Marie de La Hire

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Marie de La Hire
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Marie de La Hire vers 1905.
Nom de naissance Marie Weyrich
Naissance
Rouillé, Vienne,
Drapeau de la France France
Décès (à 47 ans)
Avalon, Isère, Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Marie de La Hire, nom de plume de Marie Weyrich, née à le Rouillé, dans le département de la Vienne, et décédée dans un accident de la route le à Avalon, (commune aujourd'hui intégrée à Pontcharra), dans le département de l'Isère, est une romancière, poétesse et artiste peintre française. Elle est l'épouse d'Adolphe d'Espie, dit Jean de La Hire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie Weyrich est la fille cadette du pasteur Eugène Weyrich et de Julie Poulain, parents de sept enfants. Elle est la petite fille du pasteur Nicolas Poulain qui a fait don de sa collection de fossiles datant du Jurassique au musée de Lausanne[1].

Adolphe d'Espie et son épouse vers 1905.

Le , elle épouse Adolphe d'Espie, écrivain et éditeur, connu sous le pseudonyme de Jean de La Hire. Elle mène une carrière d'écrivain et d'artiste peintre. La maison d'édition que dirige son époux, la Librairie Universelle, publie en 1906 son roman La Nièce de l'abbé Rozan sous le nom de Marie de la Hire. Sous ce même pseudonyme, elle publie le roman Modèle nu en 1908, et en 1920, un ouvrage aux éditions Povolozky-La Cible, dédié à Francis Picabia, dont l'atelier de peinture était voisin du sien[1]. Elle fait en particulier partie des amis de Picabia qu'il invite à signer son tableau L'Œil cacodylate, une œuvre dadaïste de 1921.

Elle publie sous son nom de jeune fille, Marie Weyrich, le recueil de poèmes Les Jardins du soir. Elle adopte ensuite le pseudonyme de Marie de La Hire pour faire paraître, surtout pendant la Première Guerre mondiale, plusieurs romans d'amour et Deux boy-scouts à Paris pendant la guerre, un roman dédié au scoutisme, type de production littéraire dans lequel s'est spécialisé son époux.

Elle publie un second recueil de poèmes, Les Crépuscules au jardin, toujours sous son pseudonyme, en 1924, et signe, seule ou en collaboration avec son mari d'autres romans sentimentaux.

Elle peint aussi et, à l'occasion, réalise des illustrations pour son époux, en particulier celles de Vengeance d'amoureuses, roman publié en 1905 sous le pseudonyme de Jean de La Hire.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • La Nièce de l'abbé Rozan (1906)
  • Modèle nu (1908)
  • Duchesse et Midinette (1911)
  • Les Sentiers de l'amour (1913)
  • L'amour pardonne (1916)
  • Innocente et vengée (1916)
  • Deux amours d'une marquise (1916)
  • Deux boy-scouts à Paris pendant la guerre (1916)
  • Le Drame du pardon (1919)
  • Le Prix du bonheur (1919)
  • La môme Nini (1921)
  • Le Cœur en émoi (1926)
  • Cœurs fidèles (1928)
  • La Fiancée fantôme (1928)
  • Les Cauchemars de la vie (1928), en collaboration avec Jean de La Hire
  • De l'amour, au printemps (1932)
  • L'Attente du bonheur (1939), en collaboration avec Jean de La Hire

Recueil de poèmes[modifier | modifier le code]

  • Les Jardins du soir (s.d.), signé Marie Weyrich
  • Les Crépuscules au Jardin (1924)

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • La Femme française, son activité pendant la guerre (s.d.)
  • Francis Picabia (1920)

Peinture[modifier | modifier le code]

  • Les Voiles rouges, huile sur toile de 56 × 46 cm
  • Croquis dada, publié dans 391, à la page 7 du n° 14 de .
  • Les Pins, huile sur bois
  • Promenade dans le chemin de Toulouse, huile sur toile
  • Marché à Montauban, huile sur toile
  • Bords du Tarn en été, huile sur toile
  • Un jardin à Versailles, huile sur toile de 38 x 46 cm

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche biographique, sur bookinerie.com

Liens externes[modifier | modifier le code]