Riez

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Riez
Les colonnes de Riez
Les colonnes de Riez
Blason de Riez
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Riez
Intercommunalité Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Christophe Bianchi
2014-2020
Code postal 04500
Code commune 04166
Démographie
Gentilé Riézois ou Réiens[1]
Population
municipale
1 811 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 08″ N 6° 05′ 37″ E / 43.8188888889, 6.0936111111143° 49′ 08″ Nord 6° 05′ 37″ Est / 43.8188888889, 6.09361111111  
Altitude Min. 473 m – Max. 680 m
Superficie 40 km2
Localisation

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Site web ville-riez.fr

Riez, également appelée Riez-la-Romaine, est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Façade sud de la cathédrale.
Façade ouest de la cathédrale.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Riez et les communes voisines (Cliquez pour agrandir, et avoir accès à la légende).

Le village est situé au pied du mont (ou de la colline) Saint-Maxime (637 m d'altitude[2]), site classé depuis 1921 à différents titres : la chapelle est un monument historique ; le cyprès du cimetière est un arbre remarquable ; enfin, le site (important repère visuel) a été occupé par un oppidum à l’Âge du Fer[3]. La butte formée par le mont Saint-Maxime domine trois vallées qui se rejoignent au confluent de deux cours d'eau au débit modeste, mais qui ont joué un rôle stratégique pour le développement de Riez : le Colostre, qui rejoint le Verdon à Saint-Martin-de-Brômes, et son affluent l'Auvestre.

Riez se situe au croisement des routes historiques qui relient les Alpes (via Digne) et la vallée de la Durance (via Valensole) au haut Var et à Aix-en-Provence. Touchée par la désaffection de ces voies de communication au siècle dernier, elle constitue aujourd'hui une agglomération d'importance modeste dont l'économie repose principalement sur le tourisme.

Lieu de villégiature en été, Riez profite de sa situation au coeur du Parc naturel régional du Verdon. La commune compte 1 063 ha de bois et forêts[1].

Risques naturels et tectoniques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département ne se trouve dans une zone de risque sismique nul. Le canton de Riez est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 3 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5]. La commune de Riez est également exposée à trois autres risques naturels[5] :

  • feu de forêt,
  • inondation (notamment dans la vallée du Colostre),
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[6].

La commune de Riez est exposée en outre à un risque d’origine technologique, celui du transport de matières dangereuses par route[7]. Les routes départementales, RD 6, RD 11, RD 952, RD 953 peuvent être empruntées par les transports routiers de marchandises dangereuses[8].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour les risques d’inondation et de séisme[7], mais le Dicrim n’existe pas[9].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue, ou pour des glissements de terrain afférents, en 1987, en 1994 et 2007[5]. La commune connaît fréquemment des tremblements de terre, mais ceux-ci atteignent rarement une intensité élevée. Aucun n’a été fortement ressenti depuis celui du 19 mars 1935 (épicentre situé à Saint-Clément-sur-Durance), perçu à Riez avec une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets)[10],[11].

Transports[modifier | modifier le code]

Riez est reliée par les transports en commun à plusieurs villes de la région[12] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses noms successifs sont Colonia Julia Augusta Apollinarium Reiorum, Alebaece Reiorum Apollinarium (Ier siècle), Reii Apollinares (IVe siècle), Reii (Ve siècle)[13]. L’étymologie est donc transparente : le nom du village s’est formé sur celui de l’ethnie gauloise des Reii, avec le suffixe latin -ensis, signifiant cité des Reii[14],[15]. Charles Rostaing adhère à cette interprétation, mais signale également une hypothèse tirant ce nom du ligure Rek, signifiant montagne[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fouilles d’un cimetière du Bas-Empire en 2008.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Riez est considérée comme l’ancienne capitale des Reii[2], peuple gaulois qui occupait la butte Saint-Maxime avant la conquête romaine. L’attribution de Riez aux Albices est abandonnée depuis les recherches de Guy Barruol dans les années 1950[17]. Selon la Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, elle relevait soit des Salyens, soit des Voconces[18].

Les Romains fondent une colonie (la Colonia Julia Augusta Apollinarium Reiorum) dans la plaine, qui devient ensuite l'une des treize cités de droit latin de la Narbonnaise, ce qui lui permet de devenir un centre important[19],[20]. Gouvernée par des quattuorvirs[21], elle bénéficie notamment de la construction, en l’an 3 après J.-C., d’une voie qui la relie à Aix et traverse le Verdon à Garruby[19]. Une voie figurée sur la Table de Peutinger la reliait à Fréjus ; enfin, une troisième voie est identifiée en direction de Digne[2].

L’implantation d’une agglomération est attribuée à la présence d’une plaine alluviale (520 m d'altitude), et à la ligne de sources surgissant au pied de la commune[2]. Les fouilles de Benjamin Maillet en 1842, récemment reprises (en 2003), ont mis au jour un complexe thermal romain. Deux nécropoles ont été fouillées, deux autres sont probables[22].

Son siège épiscopal (dont le premier titulaire connu est Maxime, précédemment abbé de Lérins, qui fut consacré vers 434, mourut probablement vers 460 et fut très tôt vénéré comme saint)[23] et sa situation privilégiée (au carrefour entre trois vallées sur une des routes majeures reliant les Alpes à la Basse Provence) permirent ensuite à Riez de conserver son importance pendant tout le Moyen Âge. L’engorgement du Colostre, provoquant des inondations, poussa le village à s’implanter sur la colline Saint-Maxime, où l’évêché fut transféré. La plaine est de nouveau habitée seulement à partir du XIIe siècle[22].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville conserve donc un rôle de capitale régionale tout au long du Moyen Âge. Elle accueille deux conciles : l'un en novembre 439, au cours duquel Armentarius, évêque d’Embrun, fut déposé[24], et l'autre en 1285[25],[26]. Au début du Haut Moyen Âge (VIe ‑ VIIe siècles), l’agglomération de la plaine est abandonnée, au profit d’un site fortifié sur le sommet aplati de la colline Saint-Maxime[25], à 637 m d’altitude[2]. Pendant toute la période médiévale, les seigneurs de la cité étaient les évêques, qui exerçaient sur celle-ci une double autorité, temporelle et spirituelle[27]. Le siège cathédral est transféré de l’église de la plaine, Notre-Dame de la Sède, à l’église Saint-Maxime de la colline, avant cette époque ; mais le culte était célébré par les évêques et le chapitre dans les deux églises jusqu’au XVe siècle[28].

Au Xe siècle, des cadets des vicomtes de Marseille s’emparent de Riez et y bâtissent une motte castrale[29] au lieu-dit Mauroue[30], qui est mentionné en 1190[31]. La motte était protégée par un fossé large de 10 mètres[32]. Au Moyen Âge central (environ 1000-1350), l’agglomération se divise entre ville haute ou Château, et ville basse ou bourg ou encore ville. Cette seconde partie de la cité s’agrandit avec les bourgs Saint-Sols, Bourg Neuf et le faubourg Saint-Marc. Le commerce était facilité par la présence de deux ponts, le pont Notre-Dame et le pont du Reclus[33]. La ville est alors un marché de redistribution qui confirme son rôle de capitale régionale[34]. Parmi les autres signes indiquant ce rayonnement, il faut mentionner l'installation d'ordres mendiants (les couvents des cordeliers et des capucins sont construits hors-les-murs, celui des ursulines à l’intérieur de la cité)[35], et la présence, en 1305, d'une petite communauté juive comptant 8 feux[36]. L’église de Riez est « société » (c’est-à-dire, jumelée) avec celle de Vernon (en Normandie) en 1232, les deux églises rendant un culte à saint Maxime de Riez[26].

La fin du Moyen Âge est marquée par plusieurs épisodes meurtriers et destructeurs. En 1334, à la Toussaint, lors d'un tournoi tenu à Riez, Guillaume Maurini, clavaire de Digne (1317-1324) originaire de Riez, fit transporter son ami, le noble Annibal de Moustiers, dans sa maison après sa blessure mortelle qu'il y avait reçue[37]. Elzéar d'Oraison, seigneur d'Oraison et citoyen de Digne, fut actif dans la résistance aux troupes de l'Archiprêtre puisque, en 1358, il apparaît comme commissaire aux fortifications de la ville de Riez [38]. En décembre 1361, la troupe espagnole de Tristamine, qui ravageait la Provence, prend Riez d’assaut, avant de la mettre à sac. Raybaud de Châteauneuf, gouverneur du château épiscopal, résiste dans sa forteresse. Les Espagnols détruisent les habitations de la ville haute et de la ville basse, tout en continuant le siège du château. Celui-ci n’est levé que le 28 janvier 1362, après la signature d’un traité le 24 à Draguignan[39].

La ville ne se relève pas de cette dévastation, survenue peu de temps après la Grande Peste : la muraille d’enceinte est reconstruite sur un périmètre réduit, en 1381[39]-1384[26]. Elle ne compte plus que deux portes, au lieu des cinq de la précédente muraille[39] et est constamment renforcée au cours du XVe siècle[26]. À la même époque, plusieurs projets de démolition de la cathédrale antique sont proposés, et partiellement mis en œuvre[28]. Un premier hôpital, dit hôtel du Saint-Esprit, existait avant 1404[40].

Après la guerre de Cent Ans et une fois la sécurité revenue, de 1442 à 1471, 20 familles venues d'Entrevaux s'installent à Riez afin de repeupler la communauté[41].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

C’est au début du XVIe siècle que Notre-Dame de la Sède est complètement détruite, et Saint-Maxime est la seule cathédrale en 1520[42].

Durant les guerres de religion, La Valette, duc d’Épernon, fait moderniser les défenses du château en lui ajoutant des bastions, en le pourvoyant d'une artillerie et en y installant une garnison corse[39]. Celle-ci vit sur le pays[39], et défend mal la ville contre l’attaque des protestants en 1574[43] : ceux-ci s’en emparent par surprise, avant l’aube, le 6 juillet 1574[44]. Les huguenots occupent la ville quelque temps avant de la quitter en décembre[35]. Parmi les dégâts, on signale l’incendie du chœur de la cathédrale, dont la voûte s’effondre, et la destruction de son clocher. Des livres anciens sont brûlés. Le couvent des Cordeliers est également incendié[44]. En 1596, le château et la cathédrale Saint-Maxime sont détruits par la population de Riez[42].

La situation de Riez, sur un carrefour entre les itinéraires de Valensole à Moustiers et de Digne à la vallée du Verdon, permet à la foire établie à la fin du Moyen Âge de se maintenir jusqu’à la fin de l’Ancien Régime[45],[46]. C’est aussi cette position et l’importance du bourg qui justifient l’installation d’un bureau de la poste royale à la fin de l’Ancien Régime[47].

En 1632, la société (ou le jumelage) de l’Église de Riez avec celle de Vernon, conclue en 1232, est renouvelée[26].

En 1717-1718, l’évêque Louis-Balthazar Phélipeaux d’Herbaut rénove et agrandit un bâtiment du centre-ville pour en faire un hôpital, l’Hôtel Dieu. Il construit également un séminaire, ouvert en 1719[35]. Riez est un des rares bourgs de Haute-Provence à accueillir avant la Révolution une loge maçonnique, nommée Saint-Jean des Harmoniphiles (« des amis de l’harmonie ») [48] et affiliée à la loge de Saint-Jean d’Écosse de Marseille[49].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution, l’agitation monte. Outre les soucis fiscaux remontant à plusieurs années, la récolte de 1788 est mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 est préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui contribue à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[50]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, à la fin du mois de mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute frumentaire se produit à Riez les 27 et 28 mars[51],[52],[53]. L’évêque de Riez, François de Clugny, est pris à partie, accusé de défendre les accapareurs qui spéculent sur le prix du grain[54]. Les émeutiers sont surtout des paysans[55] ; ils parviennent à obtenir la suppression d’un impôt, le piquet[56]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Puis des poursuites judiciaires sont déclenchées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur donnant lieu, dans un esprit d'apaisement, à une amnistie au début d'août[57].

La branche du Maconnais de la grande Peur de l’été 1789 touche Riez le 31 juillet : des rumeurs faisant état de bande de plusieurs milliers de brigands qui parcourraient la campagne et seraient à la solde des aristocrates, provoquent la panique : on sonne le tocsin, on s’arme, on envoie des messages aux villages voisins pour se renseigner, ce qui propage la peur. Les solidarités se créent ainsi ; les milices formées à cette occasion constituent la base des bataillons de la Garde nationale[58].

La société patriotique est autorisée le 22 février 1791 : elle disparaît rapidement, avant de se reformer[59] le 14 mai 1792[60]. Elle est affiliée au club des Jacobins de Paris le 23 mai 1793[61], à celui de Marseille dès juin 1792 et au club Saint-Jean de Toulon le 25 février 1793[62]. Environ la moitié de la population masculine la fréquente[63]. En 1792-1793, la section de Riez est contrôlée par les fédéralistes. En relations avec la section de Marseille, elle diffuse les idées des Girondins, jusqu’à leur proscription le 31 mai 1793 et l’écrasement de l’insurrection fédéraliste en juillet : le tribunal révolutionnaire ordonne une exécution à Riez[64].

À la fin des années 1790, le département est infesté de brigands, principalement des déserteurs. C’est dans ce contexte qu’a lieu la tuerie de Riez, le 15 octobre 1799 : onze personnes sont torturées et assassinées par ces brigands[65].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le docteur Prosper Allemand, petit-fils du maire de Puimoisson, milite activement dans tout le canton sous la Deuxième République[66]. La commune compte ainsi 8 sociétés secrètes, créées par Langomazino, comptant environ 120 membres en 1851. Quand la nouvelle du coup d'État du 2 décembre 1851 arrive à Riez, un comité insurrectionnel se met immédiatement en place pour défendre la République. Les gendarmes sont désarmés, les 213 fusils de la garde nationale sont saisis. Le 6 décembre, les insurgés d’Allemagne et de Sainte-Croix se joignent à ceux de Riez, et la colonne de 500 à 600 hommes se dirige ensuite vers Digne. En chemin, elle ralllie les insurgés de Puimoisson et de Roumoules[67].

Après l’occupation de Digne et le combat des Mées, deux bataillons d’infanterie occupent le canton pour mener la répression. C’est le colonel Sercey qui dirige les opérations ; il est condamné en 1853 pour escroquerie et abus de confiance[68]. La répression judiciaire est sévère envers ceux qui se sont levés pour défendre la République : 41 habitants de Riez sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[69].

Comme de nombreuses communes du département, Riez se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[70]. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[71].

Dans la soirée du 18 août 1944, la colonne du général Butler arrive à Riez, trois jours après le débarquement de Provence[72],[73]. Ses blindés ont progressé de près de 70 km dans la journée sans accrochage. Ils repartent en deux colonnes dès le lendemain, l’une vers Valensole et la vallée de la Durance, l’autre vers Mézel et la route Napoléon pour rejoindre Digne[73].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Riez. Plusieurs centaines d’hectares produisaient un vin de qualité, vendu sur les marchés régionaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[74].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2013, Riez fait partie de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Riez-la-Romaine
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1850 1853 Benjamin Maillet[75]    
         
  1873 Pierre Allemand   député,
révoqué pour son opposition au gouvernement
         
    R. Bagarry    
    Maxime Amiel   Conseiller général
         
1935 1944 Jean Martin[76]    
mai 1945 1975 Maxime Javelly[76],[77] Parti socialiste Ancien Résistant, il se présente sous cette étiquette puis sénateur et conseiller général socialiste
1975 1993 Emile Bouteuil[76] Parti socialiste  
mars 2001 septembre 2013[78] Michel Zorzan[79] Parti socialiste Conseiller général,
démissionne pour raisons de santé
octobre 2013 avril 2014 Claude Bondil[80] PS[81],[82]  
avril 2014   Christophe Bianchi DVD  

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

La commune dispose d'une déchèterie.

Riez a reçu le label « village et cité de caractère ».

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Riez comptait 1811 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Riez).

           Évolution de la population  [modifier]
1716 1760 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
2 532 3 027 2 872 2 784 2 932 2 867 3 115 2 870 2 841
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
2 835 2 661 2 572 2 386 2 575 2 564 2 557 2 381 2 333
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
2 111 1 964 1 813 1 768 1 721 1 217 1 292 1 270 1 250
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005
1 204 1 108 1 177 1 379 1 560 1 680 1 707 1 667 1 702
2010 2011 - - - - - - -
1 805 1 811 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[84] puis Insee à partir de 2004[85]. Niel pour l’Ancien Régime[86])
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes[modifier | modifier le code]

Notre Dame de l'Assomption

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de trois établissements d’enseignement :

  • deux écoles, une primaire et une maternelle[87] ;
  • le collège Maxime-Javelly.

Sports[modifier | modifier le code]

Un stade multisports, un gymnase ; un boulodrome.

Santé[modifier | modifier le code]

Les professions de la santé[88] sont présentes à Riez, notamment avec 6 généralistes, 3 infirmières, un dentiste, et une pharmacie.Un hôpital et un hospice.

Services publics[modifier | modifier le code]

La mairie a mis en place un « point-public » à Riez, lieu permettant les renseignements dans les domaines administratifs. Dans le cadre de ce point public, les habitants ont accès à certains services publics, certains jours de chaque mois, notamment l'ANPE, la sécurité sociale et la MSA, la chambre des métiers.

Un bureau de poste, une antenne du Trésor Public et une gendarmerie sont présents de façon permanente.

Économie[modifier | modifier le code]

Riez vit essentiellement du tourisme, qui anime le centre-ville de restaurants et d'ateliers d'artisanat. L'agriculture occupe aussi une place importante avec la culture de céréales, de lavande, de la truffe et d'arbres fruitiers.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La culture de l’olivier tient une place non négligeable dans la commune. Alors que la production d’huile d’olive était très importante jusqu’au début du XXe siècle (avec 19 000 pieds), elle connait un fort déclin à Riez, avec seulement 2200 pieds en 1994[89],[90]. Le renouveau de l’oliveraie a été subventionné par le ministère de l'Agriculture dans les années 1990[91]. Outre son rôle économique, l’oliveraie peut aussi jouer un rôle de limitation des incendies de forêt, en faisant office de pare-feu[92]. Elle se développe à nouveau et compte plusieurs milliers de pieds en 2005[90].

Industrie[modifier | modifier le code]

Blancheton et fils, entreprise de BTP, emploie 17 salariés[93].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Photo du baptistère.
Baptistère de Riez, dit « le Panthéon », photographie de Séraphin-Médéric Mieusement

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les Quatre Colonnes de Riez
Colonnes de Riez : détail d'un chapiteau corinthien et de l'architrave
Fontaine sur le passage d'accès aux colonnes antiques

La colonnade antique, qui est avec le baptistère la curiosité archéologique la plus spectaculaire de la ville, se dresse dans un pré situé entre le Colostre et l'Auvestre : quatre colonnes romaines monolithes de granit gris, hautes de près de 5, 90 m. et surmontées de chapiteaux corinthiens en marbre blanc, supportent encore une architrave. Elles sont les derniers vestiges d'un temple dont certains ont supposé qu'il était dédié à Apollon, et qui pourrait dater de la fin du Ier siècle de notre ère. Leur particularité est d’avoir été conservées en place depuis l’Antiquité, à l’entrée de la ville. Les Colonnes de Riez ont été classées monument historique dès la liste de 1840 [94].

Les thermes romains, découverts en 1842, ont été fouillés à partir de 1970 [95].

Le baptistère de Riez remonte probablement au Ve siècle. Bâti avec des matériaux antiques en remploi, il appartenait à un premier groupe cathédral aujourd'hui détruit. Comparable au baptistère de Fréjus, dans le Var, il est de plan octogonal inscrit dans une construction de plan carré ; quatre absidioles, dont l'une contient l’autel, se greffent sur les pans coupés et s'enfoncent dans la maçonnerie, sans faire saillie à l'extérieur. Huit colonnes antiques de granit surmontées de chapiteaux corinthiens de marbre, disposées en cercle, entourent la cuve baptismale, dont il ne reste que des débris. La coupole de l'édifice a été refaite au XIIe siècle. Le baptistère de Riez est, comme la colonnade antique, classé monument historique depuis la liste de 1840[96].


Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La vieille ville offre une architecture typique de la Haute Provence, dans laquelle des rues étroites sont bordées par les façades colorées des maisons de maître. Certaines de ces dernières abritent encore plusieurs gypseries des XVe et XVIe siècles.

Le clocher de l'Horloge est un des derniers vestige des remparts qui protégeaient le village. Il abrite une horlogerie vieille de plusieurs siècles, probablement du XVIe siècle, et qu'aujourd'hui encore les employés communaux remontent chaque samedi matin. Les portes de la ville, Aiguière et Saint-Sols (ou Sanson), sont en mauvais état[97].

Renaissance[modifier | modifier le code]

La ville compte plusieurs hôtels de la Renaissance, dont l’hôtel Mazan.

Le plus ancien était l’hôtel Ferrier. Il fut construit à la fin du XVe siècle par l’évêque de Riez Marc Lascaris de Tende. En dépit des travaux de consolidation en 2006, il s'effondra partiellement le 9 octobre 2012[97].

La chapelle Saint-Maxime, située sur la colline homonyme qui domine la ville, succéda à la deuxième cathédrale. Elle perpétue le souvenir de celle-ci, détruite en 1596. Son achèvement remonte à 1665[98].

La cathédrale actuelle est une église construite à partir de 1490 ; le siège cathédral y fut installé en 1523, après la démolition de l'ancien édifice. Elle est placée sous le patronage de sainte Thècle et de saint Maxime de Riez[98]. Après les destructions de 1574, c’est Henri III qui finance les travaux. On démolit d’abord ce qui restait de la cathédrale, puis le chantier de reconstruction fut lancé, en plusieurs temps : le chœur et la nef, puis la sacristie (achevée en 1594). Enfin, la première pierre du clocher fut posée en 1599, et les travaux s'achevèrent en 1605[98]. Sept chapelles furent ajoutées par l’évêque Louis Doni d’Attichy en 1649[99].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Sur la place Saint-Antoine, un cadran solaire date de 1806 ; austère, il est carré et composé uniquement de lignes noires sur fond blanc. Il porte la légende « L’instant le plus serein est marqué par une ombre »[100].

L’ancienne cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède date des XVe-XVIIe siècles. La cathédrale s'écroula en 1842 ; quelques vestiges en sont conservés dans la nouvelle église. La cathédrale était le siège de l'ancien diocèse de Riez créé au Ve siècle, supprimé à la Révolution[101].

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée archéologique (fondé en 1929)[102], possède un dépôt archéologique construit en 1997, en annexe de l’hôtel Mazan.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Riez.svg

Blasonnement :
d'argent à un pommier terrassé de sinople, fruité de gueule, adextré d'un ours contourné de sable rampant contre le tronc de l'arbre[103].
Bien que figurant ainsi à l'Armorial général de France, le blason connaît quelques variantes dans ses représentations ; ses origines ne sont pas connues, bien qu'il soit certainement antérieur au XVIe siècle[104].

Personnalités liées à Riez[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h)
  • Philippe Borgard, article "Riez", dans Géraldine Bérard (dir.), Carte archéologique de la Gaule. Les Alpes-de-Haute-Provence (04). Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1997, p. 361-395, n° 166.
  • Philippe Borgard, "Riez-la-Romaine : deux édifices thermaux méconnus", dans Les Dossiers d'Archéologie, n° 323 (2007), p. 44-51.
  • Philippe Borgard et Caroline Michel d’Annoville, "Le baptistère de Riez", dans Mario Marcenaro (éd.), Albenga città episcopale. Tempi et dinamiche della cristianizzazione tra Liguria di Ponente e Provenza. Convegno internazionale e tavola rotonda, Albenga, Palazzo vescovile, Sala degli stemmi e Sala degli arazzi, 21-23 settembre 2006. Genova & Albenga, Istituto internazionale di studi liguri, 2007, 2 volumes, vol. 2, p. 839-862.
  • Pascal Boulhol, Paul-André Jacob & alii,, Maxime de Riez entre l'histoire et la légende : Dynamius le Patrice, Vie de saint Maxime, évêque de Riez / Fauste de Riez, Panégyrique de saint Maxime, évêque et abbé, Valensole, Aurorae Libri — Les Amis du Vieux Riez, coll. « Rive gauche »,‎ 2014, 212 p. (ISBN 9782917221174)
  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p.
  • Noël Coulet, Affaires d'argent et affaires de famille en haute Provence au XIVe siècle : Le dossier du procès de Sybille de Cabris contre Matteo Villani et la compagnie des Buonaccorsi, Rome, École française de Rome,‎ 2000 (ISBN 2-7283-0241-3)
  • Jacques Cru et Micheline Cru, Les Gorges du Verdon dans l'histoire de la Provence, Paris, Editions BPI,‎ 1974, 381 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Riez », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013.
  2. a, b, c, d et e Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence. Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1997, p. 361.
  3. DIREN, « Le Plateau de Saint-Maxime », Catalogue départemental des sites classés, Alpes-de-Haute-Provence, consulté le 5 novembre 2013.
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  5. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 13 août 2012.
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  7. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97.
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  9. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 13 août 2012.
  10. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Riez », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 13 août 2012.
  11. BRGM, « fiche 50043 », Sisfrance, consultée le 13 août 2012.
  12. Lignes de bus à Riez
  13. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN 2-7449-0139-3, p. 11.
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), § 1204, p. 60.
  15. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 42.
  16. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares. Marseille, Laffite Reprints, 1973 (1re édition 1950), p. 337-338.
  17. Michel Heymès (transcription et annotation), « Un manuscrit inédit : Description de la ville de Riez en Provence, par M. J. Solomé, prêtre (1720-1750) », Chroniques de Haute-Provence, n° 360, été 2008, p. 39.
  18. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence. Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1997, p. 5
  19. a et b Jacques Cru, op. cit., p. 14
  20. Jacques Gascou, « Duumvirat, quattuorvirat et statut dans les cités de Gaule Narbonnaise », Epigrafia. Actes du colloque international d'épigraphie latine en mémoire d'Attilio Degrassi pour le centenaire de sa naissance. Actes du colloque de Rome (27-28 mai 1988). Rome, École Française de Rome, 1991. p. 552. collection « Publications de l'École française de Rome », no 143)
  21. Jacques Gascou, op. cit., p. 554.
  22. a et b Géraldine Bérard, op. cit., p. 362.
  23. Pascal Boulhol & alii, Maxime de Riez entre l'histoire et la légende (2014), p. 67 et n. 137 (début de l'épiscopat en 434) ; p. 73-74 et n. 172 (décès vraisemblablement survenu vers 460). Selon les deux sources les plus sûres (le Panégyrique composé par Fauste de Riez et la Vita Maximi de Dynamius de Marseille), Maxime eut au moins un prédécesseur sur le trône épiscopal de Riez : ibid., p. 67, n. 137 avec références
  24. Maxime de Riez entre l'histoire et la légende (2014), p. 68 et n. 142.
  25. a et b Jacques Cru, « Petra Castellana », Verdon no 1, Estieu, 1999, p. 31
  26. a, b, c, d et e Heymès, Un manuscrit..., p. 150.
  27. Heymès, Un manuscrit..., p. 145.
  28. a et b Heymès, Un manuscrit..., p. 152.
  29. Jacques Cru, op. cit., p. 32
  30. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 31
  31. Daniel Mouton, « Les fortifications de terre de la Provence médiévale : l’exemple du bassin de la Durance moyenne », Bastides, bories, hameaux. L’habitat dispersé en Provence, Actes des 2e journées d’histoire régionale de Mouans-Sartoux, 15 et 16 mars 1985. Mouans-Sartoux, Centre régional de documentation occitane, 1986, p. 114
  32. Mouton, op. cit., p. 118.
  33. Heymès, Un manuscrit..., p. 147.
  34. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle. Paris, SEVPEN/EHESS, 1961 (Collection « Démographie et société », 5). p. 110.
  35. a, b et c Heymès, Un manuscrit..., p. 146.
  36. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle. Paris, SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 70.
  37. N. Coulet, Affaires d'argent, p. 77-78
  38. Féraud, Riez, p. 110.
  39. a, b, c, d et e Heymès, Un manuscrit..., p. 149.
  40. Heymès, Un manuscrit..., p. 160.
  41. Édouard Baratier, op. cit., p. 85
  42. a et b Heymès, Un manuscrit..., p. 155.
  43. Jacques Cru, op. cit., p. 200
  44. a et b Heymès, Un manuscrit..., p. 157.
  45. Louis Stouff, « carte 86 : Port, routes et foires du XIIIe au XVe siècles », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  46. Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  47. Émile Lauga, La poste dans les Basses-Alpes, ou l’histoire du courrier de l’Antiquité à l’aube du XXe siècle. Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-64-4, p. 58.
  48. Robert-Henri Bautier, « Les loges maçonniques (seconde moitié du XVIIIe siècle) », cartes 120 et 121 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  49. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, in Annales de Haute-Provence. Bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, n° 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 292.
  50. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309.
  51. M. Cubells, op. cit., p. 310 et 312.
  52. La Révolution dans les Basses-Alpes, in Annales de Haute-Provence, Bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, n° 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 11.
  53. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789. Paris, Gallimard, Collection Folio, 2008, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 396.
  54. M. Cubells, op. cit., p. 311.
  55. M. Cubells, op. cit., p. 313.
  56. M. Cubells, op. cit., p. 320.
  57. M. Cubells, op. cit., p. 322.
  58. Michel Vovelle, « Les troubles de Provence en 1789 », carte 154 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  59. Alphand, op. cit., p. 291.
  60. Alphand, op. cit., p. 303.
  61. Alphand, op. cit., p. 301.
  62. Alphand, op. cit., p. 304.
  63. Alphand, op. cit., p. 320.
  64. Michel Vovelle, « Diffusion et répression du mouvement fédéraliste en 1793 », carte 157 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  65. André Lombard, « Violences et troubles de 1789 à l’An VI », La Révolution dans les Basses-Alpes, in Annales de Haute-Provence, Bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, n° 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 176.
  66. Maxime Amiel, « Les Riézois dans l’insurrection de décembre 1851 », p. 196-200 de Provence 1851 : une insurrection pour la République, Actes des journées de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon, Association pour le 150e anniversaire de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, Les Mées, 2000, p. 196.
  67. Maxime Amiel, Les Riézois…, p. 197.
  68. Maxime Amiel, Les Riézois…, p. 199.
  69. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire. Les Mées, Les Amis des Mées, 2001, p. 69.
  70. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  71. Labadie, op. cit., p. 16.
  72. Jean Garcin, « La résistance armée », Basses-Alpes 39-45, n° 7, juillet 2004, p. 5.
  73. a et b Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944. Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-68-7, p. 125-126.
  74. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », in Méditerranée, 109 (2007), p. 56 et 59.
  75. Heymès, Un manuscrit..., p. 144.
  76. a, b et c Francegenweb, consulté le 17 novembre 2008
  77. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014
  78. Emmanuelle Fabre, « Le maire Michel Zorzan contraint de démissionner », La Provence, 3 juillet 2013, p. 8
  79. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Puimoisson à Saint-Julien-du Verdon (liste 6), consulté le 6 mars 2013.
  80. Haute Provence Info du 26/10/2013
  81. François de Bouchony, « Le parti socialiste a besoin de conforter son ancrage municipal », La Provence, 3 février 2014, p. 3.
  82. François de Bouchony, « Le paysage avant la bataille », La Provence, 17 mars 2014, p. 3.
  83. Annuaire des villes jumelées
  84. EHESS, notice communale de Riez sur la base de données Cassini, consultée le 28 juillet 2009.
  85. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  86. Robert Niel, Le Roman des brigands dans les Basses-Alpes de 1789 à 1802. Digne-les-Bains, Impr. B. Vial, 2007. - 190 p, ISBN 978-2-9530563-1-0.
  87. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Manosque, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  88. Santé à Riez
  89. Claudine Durbiano, « L'oliveraie provençale, production de qualité et requalification territoriale », Méditerranée, tome 95/3-4 (2000). « Dynamiques spatiales des cultures spéciales ». p. 19.
  90. a et b Réparaz, op. cit., p. 58.
  91. C. Durbiano, op. cit., p. 25.
  92. C. Durbiano, op. cit., p. 27.
  93. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, SARL Blancheton et fils, consulté le 23 septembre 2012.
  94. « Notice no PA00080453 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Voir Philippe Borgard, "Riez" (1997), p. 366-366
  95. Voir Philippe Borgard, "Riez-la-Romaine : deux édifices thermaux méconnus", dans Les Dossiers d'Archéologie, 323 (2007), p. 44-51.
  96. « Notice no PA00080451 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Sur cet édifice, voir Borgard & Michel d'Annoville (2006/2007)
  97. a et b Laure Gareta, « Riez : l’hôtel Ferrier, monument historique, part en poussière », La Provence, publié le 10 octobre 2012, consulté le 12 octobre.
  98. a, b et c Heymès, Un manuscrit..., p. 156.
  99. Heymès, Un manuscrit..., p. 158.
  100. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p. 111.
  101. Cathédrales et anciennes cathédrales de Provence-Alpes-Côte d'Azur
  102. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 58.
  103. D'après l'Armorial général de France, Michel Heymès, Les Armoiries municipales de la ville de Riez, in Chroniques de Haute-Provence. Bulletin de la Société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 293, 1982, p. 107. Louis Bresc, dans son Armorial de Provence, en donne une autre description
  104. Heymès, Les Armoiries municipales..., p. 108-111
  105. Les noms de famille du Gers, éditions Archives et Culture, 2009
  106. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 148
  107. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 150
  108. André et Nicole Cabau, Tourtour, Chroniques d'un village du Haut Var, Nice, Collection Les Régionales, Éditions Serre, Volume XXIV,‎ 1989, 335 p. (ISBN 2-86410-125-4)
    p. 182-185
  109. Guy Désirat, Le livre de Guy Désirat, Tourtour, Monographie et Vie quotidienne, Nice, Serre Éditeur, Collection Les régionales,‎ 12 juillet 1997, 335 p. (ISBN 2-86410-269-2, ISSN 0248-353X2)
    Voir aussi : Le tableau de la Sainte-Trinité réalisé en 1709, p. 308-310