Volvo (automobile)

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Volvo Car Corporation
Volvo Personvagnar AB
logo de Volvo (automobile)
Logo de Volvo Cars
illustration de Volvo (automobile)

Création
Dates clés 1927 : Volvo ÖV4
1958 : Invention de la ceinture de sécurité moderne
1999 : Acquisition par le groupe Ford
2010 : Reprise par le groupe chinois Geely
Fondateurs Assar Gabrielsson
Gustaf Larson
SKF
Personnages clés Assar Gabrielsson
Gustaf Larson
Leif Johansson
Forme juridique Aktiebolag
Slogan Volvo for life
Siège social Göteborg
Drapeau de Suède Suède
Direction Håkan Samuelsson (PDG)
Président Li ShufuVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Volvo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Constructeur automobile
Produits Automobiles et moteurs
Société mère Drapeau de la République populaire de Chine Geely
Effectif 45 233 (décembre 2019)
TVA européenne SE556074308901Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.volvocars.com

Chiffre d'affaires en augmentation 274,100 Md SEK (2019)
+ 8,5 %
Résultat net en diminution 7,460 Md SEK (2019)
- 2,0 %

Volvo Cars est un constructeur suédois d'automobiles. Fondé en 1927, le siège social de la marque se trouve à Göteborg, en Suède.

À l'origine détenues par le conglomérat suédois d'automobiles, de camions et d'engins de chantier AB Volvo, les activités automobiles grand public de AB Volvo, sous la dénomination Volvo Cars, ont appartenu au groupe Ford pendant onze ans avant d'être rachetées en 2010 par la filiale du groupe chinois Geely. En 2015, Volvo Cars a pour la première fois de son histoire dépassé le demi-million de voitures vendues[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis ses débuts en 1927 et quelques années difficiles, la société Volvo connait une évolution dynamique, pour devenir la plus importante entreprise de Scandinavie.

Naissance et premiers modèles (origines – 1939)[modifier | modifier le code]

Assar Gabrielsson parlant à son bureau en 1960.
Assar Gabrielsson vers 1960.
Portrait de Gustaf Larson
Gustaf Larson, entre 1950 et 1955.

Deux amis passionnés d'automobiles sont à l'origine de Volvo : Assar Gabrielsson, économiste de formation[2] entré à la Svenska KullagerFabriken (SKF) en 1916 dans les ventes et Gustaf Larson, ingénieur qui a collaboré un moment avec Gabrielsson dans la même société à partir de 1917[3],[4]. Muté à Paris entre 1920 et 1922, Gabrielsson s'enthousiasme des possibilités de l'industrie automobile qu’il pense applicables à son pays[4],[5]. Larson pense la même chose depuis son séjour en Angleterre pour White and Poppe[3],[4]. C'est au mois d'août 1924 que Larson et Gabrielsson se retrouvent par hasard dans un restaurant de fruits de mer de Stockholm et se mettent d'accord pour mettre au point une voiture suédoise dans un marché essentiellement occupé par les Américains[2],[6].

Pour Gabrielsson, un constructeur automobile suédois a toutes les chances de réussir : le pays a une industrie bien développée avec toutes les machines nécessaires, des ingénieurs qualifiés, des bas salaires, un acier et des produits de qualité réputée[6]. Enfin, il y a une demande pour des véhicules construits pour les routes suédoises souvent en mauvais état[3],[6]. Le cahier des charges est de mettre au point une automobile simple, robuste et de qualité[3]. Larson s'entoure d'une équipe d'ingénieurs et les bleus sont prêts en juin 1925[4],[7]. Ce n'est pourtant que le 16 décembre 1925 qu'un accord écrit est signé[8].

Sollicitée, SKF n'est initialement pas favorable à soutenir ce projet et demande certains engagements de la part de Gabrielsson et Larson pour limiter les risques financiers[4],[9]. Une éventuelle collaboration sera décidée une fois les prototypes éprouvés[9]. Leur construction débute donc en septembre 1925, pour la plupart chez les Larson même, à Stockholm et personnellement financés par Gabrielsson[2],[7],[10]. En juin 1926, le premier prototype est testé[7],[2]. Dix sont construits jusqu’à l’automne, portant la marque Larson ou GL (Gustaf Larson)[4],[7],[11].

Volvo ÖV4 en construction à l'usine de Lundby
Volvo ÖV4 en construction à l'usine de Lundby (1927).

Après des essais réussis, c'est finalement le 10 août 1926 que le conseil d'administration de SKF décide de la création d'une filiale nommée AB Volvo pour la production en série d'automobiles[4],[9]. Dans l'accord, SKF fournit les locaux, 200 000 couronnes et autres garanties pour la production de mille unités[7],[12]. Assar Gabrielsson sera le directeur général de Volvo et Gustaf Larson aura la charge du développement technique[3],[13]. En octobre 1926, AB Volvo déménage de Stockholm à Göteborg[14]. La production en série commence le 27 du même mois[7]. Seules la conception et l'assemblage sont faites en interne, toutes les pièces proviennent des quatre coins de la Suède y compris pour les prototypes[6],[10],[15]. L'objectif est de limiter les coûts initiaux et de profiter du savoir-faire des fournisseurs[6].

Ce premier modèle a deux versions : l'ÖV4 « Jakob » (pour ÖppenVagn 4 cylindres), décapotable et la PV4 (PersonVagn 4 cylindres) avec un habitacle fermé[3]. Le 14 avril 1927 la première auto sort de l'usine de Lundby[2],[3],[7] : c'est la date de naissance officielle de Volvo[9].

Les ventes sont encouragées par une industrie en plein développement, la disponibilité d'un acier local de qualité et la réponse au réel besoin d'automobiles adaptées aux routes et au climat suédois[2]. Les résultats sont toutefois jugés trop faibles par SKF qui envisage un temps de revendre Volvo[10].

Pour Gabrielsson, proposer des autos à coût compétitif passe par des économies d'échelle, or les ventes sont bien en dessous des prévisions. L'établissement d'un réseau de distribution est en effet difficile, rares étant ceux prêts à vendre ces autos d'aspect rustique. Volvo crée alors son propre réseau, notamment en Finlande (1928) où vit une importante minorité suédoise. Il faut aussi réduire le coût des pièces. Pour avoir la meilleure qualité possible au meilleur prix, certaines d'entre elles proviennent de l'étranger à la différence des constructeurs d'autres pays qui en ces temps cherchent plutôt à favoriser leur économie nationale[6].

Le premier camion Volvo sort en janvier[9] ou février[16] 1928 avec le premier autobus la même année, toujours dans l'objectif d'offrir des véhicules qui conviennent à l'état des routes suédoises[17]. Le succès est inattendu[16].

Pour s'aligner avec la concurrence et offrir des moteurs plus puissants, la PV651 et ses variantes sont équipées d'un moteur 6 cylindres en 1929[18]. Mais la Grande Dépression touche tout le secteur automobile et Volvo se maintient à flot seulement grâce au succès de ses camions. Outre la conjoncture économique, c'est aussi la conception sage et conservatrice de ses autos qui se vend mal[3]. Pour des questions de coûts et de capacités de production, les modèles ne sont pas renouvelés chaque année contrairement à la concurrence américaine[6].

En 1930, le constructeur rachète l'usine de Lundby à la maison-mère[19]. Grâce à l'expérience des techniciens acquise aux USA, des modèles spéciaux sont proposés la même année : taxis, police, sociétés de location[3],[18]... Leur robustesse construit lentement la réputation de la marque dont la popularité et le réseau de distribution s'étendent[3],[6]. Pour améliorer sa compétitivité, Volvo se résout à produire ses propres pièces en acquérant Pentaverken en 1934 et en modernisant son usine[6].

Une Volvo PV51 dans une cour
PV51.

Malgré tout, les plus luxueuses PV652 à PV659 lancées entre 1930 et 1935[18] se vendent pire encore dans un contexte économique toujours difficile[3]. En 1933 est présenté le concept Venus Bilo pour explorer les possibilités d'une voiture plus à l'avant-garde technique et esthétique[20]. En 1935, AB Volvo devient indépendant de SKF et est introduit à la bourse de Stockholm[3],[21]. La PV36 « Carioca » sort la même année[18]. Elle reprend plusieurs aspects de la Venus Bilo dont le style streamline populaire en Amérique du Nord mais pas en Suède[3],[22]. Souvent jugée trop extrême, c'est un échec commercial[3],[7].

Face à des ventes qui restent faibles, Volvo décide de produire plus petit, plus simple et moins cher. La PV51 et la PV52 sortent respectivement en 1936 et 1937. Les ventes repartent à la hausse[3]. La même année, alors que le contexte international se tend toujours un peu plus, Volvo commence la conception d'un véhicule de transport militaire tout terrain[23].

En 1938, les modèles PV53 à PV57 remplacent les deux modèles précédents, en apportant de légères améliorations[3],[18]. Les ventes progressent bien que les automobiles se cantonnent encore à la Suède[6]. Un modèle plus démarqué que les PV50 est planifié pour 1940 mais la Seconde Guerre mondiale éclate et le projet est considérablement ralenti[3].

Premiers succès automobiles (1940 – 1969)[modifier | modifier le code]

Le déclenchement du conflit a presque totalement arrêté les ventes[6],[19]. Le constructeur cherche de nouveaux débouchés en concevant des tracteurs qui ne seront toutefois fabriqués qu'après la fin de la guerre[6]. La stratégie de partenariats et de rachat des fournisseurs continue néanmoins. En 1941, Volvo acquiert la majorité des parts de Svenska Flygmotor AB avec qui elle coopérait déjà pour profiter de son savoir-faire en mécanique de précision tout en diversifiant ses activités[6]. En 1943 Köpings Mekaniska Verkstads AB (transmissions) est intégré, devenant Volvo Köping, de même qu'en 1969 Svenska Stålpressnings AB d'Olofström (carrosserie)[24].

La neutralité de la Suède permet à Volvo de prendre de l'avance sur ses concurrents en réfléchissant déjà à l'après-guerre[6]. Les ventes de camions, gazogènes et véhicules militaires financent les recherches[19],[25]. Deux programmes sont menés : la conception d'une petite voiture, taille populaire en Europe[6],[9],[26] et la mise au point de trois moteurs, un pour la petite voiture, un pour un plus grand modèle et un moteur Diesel pour camions et autobus en remplacement des moteurs Hesselman[6],[19].

Volvo PV445
PV445 (Duett), identique à l'avant à la PV444.

Le premier programme aboutit à la série PV444 (1947-1958)[6]. Comme ses prédécesseures, elle est largement inspirée des modèles américains en grand nombre sur les routes suédoises[3]. Les fournisseurs américains produisant pour des modèles domestiques plus gros et lourds, la PV444 est inhabituellement robuste pour sa taille[26]. Sa réputation de fiabilité et de durabilité devient une stratégie publicitaire à long terme[26],[27]. Ce sera le premier grand succès du constructeur[6],[26].

Les pénuries de ressources persistant après la guerre empêchent de répondre à la demande et retardent la production de la PV444 qui reste limitée pendant plusieurs années[6],[19],[26]. La chute des devises partout dans le monde restreint temporairement les opportunités d'export[6].

La PV445, version châssis de la PV444 sort en 1949[18]. Volvo propose ses propres versions break de la PV445, rassemblées sous le nom de Duett (1953-1960)[3]. Elles mettent en avant autant leurs capacités de loisirs que de travail[2]. Leur popularité est grande et deviennent une spécialité du constructeur[3].

Les séries PV820 (1947-1948) et PV830 (1950-1958) renouvellent une dernière fois la ligne de taxis et véhicules spéciaux, lié à une baisse de la demande[3],[18]. Une incursion dans les sportives est tentée avec la Sport P1900 (1956-1957) mais de nombreux problèmes écourtent la production[18],[28].

Le travail pour compléter les séries PV avec un modèle plus gros et haut de gamme commence dès le début des années 50, l'occasion d'ouvrir en 1950 un département de design. De multiples concepts préparent le terrain, en cherchant à plaire aux hommes comme aux femmes (comme la PV444), peu courant à l'époque. La série P120 « Amazon » (1957-1967) est avant tout une évolution esthétique de la PV444. Elle sera l'un des plus grands succès du constructeur et parmi ses modèles emblématiques[3].

Une Amazon variante 122 S de 1963 verte stationnée dans une rue.
Amazon variante 122 S de 1963.

La PV544 (1958-1965) est une évolution directe de la PV444 intégrant de multiples sécurités de conduite[3],[28]. Sa durabilité est telle qu'elle provoque la protestation de plusieurs concessionnaires américains[3]. À cette période Volvo s'implique dans le sport automobile pour améliorer sa visibilité et les PV444 et 544 connaissent une certaine réussite en rallye[3],[18]. Une seconde tentative plus fructueuse de voiture de sport est faite avec la P1800 (1961-1972)[3],[29].

Dans le monde, la fin des pénuries et le fort développement économique des années 50 profite à Volvo[6]. À partir de 1949, plus de voitures que de camions ou bus sont produits mais le secteur automobile ne deviendra rentable que quelques années plus tard[19],[25]. Les ventes passent de 7 306 véhicules en 1939 à 145 136 en 1965[19],[30]. Gabrielsson a trouvé le capital initial nécessaire à l'expansion internationale dans le fonds de pension des employés, non sans causer des remous [31]. L’implantation sur le marché américain amorcée timidement en 1955 avec la PV444 connaît assez vite un certain succès pour une marque étrangère qui perdure avec la série PV544[3],[19],[30]. En 1963, les USA deviennent le premier marché d'export[19].

L’explosion de la demande annoncent dès les années 50 un dépassement des capacités de l'usine de Lundby. Volvo étant l’un des principaux exportateurs du pays, le projet d'agrandissement est d'intérêt national et soutenu par l'État suédois[3]. Volvo construit donc une immense usine à Torslanda inaugurée par le roi Gustave VI Adolphe le 24 avril 1964[3],[32].

La construction de nombreuses autres installations témoigne aussi du développement rapide du constructeur : école de services techniques (1951)[33], piste d'essai à Säve (1955)[34], usines d'assemblage à Halifax (1963), Gand (1965)[19], Lima (1965)[32] et Kuala Lumpur (1968)[19] en plus de coopérations à Arica et Durban[10], acquisition de l'usine de pièces mécaniques d'Umeå (1964) et ouverture d'une usine pour l'équipement intérieur à Bengtsfors (1965)[32]. Le nombre d'employés passe de 3 000 en 1947[19] à 34 048 en 1969[35]. En 1964, Volvo devient la plus grande entreprise de Suède[19].

La société se diversifie dans la construction, les mines et l'agriculture en acquérant en 1954 AB Bolinder Munktell qui devient BM Volvo et Arvikaverken en 1960[3],[32]. L'activité de moteurs est considérablement développée avec une usine supplémentaire à Köping[36].

Volvo 144 rouge de 1968 stationnée dans une rue
144 de 1968.

Gustaf Larson quitte l'équipe exécutive en juillet 1952 mais reste membre du conseil d'administration jusqu'à sa mort en 1968. En 1956, Assar Gabrielsson quitte le poste de directeur général, Gunnar Engellau lui succédant, et devient président du conseil d'administration jusqu'en mai 1962[3],[5].

Les années 50 et 60 voient aussi un grand développement de la sécurité[2],[3],[19] avec en particulier en 1959 l'invention et l'introduction de la ceinture de sécurité moderne[3],[35] et en 1967 le premier siège enfant dos à la route au monde[19],[29]. Entre 1954 et 1956 et à partir de 1958, une garantie-assurance de 5 ans couvrant tout sinistre est mise en place, prolongeable à partir de 1960 par une assurance. Cette politique durera jusqu'en 1999 et le rachat de la division automobile par Ford[3]. Le constructeur cherche aussi à faciliter la réparation de ses autos et en diminuer les coûts, tant pour augmenter la satisfaction client que la rentabilité de sa garantie[6].

Les premières mesures environnementales sont prises en 1967 avec l'introduction d'un système de contrôle des émissions et en 1969 de l'injection directe[19],[37].

En 1966, la 144 (1966-1974) succède à la P120. Dessinée par Jan Wilsgaard (également à l'origine de l'Amazon), la série 140 annonce un design extérieur plus anguleux que Volvo conservera jusqu'à la fin des années 90[3]. Une attention particulière est portée à la sécurité avec des équipements encore peu répandus[2],[18]. La 145 inscrit définitivement Volvo comme un fabricant de breaks majeur avec une section arrière qui devient caractéristique du constructeur[18],[19].

1999 : Volvo dans le groupe Ford[modifier | modifier le code]

En 1999, Volvo AB cède sa branche automobile au groupe Ford pour 6,5 milliards de dollars.

Le , Frederik Arp prend la tête de Volvo Car Corporation, aujourd'hui Volvo, succédant à Hans Olov Oslon. L'entreprise a vendu en 2005 un peu moins de 500 000 voitures. L'objectif du nouveau PDG est d'en vendre au moins 600 000. La même année, la compagnie devint la seule marque haut de gamme rentable du groupe Ford. En 2008, Frederick Arp est remplacé par Stephen Odell. Dans le groupe Ford depuis 1980, il a exercé diverses fonctions d'encadrement dans le domaine des ventes et du marketing, notamment chez Jaguar et Mazda.

2010 : Rachat par Geely[modifier | modifier le code]

La vente de Volvo, au chinois Zhejiang Geely Holding Group, a été annoncée en décembre 2009[38] et signée au siège suédois de Volvo, le , par Lewis Booth, directeur financier du groupe Ford, et Li Shufu, président de Geely.

Le montant de la transaction est de 1,8 milliard de dollars (1,26 milliard d’euros)[39],[40],[41],[42].

En , Volvo met en production le premier modèle de sa nouvelle famille de moteurs 4 cylindres hautes performances. Les premiers modèles de moteur équipent les Volvo S60, V60, XC60, V70, XC70 et S80 à la rentrée 2013[43].

En , Volvo achète le préparateur Polestar qui devient la division performance officielle de Volvo. En , il devient une société distincte et indépendante, codétenue par Volvo Cars et le groupe Geely. Polestar développe depuis lors des véhicules hybrides et électriques de performance[44].

2017 : Transition vers des voitures électriques[modifier | modifier le code]

En , Volvo et Veoneer, entreprise suédoise spécialisée dans la protection des occupants, fondent Zenuity pour le développement logiciel d'aide avancée à la conduite et de conduite autonome[44].

En , Volvo a annoncé qu'il planifie en 2019 l'arrêt de la production de voitures dotées de moteur 100% thermique - c'est le premier constructeur automobile à faire ceci[45]. Après 2019, toutes les voitures Volvo auront un moteur électrique[46].

En , Volvo et Geely fondent Lynk & Co, un constructeur centré sur les jeunes adultes et explorant des pratiques encore peu répandues dans l'industrie comme la connectivité poussée, l'autopartage et la vente directe en ligne[44].

Invention de la ceinture de sécurité moderne[modifier | modifier le code]

En 1959, Volvo introduit la ceinture de sécurité moderne, inventée par Nils Bohlin, premier ingénieur sécurité de la société[47],[48]. Avant d'être embauché en 1958 pour travailler à ce sujet, Bohlin participe à la conception de sièges éjectables chez le constructeur aéronautique Saab[47]. Il existait déjà des ceintures de sécurité à deux ou trois points d'ancrage, avec la première ceinture trois points en Y inventée par Roger W. Griswold et Hugh DeHaven en 1955 pour l'aéronautique[49]. Toutefois, l'expérience de Bohlin lui permet d'améliorer la technologie en la rendant à la fois plus efficace, confortable et facile à utiliser en automobile[47],[48]. Le brevet est finalement déposé le [50].

L'invention est alors introduite pour la première fois aux places avant des modèles 121 Amazon et PV544 en 1959[47],[51]. Le brevet ayant été gardé ouvert, la ceinture de sécurité à trois points d'ancrage de Bohlin se diffuse largement chez les autres constructeurs[47] au point qu'elle est en 2017 un élément de sécurité routière obligatoire dans 105 pays[52].

[modifier | modifier le code]

Le nom de Volvo vient de SKF, la société mère de Volvo, qui fabriquait auparavant un type de roulement à une rangée de billes dénommé « Volvo » (dérivé du latin, signifiant « je roule ») - un nom qui convenait parfaitement aux nouveaux produits automobiles.

Le logo de Volvo comprend le symbole de Mars, en raison de son association avec le fer, donc l'industrie sidérurgique[53].

Sites du constructeur[modifier | modifier le code]

Site d'Olofström, Suède.

Le groupe Volvo Cars produit ses automobiles en Suède, en Belgique, en Chine et aux États-Unis. La Malaisie et l'Inde accueillent également chacune une usine d'assemblage. Certains éléments sont produits à part en Suède et en Chine, comme les moteurs à Skövde depuis 1930 et à Chengdu depuis 2015, ou des éléments de carrosserie à Olofström depuis 1969.

La recherche et développement se fait à Göteborg en Suède, Camarillo aux États-Unis et Shanghai tandis que des bureaux de design sont localisés à Göteborg et Camarillo.

En , 75 % des 45 233 salariés de Volvo sont en Europe, dont 59 % en Suède. 19 % des emplois sont localisés en Chine, 4 % aux États-Unis et 2 % dans d'autres pays[54].

Sites opérés par Volvo Cars (mai 2020)
Lieu Modèle ou élément fabriqué Type Marché
Torslanda (Göteborg) Drapeau de la Suède V60[55] Fabrication Monde
V60 Cross Country[55]
V90[44]
V90 Cross Country[44]
XC60[55]
XC90[55]
Gand Drapeau de la Belgique V60[44] Assemblage Monde
XC40[56] Fabrication
Blocs de batteries[57]
Chengdu Drapeau de la République populaire de Chine S60[44] Fabrication Monde
XC60[44]
Luqiao (Taizhou) Drapeau de la République populaire de Chine [58] XC40[56] Fabrication Chine
Daqing Drapeau de la République populaire de Chine S90[44] Fabrication Monde
Charleston Drapeau des États-Unis S60[59] Fabrication Monde
XC90 (2021)[59]
Blocs de batteries (fin 2020 – 2021)[57]
Shah Alam Drapeau de la Malaisie S60[60] Assemblage ANASE sauf Laos[61],[62]
S90[60]
V60[61]
XC40[63],[64]
XC60[60]
XC90[65]
Bangalore Drapeau de l'Inde [66] S90[67] Assemblage Inde
V90 Cross Country[68]
XC60[68]
XC90[69]
Skövde Drapeau de la Suède [70] Moteurs[44] Fabrication Monde
Zhangjiakou Drapeau de la République populaire de Chine Moteurs[44] Fabrication
Olofström Drapeau de la Suède Pièces de carrosserie[44] Fabrication Monde
Autres sites opérés par Volvo Cars (mai 2020)[71]
Lieu Description
Göteborg Drapeau de la Suède Siège mondial et EMEA
Recherche et développement et design
Rockleigh Drapeau des États-Unis Siège Amériques
Camarillo Drapeau des États-Unis Recherche et développement et design
Shanghai Drapeau de la République populaire de Chine Siège Asie
Recherche et développement

Chiffres de vente[modifier | modifier le code]

Après avoir longtemps évolué autour de 400 000 ventes annuelles, la production ne cesse d'augmenter depuis 2014, et Volvo établit un record de vente en 2018 avec 642 253 véhicules.

Année Ventes mondiales du constructeur Volvo
100 000 200 000 300 000 400 000 500 000 600 000 700 000
1999[72] 401 509  
2000[72] 409 059  
2001[72] 412 390  
2002[72] 406 695  
2003[72] 415 046  
2004[72] 456 224  
2005[72] 443 947  
2006[72] 427 747  
2007[73] 458 323  
2008[74] 374 297  
2009[72] 334 808  
2010[75] 373 525  
2011[76] 449 255  
2012[76] 421 951  
2013[77] 427 840  
2014[78] 465 866  
2015[79] 503 127  
2016[80] 534 332  
2017[81] 571 577  
2018[82] 642 253  
2019[83] 705 452  

Modèles actuels[modifier | modifier le code]

Avec la désignation S pour les automobiles 4 portes, c'est-à-dire les berlines sans hayon (Sedan), V pour les automobiles 5 portes c'est-à-dire les compactes et les breaks (Versatility), XC pour les SUV (Cross Country) et C (Coupé ou Convertible) pour les automobiles 3 portes (aucune dans la gamme depuis 2014).

4 portes[modifier | modifier le code]

5 portes[modifier | modifier le code]

  • Volvo V60, break familial
  • Volvo V60 Cross Country, break familial surélevé
  • Volvo V90, break routier
  • Volvo V90 Cross Country, break routier surélevé

SUV[modifier | modifier le code]

Modèles anciens[modifier | modifier le code]

Premiers modèles[modifier | modifier le code]

Familiales[modifier | modifier le code]

Grands breaks[modifier | modifier le code]

Coupés[modifier | modifier le code]

Routières[modifier | modifier le code]

Compactes (berlines et break)[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Volvo 144 de 1972
Volvo 244 1979

Voitures concept et prototypes[modifier | modifier le code]

Volvo VESC, 1972
Volvo S60 Concept, Salon Auto de Genève 2009
Volvo Concept Coupe 2013
  • Volvo Venus Bilo (1933)
  • Volvo Philip (1952)
  • Volvo Margarete Rose (1953)
  • Volvo Elisabeth I (1953)
  • Volvo Experimental Safety Car - VESC (1972)
  • Volvo 1800 ESC (1972)
  • Volvo EC (1977)
  • Volvo City Taxi (1977)
  • Volvo Tundra (1979)
  • Volvo Concept Car - VCC (1980)
  • Volvo LCP2000 (1983)
  • Volvo Environment Concept Car - ECC (1992)
  • Volvo Adventure Concept Car - ACC (1997)
  • Volvo Safety Concept Car - SCC (2001)
  • Volvo Performance Concept Car - PCC (2001)
  • Volvo PCC2 (2002)
  • Volvo ACC2 (2002)
  • Volvo Versatility Concept Car - VCC (2003)
  • Volvo Your Concept Car - YCC (2004)
  • Volvo T6 (2005)
  • Volvo 3CC (2005)
  • Volvo C30 Design Concept (2006)
  • Volvo XC60 Concept (2006)
  • Volvo ReCharge Concept (2007)
  • Volvo S60 Concept (2008)
  • Volvo C30 DRIVe Electric (2010)
  • Volvo Universe Concept (2011)
  • Volvo Concept Coupé (2013)
  • Volvo Concept Estate (2014)
  • Volvo Concept 26 (2015)
  • Volvo 360c (2018)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.media.volvocars.com/global/en-gb/media/pressreleases/172301/volvo-cars-reports-record-sales-of-503127-in-2015
  2. a b c d e f g h et i (en) Volvo Cars, « Our Heritage », sur volvocars.com (consulté le 19 avril 2020)
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah et ai (en) Richard Dredge, Volvo Amazon: The Complete Story, The Crowood Press Ltd, , 176 p. (ISBN 978-1785001048)
  4. a b c d e f et g (en) Gustaf Larson, « Friendship and life-long co-operation », Ratten, no 2,‎ (lire en ligne)
  5. a et b (en) AB Volvo, « Sans titre : « Assar Gabrielsson was born on August 13… » », Ratten, no 2,‎ (lire en ligne)
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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]