Verdun-sur-Garonne

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Verdun-sur-Garonne
Verdun-sur-Garonne
La tour de l'horloge.
Blason de Verdun-sur-Garonne
Blason
Verdun-sur-Garonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Verdun-sur-Garonne
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne
Maire
Mandat
Aurélie Corbineau
2014-2020
Code postal 82600
Code commune 82190
Démographie
Gentilé Verdunois
Population
municipale
4 727 hab. (2015 en augmentation de 14,96 % par rapport à 2010)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 14″ nord, 1° 14′ 11″ est
Altitude 110 m
Min. 90 m
Max. 166 m
Superficie 36,26 km2
Localisation

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Verdun-sur-Garonne
Liens
Site web verdun-sur-garonne.fr

Verdun-sur-Garonne est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Verdun-sur-Garonne est située en Gascogne, ancien pays de Rivière-Verdun, à 40 km au nord-ouest de Toulouse et 26 km au sud-ouest de Montauban.

Son emplacement stratégique était autrefois très redouté par les marins avec le port de Verdun (le premier entre Toulouse et Agen), avec ses remparts imposants qui donnaient à l'époque directement sur le fleuve.

Aujourd'hui, la commune est dynamisée par le rapprochement de l'aire urbaine de Toulouse, qui lui fait connaitre une forte croissante démographique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Verdun-sur-Garonne et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Verdun-sur-Garonne[1]
Mas-Grenier,
Saint-Sardos
Monbéqui Bessens
Bouillac Verdun-sur-Garonne Dieupentale
Savenès Aucamville Grisolles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Verdun-sur-Garonne se trouve dans une plaine sédimentaire formée de dépôts datant de l'ère secondaire. La mer s'est retirée lors de la surrection des Pyrénées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Garonne, à sa confluence avec le ruisseau de Nadesse et son affluent le ruisseau Galinas.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

 Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par trois routes départementales:

Les autoroutes les plus proches sont l'A20 qui contribue à relier Paris à Toulouse et l' A62 qui relie Toulouse à Bordeaux.

Ce maillage routier permet un accès rapide vers la rocade de Montauban et le périphérique de Toulouse.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est celle de Dieupentale (4 km), sur la ligne reliant Montauban à Toulouse (ligne voyageurs Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville), desservie par les TER Occitanie.

La gare de Montauban est reliée par trains Intercités et TGV.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est celui de Toulouse-Blagnac qui est desservi par de nombreuses compagnies internationales.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune n'est desservie par aucun réseau de transport en commun. Des ramassages scolaires y sont néanmoins assurés ainsi qu'une navette pour le marché du vendredi matin gérée par la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La région de Verdun était déjà peuplée au paléolithique : des sites furent découverts à l'ouest de la commune, sur des terrasses supérieures, au bord des ruisseaux de Nadesse, Dère, Pontarras et Segonde. Au nord et au sud, des sites surplombant la Garonne de 20 mètres, occupés du néolithique à l'époque gallo-romaine, permettaient par leur situation le contrôle du trafic fluvial. Plusieurs racloirs datant de l'âge du bronze furent découverts sur le territoire de la commune.

Deux fouilles furent entreprises en 1996 sur la place de l'église par monsieur Pons du service régional de l'archéologie, les tessons de poterie en colombins furent datées de l'âge du bronze, de l'âge du fer, de l'époque médiévale et d'époques plus proches de nous[2].

Plusieurs peuples se succédèrent et se cumulèrent à Verdun[2] :

Pastoureaux lors du massacre de 500 juifs de la ville en 1320.

En 1279, Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse, fonde la bastide de Verdun pour le compte du roi de France.

En 1320, 500 juifs sont massacrés dans la ville lors de la Croisade des pastoureaux[3].

La judicature de Verdun, créée sous Saint-Louis était limitrophe des possessions anglaises avant comme après le traité de Brétigny. Durant la guerre de Cent Ans le village eut à souffrir des incursions anglaises qui y semèrent la ruine et la désolation.

Verdun avait obtenu, en 1342, la faveur de relever son enceinte détruite en vertu d'un article du traité de Paris[4].

Verdun était le siège de la Jugerie de Verdun qui fut, en 1469, réunie à la Jugerie de Rivière dont le siège était à Montréjeau (Haute-Garonne), au pied des Pyrénées pour devenir la Jugerie de Rivière-Verdun. Terre d'Élections pour les États Généraux, la Jugerie, formée de nombreuses enclaves entre la Gascogne et le Languedoc, s'étirait de la frontière espagnole jusqu'au sud de Montauban.

Comme toutes les provinces de la France de l'Ancien Régime, la Jugerie de Rivière-Verdun disparaît en 1790 à la création des départements.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Verdun est d'origine celtique : Verodunum est issu de *dunon, forteresse et *ver(o), augmentatif ou superlatif ; l'ensemble peut s'interpréter comme « très puissante forteresse ». De nombreux noms témoignent de l'installation d'une population celte dans la zone garonnaise, aux limites d'une l'Aquitania proto-basque, future Novempopulanie.

On retrouve aussi des noms liés à la présence de voies romaines dont l'une reliait Montauriol à Auch[2] comme Peyremil pour une borne milliaire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Verdun-sur-Garonne

Son blasonnement est : De gueules aux trois fleurs de lys d'or accompagnées en abîme d'une croisette cléchée, vidée et pommetée de douze pièces du même, et en pointe de deux tours d'argent maçonnées de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 3 500 habitants et 4 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt sept[5],[6].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne de la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne et du canton de Verdun-sur-Garonne. Avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes Garonne et Gascogne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1989 Jean Dussol    
mars 1989 mars 2014 Denis Roger PRG Conseiller général
mars 2014 octobre 2014 Philippe Botkovitz DVG  
novembre 2014 en cours Aurélie Corbineau[7]   Conseillère communautaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2015, la commune comptait 4 727 habitants[Note 1], en augmentation de 14,96 % par rapport à 2010 (Tarn-et-Garonne : +5,62 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 315 3 932 4 225 4 160 4 234 4 213 4 094 4 094 4 140
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 110 3 972 3 900 3 677 3 631 3 452 3 344 3 276 3 101
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 239 2 213 2 181 1 964 2 026 1 930 1 970 2 003 2 161
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 264 2 370 2 353 2 510 2 872 3 067 3 802 3 910 4 017
2013 2015 - - - - - - -
4 537 4 727 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[12] 1975[12] 1982[12] 1990[12] 1999[12] 2006[13] 2009[14] 2013[15]
Rang de la commune dans le département 7 10 11 9 10 8 8 8
Nombre de communes du département 195 195 195 195 195 195 195 195

(Note: En 1901, lors de la création de la commune de Savenès, Verdun-sur-Garonne perd 681 habitants.)

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville de Verdun-sur-Garonne possède un cœur historique regorgeant de nombreux lieux et monuments:

L'orgue de tribune datant de 1767. Le buffet et la partie instrumentale sont classés Monuments Historiques. Construit par le facteur d'orgue toulousain Jean-François L'Épine en 1767 dans un buffet du XVIIe siècle agrandi. Repris par Frédéric Junck pour le récit expressif, plus jeux du grand orgue en 1849. Restauré par Alain Leclère 1985, réparé par Patrice Bellet 2000.
Les peintures du plafond de l'église par Jean-Baptiste Chevalt.
Les anciens fonts baptismaux en plomb du XIIIe sont classés au titre mobilier par les Monuments historique[17].
Une huile sur toile du XVIIIe : La vierge du rosaire représentant une vierge à l'enfant entre saint Dominique et sainte Catherine de Sienne ; deux anges et des séraphins[18].
  • Un château aujourd'hui privé y est présent et est surnommé « le château de la reine Margot », ceci en référence à la légende (?) qui dit que la reine Margot était envoyée dans ce château lorsqu'elle était punie par le roi. En réalité, ce bâtiment est beaucoup plus récent.
  • La halle, face à l'hôtel de ville.

À l'extérieur du cœur historique, d'autres lieux sont à découvrir :

  • En 1815, plantation de 63 platanes sur la Grande allée de platanes, site historique classé.
  • L'ancien pont suspendu sur la Garonne, construit en 1931 mais aujourd'hui détruit, remplacé par un édifice (Porte de Gascogne) plus moderne et plus adapté à la circulation actuelle.
  • De nombreux pigeonniers[19].
  • La Garonne axe vital et fondateur de la commune, aujourd'hui délaissée (à redécouvrir) ; ses principales crues : le 24 juin 1875 - 7,30 m, le 11 juin 2000 - 6,30 m.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le stade et les remparts.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Verdun-sur-Garonne fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune de Verdun-sur-Garonne par l'école élémentaire des Dareysses, l'école maternelle Jules Verne et le nouveau groupe scolaire La Fontaine.

En 2015, le conseil départemental annonce l'ouverture d'un collège. Il est actuellement en cours de construction (ouverture prévue en 2019).

Culture[modifier | modifier le code]

  • Fête d'Art d'Art est un festival des arts de la rue présenté à Verdun-sur-Garonne par l'association Happy Culture.
  • Quelques compagnies de théâtre de rue qui se sont produites dans ce festival : Carnage Productions, Utopium Théâtre, Compagnie Albemuth, 12 balles dans la peau, Ex-Nihilo, Cie Thé à la rue.

Marché[modifier | modifier le code]

Le marché a lieu tous les vendredis matins sur la place de l'Éperon et ses alentours.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Union sportive verdunoise rugby.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a, b et c Groupe histoire de Verdun-sur-Garonne, Verdun-sur-Garonne au fil de son histoire : Des origines à la fin du XVIIIe siècle, CDDP du Tarn-et-Garonne, , 212 p. (ISBN 2-86565-310-2, présentation en ligne)
  3. Voir sur lepoint.fr.
  4. Désastres causés par la guerre de Cent Ans au pays de Verdun-sur-Garonne à la fin du XIVe siècle par Firmin Galabert.
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/082/082190.html.
  7. Ancienne première adjointe, élue maire à la suite du décès de Philippe Botkovitz. « Copie archivée » (version du 9 octobre 2016 sur l'Internet Archive)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. Notice no PA00095903, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Palissy PM82000239
  18. Notice no PM82000248, base Palissy, ministère français de la Culture
  19. « Pigeonniers », sur garonne-gascogne.com (consulté le 17 septembre 2012)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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