Labastide-Saint-Pierre

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Labastide-Saint-Pierre
Mairie.
Mairie.
Blason de Labastide-Saint-Pierre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Tarn-Tescou-Quercy vert
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne
(siège)
Maire
Mandat
Jérôme Beq
2014-2020
Code postal 82370
Code commune 82079
Démographie
Gentilé Bastidiens
Population
municipale
3 646 hab. (2014)
Densité 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 09″ nord, 1° 22′ 06″ est
Altitude 102 m (min. : 75 m) (max. : 119 m)
Superficie 20,64 km2
Localisation

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Liens
Site web www.labastide-st-pierre.fr/

Labastide-Saint-Pierre est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située le Tarn et l'ancienne route nationale 630, entre Montauban et Buzet-sur-Tarn. Elle est la ville-centre d'une unité urbaine de l'aire urbaine de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Labastide-Saint-Pierre
                              Bressols Montauban
Montbartier Labastide-Saint-Pierre Corbarieu
                              Campsas Orgueil

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée sur le Tarn qui longe la commune dans sa partie est-nord-est et ses affluents le ruisseau du Vergnet et le Rieu Tort et son affluent le ruisseau de Fabas.

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune de Labastide-Saint-Pierre est établie sur la première terrasse du Tarn en rive gauche.

La superficie de la commune de est de 2 064 hectares ; son altitude varie de 75 à 119 mètres[1].

Transports et communications[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par l'A62 sortie 10 (Villemur-sur-Tarn), puis par la D930 (ancienne route nationale 630).

La commune est proche de plusieurs gares : la gare de Montbartier ou la gare de Montauban-Villebourbon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Labastide-du-Tarn[2].

Ses habitants sont appelés les Bastidiens[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Labastide-Saint-Pierre commence à se préciser à l’époque où les empereurs romains gouvernèrent la Gaule. Les Romains furent les premiers cultivateurs, ils établirent des alliances avec les Gaulois et créèrent la grande route qui va de Montauban à Toulouse.

Au fil des siècles, la contrée a dû faire face à l’invasion et au pillage des Visigoths, des Francs, puis des Arabes et Berbères.

Au cours du Xe siècle, les habitants commencèrent à bâtir des villages autour des châteaux forts.

Vers la fin du IXe siècle, sous la protection du monastère de Saint-Théodard, Pierre d’Alba établit une sorte de colonie sous le vocable de Saint-Pierre, délimitée par le Tarn, la Rougette, la Margasse et le Rieutord.

A 12 km au sud de Montauban, sur la rive gauche du Tarn, fut bâti le bourg de Labastide, appelé ville par son fondateur Alphonse de Poitiers, en 1272. Vers le milieu du XIe siècle, le château fut édifié au bas du bourg (à la place de l’actuelle chartreuse). Il devait son importance aux revenus que lui procurait le péage du Tarn.

En 1317, le roi de France donna la majeure partie de Labastide à Pierre de Galard, grand maître des arbalétriers de France. À partir de cette époque, il y eut au château une compagnie plus ou moins nombreuse de soldats recrutés dans Saint-Pierre.

Pierre de Galard vendit ses droits seigneuriaux et au fil des ans les seigneurs se succédèrent.

En 1504, le marquis de Puylaroque resta seul bénéficiaire de la seigneurie de Labastide.

Durant les guerres de religion, le château de Labastide continua de s’enrichir avec les droits exigés des marchands qui empruntaient le Tarn et la route de Montauban à Toulouse.

En 1592, Saint-Pierre fut pillé et livré aux flammes par les protestants de Montauban, puis le seigneur de Labastide invita les survivants de Saint-Pierre à rebâtir leurs maisons dans les rectangles en friche de Labastide et ce village, devenu Labastide-Saint-Pierre, acquit une réelle importance.

En 1621, ils soutinrent le siège des Montalbanais et furent pour cela remerciés par Louis XIII en personne.

En 1622, le château fut pillé, puis mis à sac et incendié en 1628. Le château rebâti n’eut plus la même puissance. Il devint une grosse mais simple maison bourgeoise. Le bourg ne se releva que très péniblement.

Le château du Clau n’a jamais été un château féodal, encore moins une forteresse. Il a surtout été la belle résidence des seigneurs de Corbarieu, barons de Terride. Il fut pris par les protestants de Montauban en 1622 et fut occupé jusqu’en 1625.

Contraint de partir, le duc de Rohan, chef des calvinistes, ordonna que l’on démolisse l’église de Saint-Lizier, attenante au château.

Les catholiques s’emparèrent de nouveau du Clau et reconstruirent le prieuré de Saint-Lizier en 1648.

Sous le nouveau régime, en 1789, le citoyen Lescure proposa en qualité de premier consul de nommer une garde bourgeoise afin de maintenir la tranquillité publique. Les Bastidiens payèrent un secrétaire. A mesure que les lois parvenaient à la municipalité, elles devaient être régulièrement inscrites sur les registres.

Labastide fut comprise dans le canton de Grisolles, arrondissement de Castelsarrasin, département de la Haute-Garonne. Elle fut dénommée Labastide Fronton puis Labastide sur Tarn. Elle voyait son importance grandir chaque jour.

Elle faisait partie du Bas-Montauban.

Durant la Révolution, en 1792, les biens des marquis de Puylaroque furent confisqués. Jusqu’en 1850 environ, le château passa de vente en vente à divers marchands de biens.

En 1850, le château fut vendu à l’ordre des Chartreusines de saint Bruno. Sa conception intérieure fut modifiée, les grandes salles furent divisées en cellules.

1903 marqua la séparation de l’église et de l’État, les Chartreusines partirent s’installer en Italie mais gardèrent possession du château, acheté par une sœur sous son nom civil.

De 1914 à 1918, le château reçut des personnes résidant en France mais originaires de pays alliés à l’Allemagne, les « internés ».

Le château resta vide jusqu’en 1941 où l’armée française en prit possession, puis l’armée allemande en 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 3 500 habitants et 4 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt sept[4],[5].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne et du canton de Tarn-Tescou-Quercy vert (avant le redécoupage départemental de 2014, Labastide-Saint-Pierre faisait partie de l'ex-canton de Grisolles) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes du Terroir Grisolles Villebrumier.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1994 mars 2001 Jean-Claude Arbeau PRG Vice-président du conseil général
mars 2001 mars 2008 Jean-Marc Pariente PS Conseiller général
mars 2008 en cours Jérome Beq DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 646 habitants, en augmentation de 1,5 % par rapport à 2009 (Tarn-et-Garonne : 5,26 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
419 378 488 854 876 912 882 993 1 000
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 014 1 015 1 019 1 017 1 031 1 127 1 115 1 059 1 028
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
967 868 831 855 896 913 938 904 1 012
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 140 1 310 1 848 2 231 2 653 3 043 3 466 3 680 3 646
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 22 15 13 12 9 10 10 13
Nombre de communes du département 195 195 195 195 195 195 195 195

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Labastide-Saint-Pierre

Son blasonnement est : D'or aux deux pointes de gueules posées en chevron.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Labastide-Saint-Pierre fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune de Labastide-Saint-Pierre de la crèche, en passant par l'école maternelle et l'école élémentaire, le collège Jean-Jacques-Rousseau, les lycées ce trouvent sur la commune de Montauban[14] ou de Fronton.

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Danse, gymnastique, judo, karaté, pétanque, volley-ball, tennis, football.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes du Terroir Grisolles Villebrumier[15].

La déchetterie se trouve sur la commune de Reynies[16].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  5. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/082/082079.html.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. chateau du clau
  14. http://www.labastide-st-pierre.fr/fr/enfance-jeunesse/suivre-une-scolarite.html
  15. http://www.cctgv.fr/
  16. http://www.cctgv.fr/fr/proteger/gestion-des-dechets/la-dechetterie.html