Caroline Aigle

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Caroline Aigle
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 32 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Lycée militaire de Saint-Cyr (à partir de )
Prytanée national militaire (-)
École polytechnique (-)
École de l'air (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Arme
Grade militaire
Distinction
Caroline Aigle.JPG

plaque commémorative

Caroline Aigle est une femme pilote de chasse, commandant dans l'Armée de l'air française, née le à Montauban et morte le à Paris. Elle est, en 1999, la première femme pilote de chasse à être affectée au sein d’un escadron de combat de l'Armée de l'air[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille lorraine[3], mais née à Montauban, Caroline Aigle parcourt très jeune une bonne partie de l’Afrique où son père sert comme médecin militaire, avant de rejoindre, à quatorze ans le lycée militaire de Saint-Cyr[4],[5] où elle reste jusqu'en classe de terminale.

Elle effectue ensuite sa préparation aux grandes écoles scientifiques au Prytanée national militaire de La Flèche (mathématiques supérieures et mathématiques spéciales M'). En 1994, elle est admise à la fois à l'École polytechnique et à l'École normale supérieure, et choisit Polytechnique[4],[6],[7]. Comme les élèves de cette école ont le statut militaire, elle effectue son service militaire obligatoire de 1994 à 1995 au 13e bataillon de chasseurs alpins. À l'issue de ses études à l'X, elle décide de servir dans l'Armée de l'air. En , elle intègre donc celle-ci et débute sa formation au pilotage en ralliant la « division des vols » qui correspond à la troisième et dernière année de l'École de l'air.

Pilote de chasse[modifier | modifier le code]

Le , Caroline Aigle est brevetée pilote de chasse[2] sur Alpha Jet à la base aérienne 705 de Tours ; elle reçoit son « macaron »[4] des mains du général d'armée aérienne Jean Rannou[8], chef d'état-major de l'Armée de l'air .

En 2000, elle intègre la base aérienne 115 d'Orange dans l'escadron de chasse 2/5 Île-de-France et effectue sa formation sur Mirage 2000. Elle est affectée sur Mirage 2000-5 à l'escadron de chasse 2/2 Côte-d'Or à la BA 102 de Dijon, en 2000, puis devient commandant d'escadrille à partir de 2005 (escadrille SPA 57 Mouette).

En , elle est affectée à la « sécurité des vols » du commandement des forces aériennes de la BA 128 de Metz.

Son surnom dans l'Armée de l'air est « Le Moineau »[9].

Une sportive accomplie[modifier | modifier le code]

Caroline Aigle est aussi une sportive accomplie, championne de France militaire de triathlon[4] 1997, championne du monde militaire de triathlon par équipe[4] 1997 et vice-championne du monde militaire de triathlon par équipe 1999. Elle pratique également une autre de ses passions, la chute libre[4] et le parachutisme d'une manière générale[10].

Caroline Aigle est sur le point d'être sélectionnée comme astronaute de l'Agence spatiale européenne[11], pour cela elle avait repris des études d'astronomie et apprenait le russe. Mais très malade, sa dernière grande participation à un événement est d'être, en , la marraine du meeting aérien Airexpo à Toulouse.

Elle meurt le , âgée de trente-deux ans, d'un cancer foudroyant, un mélanome[12], décelé quelques mois avant sa disparition.

Elle totalise alors près de 1 600 heures de vol[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Caroline Aigle s'est mariée le à Christophe Deketelaere (pilote de la patrouille Breitling de Dijon) et est devenue mère de deux enfants, Marc et Gabriel. Lors de sa seconde grossesse, elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer[12]. Elle choisit de poursuivre cette grossesse, malgré le risque médical[12]. Son deuxième fils naît avant terme et Caroline Aigle meurt quelques jours plus tard[14],[12].

Hommages[modifier | modifier le code]

Giratoire « Caroline-Aigle » de l'entrée Nord de Montauban, surmonté d'un hélicoptère de type Gazelle.

Décorations[modifier | modifier le code]

Caroline Aigle est décorée de la médaille de l'Aéronautique à titre posthume par le président de la République, Nicolas Sarkozy, le [15].

Événements[modifier | modifier le code]

Lieux[modifier | modifier le code]

Plusieurs lieux ont été (re-)baptisés en hommage à Caroline Aigle :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cyrille Louis, « L'armée de l'air pleure Caroline Aigle, sa légende », Le Figaro, 30 août 2007.
  2. a et b « […] Mais ce n'était pas la première femme à être brevetée pilote de chasse. C'était Élisabeth Boselli, brevetée à Tours en 1946 ». Cf. Lucien Robineau (promotion 1951), Le Piège, Revue des anciens élèves de l'École de l'air, « Femmes pilotes militaires », no 191, décembre 2007, p. 5.
  3. Merchet.
  4. a, b, c, d, e et f Jean-louis Tremblais, « Caroline Aigle, le courage d'une maman exemplaire », sur lefigaro.fr, Le Figaro, 14 septembre 2007, mise à jour 14 octobre 2007 (consulté le 26 septembre 2016).
  5. Journal L'Aiglon, décembre 2007, no 112-113, p. 4.
  6. De la promotion X1994, cf. « Fiche de Caroline Aigle », sur le site de l’association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l’AX), Paris (consulté le 13 décembre 2016) ; y est notamment indiqué le grade de Caroline Aigle dans la fonction publique : « officier de l’Armée de l’air ».
  7. Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 13 décembre 2016), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « La famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Caroline Aigle », résultat obtenu : « Aigle, Caroline (X 1994) ».
  8. Biographie, sur le site des AET [PDF].
  9. a, b et c « Montauban. Un timbre pour Caroline Aigle, première femme pilote de chasse disparue en 2007 », sur ladepeche.fr, La Dépêche du Midi, (consulté le 19 mai 2014).
  10. « Caroline Aigle était la chevalière du ciel », La Provence, 23 août 2007.
  11. « Point presse de David Martinon du 30 août 2007 », présidence de la République, 30 août 2007.
  12. a, b, c et d « Gabriel, le dernier combat de Caroline Aigle », sur secretdefense.blogs.liberation.fr, Libération, (consulté le 21 octobre 2016).
  13. Communiqué sur le site du ministère de la Défense.
  14. Interview de son époux sur RTL le 5 septembre 2007 ; et homélie de sa messe d'enterrement, Armée de l'air, 29 août 2007.
  15. « Médaille de l'Aéronautique à titre posthume pour Caroline Aigle », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le 19 mai 2014).
  16. « Journée de la femme », sur defense.gouv.fr, ministère de la Défense, mise à jour : 10 octobre 2010 (consulté le 19 mai 2014).
  17. « Arrêté du 25 janvier 2012 portant désignation des auditrices et auditeurs de la 187e session en région (promotion « Commandant Caroline AIGLE ») de l'Institut des hautes études de défense nationale, Montpellier, Toulon et Aix-en-Provence (du 7 novembre au 16 décembre 2011) », JORF no 23, 27 janvier 2012.
  18. « Caroline Aigle 1974-2007 », sur laposte.fr, La Poste, (consulté le 27 septembre 2016).
  19. « Hommage au commandant Caroline Aigle (X 94) », sur polytechnique.edu, École polytechnique (consulté le 19 mai 2014).
  20. Jean-Dominique Merchet, « Une avenue Caroline Aigle inaugurée à Wasquehal par le ministre de la Défense », sur secretdefense.blogs.liberation.fr, Libération, (consulté le 19 mai 2014).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]