Brigitte Barèges

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Brigitte Barèges
Illustration.
Brigitte Barèges
Fonctions
Maire de Montauban
En fonction depuis le
(17 ans, 5 mois et 27 jours)
Élection 19 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Roland Garrigues
Conseillère départementale du
Tarn-et-Garonne
En fonction depuis le
(3 ans, 5 mois et 22 jours)
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton de Montauban-3
Président Christian Astruc
Groupe politique Non-inscrits
Prédécesseur Jean-Pierre Quéreilhac
Présidente du Grand Montauban[1]
En fonction depuis
(17 ans)
Élection 2001
Réélection 2008
2014
Députée française

(9 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Circonscription 1re circonscription
de Tarn-et-Garonne
Groupe politique UMP
Prédécesseur Roland Garrigues
Successeur Valérie Rabault
Vice-présidente du Conseil départemental de Tarn-et-Garonne

(1 an, 8 mois et 18 jours)
Élection
Président Christian Astruc
Conseillère régionale de Midi-Pyrénées

(10 mois et 5 jours)
Élection 21 mars 2010
Successeur Sacha Briand
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Toulouse (Haute-Garonne)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
Les Républicains
Profession Avocate
Résidence Montauban (Tarn-et-Garonne)

Brigitte Barèges
Maires de Montauban

Brigitte Barèges, née le à Toulouse (Haute-Garonne), est une avocate et femme politique française. Elle est maire de Montauban et conseillère départementale de Tarn-et-Garonne. Elle est députée de 2002 à 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, famille, études, profession[modifier | modifier le code]

Née à Toulouse, Brigitte Barèges est originaire de Réalmont, petit bourg du Tarn. Elle est la fille du docteur Jean-Paul Taurines, conseiller général gaulliste du Tarn pendant dix-huit ans. Elle suit des études de lettres classiques au lycée Bellevue d’Albi.

Mariée à un agriculteur, et mère de trois enfants, elle est titulaire d’une licence de droit privé obtenue à la faculté de droit de Toulouse, d’un certificat d’études judiciaires et de criminologie, d’un DESS en droit notarial et du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) ; elle exerce depuis 1976 la profession d’avocat à Montauban en étant spécialisée notamment dans les questions de droit rural, de surendettement et des violences faites aux femmes et aux enfants.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 1994, Brigitte Barèges participe à la fondation de l’association Forum Démocratie Justice, avec l’ex-juge Thierry Jean-Pierre dans le but de sensibiliser l’opinion à la lutte contre la corruption et la délinquance politico-financière[2]. Elle adhère au RPR en 1993 et en devient secrétaire départemental en 1999, puis de l’UMP en 2002. En 2001, elle brigue son premier mandat électoral lors des élections municipales à Montauban gérée par la gauche depuis 36 ans. Elle mène campagne sur le thème de la lutte contre l’insécurité et la corruption.

En battant le député-maire socialiste sortant Roland Garrigues par 51,4 % des voix contre 44,7 % dans le cadre d’une triangulaire avec le Front national au second tour, elle devient la première femme maire de Montauban.

Elle est élue députée de Tarn-et-Garonne en juin 2002 face au socialiste Roland Garrigues par 54,15 % contre 45,85 %.

Elle est membre de la Commission des lois à l’Assemblée nationale et a travaillé sur les grands projets de loi sur la sécurité et a été rapporteur :

  • de la réforme des professions judiciaires et extra-judiciaires ;
  • sur la loi d’orientation agricole ;
  • comme Secrétaire de la Délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, elle a été chargée de rapporter le projet de loi sur les propos discriminatoires à caractère homophobe ou sexiste. Les amendements qu’elle a proposés, notamment ceux relatifs aux droits des femmes, ont été adoptés et intégrés à un autre texte plus général sur la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Durant cette période, et lors de la présentation d'une loi visant à ouvrir le mariage aux homosexuels à l'Assemblée, elle avait déclaré, à propos d'un texte PS visant à autoriser le mariage homosexuel, « et pourquoi pas des unions avec des animaux ? ou la polygamie ? » [3],[4]. Son intervention a provoqué un tollé dans le monde politique, notamment auprès des associations de défense des homosexuels[5]. La députée affirme que ses propos ont été sortis de leur contexte, et qu'ils visaient à poser « dans son propos la question de la pertinence d'adapter systématiquement la loi et les institutions à l'évolution des mœurs[6] » ;
  • une mission parlementaire lui a été confiée par Gilles de Robien sur le thème « les villes moyennes à la lumière des métropoles ».

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007, elle a parrainé le candidat Frédéric Nihous[7].

Elle est réélue députée de la 1re circonscription de Tarn-et-Garonne le 17 juin 2007 au second tour par 50,81 % des voix face au socialiste Roland Garrigues[8].

Elle est membre de plusieurs groupes d’études dont celui de la chasse, des fruits et légumes, des rapatriés et des retraites agricoles.

Elle est réélue maire de Montauban au second tour des élections municipales de mars 2008 avec 50,31 % des suffrages exprimés face à la liste de Claude Mouchard[9] (35,7 % des inscrits). Elle est chef de file UMP/Majorité présidentielle en Midi-Pyrénées lors des élections régionales de 2010. Elle se distingue en imposant un conseiller municipal radical de gauche (PRG) comme tête de liste en Tarn-et-Garonne, son département[10]. Elle obtient 32,23 % des voix au second tour, devancée par la liste de son adversaire Martin Malvy, qui réalise le meilleur score de la gauche pour toute la France[11]. Par conséquent, elle rejoint le groupe UMP au conseil régional, dénommé « Osons Midi-Pyrénées », dont elle devient présidente en février 2011[12].

Elle est condamnée en première instance pour refus de mariage[13], mais sa condamnation est annulée en cour d'appel pour vice de forme[14]. En effet, elle avait refusé pendant de nombreuses semaines à marier un couple franco-tunisien, suspectant un « mariage gris », mais fut obligée par la justice de célébrer le mariage malgré sa victoire en appel[15].

Le , neuf conseillers régionaux UMP quittent le groupe UMP au conseil régional pour fonder un groupe dissident autour de Gérard Trémège, rival malheureux de Brigitte Barèges pour l'investiture UMP aux élections régionales de 2010[16],[17]. Ce dernier dénonce la gestion du groupe UMP par Brigitte Barèges[18].

Elle annonce fin janvier 2011 sa démission du Conseil régional afin de se conformer à la loi sur le non-cumul des mandats[19],[20].

Elle est membre des collectifs parlementaires dits de la « Droite populaire »[21], de la « Droite sociale »[22],[23], de la « Droite rurale »[24], et des « Humanistes de l'UMP »[25], tous étant issus de l'UMP[26],[27].

Afin de lutter contre le chômage, et au regard du contexte économique qu'elle qualifie de « très grave », elle propose en 2012 d'instituer la « préférence nationale »[28],[29].

Elle est battue lors des élections législatives de 2012 par la socialiste Valérie Rabault, toujours dans la 1re circonscription de Tarn-et-Garonne.

Elle soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

Elle est réélue maire lors des élections municipales de 2014 à Montauban avec 51,34 % des suffrages exprimés au second tour et 34,1 % des inscrtits[30].

En , elle est élue conseillère départementale du canton de Montauban-3[31] en tandem avec Pierre Mardegan[32].

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon, elle lâche le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[33].

Lors des Élections législatives françaises de 2017, elle choisit de ne pas se présenter en privilégiant son mandat de Maire de Montauban, et soutient le candidat Les Républicains Thierry Deville, ce dernier étant par ailleurs l'un de ses adjoints.[34]

Rejet des comptes de campagne 2014[modifier | modifier le code]

Le , le procureur de Montauban, Alix-Marie Cabot-Chaumeton, annonce procéder à une enquête au sujet de Brigitte Barèges, après avoir été saisie par deux élus pour des faits susceptibles de revêtir la qualification pénale de détournement de fonds publics : le chargé de communication de la maire UMP de Montauban, Jean-Paul Fourment, licencié fin 2013[35], affirme avoir été rémunéré, « aux frais de la collectivité », pour écrire dans deux journaux locaux des articles « pro-Barèges ». Directeur de campagne de l'édile jusqu'en décembre, il explique qu'elle a « mis en place un système de communication » pour contrer l'opposition[36]. Son avocat précise que « l’ensemble des articles que mon client rédigeait étaient corrigés et validés par Brigitte Barèges qui en décidait la thématique »[35] selon lui, avant d’en acheter plusieurs milliers d’exemplaires et de les distribuer « gratuitement le samedi matin sur le marché »[35].

Malgré cette mise en cause sur le terrain judiciaire, le , la liste qu'elle mène remporte les élections municipales de Montauban au second tour avec 51,33 % des suffrages lors d'une triangulaire l'opposant au socialiste Roland Garrigues (37,75 %) et au FN Thierry Viallon (10,9 %). Elle est réélue formellement maire de Montauban la semaine suivante, pour un troisième mandat. Cependant, à l'été 2014, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) rejette ses comptes de campagne pour les élections municipales de mars 2014 qu'elle avait remportées.

Condamnation et peine d'inéligibilité[modifier | modifier le code]

Le , Brigitte Barèges est condamnée à un an d'inéligibilité[37] et au non remboursement de ses frais de campagne par le tribunal administratif de Toulouse, à la suite du rejet de ses comptes de campagne.

Les attendus du tribunal mentionnent notamment l’utilisation des fonds de la mairie pour assurer une communication électorale qualifiée de « campagne de promotion publicitaire prohibée »[38]. Elle fait appel de cette décision : cet appel étant suspensif, cela lui permet de garder sa fonction de maire de Montauban durant la procédure[39].

Le , le Conseil d'État « constate des irrégularités dans le financement de la campagne électorale du candidat en tête de la liste ayant remporté les élections municipales à Montauban » et confirme le rejet des comptes de campagne 2014 de Brigitte Barèges, mais « estime cependant que les irrégularités commises ne présentent pas un caractère de "particulière gravité" et juge donc que ce candidat peut conserver ses mandats de conseiller municipal et communautaire ». Brigitte Barèges peut rester maire et présidente du Grand Montauban[40].

Soupçon de détournement de fonds publics[modifier | modifier le code]

Le , Brigitte Barèges et trois autres personnes sont placées en garde à vue[41] pour des chefs de détournement de fonds publics, complicité et recel de ce délit, faux et usage de faux[42]. Les trois autres personnes sont : Jean-Paul Fourment, l'ancien chargé de communication de la mairie et directeur de campagne pour les élections municipales de 2014 ; Stéphane Bensmaine, ex-directeur de cabinet de la maire, et Alain Paga, le directeur du groupe Le Petit-Journal[43]. Le parquet a précisé que les faits concernaient « le financement par la municipalité de Montauban d’un emploi possiblement fictif d’un chargé de communication à la mairie ».

Le , le procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau, annonce que Brigitte Barèges est mise en examen[44] pour « détournement de fonds publics par personne dépositaire de l’autorité publique ou investie d’une mission de service public » et placée sous contrôle judiciaire avec une caution de 100 000 euros[45].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

  • Maire de Montauban depuis 2001 (réélue en 2008 et en 2014)
  • Présidente de la communauté d'agglomération du Grand Montauban depuis 2001 (réélue en 2008 et en 2014)
  • Membre du comité directeur national de l'Association des maires de France (AMF)
  • Membre du bureau national de la Fédération des Villes moyennes
  • Membre du bureau national de l'association des Eco Maires
  • Membre du bureau politique national de l'UMP
  • Membre au sein de ce bureau de la commission de contrôle de la gestion financière
  • Secrétaire nationale UMP chargée des métiers de la sécurité dans le cadre des fédérations professionnelles
  • Présidente départementale de la Fédération UMP du Tarn-et-Garonne

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Présidente de la communauté de communes Montauban Trois Rivières de 2001 à 2008.
  2. http://www.manageo.fr/fiche_info/404175077/19/association-forum-democratie-justice.html Avis de déclaration d'existence de l'association Forum Démocratie Justice du 01/11/1994.
  3. Le Point : « Mariage homosexuel: tollé après des propos de la députée UMP Brigitte Barèges »
  4. La Dépêche : « Tollé contre Brigitte Barèges : un humour nauséabond »
  5. 20 Minutes : « Après les propos de Brigitte Barèges, GayLib menace de se mettre en retrait de l'UMP »
  6. Têtu : Propos homophobes: Brigitte Barèges s'explique, les réactions affluent.
  7. https://www.ladepeche.fr/article/2007/03/28/22326-tarn-et-garonne-36-signatures-tirees-au-sort-pour-publication.html La Dépêche : 36 signatures tirées au sort pour publication.
  8. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/LG2007/082/circons01.html Ministère de l'Intérieur : Résultats des élections législatives de 2007
  9. http://elections.lefigaro.fr/resultats/elections-municipales-2008/2eme-tour/tarn-et-garonne/82000/montauban/ Le Figaro : Résultats des municipales 2008 de Montauban.
  10. Régionales: une liste UMP d'ouverture - Le Figaro.fr/AFP
  11. Martin Malvy a réalisé le meilleur score de la gauche aux régionales, obtenant 67,77 % des voix devant l'UMP Brigitte Barèges (32,23 %) Les Echos
  12. Brigitte Barèges présidente de « Osons Midi-Pyrénées », Le Post.fr, 4 février 2011 (consulté le 31 mai 2012).
  13. http://www.liberation.fr/societe/01012347518-une-maire-ump-condamnee-pour-refus-de-mariage
  14. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/15/97001-20110715FILWWW00458-refus-de-mariage-condamnation-annulee.php
  15. https://www.ladepeche.fr/article/2011/07/07/1123223-bareges-condamnee-a-marier-le-couple-franco-tunisien.html
  16. Clash entre Trémège et Barèges au Conseil régional avec scission du groupe UMP, Toulouse7.com.
  17. UMP. « Trémège battu par Barèges pour les candidats aux élections régionales », La Dépêche du midi, 23 mars 2009.
  18. « Conseil régional : les raisons de la scission de la droite », Mikaël Lozano, sur le site http://www.objectifnews.com, 9 novembre 2010 (consulté le 19 août 2015).
  19. « Conseil régional : Brigitte Barèges démissionne », Toulouse7.com, 27 janvier 2011 (consulté le 19 août 2015).
  20. « Midi-Pyrénées : Barèges quitte la Région », France 3 Sud.
  21. "La Droite Populaire", sur le site de Brigitte Barèges
  22. "La Droite Sociale", sur le site de Brigitte Barèges
  23. http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Brigitte-Bareges-soutient-les-propositions-de-Laurent-Wauquiez-contre-l-assistanat-interview-311197/
  24. "La Droite Rurale", sur le site de Brigitte Barèges
  25. "Les Humanistes" sur le site de Brigitte Barèges
  26. "Populaire, sociale et humaniste : les trois droites de l'UMP, fusibles de Sarkozy ?" sur Le Post, 28 octobre 2011.
  27. "Les courants de l'UMP qui pourraient compter en 2012, sur Le Figaro.fr, 14 octobre 2011.
  28. « Contre le chômage, Brigitte Barèges (UMP) évoque "la préférence nationale" », Le Monde.fr, 14 janvier 2011.
  29. « Quand une députée UMP parle de "préférence nationale"... », Franceinfo.fr, 14 janvier 2011.
  30. Résultats des municipales 2014 de Montauban, Le Figaro
  31. http://www.ledepartement.fr/votre-departement/tout-savoir-sur-le-departement/les-conseillers-departementaux.html
  32. http://www.ledepartement.fr/votre-departement/tout-savoir-sur-le-departement/les-conseillers-departementaux/canton-de-montauban-3.html
  33. « "Nous, élus de droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de se retirer" », L'Opinion.fr, 2 mars 2017.
  34. « Pourquoi j’ai choisi Montauban », sur www.facebook.com (consulté le 17 février 2018)
  35. a, b et c Brigitte Barèges touche le fonds, Jonathan Bouchet-Petersen, Libération.fr, 19 février 2014.
  36. Médiapart, « Le communicant-journaliste de Brigitte Barèges aux frais de la collectivité », Médiapart,‎ (lire en ligne)
  37. « Brigitte Barèges, maire UMP de Montauban, déclarée inéligible pour un an », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  38. Médiapart, « L'UMP Brigitte Barèges est déclarée inéligible pour un an », Médiapart,‎ (lire en ligne)
  39. « Un an d'inéligibilité pour Brigitte Barèges qui fait appel », francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne)
  40. « Brigitte Barèges reste maire de Montauban », francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne)
  41. « Soupçons de détournement de fonds : Brigitte Barèges en garde à vue », Médiapart.fr,‎ (lire en ligne)
  42. « La maire de Montauban Brigitte Barèges placée en garde à vue », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  43. « Brigitte Barèges en garde à vue dans une affaire de détournement de fonds publics », La Dépêche du Midi.fr,‎ (lire en ligne)
  44. « Brigitte Barèges mise en examen pour détournement de fonds publics », Mediapart.fr,‎ (lire en ligne)
  45. « La maire de Montauban Brigitte Barèges mise en examen », Libération.fr,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]