Tescou

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43° 57′ 11″ N 1° 51′ 55″ E / 43.95305556, 1.86527778

Le Tescou
Le Tescou à Montauban
Le Tescou à Montauban
Caractéristiques
Longueur 48,8 km [1]
Bassin 320 km2 [1]
Bassin collecteur la Garonne
Débit moyen 1,08 m3/s (Saint-Nauphary)
Régime pluvial
Cours
Source Massif central
· Localisation Gaillac
· Coordonnées 43° 57′ 11″ N 1° 51′ 54″ E / 43.9531, 1.8649 (Source - Le Tescou)
Confluence le Tarn
· Localisation Montauban
· Coordonnées 44° 00′ 58″ N 1° 20′ 57″ E / 44.016, 1.3493 (Confluence - Le Tescou)
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche le Coulerc, le Verdet
· Rive droite le ruisseau de Nadalou, le Tescounet
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Tarn
Haute-Garonne
Tarn-et-Garonne
Régions traversées Midi-Pyrénées

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

Le Tescou est une rivière française qui coule dans les départements du Tarn, de Tarn-et-Garonne et de la Haute-Garonne. C'est un affluent direct du Tarn en rive droite, et donc un sous-affluent de la Garonne.

Ce cours d'eau a été rectifié et très artificialisé. La qualité de l'eau y est devenue médiocre, avec comme principal facteur de déclassement la turbidité en grande partie liée au ruissellement des pluies sur des surfaces en pentes, labourées et laissé nues plusieurs mois par an[2].

La seule partie conservée naturelle, la zone du Testet, constituée d'une zone humide, est en voie de destruction du fait de la construction controversée du barrage de Sivens, projet destiné à l'irrigation agricole. Elle a été occupée par des opposants qui ont constitué une zone à défendre (ZAD) à l'image de celle du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région et en particulier les terrasses alluviales du Tescou ont été précocement occupées par l'Homme préhistorique[3]. Elle est également très exploitée durant l'époque gallo-romaine[4]

Avec le développement d'une agriculture de plus en plus intensive et de certaines villes, notamment Montauban[5]), ce cours d'eau a été rectifié et profondément artificialisé. La qualité de l'eau y est devenue médiocre, avec comme principal facteur de déclassement la turbidité en grande partie liée au ruissellement des pluies sur des surfaces en pentes, labourées et laissé nues plusieurs mois par an[2].

Article connexe : Barrage de Sivens.

Géographie[modifier | modifier le code]

De 48,8 km de longueur[1], le Tescou prend sa source dans les coteaux du Mas-de-Boyer, dans le département du Tarn, au nord de Gaillac, et se jette dans le Tarn en rive droite, à Montauban dans le département de Tarn-et-Garonne. Au début des années 2000, le bassin-versant du Tescou, principalement agricole, est considéré en terme d'occupation des sols comme « très agricole »[6]. Il s'étend sur 320 km2[1].

Départements et communes traversés[modifier | modifier le code]

Affluents[modifier | modifier le code]

Parmi les soixante-cinq affluents du Tescou[Note 1], quatre seulement dépassent les cinq kilomètres de longueur, soit d'amont vers l'aval :

  • le Coulerc, 6,8 km[7], en rive gauche,
  • le Verdet, 5,1 km[8], en rive gauche,
  • le ruisseau de Nadalou, 7,6 km[9], en rive droite,
  • le Tescounet, 21,7 km[10], en rive droite.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Sur ce bassin (et celui de la Séoune), le suivi hydrométrique du « débit influencé » s'est fait sur plus de 30 ans[6].

Comme la plupart des autres cours d'eau de plaine de l'est du bassin de la Garonne, le Tescou est une rivière dont le débit est relativement faible, et irrégulier.

La partie amont du cours d'eau fait l'objet d'un projet de barrage controversé (barrage de Sivens), destiné à l'irrigation, alors que, comme dans tout le territoire agricole du Sud-Ouest de la France, selon Galea, G. & al. (2005) : « les besoins en eau pour l'irrigation des cultures des sous-bassins du Tescou et de la Séoune (Bassin Adour-Garonne) se sont considérablement accrus ces trente dernières années » selon le CACG[11] cité par l'étude de Galéa en 2005[6].

Au début des années 2000 (vers 2005), « pour le sous-bassin du Tescou, aux crues rapides et peu volumineuses, on totalise 184 retenues individuelles dont le volume théorique cumulé s'élève à 4,3 millions de m3 et qui interceptent environ un tiers (92 km2) de sa superficie »[6],[Note 2].

Le Tescou à Saint-Nauphary[modifier | modifier le code]

Son débit a été observé sur une période de 41 ans (1974-2014), à Saint-Nauphary, localité située dans la banlieue sud-est de Montauban, à peu de distance de son confluent avec le Tarn[12]. Le bassin versant de la rivière y est de 287 km2, soit 90 % de celui-ci.

Le module de la rivière à Saint-Nauphary est de 1,08 m3⋅/s.

Le Tescou présente des fluctuations saisonnières de débit très marquées, avec une période de hautes eaux d'hiver-printemps caractérisée par un débit mensuel moyen évoluant dans une fourchette de 1,39 à 2,22 m3⋅/s, de décembre à mai inclus (avec un maximum en février).
Dès le mois de juin, le débit diminue fortement ce qui aboutit rapidement à la période des basses eaux qui a lieu de juillet à octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 0,180 m3⋅/s au mois d'août, ce qui reste assez consistant pour un cours d'eau d'aussi faible module. Cependant ces chiffres ne sont que des moyennes et les fluctuations de débit peuvent être plus importantes d'après les années et sur des périodes plus courtes.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Le Tescou à Saint-Nauphary[12]
(Données calculées sur 41 ans (1974-2014))

Source : Banque Hydro - Ministère de l'écologie et du développement durable

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

À l'étiage le VCN3 peut en effet chuter jusque 0,001 m3⋅/s, en cas de période quinquennale sèche, soit un litre par seconde, ce qui est extrêmement sévère, le cours d'eau se trouvant alors réduit à un mince filet.

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues peuvent être très importantes compte tenu de la taille assez moyenne du bassin versant. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 33 et 57 m3⋅/s. Le QIX 10 est de 72 m3⋅/s, le QIX 20 de 87 m3⋅/s, tandis que le QIX 50 se monte à 110 m3⋅/s.

Le débit instantané maximal enregistré à Saint-Nauphary durant cette période, a été de 103 m3⋅/s le 24 avril 1988, tandis que le débit journalier maximal enregistré était de 88,8 m3⋅/s le même jour. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, on constate que cette crue était d'ordre presque cinquantennal, et donc destinée à se reproduire assez rarement (environ tous les 40-50 ans en moyenne).

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

Au total, le Tescou est une rivière peu abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 119 millimètres annuellement, ce qui est largement inférieur à celle de la France entière tous bassins confondus (plus ou moins 320 millimètres), et vaut un peu moins du tiers de la moyenne du bassin de la Garonne (384 millimètres). Elle est également largement moins élevée que la moyenne du bassin du Tarn (478 millimètres). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint de ce fait le chiffre fort maigre de 3,8 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Gestion[modifier | modifier le code]

Selon la loi, la gestion doit se faire à l'échelle du bassin versant et de celui de la Garonne, en visant l'objectif du bon état des eaux, sous l'égide du sous-préfet coordinateur du sous-bassin du Tescou et sous l'autorité du préfet de bassin.

Les besoins d'irrigation sont portés localement par divers acteurs, dont les utilisateurs de l'irrigation représentés par les chambres d'agricultures et l'Association syndicale libre (ASL) du Tescou, dans le cadre du « Plan de gestion des étiages divisionnaires », établi avec les conseils généraux (du Tarn, de Tarn-et-Garonne, et de la Haute-Garonne), les représentants de l'État et de l’Agence de l'Eau Adour - Garonne, en concertation avec la DIREN (devenue DREAL) et le conseil supérieur de la pêche devenu ONEMA[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Soixante-trois affluents directs et deux affluents d'un bras du Tescou.
  2. En fait, 92 km2 représentent 29 % de la superficie totale du bassin versant (320 km2).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Tescou (O49-0430) » (consulté le 18 novembre 2013)
  2. a, b et c Plan de gestion des étiages divisionnaires, Validé par Madame la Préfète, Coordonnatrice du sous-bassin du Tescou le 17 mars 2004 (PDF, 13 pages)
  3. Alibert I & Aymar A. (1922). alluviales des environs de Montauban (Tarn-et–Garonne) Époque de l'apparition de l'homme ; Bulletin de la Société préhistorique de France, 215-220
  4. Deffontaines P (1932) Essai de géographie des temps préhistoriques et gallo-romains en Moyenne Garonne. Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, 3(3), 267-280.
  5. Castaing G (1984) Histoire de Montauban (Vol. 13). Privat.
  6. a, b, c et d Galea, G., Vasquez-Paulus, S., Renard, B., & Breil, P. (2005). L'impact des prélèvements d'eau pour l'irrigation sur les régimes hydrologiques des sous-bassins du Tescou et de la Séoune (bassin Adour-Garonne, France). Revue des sciences de l'eau, 18(3), 273-305. PDF, 34 pages
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Coulerc (O4960760) », consulté le 3 novembre 2014.
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Verdet (O4960860) », consulté le 3 novembre 2014.
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Nadalou (O4960990) », consulté le 3 novembre 2014.
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Tescounet (O4970500) », consulté le 3 novembre 2014.
  11. CACG (2001). Comportement de la ressource en eau sur le bassin du Tescou : Rapport Final, 70 pages
  12. a et b Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - Le Tescou à Saint-Nauphary (O4984320) » (consulté le 3 novembre 2014)