Peyroules
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| Peyroules | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | |
| Arrondissement | Castellane | |
| Canton | Castellane | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Teillon | |
| Maire Mandat |
Jean-Marie Aussel 2008-2014 |
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| Code postal | 04120 | |
| Code commune | 04148 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
226 hab. (2010) | |
| Densité | 6,8 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 919 m — Max. 1 894 m | |
| Superficie | 33,34 km2 | |
| Localisation | ||
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Peyroules est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Peyrouliens.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La Bâtie est située essentiellement sur un promontoire.
La commune est traversée par la route Napoléon. La commune s’établit dans deux vallées, celles de l’Artuby et du Jabron.
Sommet : crête de la Blachette.
Hameaux [modifier]
- Le Village (ou la Rivière) ;
- La Bâtie ;
- La Foux de Peyroules ;
- Le Mousteiret.
Risques naturels et technologiques [modifier]
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Castellane auquel appartient Peyroules est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[1], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[2]. La commune de Peyroules est également exposée à trois autres risques naturels[2] :
- feu de forêt,
- inondation,
- mouvement de terrain : plusieurs versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[3].
La commune de Peyroules est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[4]. La départementale RD900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses : elle passe à proximité de deux hameaux, la Bâtie et le Mousteiret[5].
Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[4] et le Dicrim n’existe pas[6].
La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1994 et 2011[2].
Toponymie [modifier]
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes vers 1045 sous la forme Peirolas, puis de Petrolis (1300) et Perrolas au XVIe siècle, ce qui désigne un ensemble de pierres[7], un endroit pierreux, voir une ruine[8].
Le Mousteiret est une autre forme du mot monastère, et indique donc la présence d’un couvent ou d’un prieuré[9].
Économie [modifier]
Histoire [modifier]
Le site de la grotte de Mousteiret est fréquenté à plusieurs moments distincts au néolithique. Toujours au Mousteiret, une enceinte préhistorique a été retrouvée.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1045 (Peirolas)[10]. Le village est alors situé sur une petite colline, proche du site actuel. Les Castellane sont les seigneurs du lieu du XIIIe siècle au XVIIIe siècle, puis les Valbelle leur succèdent jusqu’à la Révolution française[11]. La paroisse relevait de l’évêque de Senez, alors que le prieuré Saint-Jean-de-la-Foux relevait de l’abbaye de Lérins[10]. La communauté relevait de la viguerie de Castellane[10].
Au Moyen Âge, les habitants du Mousteiret et de La Bâtie (La Bastida Jabroni, la Bastide du Jabron en 1251) formaient deux communautés autonomes[12],[13]. La paroisse du Moustier d’Aups relevait de l’abbaye de Lérins qui en percevait les revenus (à partir du XIIIe siècle). En 1441, ce prieuré est réuni à celui de Gratemoine (à Séranon) ; il semble alors disparaître en tant que prieuré, puis c’est son église, utilisée jusqu’au XVIIIe siècle qui disparaît[10].
Les communautés se réunissent progressivement : Le Mousteiret est annexé par celle de Peyroules dès 1278 ; La Bâtie est annexée au XVe siècle, fortement touchés par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans)[11].
Au début du XIXe siècle, la chapelle Sainte-Anne du hameau de la Rivière devient l’église paroissiale, ce qui concrétise le déperchement de l’habitat[10].
Héraldique [modifier]
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Blasonnement : |
Administration [modifier]
La commune possède un point-lecture informatisé (catalogue en ligne).
Économie [modifier]
Démographie [modifier]
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| 1278 | 1315 | 1471 | 1504 | 1698 | |
| Peyroules | 25 | 52 | 12 | 46 | 85 |
| La Bâtie | 10 | 14 | inhabitée | ||
| Le Mousteiret | 12 | 10 | |||

Lieux et monuments [modifier]
Vieux Peyroules [modifier]
L'ancien village, ou Vieux-Peyroules, est un bourg castral, établi à proximité d’un château fort (en ruines).
L’église de Peyroules dite de Ville, placée sous le vocable de Saint-Pons (romane, construite dans la seconde moitié du XIe siècle selon Raymond Collier, fondée au VIIe siècle et remaniée au XIVe siècle selon la DRAC) y a été restaurée : éclairée seulement de baies étroites comme des meurtrières, la nef débouche dans une abside semi-circulaire. Le portail principal, sur la façade méridionale, est en plein cintre, avec des claveaux. Elle est inscrite comme monument historique[22],[23].
Au bourg de Peyroules, ou de la Rivière, la mairie est installée dans l’ancienne maison seigneuriale, date du XVIIIe siècle (réparée en 1844)[24].
La Foux [modifier]
La Foux est également un bourg castral[25], dont le château est construit au lieu-dit croix de Peyssivier dans la seconde moitié du XIIIe siècle.
- Église Saint-Jean-Baptiste à La Foux, une séquence du film Jeux interdits y fut tournée ;
- Ferme fortifiée à La Foux également, avec pigeonnier.
La commune est desservie par la ligne 40 du réseau de bus Sillages (réseau des transports publics dans le pays de Grasse) reliant la ville de Grasse à celle de Saint-Auban. Cela avec 4 A/R en semaine et 3 A/R le samedi.[26]
La Bâtie [modifier]
La Bâtie est également un ancien bourg castral, appelé autrefois la Bastide-du-Jabron, fondée au XIIIe siècle[27].
La chapelle de La Bâtie, sous l’invocation de la Transfiguration mais appelée communément Saint-Sauvaire, ancienne succursale de la paroisse de Peyroules[10], date de 1651. Son clocher-mur se trouve au-dessus de la façade occidentale[28].
Mousteiret [modifier]
Au Mousteiret, se trouve un autre bourg castral, avec un abri troglodytique, très difficile d’accès[29].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Gilbert Sauvan né à Peyroules, maire de 1983 à 2008 et député.
Pour approfondir [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence
- Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence
Liens externes [modifier]
| N85 Route nationale 85 |
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| Direction Méditerranée Séranon |
La Bâtie | Direction Grenoble Col de Luens |
Sources [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
Notes [modifier]
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
- Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 9 août 2012
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
- Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 9 août 2012
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales. Notice 23950, p 1289
- Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 90
- Fénié & Fénié, op. cit., p. 59
- Daniel Thiery, « Peyroules », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 9 août 2012
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 189
- Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 163
- Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 186
- Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
- « D'une victoire à l'autre, le parcours d'un militant », La Marseillaise, 16 octobre 2012, p. 4
- Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Montfuron à Puimichel (liste 5), consulté le 8 mars 2013
- Base Mérimée, consultée le 17 décembre 2009
- EHESS, notice communale de Peyroules sur le site Cassini, consultée le 19 juillet 2009
- Résultats du recensement de la population - Peyroules, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 58
- Arrêté du 11 septembre 2006, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er décembre 2008
- Raymond Collier, op. cit., p 271
- notice de la Base Mérimée, consultée le 1er décembre 2008
- Fiche horaire de la ligne Grasse - Saint-Auban
- notice de la Base Mérimée, consultée le 1er décembre 2008
- Raymond Collier, op. cit., p 232
- notice de la Base Mérimée, consultée le 1er décembre 2008