Rugby à XV féminin

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image illustrant le rugby à XV
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Le rugby à XV féminin possède une histoire propre en raison des tentatives masculines pour exclure les femmes du jeu. Aujourd'hui, le rugby à XV féminin est loin de posséder le même statut que son homologue masculin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rugby à XV féminin, années 1930, Australie.

À la suite du renouveau du rugby à XV féminin qui débute dans les années 1970, cette discipline peut organiser des compétitions calquées sur le modèle masculin avec des championnats nationaux, des épreuves internationales régionales et mondiales d'équipes nationales. En Europe, ce mouvement est encadré par les fédérations nationales tandis qu'aux États-Unis, c'est le sport scolaire et universitaire qui rend possible cette évolution. Disposant d'une base de joueuses considérable de plusieurs milliers de pratiquantes, il est logique de voir émerger une équipe nationale américaine de premier plan qui remporte la première Coupe du monde en 1991.

L'Europe et l'Australasie ne restent pas inactives, mais décident d'appliquer les mêmes schémas que ceux suivis par les pratiquants masculins. Les fédérations mettent ainsi en place des compétitions nationales dont le niveau s'élève progressivement, puis intègrent à leurs sélections nationales une composante féminine. L'Angleterre, vainqueur des éditions 1994 et 2014 de la Coupe du monde et trois fois championne d'Europe avec le grand chelem en 2006, 2007 et 2008, et plus encore la Nouvelle-Zélande, quatre fois championne du monde lors de quatre éditions consécutives, de 1998 à 2010, dominent le rugby à XV féminin cette dernière décennie. Le Canada en Amérique du Nord, ou la France en Europe, font bonne figure.

Au niveau des clubs, les championnats nationaux manquent de moyens et il n'existe pas de compétition supra-nationale comme le Super 14 ou la Coupe d'Europe.

Les Règles[modifier | modifier le code]

Le rugby à XV féminin suit exactement les mêmes règles que le rugby à XV pratiqué par les hommes.

En-avant : règle de base du rugby. Il est interdit de passer le ballon à la main à un coéquipier se trouvant devant soi ou de lancer le ballon à la main devant soi. Ruck : phase statique successive à un plaquage. Les soutiens doivent venir de leur camp (même ligne imaginaire) et rester sur leurs appuis - debout - pour récupérer le ballon, en le ramassant ou en poussant dans l'axe.

Mêlée : phase statique organisée faisant suite à un en-avant. Les deux packs s'affrontent aux commandements de l'arbitre. Il faut pousser dans l'axe et talonner le ballon. Une équipe peut choisir de faire une mêlée à la place d'un coup-franc ou d'une pénalité en sa faveur.

Touche : lorsque le ballon sort en touche. A 5 mètres de la ligne de touche, les joueurs s'alignent (de 2 à 7 joueurs) et le talonneur lance la balle dans l'axe de l'alignement. Les sauteurs peuvent être levés par leurs coéquipiers (lifteurs). Une touche peut être jouée rapidement si la balle est récupérée avant de partir dans le décor : le joueur peut faire une passe à un coéquipier ou à lui-même au-delà de la ligne des 5 mètres, dans l'axe ou vers son camp.

Pénalité : fait suite à une faute « grave ». Hors-jeu, anti-jeu, mauvais geste, etc. La défense se place automatiquement à 10 mètres et ne doit pas intervenir si l'équipe attaquante joue vite. Sinon, elle recule à 10 mètres de plus. Possibilité de la jouer à la main, de taper en touche en ayant le droit de lancer le ballon, de choisir une mêlée avec l'introduction ou de viser les poteaux pour marquer 3 points.

Coup franc : sanctionne une faute technique, souvent après une mêlée ou une touche (mauvaise position en mêlée ou mauvaise introduction, faute dans l'alignement ou équipe en surnombre en touche...). Dans ses 22 mètres, on l'obtient en criant "mark" lors d'un ballon aérien récupéré de volée. Défense à 10 mètres, on peut jouer à la main, demander une mêlée. Possibilité de taper en touche, mais sans bénéficier du lancer. On ne peut pas viser les poteaux pour marquer des points.

Drop (drop-goal) : coup de pied tombé. Dans le cours du jeu, le joueur (souvent le numéro 10) laisse tomber le ballon juste devant lui et le frappe en direction des poteaux dès qu'il rebondit pour tenter de marquer 3 points.

Essai : aplatir le ballon dans l'en-but adverse en le portant ou en se jetant dessus à la suite d'un coup de pied. La base ! 5 points. Donne le droit de tenter une transformation, sur la même ligne verticale imaginaire à la ligne d'en but.

Transformation : coup de pied posé faisant suite à un essai. Vaut 2 points. Attention, les adversaires ont le droit de courir vers le joueur pour contrer la balle dès qu'il a entamé sa course d'élan.

Avants : les 8 joueurs du « pack », les « gros », les costauds. Ils participent aux phases statiques organisées pour le gain du ballon (les touches et les mêlées). Dans le jeu, ce sont eux qui ont un rôle prépondérant dans les rucks, les mêlées ouvertes (ou spontanées) et ils défendent autour des phases statiques, au plus près des regroupements. Ils essaient de franchir la ligne défensive en force, dans l'axe ou au près des regroupements. Organisés en 3 lignes, qui correspondent à leur position en mêlée fermée (ou ordonnée).

1ère ligne : deux piliers et un talonneur au milieu. Les plus petits, mais les plus costauds du pack. Les piliers calent la mêlée, en particulier le pilier droit, souvent le plus puissant. Le talonneur coordonne l'entrée en mêlée, la poussée et talonne le ballon introduit vers l'arrière, en direction des pieds de son numéro 8 (3° ligne).

2ème ligne : les plus grands et les plus costauds du pack. Au nombre de deux. Poussent fort en mêlée, sautent en touche, "nettoient" dans les rucks, poussent dans les regroupements. Ce sont eux qui font le travail de sape, le travail de l'ombre.

3ème ligne : un numéro 8 au milieu, puissant et technique, qui a le droit de ramasser le ballon en mêlée fermée pour franchir la ligne davantage. Deux 3ème lignes aile, un peu plus légers. Les décathloniens du rugby, la liaison entre avants et trois-quarts dans le jeu, les plus gros plaqueurs, capables de sauter en touche. Poussent aussi sur les piliers en mêlée fermée pour caler l'ensemble.

Trois-quarts : les 7 joueurs des lignes arrières. Les "gazelles", plus rapides et moins lourds que les joueurs du pack. Utilisent la largeur du terrain pour franchir la ligne de défense adverse. Ils sont les seuls -sauf très rare exception- à utiliser le jeu au pied pour avancer vers le camp adverse ou mettre l'adversaire sous pression en obtenant des touches près de la ligne d'en-but adverse.

Demis (de mêlée et d'ouverture) : le 9 et le 10, la charnière. Le 9 guide le pack, introduit en mêlée, anime le jeu. Relais systématique après chaque phase de contact pour redonner la balle à des avants pour franchir au près ou éjecter la balle pour ses trois-quarts, le plus souvent en donnant la balle à son demi d'ouverture. Le demi d'ouverture, numéro 10, est le chef d'orchestre des lignes arrières, le stratège, celui qui lance les attaques, annonce les combinaisons pour surprendre l'adversaire ; il peut jouer au pied vers le camp adverse pour récupérer la balle ou mettre la pression, taper des chandelles, des drops. C'est souvent lui le buteur de l'équipe. Il commande aussi les montées défensives de la ligne de trois-quarts.

Centres : le 12 et le 13. Des joueurs solides, rapides, pouvant jouer au pied ou à la main. Gros plaqueurs. Ce sont eux qui se disputent le milieu du terrain, pour franchir ou libérer de l'espace pour leurs ailiers. Souvent soutenus par les 3ème ligne dans le cours du jeu.

Ailiers : le 11 et le 14. Les joueurs les plus vifs et rapides, les finisseurs, les relanceurs. Ils restent en général le long des lignes de touche, mais peuvent s'impliquer aussi sur des combinaisons au milieu du terrain. Aident l'arrière à défendre lors des coups de pied adverses.

Arrière : le 15, le dernier rempart. Dernier défenseur, attaquant polyvalent lorsqu'il s'intègre dans la ligne d'attaque pour amener le surnombre. Habile sur les ballons hauts et les chandelles, doté d'un bon coup de pied de dégagement pour remettre la pression sur le camp adverse ou trouver des touches. Il est souvent aussi buteur.

Carton jaune/rouge : fautes techniques répétées, mauvais gestes, brutalités... sont sanctionnées par des cartons jaunes ou rouges (deux cartons jaunes équivalent à un carton rouge). Un joueur recevant un carton jaune doit quitter les terrain pendant 10 minutes sans être remplacé. Le carton rouge équivaut à une expulsion définitive du terrain.

Petit côté (côté fermé) : lors d'une phase statique, partie du terrain la plus étroite (ligne droite imaginaire d'une touche à l'autre).

Grand côté (côté ouvert) : lors d'une phase statique, partie du terrain la plus large.

Plaquage : il s'effectue entre les chevilles et la ligne des épaules en saisissant le joueur adverse avec ses bras ou en appuyant plus ou moins avec son épaule. Les plaquages au-dessus de la ligne des épaules, plaquages hauts ou cravates sont interdits, de même que les plaquages cathédrales - soulever un joueur et le jeter par terre - et sont sanctionnés d'un carton jaune ou rouge. Une percussion ne peut être effectuée que par le joueur portant la balle pour avancer en écartant les joueurs adverses avec ses épaules. 

Cuillère : lorsqu'un joueur adverse file vers l'en-but, le défenseur peut se jeter et taper du bout des doigts un des deux pieds du joueur pour le rabattre vers l'autre, provoquant un croche-pied. Geste autorisé mais dangereux.

Cravate : plaquage au-dessus de la ligne des épaules ; dangereux et interdit, sanctionné d'un carton jaune ou rouge.

Contester un ballon : lors d'une phase statique, le défenseur tente de récupérer le ballon. Debout, en essayant de l'arracher à son adversaire qui est debout ou au sol. Au sol, en se liant avec un coéquipier ou seul, mais toujours debout, pour essayer de se placer au-dessus du ballon afin que ses coéquipiers puissent le récupérer.

Libérer (lâcher) le ballon : obligatoire dès lors qu'un joueur est plaqué au sol. Le joueur essaye de placer le ballon vers son camp quand il se retrouve au sol. S'il ne le fait pas ou qu'il le retient, il est sanctionné d'une pénalité (carton jaune pour fautes à répétition).

Nettoyer : lorsqu'un coéquipier se fait plaquer, action consistant à lui apporter de l'aide en se plaçant au-dessus de lui, sur ses appuis, pour empêcher les défenseurs de s'emparer de la balle.

Gratter : action qui consiste à récupérer le ballon au sol de façon illicite, soit en n'étant pas sur ses appuis, soit en le talonnant à la main... Sanctionné d'une pénalité. Utilisé aussi pour ralentir les sorties de ballon adverses pour faciliter les replacement de sa défense en plaçant ses mains quelques secondes sur le ballon ou autour des mains du joueur plaqué.

Plonger :

  • Dans l'en-but, pour marquer un essai.
  • Mais signifie aussi se jeter dans un regoupement pour récupérer la balle ou protéger la sortie du ballon. Interdit et sanctionné d'une pénalité.

Passe : donner le ballon à un coéquipier vers l'arrière (ligne parallèle imaginaire à l'en-but adverse) à la main. Passe au pied possible, vers l'avant ou l'arrière, mais le coéquipier doit être derrière le joueur effectuant la passe au pied. Passe sautée : passe à un joueur au loin, en évitant un ou plusieurs coéquipiers intercalés. Passe volleyée : passe à un coéquipier sans contrôle, un peu comme au volley-ball. Très spectaculaire.

Chistera : passe effectuée à la façon du geste de pelote, avec le ballon placé à l'arrière de la main. Très en vogue.

Chandelle : coup de pied très haut en direction du camp adverse dans le but d'être récupéré. Les joueurs attaquants doivent être derrière le botteur ; si des coéquipiers sont devant le botteur, ils lèvent les bras, n'ont pas le droit de jouer et font action de repli vers leur camp. Ils n'interviennent que quand le botteur les dépasse pour les remettre en jeu.

Renvoi aux 22 mètres : lors d'un coup de pied vers le camp adverse, si le ballon dépasse la ligne d'essai (ou si le défenseur aplatit dans son propre en-but lorsque le ballon y a été envoyé par une adversaire), il se retrouve en "ballon mort". Le jeu reprend pour l'équipe qui défend par un renvoi 22, sur la ligne se trouvant à 22 mètres de son en-but, les adversaires devant se trouver au-delà de cette ligne, et ses coéquipiers derrière lui.

Coup d'envoi : pour entamer le match, et après la mi-temps. Coup de pied tombé, depuis la ligne médiane. Les coéquipiers se trouvent derrière la ligne imaginaire du botteur, les adversaires au-delà le la ligne des 10 mètres. Le coup de pied doit dépasser la ligne des 10 mètres, sans quoi l'adversaire bénéficie d'une mêlée au centre du terrain avec introduction. Idem si le ballon est tapé directement en touche.

Hors-jeu : un joueur est en position de hors-jeu s'il se trouve soit devant un coéquipier porteur du ballon, ou devant un coéquipier qui tape le ballon vers le cap adverse. Mais attention, l'arbitre ne sanctionne le joueur se trouvant dans cette position que si elle gêne l'adversaire. Lors d'une mêlée, la ligne de hors-jeu pour les avants est la ligne imaginaire passant par le ballon, mais les joueurs doivent rester liés tant que le ballon n'est pas sorti. C'est donc le 9 qui est souvent sanctionné sur ce type d'action. Sur un ruck, les joueurs doivent être derrière les pieds des participants au ruck. Sur une mêlée, les trois-quarts doivent être à 5 mètres de derniers pieds du 8 tant que le ballon n'est pas sorti; à 1o mètres sur une touche (sauf le 9).

Laisser l'avantage : l'arbitre voit une faute, la signale en levant uniquement le bras vers le haut (pénalité), en levant son bras replié (bras cassé ou coup-franc) ou tendu à l'horizontale (en avant) mais laisse jouer l'équipe qui attaque. Si l'équipe attaquante n'est pas gênée dans sa progression par la faute adverse, l'arbitre ne siffle pas et rebaisse la bras. Si l'équipe attaquante ne parvient pas à avancer, l'arbitre revient à l'endroit de la faute initiale et donne donc une pénalité, coup-franc ou mêlée à l'équipe attaquante.

Le terrain[modifier | modifier le code]

Délimité par les lignes de but et les lignes de touche, le terrain de rugby à XV est un espace rectangulaire de moins de 100 mètres de long sur moins de 70 mètres de large. Deux poteaux de but sont placés au centre de chaque ligne d’en-but, séparés de 5,60 mètres. Une barre transversale relie les poteaux à 3 mètres du sol.

Nombre de clubs de rugby féminin en France et dans le Monde[modifier | modifier le code]

Compétitions[modifier | modifier le code]

Joueuses emblématiques d'hier et d'aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Sue Day

Classement mondial[modifier | modifier le code]

Les listes ci-dessous donnent le classement établi le [1].

Rang Pays +/- Places Points
1 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 0 en stagnation 92,08
2 Drapeau de la France France 0 en stagnation 87,18
3 Drapeau de l'Angleterre Angleterre 0 en stagnation 86,71
4 Drapeau de l'Irlande Irlande 0 en stagnation 83,61
5 Drapeau du Canada Canada 0 en stagnation 82,12
6 Drapeau des États-Unis États-Unis 0 en stagnation 81,23
7 Drapeau de l'Australie Australie 0 en stagnation 80,03
8 Drapeau de l'Italie Italie 0 en stagnation 76,97
9 Drapeau de l'Espagne Espagne 0 en stagnation 76,60
10 Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles 0 en stagnation 74,00
11 Drapeau des Samoa Samoa 0 en stagnation 68,74
12 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 0 en stagnation 68,56
13 Écosse Écosse 0 en stagnation 65,72
14 Drapeau du Portugal Portugal 0 en stagnation 64,00
15 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 0 en stagnation 63,57
16 Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 0 en stagnation 62,25
17 Drapeau du Japon Japon 0 en stagnation 60,83
18 Drapeau de la Suède Suède 0 en stagnation 59,83
19 Drapeau de la Russie Russie 0 en stagnation 57,67
20 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 0 en stagnation 57,67
21 Drapeau de la Belgique Belgique 0 en stagnation 54,49
22 Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago 0 en stagnation 52,45
23 Drapeau de Hong Kong Hong Kong 0 en stagnation 51,27
24 Drapeau de la République populaire de Chine Chine 0 en stagnation 46,68
25 Drapeau du Danemark Danemark 0 en stagnation 46,68

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Womens's World Rugby Rankings », sur www.worldrugby.org, World Rugby,‎ (consulté le 22 décembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Chubilleau, La grande histoire du rugby au Féminin, La Lauze,‎ (ISBN 978-2352490180)
  • Jacques Cortie et Yaneth Pinilla, Des filles en ovalie : 40 ans d'histoire, Atlantica,‎ (ISBN 978-2843949043)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]