Montech

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Montech
L'église paroissiale Notre-Dame-de-la-Visitation.
L'église paroissiale Notre-Dame-de-la-Visitation.
Blason de Montech
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Montech
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne
Maire
Mandat
Jacques Moignard
2014-2020
Code postal 82700
Code commune 82125
Démographie
Gentilé Montéchois
Population
municipale
6 158 hab. (2014)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 28″ nord, 1° 13′ 50″ est
Altitude Min. 82 m – Max. 133 m
Superficie 50,14 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie de Montech

Montech (en occitan Montuèg) est une commune française du département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés Montéchois et Montéchoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le Quercy en pays Montalbanais, sur le canal latéral à la Garonne et le canal de Montech.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montech
                         Escatalens Lacourt-Saint-Pierre
Bourret Montech Bressols
Mas-Grenier Finhan Montbartier

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'autoroute A62 et les routes RN 113 et D 928.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1134, à l'initiative de Raymond Séradis et d'Alphonse Jourdain, comte de Toulouse, Montech devient un site fortifié, un "castrum", dont la fonction est de mieux protéger le Nord toulousain. 10 ans avant Montauban, est édifié un château comtal auprès duquel est fondée une ville neuve à laquelle aurait été octroyée une charte de coutumes dont la validité du texte évoqué par des érudits locaux reste suspecte aux médiévistes. Au sud-est, le château est intégré dans le système de fortifications qui sont entourées de profonds fossés. Le plan adopté pour cette ville neuve correspond à un plan de bastide-type (mais les bastides sont édifiées au XIIIe siècle) avec des rues se croisant à angle droit, une place centrale, des portes fortifiées avec pont-levis aux points cardinaux et devenues les seules voies d’accès. Des tours flanquaient ces portes et trois des ailes de l’enceinte. La porte du Terrier (au nord) est la porte principale. La ville devient royale en 1271, au temps de Philippe III le Hardi qui lui octroie une charte dont plusieurs copies anciennes, en latin, existent. À l'origine, l'église paroissiale Saint Étienne et son cimetière se situent au nord-est de la ville, à quelques centaines de mètres. Une chapelle est probablement édifiée près du château comtal, mais c'est au XIVe siècle qu'une nouvelle église dédiée à Notre Dame de la Visitation est construite. Le fond de la nef et le chœur empiètent sur la basse cour du château.

Les guerres de religion ont fait de Montech un bastion du catholicisme face à Montauban la protestante.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, Montech a profité de la prospérité économique de Montauban, notamment avec l’industrie textile (tisserands, tailleurs, couturiers…).

Révolution[modifier | modifier le code]

En 1781, avec l'apparition de tensions et des prémices de la Révolution, les portes ont été reconstruites plus hautes et plus larges afin de protéger les maisons à pans de bois de la grand-rue et des ruelles adjacentes. Contre toute attente, la période révolutionnaire a préservé ce bâti. Les portes et les fossés ont existé jusqu’en 1830 et il reste les piliers de deux des quatre portes (Lafargue au sud et du château à l’est).

Sous le Directoire, la forêt, vaste bois appartenant au domaine royal depuis 1271 et l’annexion du comté de Toulouse à la couronne de France, a intégré le domaine de l’État.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la ville s’est étendue. La route royale de Montauban à Auch a été construite, le tertre recouvrant l’ancienne promenade arasé et les fossés ont été comblés.

La construction du canal latéral à la Garonne, au milieu du XIXe siècle, a conforté les activités industrielles avec l’ouverture d’une papeterie (elle fermera en 1968).

L'ouverture à la circulation du pont de Bourret achève le grand axe routier traversant Montech par l’avenue André-Bonnet, les boulevards de la République et Lagal. Les quartiers extérieurs, le Couderc et Lafeuillade en particulier, prennent de l’importance. L’intérieur de la ville prend son aspect actuel. De nombreuses maisons sont construites de part et d’autre des grands boulevards : immeubles de briques roses semblables à de petits hôtels particuliers du XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle, ou maisons à colombages. Certains ont eu une fonction sociale et hospitalière importante, tels l’hôpital Saint-Esprit et l’orphelinat Larramet, qui ont laissé place à la mairie (installée à la fin du XIXe siècle). L’ancien hôpital civil, agrandi et réaménagé, abrite la maison de retraite « Le Parc » et un ancien hôtel particulier accueille la maison de retraite « La Maison ».

En ville et en campagne, la terre et les pans de bois sont associés à la brique crue ou cuite, parfois agrémentées de galets de Garonne ce qui confère aux maisons un ton coloré caractérisant l’architecture montéchoise. Le béton de chaux a été employé pendant plusieurs décennies jusqu’à la Première Guerre mondiale. L’église de Lafeuillade et nombre d’habitations du bas de ville sont construites ainsi.

Les années de guerre[modifier | modifier le code]

En janvier 1943, les troupes allemandes arrivent à Montech. De nombreuses maisons sont réquisitionnées. Le château de Cadars est occupé par les officiers et la Kommandantur est installée place de la Mairie. La partie sud de la forêt est déclarée « zone interdite ». Le 5 juin 1944, des habitants, membres de la 10e Compagnie Armée secrète prennent le maquis. Le détachement de Montech était commandé par Pierre Fourcade, alias Fournier, MM. Granier et Rouaux, retraités de l’Armée, Pierre Delos, Armand Bonnet et René Clavel. Le groupe traverse la Garonne en barque car les ponts étaient gardés. Après trois nuits de marche, les Montéchois et les Finhanais rejoignent des Beaumontois. À Montech, la vie se poursuit. Le couvre-feu est décrété à 22 h. Le dépôt d’essence de Montbartier est bombardé à plusieurs reprises fin juillet. Deux résistants de Montricoux, André Jouany et Joseph Lespinet sont exécutés. Le 19 août, des explosions sont entendues en forêt. Les baraquements de la Cellulose, où logent les troupes allemandes, sautent. Le château de Cadars brûle. Un convoi allemand est intercepté à la Vitarelle. Le 20 août, au même endroit, Jean Lacaze, 20 ans, est tué lors d’un combat violent. (Voir article sur André Bonnet, dans les personnalités ayant marqué MONTECH).

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Au fil des ans, les principaux commerces se sont installés sur les larges rues et autour des places. En périphérie, avec les nouveaux axes de circulation, est apparu un habitat plus contemporain, parfois organisé en quartiers, dont les propriétaires et la commune veillent à préserver le cadre de vie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Montech

Son blasonnement est : Trois feuilles de fougère d'argent réunies à la base, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne de la communauté de communes Garonne et Canal et du canton de Montech.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
18 juin 1995 mars 2008 Robert Lagrèze UMP / DLR  
mars 2008 5 février 2011 Valérie Rabassa UMP Conseillère régionale, présidente de la CDC Garonne et Canal
5 février 2011 2020 Jacques Moignard PS Député, président de la CDC Garonne et Canal
Les données manquantes sont à compléter.
  • Le 16 mars 2008, pour la première fois une liste conduite par une femme, Valérie Rabassa, remporte les élections avec 48,91 % des voix face à celle du maire sortant, Robert Lagrèze, qui n'obtient que 38,29 % [1].
  • En octobre 2010, 11 conseillers municipaux démissionnent, dénonçant « le comportement autoritaire et irrespectueux envers les élus et le personnel de la mairie »[2] de Valérie Rabassa. La vacance d'un tiers des sièges du Conseil municipal provoque des élections municipales anticipées[3] à l'issue desquelles Valérie Rabassa perd la mairie de Montech qui, détenue par la droite depuis plusieurs décennies, passe à gauche[4] le 30 janvier 2011.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 158 habitants, en augmentation de 12,83 % par rapport à 2009 (Tarn-et-Garonne : 5,26 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 530 2 428 2 609 2 698 2 574 2 643 2 743 2 758 2 671
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 637 2 696 2 606 2 753 2 720 2 722 2 705 2 531 2 459
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 467 2 415 2 382 2 315 832 801 2 224 2 290 2 315
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
2 467 2 538 2 596 2 775 3 091 3 491 5 065 5 793 6 158
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 10 8 8 8 8 6 5 5
Nombre de communes du département 195 195 195 195 195 195 195 195

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Lavilledieu (AOC).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Tour du Tarn-et-Garonne.

Fait divers[modifier | modifier le code]

  • Le 19 juin 2006, un violent orage dévaste Montech. En quelques minutes, 90 % des platanes bordant la route départementale 928 sont endommagés par des rafales de vent dépassant 130 à 140 km/h.
  • Le 31 août 2015, une violente tempête dévasta les environs et quelques maisons. Elle fut également mortelle.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Notre-Dame-de-la-Visitation présente plusieurs éléments remarquable dont de fonts baptismaux à godrons en marbre rouge, de forme ovale en deux parties du XVIIIe siècle. Le Christ en croix du maître-autel est une œuvre allemande du XIVe siècle. L'orgue de tribune est un Magen (1842 et 1858) - remanié par Puget (1950-1952) - puis Decavèle (2001). Il présente deux claviers de cinquante-six notes et pédalier de trente notes à transmissions mécaniques. Depuis 1992, l'orgue est classé Monument Historique[15]. Les stalles et les boiseries néogothique du chœur, une peinture murale par Louis Cazottes (1846 - 1934) datant de 1882 représentant l'apparition de la Vierge à Lourdes.
  • Notre-Dame de la Feuillade (1872) du faubourg qui porte son nom.
Elle mesure 35 m × 20 m pour une hauteur des clochers de 48 m.


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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Abbal.
  • André Bonnet est né dans la caserne de gendarmerie de Montech, le 10 janvier 1915. Son frère, le colonel Gabriel Bonnet fut professeur à l'école de guerre. André Bonnet était un militaire, un international de rugby et un héros de la résistance. Le 30 novembre 1942, après treize mois d'une douloureuse détention à la prison de Fresnes, le lieutenant André Bonnet tombe au mont Valérien, près de Paris, sous les balles d'un peloton d'exécution allemand.

Le jeune André Bonnet a fait ses premières armes de ballon ovale à l'école de Montech, puis, âgé de quinze ans, il devient champion de France « juniors » avec le S.A. Bordeaux en 1930. De 1933 à 1935, en service à l'école d'aviation d'AVORD (18), il joue à Vierzon (18) et Bourges (18) où il se marie. Ses exploits sur le terrain arrachent les bravos des supporters. Découvert par l'international Bonnamy, il devient l'un des meilleurs trois-quarts centre français du moment, sous les couleurs du « Celtic Paris » et soulevait l'enthousiasme des foules du stade Jean-Bouin. Il sera champion de France international, quatre fois sélectionné. La presse sportive de l'époque, le journal L'Auto et le grand critique sportif Marcel de la Borderie, lui réserveront nombre d'articles particulièrement élogieux avec des titres évocateurs.

Mais la guerre survint et André Bonnet, dès la fin 1940 entre dans le réseau « Alliance » comme lieutenant des Forces Françaises Combattantes, se dépensant sans compter au service de la résistance et de son pays. Le 3 novembre 1941, à 5 h du matin, il est arrêté par la Gestapo au moment où il transporte un message à l'état-major des forces françaises libres à Londres.

Condamné à mort, il sera fusillé avec 10 autres héros de la résistance au Mont-Valérien le 30 novembre 1942, jour du débarquement des américains en Afrique du Nord. C'est en chantant et en faisant chanter ses camarades d'infortune qu'il subira le sacrifice suprême. Auparavant, dans une lettre à sa famille, il écrivait : « Je ne puis vous dire mon bonheur d'avoir été choisi pour une telle mort. Je suis heureux d'avoir souffert pour ma patrie. Courage et confiance jusqu'au bout. » André Bonnet est mort en héros. Malgré les tortures morales et physiques subies à Fresnes, il n'a jamais trahi ses amis. Jusqu'au bout, il eut une attitude d'une dignité extrême. Titulaire de la Croix de guerre avec palmes et de la médaille de la résistance, André Bonnet reçut à titre posthume la Légion d'honneur. L'avenue principale de Montech, le CD 928 en provenance de Montauban, porte aujourd'hui son nom.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]