Verdun-sur-Garonne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Verdun.
Verdun-sur-Garonne
La tour de l'horloge.
La tour de l'horloge.
Blason de Verdun-sur-Garonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Verdun-sur-Garonne
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne
Maire
Mandat
Aurélie Corbineau
2014-2020
Code postal 82600
Code commune 82190
Démographie
Gentilé Verdunois
Population
municipale
4 660 hab. (2014en augmentation de 13.58 % par rapport à 2009)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 14″ nord, 1° 14′ 11″ est
Altitude 110 m (min. : 90 m) (max. : 166 m)
Superficie 36,26 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne

Voir sur la carte administrative de Tarn-et-Garonne
City locator 14.svg
Verdun-sur-Garonne

Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne

Voir sur la carte topographique de Tarn-et-Garonne
City locator 14.svg
Verdun-sur-Garonne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Verdun-sur-Garonne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Verdun-sur-Garonne
Liens
Site web verdun-sur-garonne.fr

Verdun-sur-Garonne est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Verdunois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située en Gascogne, ancien pays de Rivière-Verdun, sur les bords de la Garonne à 40 km au nord-ouest de Toulouse et 26 km au sud-ouest de Montauban.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Verdun-sur-Garonne
Mas-Grenier Monbéqui Bessens
Bouillac Verdun-sur-Garonne Dieupentale
Savenès Aucamville Grisolles

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la Garonne, à sa confluence avec le ruisseau de Nadesse et son affluent le ruisseau Galinas.

Géologie[modifier | modifier le code]

Verdun-sur-Garonne se trouve dans une plaine sédimentaire formée de dépôts datant de l'ère secondaire. La mer s'est retirée lors de la surrection des Pyrénées.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région de Verdun était déjà peuplée au paléolithique : des sites furent découverts à l'ouest de la commune, sur des terrasses supérieures, au bord des ruisseaux de Nadesse, Dère, Pontarras et Segonde. Au nord et au sud, des sites surplombant la Garonne de 20 mètres, occupés du néolithique à l'époque gallo-romaine, permettaient par leur situation le contrôle du trafic fluvial. Plusieurs racloirs datant de l'âge du bronze furent découverts sur le territoire de la commune.

Deux fouilles furent entreprises en 1996 sur la place de l'église par monsieur Pons du service régional de l'archéologie, les tessons de poterie en colombins furent datées de l'âge du bronze, de l'âge du fer, de l'époque médiévale et d'époques plus proches de nous[1].

Plusieurs peuples se succédèrent et se cumulèrent à Verdun[1] :

Pastoureaux lors du massacre de 500 juifs de la ville en 1320.

En 1320, 500 juifs sont massacrés dans la ville lors de la Croisade des pastoureaux[2].

La judicature de Verdun, créée sous Saint-Louis était limitrophe des possessions anglaises avant comme après le traité de Brétigny. Durant la guerre de Cent Ans le village eut à souffrir des incursions anglaises qui y semèrent la ruine et la désolation.

Verdun avait obtenu, en 1342, la faveur de relever son enceinte détruite en vertu d'un article du traité de Paris[3].

Verdun était le siège de la Jugerie de Verdun qui fut, en 1469, réunie à la Jugerie de Rivière dont le siège était à Montréjeau (Haute-Garonne), au pied des Pyrénées pour devenir la Jugerie de Rivière-Verdun. Terre d'Élections pour les États Généraux, la Jugerie, formée de nombreuses enclaves entre la Gascogne et le Languedoc, s'étirait de la frontière espagnole jusqu'au sud de Montauban. Comme toutes les provinces de la France de l'Ancien Régime, la Jugerie de Rivière-Verdun disparaît en 1790 à la création des départements.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Verdun est d'origine celtique : Verodunum est issu de *dunon, forteresse et *ver(o), augmentatif ou superlatif ; l'ensemble peut s'interpréter comme « très puissante forteresse ». De nombreux noms témoignent de l'installation d'une population celte dans la zone garonnaise, aux limites d'une l'Aquitania proto-basque, future Novempopulanie.

On retrouve aussi des noms liés à la présence de voies romaines dont l'une reliait Montauriol à Auch[1] comme Peyremil pour une borne milliaire.

Verdun était autrefois un port très redouté par les marins (le premier entre Toulouse et Agen), ses remparts sont imposants et donnaient à l'époque directement sur le fleuve.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Verdun-sur-Garonne

Son blasonnement est : De gueules aux trois fleurs de lys d'or accompagnées en abîme d'une croisette cléchée, vidée et pommetée de douze pièces du même, et en pointe de deux tours d'argent maçonnées de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne de la communauté de communes Garonne et Gascogne et du canton de Verdun-sur-Garonne.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1989 Jean Dussol    
mars 1989 mars 2014 Denis Roger PRG Conseiller général
mars 2014 octobre 2014 Philippe Botkovitz DVG  
novembre 2014 en cours Aurélie Corbineau[4]    

Verdun-sur-Garonne fait partie du canton de Verdun-sur-Garonne représenté par le conseiller général PRG Denis Roger. La commune est rattachée à la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne représentée par la députée Sylvia Pinel (PRG).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 660 habitants, en augmentation de 13,58 % par rapport à 2009 (Tarn-et-Garonne : 5,26 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 315 3 932 4 225 4 160 4 234 4 213 4 094 4 094 4 140
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 110 3 972 3 900 3 677 3 631 3 452 3 344 3 276 3 101
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 239 2 213 2 181 1 964 2 026 1 930 1 970 2 003 2 161
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 264 2 370 2 353 2 510 2 872 3 067 4 017 4 537 4 660
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 7 10 11 9 10 8 8 8
Nombre de communes du département 195 195 195 195 195 195 195 195

En 1901, création de la commune de Savenes, Verdun-sur-Garonne perd 681 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'orgue de tribune datant de 1767. Le buffet et la partie instrumentale sont classés Monuments Historiques. Construit par le facteur d'orgue toulousain Jean-François L'Épine en 1767 dans un buffet du XVIIe siècle agrandi. Repris par Frédéric Junck pour le récit expressif, plus jeux du grand orgue en 1849. Restauré par Alain Leclère 1985, réparé par Patrice Bellet 2000.
Les peintures du plafond de l'église par Jean-Baptiste Chevalt.
Les anciens fonts baptismaux en plomb du XIIIe sont classés au titre mobilier par les Monuments historique[14].
Une huile sur toile du XVIIIe : La vierge du rosaire représentant une vierge à l'enfant entre saint Dominique et sainte Catherine de Sienne ; deux anges et des séraphins[15].
  • En 1817, plantation de la Grande Allée de platanes.
  • Un château aujourd'hui privé y est présent et est surnommé « le château de la reine Margot » et ceci en référence à la légende (?) qui dit que la reine Margot était envoyée dans ce château lorsqu'elle était punie par le roi. En réalité, ce bâtiment est beaucoup plus récent.
  • Pont suspendu sur la Garonne, aujourd'hui détruit, construit en 1931.
  • De nombreux pigeonniers[16].
  • La halle, face à l'hôtel de ville.
  • La Garonne axe vital et fondateur de la commune, aujourd'hui délaissée (à redécouvrir) ; ses principales crues : le 24 juin 1875 - 7,30 m, le 11 juin 2000 - 6,30 m.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le stade et les remparts.

Culture[modifier | modifier le code]

Fête d'Art d'Art est un festival des arts de la rue présenté à Verdun-sur-Garonne par l'association Happy Culture.

Quelques compagnies de théâtre de rue qui se sont produites dans ce festival : Carnage Productions, Utopium Théâtre, Compagnie Albemuth, 12 balles dans la peau, Ex-Nihilo, Cie Thé à la rue.

Marché[modifier | modifier le code]

Le marché a lieu tous les vendredis matins sur la place de l'Éperon et ses alentours.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Union sportive verdunoise rugby.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Groupe histoire de Verdun-sur-Garonne, Verdun-sur-Garonne au fil de son histoire : Des origines à la fin du XVIIIe siècle, CDDP du Tarn-et-Garonne, , 212 p. (ISBN 2-86565-310-2, présentation en ligne)
  2. Voir sur lepoint.fr.
  3. Désastres causés par la guerre de Cent Ans au pays de Verdun-sur-Garonne à la fin du XIVe siècle par Firmin Galabert.
  4. Ancienne première adjointe, élue maire à la suite du décès de Philippe Botkovitz.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  13. « Notice no PA00095903 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Palissy PM82000239
  15. « Notice no PM82000248 », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « Pigeonniers », sur garonne-gascogne.com (consulté le 17 septembre 2012)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :