Émile Pouvillon

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Émile Pouvillon
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Biographie
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Paul Antoine Émile Pouvillon est un écrivain français né le à Montauban et mort le à Jacob-Bellecombette près de Chambéry.

Après des études de Droit à Paris, il revient dans sa ville natale où il commence à écrire quelques poésies et des nouvelles. Il réside dans le quartier de Villenouvelle, qui accueille son aîné quercynois, l'écrivain régionaliste Léon Cladel. En 1867, un séjour à Paris lui permet de côtoyer le milieu littéraire et de voir ses premiers textes publiés par Jules Vallès dans sa revue La Rue. Mais ce n'est qu'en publiant ses Nouvelles réalistes en 1878 qu'il acquiert une certaine notoriété. Parmi ses écrits les plus connus :

  • des peintures du monde paysan du Quercy au XIXe siècle :
    • Césette, histoire d'une paysanne, feuilleton paru en 1880 dans Le Temps, publié en volume par Alphonse Lemerre en 1882 et couronné par l'Académie française.
    • L'Innocent, roman dédié à Pierre Loti, paru chez le même éditeur en 1884.
    • Jean-de-Jeanne, roman publié en 1886.
    • Chante-Pleure, roman paru en 1890.
    • Les Antibel, tragédie paysanne, publiée en 1892, puis adaptée pour le théâtre avec la collaboration d'Armand d'Artois et représentée en 1899 au théâtre de l'Odéon à Paris.
  • des romans psychologiques :
    • Mademoiselle Clémence, Ollendorff, 1896.
    • L'Image, chez le même éditeur, 1897.
    • Le Vœu d'être chaste, Éditions de la Revue blanche, 1900.
    • et un dernier roman historique, situé en Roussillon lors du coup d'État du 2 décembre 1851: Jep, paru chez Fasquelle en 1904.
  • des recueils de nouvelles et de contes :
    • Le Cheval bleu, chez Lemerre, 1888.
    • Petites âmes, 1893
    • Petites gens, Fasquelle, 1905.
  • des œuvres dramatiques :
    • Bernadette de Lourdes, mystère, édité par Plon-Nourrit en 1894.
    • Le Roi de Rome, drame historique publié et représenté en 1898.

En 1892, il préside un comité dans le but d'élever un monument dans sa ville natale au regretté Léon Cladel ; avec l'aide d'Henry Lapauze, délégué du comité ; l'inauguration aura lieu en juin 1894, en présence des Cadets de Gascogne et de nombreuses célébrités.

En 1894, Pouvillon se prononce en faveur du capitaine Dreyfus et rompt ainsi avec certaines de ses relations littéraires. De 1898 à sa mort, il devient un des chroniqueurs réguliers du quotidien toulousain La Dépêche.

Les 4 et 5 octobre 1913[1], Henry Lapauze, conservateur du Petit Palais à Paris et président du comité Ingres, et la ville de Montauban organisent l'inauguration d'un monument à la gloire du romancier en même temps que l'inauguration du musée Ingres : ces fêtes se déroulèrent sur deux jours et l'affluence fut considérable, car de nombreuses personnalités étaient venues de la capitale ; Léon Bérard (secrétaire d'État aux Beaux-arts) Justin de Selves (préfet de Paris et président du Tarn-et-Garonne), Alfred Roll (président de la Société nationale des Beaux-Arts) Georges Leygues, Marcel Sembat, Georges Lecomte, Mme Daniel-Lesueur, Pierre Decourcelle, etc. À cette occasion, Cécile Sorel, sociétaire de la Comédie Française, a dit des sonnets d'Émile Pouvillon (cf. Journal des débats politiques et littéraires, du 6 octobre 1913).

Plusieurs rues portent son nom à Montauban, Toulouse et Paris (7e arr.).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

    • Edmond GALABERT, Souvenirs sur Emile Pouvillon, Toulouse, 1910.
    • Pouvillon retrouvé, Livre du centenaire de sa mort, publié en 2006 par l'Académie de Montauban, 4 rue du Collège, 82000 Montauban.

Liens externes[modifier | modifier le code]