Airbus Group

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Groupe Airbus
logo de Groupe Airbus

Logo du groupe Airbus.

Création
Dates clés  : Fin de la direction bicéphale
 : Désengagement de Lagardère et Daimler
 : EADS devient Airbus Group
Forme juridique Société européenne (SE)
Action Euronext : AIR
BMAD : AIR
FWB : AIR
Slogan We make it fly
Siège social Drapeau : Pays-Bas Amsterdam, Pays-Bas (siège social)
Drapeau : France Blagnac, France (siège opérationnel)
Direction Drapeau : Allemagne Tom Enders (PDG)
Drapeau : France Denis Ranque (PCA)
Actionnaires État français : 10,93 %
État allemand : 10,91 %
État espagnol : 4,12 %

Flottant : 74,04 % (en 2015)[1]
Activité Aéronautique et spatial, défense
Produits Avions, hélicoptères, missiles, sécurité aux frontières, drones, lanceurs Ariane
Filiales Airbus (100 %)
Airbus Defence and Space (100 %)
Airbus Helicopters (100 %)
MBDA (37,5 %)
Arianespace (26,68 %)
ATR (50 %)
Stelia Aerospace (100 %)
Effectif 136 574 (2015)[1]
Site web https://www.airbus-group.com/
Chiffre d’affaires en augmentation 64 5 G€ (2015)[1]
Résultat net en augmentation 4,1 G€ (2015)[1]

Le groupe Airbus (Airbus Group) est un groupe industriel européen présent dans le secteur aéronautique et spatial civil et militaire. Créé en 2000 par la France, l’Espagne, les groupes Lagardère et Daimler avec le nom d’European Aeronautic Defence and Space company (EADS), il résulte d’une concentration de la quasi-totalité des constructeurs de ces pays.

Avec plus de 136 000 salariés et un chiffre d’affaires de 64 milliards d'euros en 2015, le groupe est l’un des champions mondiaux du secteur aéronautique, toutes catégories confondues. Ses activités les plus importantes sont la construction d’avions de ligne avec sa filiale Airbus, d’hélicoptères et d’avions militaires. À travers la participation à diverses entreprises, le groupe est engagé dans les lanceurs spatiaux, les satellites artificiels, les missiles, les avions de combat.

Son président exécutif est Thomas Enders, qui a succédé à Louis Gallois en 2012. Depuis 2013, la majorité du capital du groupe est coté en bourse. Le changement de nom date du et prend place dans un projet global de restructuration et réforme du groupe européen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières collaborations européennes[modifier | modifier le code]

Les premières collaborations entre les différentes entreprises aéronautiques européennes débutent en 1958 avec la création de Transport Allianz (Nord-Aviation, Weser Flugzeugbau et Hamburger Flugzeugbau) pour créer l’avion de transport militaire C-160 Transall. En 1962, un accord est signé entre Sud-Aviation et British Aircraft Corporation sur le développement du Concorde. Le , le consortium Airbus est créé par l’Aérospatiale, Messerschmitt-Bölkow-Blohm et VFW-Fokker pour développer et produire l’A300. L’année suivante, l’espagnol Construcciones Aeronáuticas Sociedad Anónima (CASA) rejoint le consortium, suivi par British Aerospace en 1979 qui participe au développement de l’A310[2],[3].

En 1971, la France souhaite fusionner la société des Avions Marcel Dassault et Aérospatiale : 35,01 % de Dassault sont acquis par la SOGEPA. En 1981, l’État acquiert directement 10,75 %[4]. En 1986, la co-entreprise Eurofighter GmbH est créée entre Messerschmitt-Bölkow-Blohm, British Aerospace, Aeritalia et CASA pour le développement de l’avion de combat éponyme. La France s’est retirée du programme car elle souhaitait un avion utilisable sur un porte-avion, et a lancé le programme Dassault Rafale.

Logo de DaimlerChrysler Aerospace

En 1989, les sociétés allemandes Dornier (groupe Daimler-Benz), Messerschmitt-Bölkow-Blohm, MTU München et Telefunken Systemtechnik fusionnent pour créer Deutsche Aerospace (DASA), qui deviendra Daimler-Benz Aerospace puis DaimlerChrysler Aerospace .

Sur les hélicoptères, l’Aérospatiale et DASA fusionnent leurs filiales pour créer Eurocopter en 1992[5]. Le français Matra coopère avec des industries britanniques sur les missiles (Matra BAe Dynamics en 1996) et les satellites artificiels (Matra Marconi Space). Matra souhaite de plus racheter Thomson-CSF lors de sa privatisation, qui est finalement mariée à Alcatel et Dassault Aviation[6].

La création d'un groupe européen[modifier | modifier le code]

En 1995, dans un contexte de fin de la guerre froide et de la baisse des budgets de défense, Lockheed Martin, plus important groupe de défense est créé. En 1997 les Américains Boeing et McDonnell Douglas fusionnent, ce qui encourage les Européens à entrer dans la voie des restructurations dans le domaine de la défense[7]. En 1996, une fusion est envisagée entre l’Aérospatiale et Dassault, la dissolution de l’Assemblée nationale met fin aux discussions[4]. Le 9 décembre 1997, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni publient une déclaration trilatérale demandant à leurs industriels de défense de présenter avant le 31 mars 1998 un projet de regroupement. Un projet complexe est alors présenté, prévoyant la création d’une société intégrée nommée European aerospace and defense company (EADC), qui pourrait en plus être associée à l’italien Finmeccanica (à partir de 2016 Leonardo-Finmeccanica) et au suédois Saab. Le projet, trop complexe, échoue ; une des raisons est que l’industriel français (Aérospatiale) est public alors que le britannique British Aerospace et l’allemand DASA sont privés[8]. Le 22 mai 1998, les 45,76 % de participation dans Dassault sont transférés à l’Aérospatiale, pour constituer un pôle aéronautique français, mais qui exercera aucun contrôle sur le groupe[4].

En 1999, Airbus Military Company, filiale d’Airbus et de CASA, est créée pour la préparation de l’offre de l’avion de transport militaire A400M[9].

Logo d’Aerospatiale-Matra

La même année, la société d’État Aérospatiale et la société privée Matra détenue par Lagardère fusionnent. L’État français détient 48 % du capital de la nouvelle société (sa participation résulte d’une sous estimation des actifs de l’Aerospatiale[10]). Lagardère détient 33 % , 17 % des parts étant gérées en bourse et 2 % étant détenues par le personnel du groupe.

En 2000, c’est une fusion British Aerospace-DASA qui est envisagée. Cette opération est contrecarrée par la mise en vente par le groupe General Electric Company de sa filiale Marconi Electronic Systems dont le rachat par British Aerospace donne naissance à BAE Systems. Cette fusion a incité DASA à devenir réceptif à la possibilité de rapprochement avec Aérospatiale[8],[10]

Iberavia Aeronáutica Industrial Hispano Aviación Airbus Defence and Space Construcciones Aeronáuticas S.A. Dornier Flugzeugwerke Flugzeugbau Friedrichshafen Daimler-Benz Daimler-Motoren-Gesellschaft MTU Aero Engines MTU München Entwicklungsgesellschaft für Turbomotoren GmbH MAN Turbomotoren MAN Turbo BMW Triebwerkbau BMW Studienge-sellschaft für Triebwerkbau Telefunken Systemtechnik Allgemeine Elektricitäts-Gesellschaft Daimler Chrysler Aerospace Daimler-Benz Aerospace Deutsche Aerospace Heinkel Vereinigte Flugtechnische Werke Focke-Achgelis Rohrbach Metallflugzeugbau Weser Flugzeugbau Albatros Focke-Wulf Hamburger Flugzeugbau Allgemeine Transportanlagen GmbH Deutsche Flugzeug-Werke Siebelwerke-ATG Siebelwerke Siebel Flugzeugwerke Messerschmitt (entreprise) Bayerische Flugzeugwerke Messerschmitt-Bölkow-Blohm Messerschmitt (entreprise) Bölkow Klemm Premium AEROTEC Junkers Aachener Segelflugzeugbau Aachen Flugzeugbau Siemens Sicherungstechnik Société industrielle pour l'aéronautique Matra SEREB Loire Aviation Chantiers aéro-maritimes de la Seine Lioré et Olivier Société nationale des constructions aéronautiques du sud-ouest Lioré et Olivier Chantiers aéronavals Étienne Romano SPAD Sud-Aviation Potez Société aérienne bordelaise Dyle et Bacalan Bloch Blériot Blériot Aéronautique Airbus Group Société provençale de construction aéronautique SNCASE Daher Socata Morane-Saulnier Société nationale des constructions aéronautiques du Midi Constructions Aéronautiques Émile Dewoitine Société Alphonse Tellier et Cie SNCAO Nieuport (entreprise) Nieuport (entreprise) Société Astra de Constructions Aéronautiques Aérospatiale-Matra Société nationale industrielle aérospatiale Société nationale industrielle aérospatiale Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet Société française d'étude et de construction de matériels aéronautiques spéciaux Arsenal de l'aéronautiqfbessoue Société de constructions aéronautiques et navales Marcel Besson A.N.F. Les Mureaux Nord-Aviation Société nationale de constructions aéronautiques du Nord Potez Avions Farman Aeroplanes Hanriot et Cie Aerolia Société nationale de constructions aéronautiques du Centre Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet Avions Amiot
Logo d’EADS entre sa création et septembre 2010

European Aeronautic Defence and Space company (EADS) est créée le par la fusion de DaimlerChrysler Aerospace, Aerospatiale-Matra et Construcciones Aeronauticas. Son capital est réparti entre DaimlerChrysler, Lagardère, les états français et espagnol et un tiers est flottant. Des accords assez complexes entre les différents actionnaires prévoient des dispositions relatives à la composition du conseil d’administration, à des droits spécifiques de l’état français (notamment les reserved et qualified voting matters, c’est-à-dire les sujets devant obligatoirement être soumis à vote, voire être entérinés à une majorité qualifiée, du conseil d’administration) en ce qui concerne certaines décisions stratégiques relatives, notamment, aux missiles balistiques d’EADS. Un système de coprésidence franco-allemande est mis en place : Jean-Luc Lagardère et Manfred Bischoff sont coprésidents du conseil d’administration (ils avaient ces fonctions dans Aérospatiale-Matra et DASA) alors que Philippe Camus (qui était président exécutif d’Aérospatiale-Matra) et Rainer Hertrich (en) sont coprésidents exécutifs[11],[12]. Les présidences des filiales et principales fonctions du groupe sont répartis entre dirigeants français et allemands[13].

De nouvelles entreprises européennes voient le jour :

  • Airbus qui existaient auparavant sous la forme d’un GIE et qui lance à cette occasion l’avion A380[14] ;
  • Astrium (fusion de Matra Marconi Space et de la division spatiale de DASA) ;
  • MBDA (fusion des sociétés Matra BAe Dynamics, Aerospatiale Matra Missiles et Alenia Marconi Systems).

Ces trois sociétés sont codétenue avec BAE et, dans le cas de MBDA, avec Finmeccanica.

En 2001, Jean-Luc Lagardère envisage une fusion avec BAE, mais le projet n’aboutit pas même s’il sera repris régulièrement[8]. BAE revend ses parts d’Astrium et d’Airbus à EADS.

2000-2005 : Les premières années[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Clearstream 2.

Après la mort de Jean-Luc Lagardère, le , Jean-Louis Gergorin, directeur de la coordination stratégique d’EADS, a le sentiment qu’il s’agit d’un assassinat orchestré par la mafia russe et des dirigeants de Thomson-CSF (devenue Thales). Il écrit une lettre anonyme au juge Renaud Van Ruymbeke où il dénonce l’ouverture de compte à la chambre de compensation Clearstream par d’anciens dirigeants de Thomson et par Philippe Delmas, adjoint de Noël Forgeard à la direction d’Airbus. Après la présentation de l’Airbus A380 le 18 janvier 2005 en présence de plusieurs chefs de gouvernement, Philippe Delmas est placé en garde à vue. Plus tard le juge se rendra compte que les fichiers sont des faux créés par Jean-Louis Gergorin avec l’aide d’Imad Lahoud[15].

En novembre 2004, un rapprochement Thales/EADS est envisagé, mais celui-ci n’aboutira pas.

2006-2011 : Crises et changement de gouvernance[modifier | modifier le code]

Succession des dirigeants
Présidents du Conseil d’administration (Chairmen of the Board of Directors)
Présidents exécutifs (Chief executive officer)
Notes
  1. Jean-Luc Lagardère décède le 14 mars 2003
  2. Manfred Bischoff s’est retiré après sa nomination à la présidence du conseil de surveillance de DaimlerChrysler
  3. Rüdiger Grube s’est retiré après avoir pris de nouvelles responsabilités.
  4. Arnaud Lagardère s’est retiré après la vente des parts détenues par son groupe.
Logo d’EADS entre septembre 2010 et décembre 2013.
Louis Gallois fut CEO d’Airbus et co-président exécutif d’EADS de 2006 à 2007. Il fut ensuite président exécutif d’EADS entre 2007 et 2012.
Thomas Enders fut CEO de la division Defence and Security Systems entre 2000 et 2005, puis co-président exécutif d’EADS de 2005 à 2007 et CEO d’Airbus entre 2007 et 2012. Il est président exécutif du groupe Airbus depuis fin 2012.

Les années 2006 et 2007 sont difficiles pour le groupe. En avril 2006, Lagardère et Daimler annoncent leur intention de vendre une partie de leur part de capital. Plus tard, Alcatel, en fusion avec Lucent Technologies et actionnaire de Thales souhaite apporter à cette dernière son activité spatiale (Alcatel Alenia Space). EADS manifeste son intention de créer un Airbus de l’espace, en fusionnant sa filiale satellite Astrium avec celle d’Alcatel sous le contrôle de Thales contre une part du capital du groupe de défense. Cette proposition est refusée par les dirigeants d’Alcatel qui cède effectivement son activité qui devient Thales Alenia Space[29] (la prise de participation dans Thales sera à nouveau évoqué en 2008, lorsque Alcatel-Lucent revendra ses parts à Dassault Aviation[30]).

Les résultats pâtissent principalement de trois charges exceptionnelles que sont les provisions pour faire face aux retards de l’avion de transport militaire A400M, celles dues au lancement du long-courrier A350 (qui deviendra l’A350 XWB), et aussi celles constituées pour Power8, le plan de redressement d’Airbus. À cela s’est ajouté l’impact de la détérioration de la parité entre le dollar et l’euro[31]. Dans le même temps, Lagardère et des dirigeants du groupe sont soupçonnés par l’Autorité des marchés financiers (AMF) d’avoir caché les difficultés de l’A380 et d’en avoir profité pour revendre leurs parts. L’AMF clos le dossier en 2009, sans prononcer de sanction[32]. Dans ce contexte, Noël Forgeard démissionne de la co-direction du groupe et reçoit un parachute doré de plusieurs millions d’euros[33],[34].

Le 16 juillet 2007, le système de direction bicéphale est abandonné, Louis Gallois est le président exécutif. Il met en place la stratégie « Vision 2020 », qui vise notamment à atteindre un meilleur équilibre entre Airbus et les autres divisions du groupe et à augmenter la part de services[35].

Sur l’A400M, l’organisation, trop complexe, est revue le 18 décembre 2008 : Airbus était responsable de 70 % du développement ; Airbus Military Company était le responsable industriel et devait mobiliser les équipes de sa maison-mère, et Military Transport Aircraft devait être responsable de l’assemblage final : Military Transport Aircraft est intégrée dans la division Airbus, qui comprend alors Airbus Commercial et Airbus Military. Le 9 janvier 2009, EADS annonce un retard d’au moins trois ans pour la première livraison, prévu initialement à la fin 2009[9]. En 2009, plusieurs sites d’Airbus dédiés à la fabrication des aérostructures de fuselage sont regroupés dans de nouvelles sociétés : l’allemande Premium Aerotech et la française Aerolia[36]. Celle-ci obtiendra par la suite des contrats avec d’autres avionneurs, ouvrira des usines en Tunisie[37] et fusionnera avec la SOGERMA en 2015 pour créer Stelia Aerospace[38]. En 2011, le plan Power8 arrive à son terme, il a permis des économies de 2,5 milliards d’euros, notamment avec la suppression de 7 900 postes[39].

2012-2014 : à la recherche d'une stratégie[modifier | modifier le code]

En mai 2012, Thomas Enders, qui doit prendre la présidence du groupe un mois plus tard, et Ian King, PDG de BAE Systems, demandent à leurs directeurs stratégiques (Marwan Lahoud et Kevin Taylor) de proposer des pistes pour regrouper leurs avions de combat suite à l’échec de la vente en Inde d’Eurofighter Typhoon. Ils reçoivent plusieurs propositions, dont une fusion des deux groupes. BAE Systems est le numéro trois mondial des groupes industriels de défense derrière Lockheed Martin et Boeing, avec un chiffre d’affaires 2011 de 24,2 G€ dont 97 % dans le domaine de la défense, contre 49,1 G€ pour EADS, dont seulement 24 % dans le domaine de la défense. Ce rapprochement aurait ainsi permis un développement des activités de défense et une expansion commerciale vers les États-Unis. Un montage complexe était envisagé, avec une société commune propriétaire de tous les actifs, et contrôlée à 60 % par EADS et à 40 % par BAE Systems. Révélée trop tôt par la presse (le 11 septembre 2012), ces discussions n’ont pu aboutir (la réglementation boursière britannique ne laissait qu’un mois après l’information du public pour finaliser l’accord). Cette discussion s’est heurtée notamment aux intérêts divers des états impliqués[40],[41]. Ainsi, le plan « Vision 2020 » est abandonné, et le groupe va engager plusieurs réformes internes.

Tout d’abord, un changement dans le capital du groupe est décidé par l’accord du 5 décembre 2012, validé par l’assemblée générale extraordinaire du 27 mars 2013. Il se traduit par la sortie de Daimler et de Lagardère, envisagée depuis la création d’EADS. L’état allemand exigeant le maintien d’une parité franco-allemande, la banque publique Kreditanstalt für Wierderaufbau (KfW) rachète une partie des parts de Daimler. Les droits de veto sur les reserved et qualified voting matters du concert antérieur disparaissent, mais les états conservent quelques prérogatives (par exemple l’unanimité de l’assemblée générale d’Astrium pour toutes les questions stratégiques de défense, afin que l’État français ait un regard sur le missile nucléaire M51). Dans le même temps, EADS rachète 15 % de ses titres[42].

Puis, au début de l’année 2014 EADS est renommé Airbus group, et une nouvelle division est créé : Airbus Defence and Space. Dans le même temps, Eurocopter devient Airbus Helicopters. Cette restructuration devait s’accompagner de 5800 suppressions de postes, bien que ce chiffre a été revu à la baisse. Des filiales sont cédées. Le groupe vise une rentabilité opérationnelle de 10 % dès 2015[43],[44],[45],[46].

Airbus développe ses nouveaux programmes : l’année 2013 est marquée par la première livraison d’un A400M et la présentation de l’A350 XMB[47]. En 2014, l’A320 NEO vole pour la première fois[48]

En juin 2014, Safran et le groupe Airbus annoncent leur volonté de créer une co-entreprise dans le domaine des lanceurs spatiaux, afin de concurrencer l’américain SpaceX. Le programme Ariane 6 est lancé en décembre 2014 et Airbus Safran Launchers est créé. La co entreprise devrait reprendre les activités actuellement confiées à Arianespace et au Centre national d'études spatiales[49],[50],[51].

À partir 2014, le groupe cède progressivement sa participation de 45,3 %dans Dassault Aviation[52], avant de vendre en juin 2016 le reste de sa participation dans Dassault Aviation, soit 23,6 %, pour 2,7 milliards d'euros[53]..

En chiffres[modifier | modifier le code]

1999 (Aérospatiale-Matra) 1999 (DASA) 2001[16] 2005[20] 2007[22] 2009[24] 2013[28] 2014[54] 2015[1]
Actionnaires État français[T 1] 48,0 % 15,1 % 14,9 % 15 % 15 % 12 % 11 % 11 %
État allemand[T 2] 11 % 11 %
État espagnol[T 3] 5,5 % 5,5 % 5,4 % 5,4 % 4,1 % 4 % 4 %
Lagardère[T 4],[T 5] 33,0 % 15,1 % 7 % 7 %
Daimler n/c 30,2 % 24,9 % 22,5 % 22,4 %
Flottant 17,0 % n/c 34,1 % 34,7 % 43,9 % 49,1 % 72,9 % 74 % 74 %
Données financières[T 6] Chiffre d’affaires (Revenues) (G€) 12,8 9,1 30,8 34,2 39,1 42,8 56,2 60 7 64 5
Bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) (G€) 0,3 0,6 1,7 2,8 −0,4 −0,3 2,6 4 4,1
Effectifs Salariés 52 387 46 107 102 967 113 210 116 493 119 506 144 061 138 622 136 574
  1. L’État français est représenté par la société de gestion de participations aéronautiques (SOGEPA)
  2. L’État allemand est représenté notamment par la Kreditanstalt für Wierderaufbau (KfW)
  3. L’État espagnol est représenté par la Sociedad Estatal de Participaciones Industriales (SEPI)
  4. Lagardère est représenté par DESIRADE
  5. DESIRADE et SOGEPA sont représentés par la société de gestion de l'aéronautique, de la défense et de l'espace (SOGEADE)
  6. Les données financières ajustées étant issues des rapports annuels, la comparaison entre les années est difficile. Notamment, les chiffres sont en euros courants et les périmètres de consolidation varient.

Activités[modifier | modifier le code]

Avions civils[modifier | modifier le code]

Le groupe Airbus a une importante activité dans les avions de ligne. La gamme d’Airbus offre des appareils de 107 à 525 places et comprend la famille des mono-couloirs A320 (A318, A319, A320, A321), les long-courriers à fuselage large A330/A340, le très long-courrier à double pont A380 et le long-courrier nouvelle génération A350. L’A300, l’A310 et l’A340 ne sont plus produits mais sont encore en service. L’A320, l’A330 et l’A380 sont en production et l’A350 est entré en service en 2014. Airbus construit également des avions civils privés ou de fret.

La filiale Avions de transport régional construit des avions turbopropulseurs pouvant transporter de 48 à 74 personnes.

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

L’activité hélicoptère du groupe Airbus est très variée : elle comprend des engins civils et militaires.

Avions militaires[modifier | modifier le code]

Le groupe est le responsable du programme européen d’avion de transport militaire lourd A400M, fabrique et commercialise des avions dédiés aux missions spéciales, dérivés des plates-formes existantes (par exemple avion de transport et de ravitaillement A330 MRTT).

L'Eurofighter Typhoon est un avion de combat bi-réacteur, ailes delta et plan canard, multi-rôles de quatrième génération. Il a été produit à plus de 570 exemplaires grâce à des contrats exports.

Lanceurs spatiaux et satellites[modifier | modifier le code]

Le groupe Airbus est un des principaux constructeurs mondiaux de satellites de télécommunications (série Eurostar). Il est un des deux chefs de file européens pour la réalisation des satellites scientifiques comme Gaia, des satellites d'observation de la Terre et des sondes spatiales pour le compte de l'Agence spatiale européenne et du CNES. Il est le concepteur et le principal constructeur de la famille de lanceurs Ariane. Il fournit également des services liés à l’espace.

Produits et services les plus notables[modifier | modifier le code]

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Organisation[modifier | modifier le code]

Statut et siège[modifier | modifier le code]

À sa création, le groupe EADS est une société néerlandaise faisant appel public à l’épargne (Naamloze vennootschap (en)), dont le siège social est situé à Leyde (Pays-Bas). Cet endroit a été choisi à la création du groupe en raison de sa neutralité, et également pour des raisons fiscales[13]. En 2015, le groupe Airbus prend le statut d’une société européenne, basée à Amsterdam[1] .

L’entité dont il est question dans cet article est l’ensemble consolidé de toutes les sociétés du groupe (cet ensemble n’ayant pas d’existence juridique à proprement parler).

Le siège opérationnel, longtemps co situé entre Paris et Ottobrunn, dans la banlieue de Munich, est déplacé à Toulouse à partir de 2012[55].

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le Conseil d’administration est composé de douze membres au plus, qui sont nommés et révoqués par l’Assemblée générale des actionnaires[56].

Au 28 avril 2016, les membres sont[57] :

Composition du Conseil d’administration
Nom Début de mandat Fin de mandat Fonction principale
Denis Ranque 2013 réélu en 2016 2017 Président du conseil d’administration
Thomas Enders 2005 réélu en 2016 2019 Président exécutif
Ralph D. Crosby 2013 2017 Ancien membre des comités exécutifs du groupe Airbus et de Northrop Grumman Corporation
Hans-Peter Keitel 2013 2018 Vice-président de la Fédération des industries allemandes
Hermann-Josef Lamberti 2007 réélu en 2013 2017 Ancien membre du directoire de la Deutsche Bank
Lakshmi N. Mittal 2007 réélu en 2013 2017 Président-directeur général d’ArcelorMittal
John Parker 2007 réélu en 2013 2018 Président d’Anglo American PLC
María Amparo Moraleda Martínez 2015 2018 Ancienne dirigeante d’IBM Espagne et Portugal
Jean-Claude Trichet 2012 réélu en 2013 2018 Gouverneur honoraire de la Banque de France
Catherine Guillouard 2016 2019 Directrice générale déléguée de Rexel
Claudia Nemat 2016 2019 Membre du comité de Deutsche Telekom
Carlos Tavares 2016 2019 Président du directoire du groupe PSA

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

Les membres du comité exécutif sont nommés par le Conseil d’administration sur proposition du Président exécutif[56].

Au 22 avril 2016, les membres sont[58] :

Composition du Comité exécutif
Nom Début de mandat Fonction principale
Thomas Enders 2012 Président exécutif du groupe Airbus
François Auque 2010 EVP Space Systems, Airbus Defence and Space
Thierry Baril 2012 Directeur des ressources humaines du groupe Airbus et d’Airbus
Fabrice Brégier 2012 Président d’Airbus
Tom Williams 2015 Directeur général délégué d’Airbus
Guillaume Faury 2013 Président d’Airbus Helicopters
Dirk Hoke 2016 Président d’Airbus Defence and Space
Marwan Lahoud 2012 Directeur de la stratégie et du marketing du groupe Airbus
John Leahy 2012 Directeur général délégué d’Airbus chargé des relations commerciales
Allan McArtor 2014 Président du groupe Airbus North America
Harald Wilhelm 2012 Directeur financier du groupe Airbus et d’Airbus
Klaus Richter 2015 Directeur des achats du groupe Airbus et d’Airbus
John Harrison 2015 Conseiller général
Fernando Alonso 2015 Directeur de Mililtary Aircraft, Airbus Defence and Space

Divisions et filiales[modifier | modifier le code]

À sa création, le groupe comptait cinq divisions : Airbus, Military Transport Aircraft, Aeronautics, Space et Defense & Civils Systems[11],[16],[17],[18],[19]. En 2005 la division Aeronautics disparaît, Eurocopter devient une division autonome alors que certaines filiales comme ATR deviennent « hors division »[20]. Puis en 2006, la division spatiale prend le nom de sa filiale satellite : Astrium[21],[22].

En 2008, la division Military Transport Aircraft devient Airbus Military et fait partie de la division Airbus[23],[24] et en 2010, la division Defense & Civils Systems devient Cassidian[25],[26],[27]

Depuis 2014, avec les changements de nom et d’actionnariat, les divisions sont les suivantes :

Les résultats pour l’année 2015 sont présentés dans le tableau suivant :

Chiffres des divisions du groupe Airbus en 2015[1]
Airbus Airbus Defence and Space Airbus Helicopters
Chiffre d’affaires (Revenues) (G€) 45,8 13,0 6,1
Bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) (G€) 2,3 0,7 0,4

Sites les plus importants[modifier | modifier le code]

En octobre 2013, les sites les plus importants du groupe sont[59].

Sites les plus importants en 2013
Site Effectif Division Activité
Drapeau de la France Toulouse et Blagnac 26 090 Airbus, Groupe Airbus, Airbus Defence and Space Siège du groupe, CE[S 1] fuselage et cabine, CE Ailes et mâts de liaison des moteurs, assemblage final des Airbus, intégration de satellites.
Drapeau de l'Allemagne Hambourg 13 060 Airbus, Groupe Airbus CE Fuselage et cabine, CE empennage et fuselage arrière, assemblage final des Airbus,
Drapeau de la France Marignane 9 080 Airbus Helicopters Siège d’Airbus Helicopters, Conception et production d’hélicoptères
Drapeau de l'Allemagne Donauworth 5 645 Airbus Helicopters, Groupe Airbus Production d’hélicoptères
Drapeau de l'Espagne Getafe 5 480 Airbus, Airbus Defence and Space CE empennage et fuselage arrière, conversion des Airbus MRTT, assemblage des Eurofighters. Bureaux d’études A400M.
Drapeau du Royaume-Uni Broughton 5 520 Airbus, Groupe Airbus Fabrication d’ailes
Drapeau de l'Allemagne Manching 3 885 Airbus Defence and Space Assemblage final des Eurofighters destinés à la Luftwaffe
Drapeau de l'Allemagne Brême 5 385 Airbus CE High Lift, Equipement des ailes A330&A350, Fuselage et cabine
Drapeau de la France Saint-Nazaire 3 280 Airbus, Aerolia Assemblage de fuselages et complétion Système pour les pointes avant et tronçons centraux de toute la famille d'avion Airbus
Drapeau du Royaume-Uni Filton 2 950 Airbus, Airbus Defence and Space, Groupe Airbus CE Ailes et mâts de liaison des moteurs
  1. CE : Centre d’excellence d’Airbus

Sociétés concurrentes et parts de marché[modifier | modifier le code]

Compétition Airbus(bleu)-Boeing(rouge) : commandes nettes d'avions 1989-2010
Article détaillé : Concurrence entre Airbus et Boeing.

Mécénat et fondation[modifier | modifier le code]

Airbus Foundation a été créée en septembre 2004. La fondation a pour ambition de contribuer au rapprochement de la recherche publique et privée et s’investit dans la réalisation de projets scientifiques d’excellence. Elle poursuit également une action de mécénat « d’intérêt général » affirmant son engagement sociétal et éthique dans le domaine des sciences, en particulier redonner le goût des sciences aux jeunes, susciter des vocations scientifiques et techniques et encourager la diffusion de la culture scientifique[60].

Le groupe Airbus a été un sponsor de l'écurie de Formule 1, Caterham F1 Team en 2014, mais également des clubs de rugby à XV du Stade toulousain[Quand ?] et des Cardiff Blues[Quand ?].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Rapport annuel 2015
  2. (en)« History / The narrative / First order, first flight (1970-1972) », sur www.airbus.com
  3. « History / The narrative / Technology leaders (1977-1979) », sur www.airbus.com
  4. a, b et c Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique), , chap III ; I - La perte progressive de tout contrôle actionnarial de l’État sur Dassault-Aviation
  5. (en)« History », sur www.airbushelicopters.com
  6. Claude Barjonet, « Privatisation de Thomson-CSF: Matra veut fédérer l'industrie européenne de défense », sur www.lesechos.fr,‎
  7. (en) Andrea Rothman, « Europe Defense Firms Feel Pressure to Unite », The Seattle Times,‎ (lire en ligne)
  8. a, b et c Dominique Gallois, « EADS - BAE : Toute ressemblance avec des personnes ou des situations ayant déjà existé… », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. a et b Jean-Pierre Masseret et Jacques Gautier, L'Airbus militaire A400M sur le « chemin critique » de l'Europe de la défense : Rapport d'information, fait au nom de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et de la commission des finances du Sénat français, , 96 p. (lire en ligne)
  10. a et b Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique), (lire en ligne), chap IV ; I - A- Des conditions initiales peu favorables à la défense des intérêts patrimoniaux de l’État
  11. a, b, c et d « Rapport annuel 2000 », sur www.eads.com
  12. Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique), , chap IV ; I - B - Un dispositif de contrôle actionnarial qui s’est rapidement révélé inadapté
  13. a et b Michel Barabel, Gaël Le Boulch et Olivier Meier, « Le management interculturel au sein du groupe EADS (2004-2005) », dans Olivier Meier, Management interculturel, Paris, Dunod, (ISBN 978-2-10-058746-9)
  14. Anne-Marie Rocco, « Airbus devient une société privée et lance son avion gros porteur, l'A3XX », Le Monde,‎
  15. Gilles Gaetner et Jean-Marie Pontaut, « Les coulisses d’une affaire d’État », L’Express,‎ (lire en ligne)
  16. a, b, c et d Rapport annuel 2001
  17. a, b et c Rapport annuel 2002
  18. a, b et c Rapport annuel 2003
  19. a, b et c Rapport annuel 2004
  20. a, b, c et d Rapport annuel 2005
  21. a, b, c et d Rapport annuel 2006
  22. a, b, c et d Rapport annuel 2007
  23. a, b et c Rapport annuel 2008
  24. a, b, c et d Rapport annuel 2009
  25. a, b et c Rapport annuel 2010
  26. a, b et c Rapport annuel 2011
  27. a, b, c et d Rapport annuel 2012
  28. a, b et c Rapport annuel 2013
  29. Grégoire Biseau, « L'alliance Thales-Alcatel, une gifle pour EADS », Libération ,‎ (lire en ligne)
  30. Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique), , chap III - II ; 2008 : le partage du contrôle actionnarial de Thales avec Dassault
  31. Dominique Gallois, « Malgré des ventes record, EADS dans le rouge », Le Monde,‎
  32. Anne de Guigné, « Délit d'initié : l'affaire EADS enfin refermée », Le Figaro,‎
  33. Nicol Penicaut, « Noël Forgeard, descendu en plein vol », Libération,‎ (lire en ligne)
  34. « Le "parachute doré" de Noël Forgeard continue de faire parler de lui », sur www.lemonde.fr,‎
  35. Dominique Gallois, « EADS veut être moins dépendant de l'aviation civile », Le Monde,‎
  36. « Aerolia : Création du N° 1 français des aérostructures », sur www.ladepeche.fr,‎
  37. Véronique Guillermard, « Aerolia : contrat avec Bombardier », sur www.lefigaro.fr,‎
  38. Guy Dutheil, « Airbus Group fusionne ses filiales Sogerma et Aerolia », sur www.lemonde.fr
  39. Bruno Trévidic, « Fabrice Brégier : «Airbus a largement dépassé ses objectifs d'économies» », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  40. Dominique Gallois, Guy Dutheil, Frédéric Lemaître et Marc Roche, « EADS-BAE : récit d’une négociation au pas de charge jusqu’à l’échec », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  41. Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique), , chap IV ; II - L’échec du projet de rapprochement EADS - BritishAerospace
  42. Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique), , chap IV ; III - Le rééquilibrage actionnarial : l’accord du 5 décembre 2012
  43. Michel Cabirol, « Pourquoi EADS va s'appeler Airbus le 1er juillet 2014 », sur www.latribune.fr,‎
  44. Vincent Lamigeon, « EADS concentre ses forces autour d'Airbus », sur www.challenges.fr,‎
  45. Guy Dutheil, « Airbus pourrait revoir à la baisse son plan de restructuration », sur Lemonde.fr,‎
  46. Véronique Guillermard, « Airbus engage un plan de cessions dans le militaire et le spatial », sur www.lefigaro.fr,‎
  47. (en)« History / The narrative / Continuing the momentum (2013) », sur www.airbus.com
  48. (en)« History / The narrative / Building on a record year (2014) », sur www.airbus.com
  49. Michel Cabirol, « Airbus et Safran lancent une OPA sur les activités spatiales de l'Etat », sur www.latribune.fr,‎
  50. Dominique Gallois, « Ariane 6, un chantier européen pour rester dans la course spatiale », sur www.lemonde.fr,‎
  51. Michel Cabirol, « Airbus et Safran lancent enfin Airbus Safran Launchers », sur www.latribune.fr,‎
  52. Dominique Gallois, « Airbus : Dassault, c’est fini ! », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  53. Airbus raises $2.7 billion from Dassault stake sale, bond issue, Reuters, 10 juin 2016
  54. Rapport annuel 2014
  55. Véronique Guillermard, « EADS : Tom Enders veut un seul siège social à Toulouse », sur www.lefigaro.fr,‎
  56. a et b (en)« Corporate Governance », sur www.airbusgroup.com (consulté le 22 mai 2016)
  57. (en)« Board of Directors », sur www.airbus-group.com (consulté le 22 mai 2016)
  58. (en)« Executive Comitee », sur www.airbusgroup.com (consulté le 16 mai 2016)
  59. « EADS Active Workforce Backgrounder », sur www.airbus-group.com,‎
  60. http://fondation.airbus-group.com/ Site officiel de la Fondation d'entreprise Airbus Group