays[33], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[34].
Lieux et monuments [modifier]
Le site des gorges du Verdon traverse la commune, il est classé depuis 1990 et figure dans tous les guides touristiques consacrés à la région[3].
Le village est dominé par les ruines du château fort, perché sur une arête vertigineuse dominant l'entrée des gorges du Verdon. Le site du château est lui aussi classé[3]). Une arche construite au-dessus d’une faille permettait d’agrandir la surface du château, accessible par un sentier malaisé. D’autres vestiges de fortifications sont visibles à la barre des Catelans[35]. Ces châteaux défendait la route d’accès à Castellane[36].
La commune compte deux ponts anciens :
- le pont du Tusset qui franchit le Verdon, au pied du village. Situé à l’aplomb du Point sublime, il est construit au XVIIIe siècle sur une draille de transhumance entre Chasteuil et le plan de Canjuers. Son arche en dos-d'âne supporte un tablier de 24 m long et de 3 m de large. Sa chaussée est caladée[37] ;
- le pont de Carajuan, également sur le Verdon : situé dans la clue de Carajuan, ses deux arches surbaissées supportent une voie de 3 m de large. La pile centrale est protégée par un avant-bec. Construit au XVIIIe siècle, il remplace un pont qui existait en 1655[38].
L’église paroissiale Notre-Dame-de-la-Roche-et-Saint-Romain[24], patronnée par saint Christophe[22], est de style roman.
La chapelle romane Saint-Christophe, située au cimetière[22], précédée d’un porche, possède une nef de trois travées voûtées d’arêtes qui débouche dans une chœur à chevet plat en berceau. Elle est construite à la fin du XVIIe siècle ou au début du suivant[39]. Les peintures à motifs végétaux des arc-doubleaux datent de la fin du XVIIIe siècle[40]. Enfin, son sol est recouvert d’un carrelage émaillé jaune[41]. Dans son mobilier se trouve un buste-reliquaire des environs de 1600, classé monument historique au titre objet[42].
L’ancienne chapelle templière puis hospitalière Saint-Mayme (anciennement Saint-Maxime) et les bâtiments du prieuré, parfois décrits comme une bastide[23], sont occupés par une ferme[22].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Le prêtre ouvrier Guy Gilbert (né en 1935) y possède une ferme dont il a fait un centre de rééducation.
Galerie photos [modifier]
Pour approfondir [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
Liens externes [modifier]
- Site Internet de la commune
- Rougon sur le site de l'Institut géographique national
- site informatif sur le village de rougon
Sources [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
Notes [modifier]
- Voir le bulletin de l'intercommunalité : [1]
- Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
- Direction régionale de l'environnement, « Les gorges du Verdon », Inventaire départemental des sites classés, DIREN, publié en octobre 2003, consulté le 4 août 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
- Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 13 août 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Plan particulier d'intervention des barrages de Castillon et Chaudanne, version du 4 juillet 2012, p. 14
- DREAL, « Cartographie de l’onde de submersion des grands barrages », Région PACA, consulté le 9 août 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 19
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, PPI de Castillon-Chaudanne, p. 20
- Document, base Dicrim, consultée le 13 août 2012
- BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Rougon », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 13 août 2012
- BRGM, « fiche 40099 », Sisfrance, consultée le 13 août 2012
- BRGM, « fiche 40103 », Sisfrance, consultée le 13 août 2012
- Magazine Conseil général, juillet-août 2008, p 7
- Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 237
- Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes. Notice 1176, p 56
- Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 397
- Daniel Thiery, « Rougon », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 13 août 2012
- Joseph-Antoine Durbec (préf. Jacques Juillet), Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, 2001 (ISBN 2-913826-13-X) , p. 109-110
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 193
- Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
- Banque du Blason
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Puimoisson à Saint-Julien-du Verdon (liste 6), consulté le 6 mars 2013
- EHESS, notice communale de Rougon sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
- Résultats du recensement de la population - Rougon, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
- Allain Collomp, La découverte des gorges du Verdon : histoire du tourisme et des travaux hydrauliques, Édisud, 2002, ISBN 2-7449-0322-1, p 49
- La charte Bistrot de Pays
- L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
- Raymond Collier, op. cit., p 273
- Raymond Collier, op. cit., p 316
- Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 107
- Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 106
- Raymond Collier, op. cit., p 224
- Raymond Collier, op. cit., p 486
- Raymond Collier, op. cit., p 513
- Arrêté du 8 janvier 1975, notice de la Base Palissy, consultée le 7 décembre 2008