Caylus (Tarn-et-Garonne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Caylus.
Caylus
Halle.
Halle.
Blason de Caylus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Quercy-Rouergue
Intercommunalité Communauté de communes du Quercy Rouergue et des gorges de l'Aveyron

Pays Midi-Quercy

Maire
Mandat
Christian Maffre
2014-2020
Code postal 82160
Code commune 82038
Démographie
Gentilé Caylusiens, Caylusiennes
Population
municipale
1 476 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 12″ nord, 1° 46′ 18″ est
Altitude Min. 170 m – Max. 385 m
Superficie 96,79 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne

Voir sur la carte administrative de Tarn-et-Garonne
City locator 14.svg
Caylus

Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne

Voir sur la carte topographique de Tarn-et-Garonne
City locator 14.svg
Caylus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Caylus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Caylus
Liens
Site web Site officiel

Caylus, anciennement Caylus-Bonnette, est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Caylusiens et les Caylusiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située en limite méridionale des causses du Quercy sur la Bonnette, affluent de l'Aveyron. Elle a donné son nom au causse de Caylus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Caylus vient du latin castrum[réf. nécessaire].

Le village s'appelait anciennement Caylus-de-Bonnette[1], ou Caylus-Bonnette, afin de ne pas être confondu avec la seigneurie de Caylus dont le château se trouvait au lieu-dit du Rocher de Caylus, commune de Saint-Affrique[2]

Sur l'Atlas de Trudaine, le toponyme utilisé est Caylux[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Un castrum existait déjà avant 1176 et appartenait à Armand et Bertrand de Montpesat. Il fut échangé cette année là contre les seigneuries et châteaux de Montpezat-de-Quercy et de Monclar-de-Quercy et devint possession du comte Raymond V de Toulouse[4].

Ville[modifier | modifier le code]

La ville est prise par Simon de Montfort en 1211, incendiée, puis subit un second siège l'année suivante. En 1227 le comte de Toulouse installe les templiers à Lacapelle Livron. Il développe par ailleurs une véritable bastide accolée à l’ancien castrum. Caylus est annexé au domaine royal en 1270, en même temps que le comté de Toulouse. Avant la guerre de Cent Ans, Caylus est devenue une vraie ville, presque autant peuplée que Saint-Antonin, deuxième ville du Rouergue. En plus des guerres et de leurs malheurs, la peste noire de 1348 élimine un tiers de la population. La paix est de retour en 1444.

En 1562, les troupes calvinistes de Symphorien de Durfort, sire de Duras, s'emparent de la ville et massacrent 250 habitants. Caylus prendra le parti catholique, adhère à la parti de la Ligue et accueille en 1622, Louis XIII y établit son quartier général durant le siège de Saint-Antonin.

Caylus ne se releva jamais des guerres de religion. Au XVIIIe siècle, les fortifications furent en grande partie démolies. De ville, Caylus est progressivement devenue un bourg rural.

Une légende est attachée à la construction de l'église de pèlerinage Notre-Dame-de-Livron : « la délivrance miraculeuse d'un dragon malfaisant, réalisée par le chevalier de Lagardelle, grâce à la protection de la Vierge ».

Camp militaire de Caylus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Camp de Caylus.


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Caylus Blason De gueules au château de trois tours d'or maçonné de sable, surmonté d'une croisette cléchée, vidée et pommetée de douze pièces aussi d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Caylus.

La commune fait partie de l'arrondissement de Montauban, de la communauté de communes du Quercy Rouergue et des gorges de l'Aveyron et du Pays Midi-Quercy. Elle était le chef-lieu du canton de Caylus, avant le découpage territorial de 2014 et son intégration au nouveau canton de Quercy-Rouergue

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Christian Maffre[8] DVG  
mars 1989 2001 Dr Christian Nicolas    
mars 1983 1989 Paul Raynal    
octobre 1972 1983 Dr Robert Lafon    
mars 1971 1972 Roland Delort    
mars 1965 1971 Dr Robert Lafon    
décembre 1948 1965 Gaston Férié    
septembre 1944 1948 Henri-Camille Amic    
mars 1941 1944 François Mazelier    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 476 habitants, en diminution de -3,91 % par rapport à 2009 (Tarn-et-Garonne : 5,26 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 000 5 131 5 411 5 398 5 319 5 424 5 152 5 302 5 363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 212 4 973 4 950 4 829 4 928 4 644 4 563 4 265 4 033
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 654 3 770 3 529 2 580 2 488 2 382 2 089 2 006 1 788
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 662 1 658 1 364 1 409 1 308 1 324 1 526 1 536 1 476
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[13] 1975[13] 1982[13] 1990[13] 1999[13] 2006[14] 2009[15] 2013[16]
Rang de la commune dans le département 14 17 21 27 27 24 26 30
Nombre de communes du département 195 195 195 195 195 195 195 195

Économie[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le village de Caylus comprend une des cinq stations Météo-France du département. Elle relève la température, la pluie, le vent ainsi que tout autre paramètre météorologique. Ainsi, le 19 juin 2006, cette station a relevé une rafale de 99 km/h en raison d'un très violent orage remontant du sud-ouest. Ce même soir, le vent avait atteint plus de 130 km/h dans le secteur de Montauban.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Culture et événement[modifier | modifier le code]

Musée : la Maison du Patrimoine et de l'Environnement[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chanoine Edmond Albe, La Châtellenie de Caylus au XIVe siècle, p. 317-361, dans Bulletin archéologique et historique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1905, tome 33 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Confirmations de privilèges accordés en 1370 par le roi Charles V
  2. André Soutou, « Testament du seigneur de Caylus : (commune de St-Affrique) en 1182 », Revue du Rouergue, vol. 32,‎ , p. 29-37 (lire en ligne)
  3. « Atlas de Trudaine »
  4. André de Bellecombe, Histoire du château, de la ville et des seigneurs et barons de Montpezat et de l'Abbaye de Pérignac, Lafitte, , 319 p. (présentation en ligne), p. 25-26
  5. Résultat de l'élection présidentielle de 2012 à Caylus sur le site du ministère de l'Intérieur
  6. Résultat de l'élection présidentielle de 2007 à Caylus sur le site du ministère de l'Intérieur
  7. Résultat de l'élection présidentielle de 2002 à Caylus sur le site du ministère de l'Intérieur
  8. Composition du Conseil Municipal de Caylus, sur le site officiel de la ville de Caylus.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. La Maison du Patrimoine et de l’Environnement Midi-Quercy
  18. http://www.les-petites-toulousaines.com#cornusson
  19. «Rajaud, tué pour la liberté en Espagne» Éditions La Brochure (ISBN 978-2-917154-76-2)