Brigitte Barèges

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Brigitte Barèges
Illustration.
Brigitte Barèges en 2009.
Fonctions
Maire de Montauban
Présidente du Grand Montauban[a]
En fonction depuis le
(18 ans, 1 mois et 29 jours)
Élection
Réélection
4 avril 2014
Prédécesseur Roland Garrigues
Conseillère départementale du
Tarn-et-Garonne
En fonction depuis le
(4 ans, 1 mois et 21 jours)
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton de Montauban-3
Président Christian Astruc
Groupe politique Non-inscrits
Prédécesseur Jean-Pierre Quéreilhac
Vice-présidente du conseil départemental de Tarn-et-Garonne

(1 an, 8 mois et 18 jours)
Président Christian Astruc
Prédécesseur Ghislain Descazeaux (PS)
Successeur Gérard Hébrard (DVD)
Conseillère régionale de Midi-Pyrénées

(10 mois et 1 jour)
Élection 21 mars 2010
Successeur Sacha Briand
Députée française

(9 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Circonscription 1re de Tarn-et-Garonne
Groupe politique UMP
Prédécesseur Roland Garrigues
Successeur Valérie Rabault
Biographie
Nom de naissance Brigitte Taurines
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Toulouse (Haute-Garonne)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
LR
Profession Avocate

Brigitte Barèges
Maires de Montauban

Brigitte Barèges, née Taurines le à Toulouse (Haute-Garonne), est une femme politique française. Députée de 2002 à 2012, elle est maire de Montauban et conseillère départementale de Tarn-et-Garonne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Née à Toulouse, Brigitte Barèges est originaire de Réalmont, petit bourg du Tarn. Elle est la fille du docteur Jean-Paul Taurines, conseiller général gaulliste du Tarn pendant dix-huit ans. Elle suit des études de lettres classiques au lycée Bellevue d’Albi.

Mariée à un agriculteur, et mère de trois enfants, elle est titulaire d’une licence de droit privé obtenue à la faculté de droit de Toulouse, d’un certificat d’études judiciaires et de criminologie, d’un DESS en droit notarial et du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA). Elle exerce à partir de 1976 la profession d’avocat à Montauban en étant spécialisée notamment dans les questions de droit rural, de surendettement et des violences faites aux femmes et aux enfants.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Brigitte Barèges participe en 1994 à la fondation de l’association Forum démocratie justice, avec l’ancien juge Thierry Jean-Pierre, dans le but de sensibiliser l’opinion à la lutte contre la corruption et la délinquance politico-financière[1]. Elle adhère au RPR en 1993 et en devient secrétaire départementale en 1999. Elle est ensuite secrétaire départementale de l’UMP à partir de sa création, en 2002.

Elle brigue son premier mandat électoral lors des élections municipales de 2001 à Montauban, commune administrée par la gauche depuis 36 ans. Elle mène campagne sur le thème de la lutte contre l’insécurité et la corruption. Après avoir battu au second tour le député-maire socialiste sortant, Roland Garrigues, par 51,4 % des voix contre 44,7 % dans le cadre d’une triangulaire avec le Front national, elle devient la première femme maire de Montauban[2]. Dans la foulée, elle est élue à la présidence de la communauté d'agglomération du Pays de Montauban et des Trois Rivières, qui devient la communauté d'agglomération du Grand Montauban en 2010.

Elle est élue députée dans 1re circonscription de Tarn-et-Garonne au second tour des élections législatives de 2002, face à Roland Garrigues, avec 54,2 % des suffrages exprimés[3]. Elle est réélue au second tour des législatives de 2007, par 50,8 % des voix, une nouvelle fois contre Roland Garrigues[4].

À l’Assemblée nationale, elle est membre de la commission des lois. Elle est notamment rapporteur de la réforme des professions judiciaires et extra-judiciaires et de la loi d’orientation agricole. Comme secrétaire de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, elle est chargée de rapporter le projet de loi sur les propos discriminatoires à caractère homophobe ou sexiste. Les amendements qu’elle a proposés, notamment ceux relatifs aux droits des femmes, sont adoptés et intégrés à un autre texte plus général sur la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Durant cette période, et lors de la présentation d'une loi visant à ouvrir le mariage aux homosexuels à l'Assemblée, elle avait déclaré, à propos d'un texte PS visant à autoriser le mariage homosexuel, « et pourquoi pas des unions avec des animaux ? ou la polygamie ? » [5],[6]. Son intervention provoque des critiques dans le monde politique, notamment auprès des associations LGBT[7]. La députée affirme que ses propos ont été sortis de leur contexte, et qu'ils visaient à poser « dans son propos la question de la pertinence d'adapter systématiquement la loi et les institutions à l'évolution des mœurs[8] ».

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007, elle parraine le candidat Frédéric Nihous[9].

Elle est réélue maire de Montauban à l’issue des élections municipales de 2008, lors desquelles sa liste l’emporte avec 50,3 % des suffrages exprimés au second tour, face à la liste d’union de la gauche de Claude Mouchard[10]. Elle est condamnée en première instance pour refus de mariage[11], mais sa condamnation est annulée en cour d'appel pour vice de forme[12]. En effet, elle avait refusé pendant de nombreuses semaines à marier un couple franco-tunisien, suspectant un « mariage gris », mais fut obligée par la justice de célébrer le mariage malgré sa victoire en appel[13].

Elle est chef de file UMP/majorité présidentielle en Midi-Pyrénées lors des élections régionales de 2010, lors desquelles elle présente un conseiller municipal du PRG comme tête de liste de son département de Tarn-et-Garonne[14]. Sa liste obtient 32,2 % des voix au second tour, devancée par la liste de son adversaire Martin Malvy, qui réalise le meilleur score de la gauche pour toute la France[15]. En , neuf conseillers régionaux UMP quittent le groupe UMP au conseil régional pour fonder un groupe dissident autour de Gérard Trémège, rival malheureux de Brigitte Barèges pour l'investiture du parti aux élections régionales de 2010[16],[17]. Ce dernier dénonce la gestion du groupe par Brigitte Barèges[18]. Elle quitte ensuite le conseil régional afin de se conformer à la loi sur le non-cumul des mandats[19].

Brigitte Barèges est membre des collectifs parlementaires dits de la « Droite populaire »[20], de la « Droite sociale »[21],[22], de la « Droite rurale »[23], et des « Humanistes de l'UMP »[24], tous étant issus de l'UMP[25],[26]. Afin de lutter contre le chômage, et au regard du contexte économique qu'elle qualifie de « très grave », elle propose en 2012 d'instituer la « préférence nationale »[27],[28].

Elle est battue lors des élections législatives de 2012 par la socialiste Valérie Rabault dans la 1re circonscription de Tarn-et-Garonne[29]. Lors du congrès d'automne 2012, elle soutient ensuite la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP.

Le , la liste qu'elle mène remporte les élections municipales de Montauban au second tour, avec 51,3 % des suffrages, dans le cadre d'une triangulaire l'opposant à une liste conduite par Roland Garrigues (37,8 %) et à une liste FN menée par Thierry Viallon (10,9 %)[30]. Elle est réélue maire la semaine suivante, pour un troisième mandat[31]. Mais à l'été 2014, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) rejette ses comptes de campagne des élections municipales. Le , à ce sujet, elle est condamnée à un an d'inéligibilité par le tribunal administratif de Toulouse[32],[33]. Elle fait appel de cette décision[34]. Le , le Conseil d'État « constate des irrégularités » et confirme le rejet des comptes de campagne 2014 de Brigitte Barèges, mais estime « que les irrégularités commises ne présentent pas un caractère de « particulière gravité » ». Brigitte Barèges peut ainsi rester maire et présidente du Grand Montauban[35].

Elle est élue conseillère départementale dans le canton de Montauban-3 lors des élections départementales de 2015[36] en tandem avec Pierre Mardegan[37]. Elle est vice-présidente du conseil départemental de Tarn-et-Garonne du au [38].

En , avec trois autres membres de la municipalité, Brigitte Barèges est placée en garde à vue[39],[40],[41]. Les faits en question concernaient « le financement par la municipalité de Montauban d’un emploi possiblement fictif d’un chargé de communication à la mairie ». En , elle est mise en examen pour « détournement de fonds publics par personne dépositaire de l’autorité publique ou investie d’une mission de service public »[42],[43].

En raison de l'affaire Fillon, elle renonce à soutenir François Fillon à l'élection présidentielle de 2017[44]. Lors des élections législatives de 2017, elle choisit de ne pas se présenter en privilégiant son mandat de maire de Montauban, et soutient le candidat Les Républicains, Thierry Deville[45].

Lors d'une réunion de maires organisée le à Souillac pour débattre avec le président de la République, Emmanuel Macron, dans le cadre du « grand débat national », elle aborde le sujet de l'immigration par le terrorisme et évoque ensuite le cas d'une dame de plus de 80 ans ayant été violée en 2017 dans sa commune par un Algérien en situation irrégulière, ainsi que l'injustice sociale que subissent certains citoyens français à ne pas pouvoir s'offrir des soins (lunettes, prothèses dentaires) quand, par le biais de l'aide médicale d'État (AME), un étranger peut se les faire offrir gratuitement sur le territoire français. Elle se fait copieusement huer dans l'assistance[46]. Elle reçoit le soutien d'élus de son parti dont Éric Ciotti. Thierry Mariani parle d'un « discours de vérité »[47].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Présidente de la communauté d'agglomération du Pays de Montauban et des Trois Rivières de 2001 à 2010 puis de la communauté d'agglomération du Grand Montauban depuis 2010.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.manageo.fr/fiche_info/404175077/19/association-forum-democratie-justice.html Avis de déclaration d'existence de l'association Forum Démocratie Justice du 01/11/1994.
  2. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__Resultats-des-elections-municipales-2001/(path)/Resultats-des-elections-municipales-2001/index.html
  3. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives_2002/(path)/legislatives_2002/082/circons01.html
  4. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives_2007/(path)/legislatives_2007/082/circons01.html
  5. Le Point : « Mariage homosexuel: tollé après des propos de la députée UMP Brigitte Barèges »
  6. La Dépêche : « Tollé contre Brigitte Barèges : un humour nauséabond »
  7. 20 Minutes : « Après les propos de Brigitte Barèges, GayLib menace de se mettre en retrait de l'UMP »
  8. Têtu : Propos homophobes: Brigitte Barèges s'explique, les réactions affluent.
  9. https://www.ladepeche.fr/article/2007/03/28/22326-tarn-et-garonne-36-signatures-tirees-au-sort-pour-publication.html La Dépêche : 36 signatures tirées au sort pour publication.
  10. http://elections.lefigaro.fr/resultats/elections-municipales-2008/2eme-tour/tarn-et-garonne/82000/montauban/ Le Figaro : Résultats des municipales 2008 de Montauban.
  11. http://www.liberation.fr/societe/01012347518-une-maire-ump-condamnee-pour-refus-de-mariage
  12. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/15/97001-20110715FILWWW00458-refus-de-mariage-condamnation-annulee.php
  13. https://www.ladepeche.fr/article/2011/07/07/1123223-bareges-condamnee-a-marier-le-couple-franco-tunisien.html
  14. Régionales: une liste UMP d'ouverture - Le Figaro.fr/AFP
  15. Martin Malvy a réalisé le meilleur score de la gauche aux régionales, obtenant 67,77 % des voix devant l'UMP Brigitte Barèges (32,23 %) Les Echos
  16. Clash entre Trémège et Barèges au Conseil régional avec scission du groupe UMP, Toulouse7.com.
  17. UMP. « Trémège battu par Barèges pour les candidats aux élections régionales », La Dépêche du midi, 23 mars 2009.
  18. « Conseil régional : les raisons de la scission de la droite », Mikaël Lozano, sur le site http://www.objectifnews.com, 9 novembre 2010 (consulté le 19 août 2015).
  19. « Conseil régional : Brigitte Barèges démissionne », Toulouse7.com, 27 janvier 2011 (consulté le 19 août 2015).
  20. "La Droite Populaire", sur le site de Brigitte Barèges
  21. "La Droite Sociale", sur le site de Brigitte Barèges
  22. http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Brigitte-Bareges-soutient-les-propositions-de-Laurent-Wauquiez-contre-l-assistanat-interview-311197/
  23. "La Droite Rurale", sur le site de Brigitte Barèges
  24. "Les Humanistes" sur le site de Brigitte Barèges
  25. "Populaire, sociale et humaniste : les trois droites de l'UMP, fusibles de Sarkozy ?" sur Le Post, 28 octobre 2011.
  26. "Les courants de l'UMP qui pourraient compter en 2012, sur Le Figaro.fr, 14 octobre 2011.
  27. « Contre le chômage, Brigitte Barèges (UMP) évoque "la préférence nationale" », Le Monde.fr, 14 janvier 2011.
  28. « Quand une députée UMP parle de "préférence nationale"... », Franceinfo.fr, 14 janvier 2011.
  29. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__LG2012/(path)/LG2012/082/08201.html
  30. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/082/082121.html
  31. https://www.ladepeche.fr/article/2014/04/05/1856478-montauban-le-conseil-municipal-en-ordre-de-marche.html
  32. « Brigitte Barèges, maire UMP de Montauban, déclarée inéligible pour un an », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  33. Médiapart, « L'UMP Brigitte Barèges est déclarée inéligible pour un an », Médiapart,‎ (lire en ligne)
  34. « Un an d'inéligibilité pour Brigitte Barèges qui fait appel », francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne)
  35. « Brigitte Barèges reste maire de Montauban », francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne)
  36. http://www.ledepartement.fr/votre-departement/tout-savoir-sur-le-departement/les-conseillers-departementaux.html
  37. http://www.ledepartement.fr/votre-departement/tout-savoir-sur-le-departement/les-conseillers-departementaux/canton-de-montauban-3.html
  38. https://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/midi-pyrenees-politiques-france3/2016/12/21/brigitte-bareges-perd-sa-vice-presidence-du-conseil-departemental-du-tarn-et-garonne.html
  39. « Soupçons de détournement de fonds : Brigitte Barèges en garde à vue », Médiapart.fr,‎ (lire en ligne)
  40. « La maire de Montauban Brigitte Barèges placée en garde à vue », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  41. « Brigitte Barèges en garde à vue dans une affaire de détournement de fonds publics », La Dépêche du Midi.fr,‎ (lire en ligne)
  42. « Brigitte Barèges mise en examen pour détournement de fonds publics », Mediapart.fr,‎ (lire en ligne)
  43. « La maire de Montauban Brigitte Barèges mise en examen », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  44. « "Nous, élus de droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de se retirer" », L'Opinion.fr, 2 mars 2017.
  45. « Pourquoi j’ai choisi Montauban », sur www.facebook.com (consulté le 17 février 2018)
  46. « VIDEOS. Grand débat national : la maire LR de Montauban huée après des propos controversés sur l'immigration », sur francetvinfo.fr,
  47. « Emmanuel Macron : "Le sujet de l'immigration ne doit pas être un tabou" », sur jdd.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]