Campsas

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Campsas
Campsas
L'église Saint-Blaise de Campsas
Blason de Campsas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Intercommunalité Communauté de communes Grand Sud Tarn et Garonne
Maire
Mandat
Marie-Claude Nègre
2020-2026
Code postal 82370
Code commune 82027
Démographie
Gentilé Campsanais
Population
municipale
1 405 hab. (2019 en augmentation de 10,8 % par rapport à 2013)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 53″ nord, 1° 19′ 38″ est
Altitude 145 m
Min. 104 m
Max. 144 m
Superficie 15,01 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Labastide-Saint-Pierre
(banlieue)
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Verdun-sur-Garonne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Campsas
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Campsas
Liens
Site web www.campsas.fr/

Campsas est une commune française, située dans le sud du département de Tarn-et-Garonne en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Pays Montalbanais, correspondant à la partie méridionale du Quercy.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Rieu Tort, le ruisseau la Margasse et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Campsas est une commune rurale qui compte 1 405 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle est dans l'agglomération de Labastide-Saint-Pierre et fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Campsasais ou Campsasaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Campsas s’étend au nord du canton de Grisolles, entre deux affluents du Tarn : le Rieutord à l’ouest et le ruisseau de Fabas à l’est, qui forme la limite avec le département de la Haute-Garonne. La route nationale 20 et l’autoroute des Deux Mers placent le bourg à 15 km de Montauban et 38 km de Toulouse. Elle fait aussi partie de l'unité urbaine de Labastide-Saint-Pierre dans l'aire urbaine de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Campsas est limitrophe de huit autres communes dont une avec le département de la Haute-Garonne.

Carte de la commune de Campsas et de ses proches communes.

Géologie[modifier | modifier le code]

À une altitude moyenne de 120 m, les coteaux qui séparent la rivière du Tarn et le fleuve de la Garonne sont favorisés par un bon ensoleillement et sont voués à la culture de la vigne qui produit des vins, du Fronton (AOC).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Par la route nationale 20 et l’autoroute des Deux Mers qui placent le bourg à 15 km de Montauban et 38 km de Toulouse.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Campsas n'est desservi par aucun réseau de transport, que par des lignes scolaires.

Cependant, des réseaux interurbains desservent des communes voisines. Ainsi, la ligne 717 du réseau liO dessert les communes d'Orgueil et de Labastide-Saint-Pierre en direction de Montauban ou de Saint-Sulpice-la-Pointe. La ligne 924 de ce même réseau dessert la commune de Dieupentale vers Montauban ou Toulouse. Les lignes Hop!1 et 51 du réseau Arc-en-Ciel desservent aussi la ville voisine de Fronton vers Toulouse.

La gare la plus proche de la commune est la gare de Montbartier, desservie par des TER Occitanie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[2]. Elle est drainée par le Rieu Tort, le ruisseau la Margasse, Fossé de Belleil, le ruisseau de Quartd'Homme et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 19 km de longueur totale[3],[Carte 1].

Le Rieu Tort, d'une longueur totale de 14,8 km, prend sa source dans la commune de Fronton et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le Tarn à Labastide-Saint-Pierre, après avoir traversé 5 communes[4].

Le ruisseau la Margasse, d'une longueur totale de 13,6 km, prend sa source dans la commune de Pompignan et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le Rieu Tort à Labastide-Saint-Pierre, après avoir traversé 6 communes[5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Campsas.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[6]

  • Moyenne annuelle de température : 13,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 723 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Corbarieu », sur la commune de Corbarieu, mise en service en 1993[11] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[12],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,9 °C et la hauteur de précipitations de 711,9 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Montauban », sur la commune de Montauban, mise en service en 1885 et à 14 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 13,6 °C pour 1981-2010[15] à 14 °C pour 1991-2020[16].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 4] est recensée sur la commune[17] : les « friches et landes de Lapeyrière » (197 ha), couvrant 3 communes du département[18].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Campsas est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[19],[I 1],[20]. Elle appartient à l'unité urbaine de Labastide-Saint-Pierre, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[I 2] et 10 427 habitants en 2018, dont elle est une commune de la banlieue[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 5],[I 6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (93,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (41,7 %), zones agricoles hétérogènes (36 %), terres arables (7,6 %), zones urbanisées (6,7 %), prairies (3,9 %), forêts (3,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Campsas est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[22]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Rieu Tort et le ruisseau la Margasse. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[24]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1996, 1999 et 2008[25],[22].

Campsas est exposée au risque de feu de forêt. Le département de Tarn-et-Garonne présentant toutefois globalement un niveau d’aléa moyen à faible très localisé, aucun Plan départemental de protection des forêts contre les risques d’incendie de forêt (PFCIF) n'a été élaboré. Le débroussaillement aux abords des maisons constitue l’une des meilleures protections pour les particuliers contre le feu[Note 7],[26].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Campsas.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[27].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (92 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 497 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 497 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 96 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1994, 1998, 2002, 2003, 2006, 2007, 2008 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[22].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[30].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plusieurs hypothèses courent concernant l'origine du nom de Campsas.
Certains avancent que Campsas était à l'origine un camp romain, une hypothèse peu probable étant donné que campus signifie champ en latin, alors que camp se dit castra.
D'autres prétendent qu'un romain nommé Canitius lui aurait transmis son nom.
L'hypothèse la plus probable est le nom d'une famille de nobles au XIIe siècle, les Canzas, qui auraient donné leur nom au village.
[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[31],[32].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne de la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne et du canton de Verdun-sur-Garonne (avant le redécoupage départemental de 2014, Campsas faisait partie de l'ex-canton de Grisolles) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes du Terroir Grisolles Villebrumier.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1959
Période Identité Étiquette Qualité
1959 977 Pierre Séguela    
1977 1991 Gabriel Contresty    
1991 1995 René Gineste    
1995 En cours Marie-Claude Nègre PRG Conseillère départementale du Tarn-et-Garonne
présidente de la Communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34].

En 2019, la commune comptait 1 405 habitants[Note 8], en augmentation de 10,8 % par rapport à 2013 (Tarn-et-Garonne : +4,13 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430533509529570586550595546
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
576562553551573596601577586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
562576527509510542517510547
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
5544854955596368701 0121 0321 197
2014 2019 - - - - - - -
1 3121 405-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[37] 1975[37] 1982[37] 1990[37] 1999[37] 2006[38] 2009[39] 2013[40]
Rang de la commune dans le département 84 70 74 69 46 43 41 40
Nombre de communes du département 195 195 195 195 195 195 195 195

Enseignement[modifier | modifier le code]

Campsas fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune Campsas par un groupe scolaire (maternelle et primaire)[41].

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Comité des fêtes,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, pétanque, airsoft, football, arts martiaux, tennis,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du SIEEOM Grisolles-Verdun[42].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 505 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 1 429 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 080 [I 7] (20 140  dans le département[I 8]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 9] 8,9 % 12,1 % 7,6 %
Département[I 10] 8,4 % 10,2 % 10,3 %
France entière[I 11] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 876 personnes, parmi lesquelles on compte 78,7 % d'actifs (71,1 % ayant un emploi et 7,6 % de chômeurs) et 21,3 % d'inactifs[Note 10],[I 9]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 12]. Elle compte 412 emplois en 2018, contre 287 en 2013 et 322 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 627, soit un indicateur de concentration d'emploi de 65,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 66,7 %[I 13].

Sur ces 627 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 85 travaillent dans la commune, soit 14 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 92,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,9 % les transports en commun, 1,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

74 établissements[Note 11] sont implantés à Campsas au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 16].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 74
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
7 9,5 % (9,6 %)
Construction 19 25,7 % (14,9 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
24 32,4 % (29,7 %)
Information et communication 1 1,4 % (1,9 %)
Activités financières et d'assurance 2 2,7 % (3,4 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
11 14,9 % (14,1 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
3 4,1 % (13,6 %)
Autres activités de services 7 9,5 % (9,3 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 32,4 % du nombre total d'établissements de la commune (24 sur les 74 entreprises implantées à Campsas), contre 29,7 % au niveau départemental[I 17].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les trois entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[43] :

  • Antavia, réparation et maintenance d'aéronefs et d'engins spatiaux (16 102 k€)
  • CSC, autres commerces de détail en magasin non spécialisé (1 003 k€)
  • Castess, activités des sociétés holding (36 k€)

Une zone d'activités (zone de Sépat)[44] est présente sur la commune,

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Lauragais, une petite région agricole située dans le sud-est du département de Tarn-et-Garonne[45]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la culture de fruits ou d'autres cultures permanentes[Carte 5].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 62 40 27 21
SAU[Note 14] (ha) 1 062 861 600 558

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 62 lors du recensement agricole de 1988[Note 15] à 40 en 2000 puis à 27 en 2010[47] et enfin à 21 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 66 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 57 % de ses exploitations[48],[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 062 ha en 1988 à 558 ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 17 à 27 ha[47].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un romain nommé Canitius a donné son nom à la paroisse mentionnée en 1142, et qui fut dès cette époque le siège d’une seigneurie. L’église paroissiale est dédiée à saint Blaise, évêque arménien du IVe siècle, que les cardeurs ont choisi pour patron parce que ses bourreaux le déchirèrent avec des peignes de fer. Des substructions anciennes semblent prouver qu’elle s’élevait primitivement dans le cimetière. En 1317, elle est mentionnée comme paroisse dans la bulle du pape Jean XXII qui créa le diocèse de Montauban. Ruinée par les guerres de religion et reconstruite au XIXe siècle, elle présente une nef lambrissée flanquée de bas côtés, un chœur à chevet plat du XVIIe siècle adossé au mur de l’ancien presbytère et un clocher tour carré surmonté d’une flèche polygonale. L’intérieur abrite un mobilier du XVIIIe siècle, notamment un autel en marbre polychrome, une statue de la Vierge à l'Enfant, une chaire de noyer provenant de la chartreuse de Labastide-Saint-Pierre.

  • Maisons anciennes

Plusieurs maisons dans le bourg ainsi qu’à Bordeneuve, Gradés, la Guillotte, Pétrinal, et le manoir de Sépat présentent des caractères architecturaux personnalisés : lucarnes, boisages, consoles à triglyphes, auvents à arcades, pilastres, chapiteaux ioniques, façades néoclassiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le peintre Serge Fiorio a vécu à la ferme du Vallon de 1940 à 1946. Les Fiorio y participèrent à la Résistance.

Christophe Mercy, gagnant de l'émission de télé-réalité Loft Story, réside dans la commune.[49]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Campsas

Son blasonnement est : De Sinople, au chef et à deux barres d'Or'.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour saluer Fiorio par André Lombard, éditions La Carde, Saint-Laurent, 84750 Viens. 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[8].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Le principe d’un débroussaillement efficace consiste à couper et éliminer tous les bois morts, les broussailles et les herbes sèches 50 mètres autour des habitations et 2 mètres de part et d’autre des voies, élaguer les branches basses des arbres, espacer les arbres et les arbustes situés dans la zone à débroussailler pour éviter que le feu ne se propage d’arbre en arbre, éliminer les arbustes sous les grands arbres pour éviter que le feu ne se propage vers la cime des arbres, toujours se débarrasser des végétaux coupés par compostage, par évacuation en décharge autorisée ou par incinération en respectant la réglementation sur le brûlage et entretenir régulièrement la zone débroussaillée, tous les 2 ou 3 ans maximum sur le pourtour, tous les ans à proximité de l’habitation
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  9. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  11. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  12. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  13. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  14. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  15. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[46].
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Campsas » sur Géoportail (consulté le 1 novembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )
  4. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  2. « Unité urbaine 2020 de Labastide-Saint-Pierre » (consulté le ).
  3. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Toulouse » (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  7. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Campsas » (consulté le ).
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  15. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  16. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Campsas » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
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  3. « Fiche communale de Campsas », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  4. Sandre, « le Rieu Tort »
  5. Sandre, « le Ruisseau la Margasse »
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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