Lafrançaise

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Lafrançaise
Vue générale.
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Blason de Lafrançaise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Pays de Serres Sud-Quercy
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Quercy de Lafrançaise
(siège)
Maire
Mandat
Thierry Delbreil
2014-2020
Code postal 82130
Code commune 82087
Démographie
Gentilé Lafrançaisains
Population
municipale
2 874 hab. (2014)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 43″ nord, 1° 14′ 29″ est
Altitude 190 m
Min. 65 m
Max. 213 m
Superficie 50,82 km2
Localisation

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Liens
Site web lafrancaise.fr

Lafrançaise est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bastide du XIIIe siècle, elle se dresse au confluent du Tarn et de l'Aveyron et offre à 180 m d'altitude, un point de vue sur les plaines du Tarn, de l'Aveyron, du Lemboulas et du Lembous.

Climat[modifier | modifier le code]

Le 19 juillet 2001 en fin de journée, une tornade s'est produite au bas du village de Lafrançaise en bordure du Tarn. Un dossier complet a d'ailleurs été réalisé par le directeur du centre départemental de météorologie du département, ce dossier est consultable en cliquant ici.

De plus, la ville de Lafrançaise comprend une des cinq stations Météo-France du département. Elle relève la température, la pluie, le vent ainsi que tout autre paramètre météorologique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence d'hommes sur le site de Lafrançaise est très ancienne. La découverte faite de pierres polies par des ouvriers au XIXe siècle au Saula prouve que l'implantation des hommes remonte au Néolithique (de 6000 et 1800 av.J.-C.). Une nécropole de l'âge du bronze (de 1800 à 700 av. J.-C.) retrouvée également au Saula confirme cette présence. Les Gaulois ont également occupé le site du Saula dès 200 av. J.-C. L'arrivée des Romains dans la région en 58 av. J.-C. et la paix romaine imposée dans toute la Gaule ont favorisé le développement des routes commerciales. Le site de Lafrançaise se serait trouvé sur la route commerciale Bordeaux-Castres. Il faut attendre le XIIIe siècle pour retrouver la trace d'écrits concernant Lafrançaise. En effet, c'est en 1274 qu'un acte de donation est promulgué pour la création d'une bastide qui s'appelle dès le début « Villa Francese ». Le nom choisit a pour but de marquer l'appartenance de la Bastide au royaume de France. Les terres sont données au Roi de France Philippe III le Hardi par le seigneur Bertrand de Saint-Geniès et ses frères. Une charte royale octroyée l'année suivante, le 6 juillet 1275, par le roi de France fixe les libertés et coutumes de la bastide. Celle-ci a force de loi des siècles durant.

Terre de passages et d'invasions depuis la Préhistoire, La Villa Francese, devenue par contraction La Franceses (1602) puis La Françoise (1650) et enfin Lafrançaise (1900), a connu l'invasion des Anglais en 1348 lors de la guerre de Cent Ans. Selon la légende, la bastide fut envahie treize fois et libérée à chaque fois par les Français avec à leur tête, Aymeric de Rochechouard.

Les guerres de religion de la deuxième moitié du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle ont à plusieurs reprises mis le village et sa proche région à feu et à sang. Les combats se sont arrêtés à la signature du traité d'Alais, le 27 juin 1629, qui prive les protestants de tous les avantages politiques et militaires que leur avait concédés l'édit de Nantes (1598). La bastide de Lafrançaise, ainsi mise à sac pendant plus de 75 ans, a beaucoup de mal à se développer. Il faut attendre l'intendance de l'Escalopier (1740-1756) pour que Lafrançaise renoue avec la prospérité. Ce dernier agrandit et embellit la cité. Il développe le commerce. Les foires de la Saint-Georges et de la Saint-Michel (ancienne foire aux chiens), instaurées dès la fin du XIIIe siècle, durent 8 jours, attirant camelots et commerçants qui viennent souvent de loin. Le marché du mercredi est aussi un facteur important du dynamisme économique du village.

Les Lafrançaisains, sous la Révolution, seront tempérés même si les habitants trouvent nécessaire de mettre en place une milice bourgeoise pour faire face à la période de la Grande Peur dans les campagnes (de mi-Juillet à mi-août 1789). Les idées véhiculées par la Révolution et les nombreux changements de régime politique au XIXe siècle ont, à Lafrançaise comme partout en France, inscrit dans les mentalités de nouveaux concepts comme ceux de citoyenneté, de démocratie, ou de nation. L'instauration de la IIIe République en 1871 voit l'avènement d'une stabilité politique sous le régime républicain.

La Première Guerre mondiale (1914-1918) touche également les Lafrançaisains. 71 de ses enfants laisseront leur vie sur les champs de bataille. Mais leur patriotisme n'émaille pas leur vigilance. En effet, ils ne manquent pas, par l'intermédiaire de son conseil municipal, d'émettre des critiques à l'encontre du gouvernement français, notamment suite aux évènements de la bataille de la Marne (septembre 1914).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime de Vichy supprime tous les principes démocratiques en France. À Lafrançaise, les municipalités successives sont désignées par le préfet, représentant du pouvoir collaborateur de Pétain. Il faut attendre le 5 mai 1945 pour voir le retour d'une municipalité légitime avec l'élection de Jean-Baptiste Ver à la mairie au suffrage universel et égal.

Après une histoire aussi tumultueuse, Lafrançaise compte près de 3 000 habitants. Elle est toujours un lieu de commerce et de rencontre où perdure sa foire aux chiens, sept fois centenaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
janvier 1793 décembre 1793 Jacques Maury    
1793 1795 Jean Bourdoncle    
février 1795 août 1795 Jean-Bernard Laffon    
1795 1796 Jean Bourdoncle    
août 1796 novembre 1796 Pierre Admirat    
1796 1797 Guillaume Inard    
avril 1797 novembre 1797 Guillaume Faurat    
novembre 1797 avril 1798 Pierre Maffre    
avril 1798 septembre 1798 Jean Jacques François Percharman    
1798 1799 Guillaume Moncuquet    
1799 1800 François Laval    
1800 1804 Guillaume Inard    
1804 1829 Jean Jacques François Percharman    
1829 1830 Adrien François de Montbartier-Parazols    
septembre 1830 décembre 1830 Joseph Paul Jordanet    
1830 1837 Guillaume Victorin Laval    
1837 1843 Pierre Auguste Parizot    
1843 1848 Guillaume Victorin Laval    
mars 1848 août 1848 Pierre Honoré Constans    
1848 1852 Jean Jacques François Percharman    
1852 1865 Pierre Honoré Constans    
1865 1884 Jules Etienne Jordanet    
1884 1888 Emile Robert-Latreille    
septembre 1888 octobre 1889 Victorin Anglas    
1889 1896 Emile Robert-Latreille    
1896 1942 Ferdinand Bordaries    
1942 1944 Gustave Boscq    
1944 1957 Jean-Baptiste Ver    
1957 1971 Antonin Ver Radical de gauche Député
mars 1971 1977 Pierre Mas    
mars 1977 2001 Hervé Sabatié    
mars 2001 mars 2014 Patrick Soulhac PRG  
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Thierry Delbreil DVG  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Lafrançaisains.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 874 habitants, en augmentation de 1,63 % par rapport à 2009 (Tarn-et-Garonne : 5,26 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 043 3 203 3 192 3 568 3 686 3 780 3 888 3 912 3 925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 752 3 738 3 578 3 507 3 481 3 312 3 357 3 197 3 140
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 121 3 000 2 825 2 683 2 506 2 512 2 504 2 327 2 317
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 385 2 481 2 545 2 604 2 651 2 692 2 779 2 828 2 874
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Lapeyrouse.

Son passé historique lui a légué un patrimoine exceptionnel :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Pernon (22 août 1772 à Saint-Maurice - 7 octobre 1843 au Saula). Fils de Joseph Pernon et de Jeanne Lafitan, ce célibataire sans enfant était de confession protestante. Riche propriétaire foncier, philanthrope, homme tolérant et libéral, il donna une grande partie de ses biens aux pauvres.

En effet, il partagea ses biens entre les membres de sa famille, sans distinction de religion, l’hôpital de Montauban et les pauvres de la commune de Lafrançaise. Ses biens immobiliers sont acceptés par le conseil municipal le 10 décembre 1843. La municipalité le désigne alors comme bienfaiteur. Mais son testament est très contesté par ses héritiers directs. Une longue série de procès et de nombreuses intrigues ont dilapidé une grande partie de ses biens. Les pauvres n’ont quasiment pas profité des dons de ce généreux donateur. Cela n’enlève en rien le beau geste de ce bienfaiteur. Il repose aujourd’hui au cimetière de Lafrançaise où une plaque commémorative rappelle son geste désintéressé. Enfin, une rue porte toujours son nom.

  • Jean-Bernard Mary-Lafon (1810-1884), homme de lettres français, historien, linguiste et auteur dramatique, né à Lafrançaise.
  • Léon Cladel (1834-1892), romancier et nouvelliste. Son père, bourrelier, habitait Lafrançaise.
  • Jean-Louis Zanon (1960), footballeur. Il commença à jouer dans le club de Lafrançaise.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lafrançaise Blason De gueules à une croix de Toulouse d'or accompagnée de quatre fleurs de lys du même, 2 en chef, 2 en pointe[6].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Lafrançaise
De gueules à un pal d'argent chargé en cœur d'une rose du champ

Blason de 1696

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Serres, Histoire de La Française, Imprimerie coopérative, Montauban, 1942

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lafrancaise.fr/pageLibre000104d8.html Liste des maires]
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Documents officiels de la mairie et plaques de rue