Thomas Gainsborough

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Thomas Gainsborough
Thomas Gainsborough by Thomas Gainsborough.jpg
Autoportrait de Thomas Gainsborough (vers 1758-1759).
Naissance
Décès
(à 61 ans)
Londres, Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Activité
Formation
Sudbury Grammar School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales

Thomas Gainsborough (Sudbury, - Londres, Royaume de Grande-Bretagne, ) est un artiste peintre, graveur et dessinateur britannique, et l'un des plus célèbres portraitistes et paysagistes de la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gainsborough est né en 1727 à Sudbury, dans le Suffolk, en Angleterre. Son père, dont il était le cinquième fils, était un instituteur en relation avec le commerce de la laine. À 13 ans, il impressionne si bien son père par ses talents de dessinateur, qu’il peut partir à Londres pour étudier l'art en 1740. À Londres, il a été apprenti à l'âge de treize ans chez un orfèvre, puis se forme chez le graveur Hubert-François Gravelot, un dessinateur français installé à Londres. Il s'associe ensuite avec William Hogarth et son école, la St Martin's Lane Academy. Un autre de ses mentors est Francis Hayman.

Les Débuts[modifier | modifier le code]

Il ouvre son premier atelier en 1745. Il se fait très vite un nom à Londres où il est invité à exposer avec les plus grands de son temps dès l'âge de 21 ans[1]. Au cours de ces années, il participe à la décoration de ce qui est maintenant la Thomas Coram Foundation for Children et des Supper Boxes des Vauxhall Gardens.

En 1746, Gainsborough épouse Margaret Burr, âgée de 18 ans[2]. Ils auront deux filles dont il fit souvent le portrait, depuis leur enfance jusqu'à la fin de leur vingtième année. Soucieux de leur avenir, il veille à ce qu'elles soient bien éduquées, les envoyant dans un pensionnat exclusif à Chelsea et les encadrant en dessin et en peinture de paysage[3]. Le père illégitime de Margaret, le duc de Beaufort, Henry Scudamore, leur verse une rente de 200 £.

A cette époque, son œuvre, essentiellement des paysages, ne se vend pas très bien. Il repart à Sudbury en 1748-1749 et concentre son activité sur les portraits. « Un homme, dira Gainsborough, peut faire de grandes choses et pourtant mourir méconnu dans un grenier s’il ne maîtrise pas ses inclinations et ne se conforme pas à l’œil du vulgaire en choisissant la spécialité que tout le monde paiera et encouragera. »

En 1752, avec sa famille, il déménage à Ipswich. Les commandes de portraits augmentent, mais sa clientèle est surtout constituée de marchands locaux et de propriétaires terriens. Il doit emprunter, gageant la rente de sa femme.

Mr and Mrs Andrews, vers 1750
National Gallery (Londres)

A Bath, la renommée[modifier | modifier le code]

En 1759, Gainsborough se rend à Bath et s'installe au 17 du complexe résidentiel The Circus. Il y étudie des portraits d'Antoine van Dyck dans les collections de diférents manoirs, et finit par attirer une clientèle de la haute société, plus rémunératrice.

En 1761, il commence à envoyer des œuvres à la Society of Arts exhibition de Londres (devenue la Royal Society of Arts, dont il est l’un des premiers membres) et à partir de 1769 aux expositions annuelles de la Royal Academy. Il choisit des portraits de clients célèbres pour attirer l'attention. Les expositions l’aident à gagner une réputation nationale, et il est invité à devenir un des membres fondateurs de la Royal Academy en 1768[4]. Pourtant, sa relation avec l’Académie n'est pas facile. En 1773, il est en désaccord sur l'installation de ses tableaux et il cesse d'y exposer jusqu'en 1777.

Gainsborough Dupont, 1770-1775
Tate Britain, Londres

Il prend comme apprenti son neveu, Gainsborough Dupont (1754-1797) en 1772. Il n'y a aucune trace d'aucun autre élève ou assistant[5].

Retour à Londres, au service de la famille royale[modifier | modifier le code]

Gainsborough et sa famille retournent à Londres en 1774. Établi comme portraitiste à la mode, il vit à Schomberg House, Pall Mall. En 1777, il recommence à exposer à la Royal Academy, avec des portraits de célébrités de l'époque, notamment le frère et la belle-sœur du roi, le duc et la duchesse de Cumberland. Ces expositions se poursuivent pendant dix ans. Son seul assistant fut son neveu Gainsborough Dupont.

Il est enterré dans le cimetière de Kew. Une vente à titre posthume de ses tableaux et dessins a eu lieu à la maison Schomberg en 1789.

En 1780, il réalise les portraits du roi George III et de la reine Charlotte, et reçoit par la suite de nombreuses commandes royales. Cela lui donne de l’influence sur l’Académie pour définir de quelle façon son œuvre doit être exposée.

Il visita West Country avec Gainsborough Dupont vers 1782 et la région des lacs avec Samuel Kilderbee en 1783[5].

En 1783, à nouveau en conflit avec l'Académie, il reprend ses toiles et les ramene à Schomberg House. En 1784, le peintre officiel de la cour, Allan Ramsay, meurt. Le roi doit offrir le titre au rival de Gainsborough, le président de l’Académie, Joshua Reynolds, même si Gainsborough reste le peintre préféré de la famille royale.

Il parvient à une réconciliation avec son grand rival, Sir Joshua Reynolds, qui le louangeait à la Royal Academy, déclarant que «quoi qu'il tentât, il atteignait un degré d'excellence élevé» (R. Wark, éd., Sir Joshua Reynolds: Discourses on Art, New Haven et London 1975, p.254)[5].

Tombe de Thomas Gainsborough dans le cimetière de St. Anne's Church, Kew

Gainsborough meurt d'un cancer le dans sa 62e année, dans sa maison Schomberg House à Pall Mall, Londres. Il est enterré à l'église de Kew à Londres.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Avec Richard Wilson, il est l’un des fondateurs de l’école britannique du paysage du XVIIIe siècle et, avec Joshua Reynolds, il est le portraitiste britannique dominant de la seconde moitié du même siècle. Mais contrairement à Reynolds, il évite les références à l'art de la Renaissance italienne ou à l'Antiquité et montre ses modèles en costume contemporain à la mode[6].

A ses débuts dans son Suffolk natal il s'inspire des paysages hollandais du XVIIe siècle. Cependant, les coups de pinceau légèrement peints, les formes oscillantes, la lumière répartie en taches irrégulières et la coloration finement réglée caractérisent un changement stylistique en légèreté enjouée[7]. Il peignait plus selon ses observations de la nature qu’en appliquant des règles formelles. Il travaillait rapidement, fusionnant souvent ses portraits avec la scène en arrière-plan, recourant à une palette restreinte.

Ses œuvres comme Portrait de Mrs Graham, Les Filles du peintre, William Hallett et son épouse Elizabeth, née Stephen, connue sous le nom de Promenade matinale (1785) et Petite paysanne au chien et à la cruche (1785) montrent le caractère unique (l'individualité) de ses sujets.

Au cours des huit dernières années de sa vie, il réalise vingt tableaux "de fantaisie". Ces œuvres rappellent par leur thèmes la peinture de Murillo, artiste préféré de Gainsborough après van Dyck. Ces scènes de genre suscitaient l'admiration de nombreux artistes contemporains[8]. À la fin de sa vie, il peint souvent des paysages d’une composition très simple.

Malgré son grand succès en tant que portraitiste, il a toujours affirmé qu'il préférait peindre des paysages. Il écrit à un ami, William Jackson: «J'en ai marre de Portraits et je souhaite vivement emmener mon Viol da Gamba et me rendre dans un village charmant, où je peux peindre Landskips et profiter de la fin de la vie en toute tranquillité et facilité '(dans Woodall, p.115, n ° 56)[5].

Trois de ses peintures sont exposées au Birmingham Museum and Art Gallery, à Birmingham, en Angleterre.


Gravures[modifier | modifier le code]

Thomas Gainsborough dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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