François Molins

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François Molins
Image illustrative de l'article François Molins
Fonctions
Magistrat français (Procureur de la République)
Biographie
Nom de naissance François Gérard Molins
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Banyuls-dels-Aspres (Pyrénées-Orientales)
Nationalité Nationalité française

François Molins, né le à Banyuls-dels-Aspres (Pyrénées-Orientales)[1], est un magistrat français, procureur de la République de Paris depuis 2011.

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

François Molins est né et a grandi à Banyuls-dels-Aspres dans les Pyrénées-Orientales[2]. Licencié en droit, il réussit le concours de l’École nationale de la magistrature en 1976 et finit sa scolarité en janvier 1979.

Il a mené l’essentiel de sa carrière comme :

Après un passage comme chef de service à la Direction des affaires criminelles et des grâces de la Chancellerie[3] (2001-2004), il retourne en juridiction en 2004, avec un grade hors hiérarchie,[réf. nécessaire] comme procureur de la République de Bobigny, deuxième tribunal de grande instance de France, où il reste en poste près de cinq ans[4].

Il est nommé le directeur de cabinet du ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie[5]. Il est maintenu à cette fonction par son successeur Michel Mercier.

En novembre 2011, il est nommé avocat général près la Cour de cassation pour exercer les fonctions de procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris[5].

Les syndicats de magistrats ont jugé « malsain » qu’un directeur de cabinet du garde des Sceaux devienne procureur de Paris, premier tribunal de France, estimant que ses décisions seraient entachées de suspicion (risques de conflits d’intérêts)[6]. Plusieurs précédents avaient déjà eu lieu quelques années auparavant, concernant Jean-François Burgelin, Laurent Le Mesle, Yves Bot et Vincent Lamanda, qui tous avaient fait partie de cabinets ministériels avant d’occuper d'importants postes au sein de la magistrature[réf. souhaitée].

Procureur de la République de Paris[modifier | modifier le code]

Sa nomination a été un temps suspectée de partialité par la gauche. Il a ouvert une instruction sur le ministre socialiste Jérôme Cahuzac, mais s'est montré également déterminé à faire avancer les investigations sur le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy autour de l'affaire Bygmalion, ce qui lui permet d'obtenir la reconnaissance de son professionnalisme[7].

François Molins a été chargé des attaques majeures survenues en France depuis sa prise de fonction au parquet de Paris : notamment en mars 2012, les tueries perpétrées par Mohammed Merah à Toulouse et Montauban, la tuerie à Charlie Hebdo, les attentats du 13 novembre 2015, l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray et l'attentat du 20 avril 2017 sur l'avenue des Champs-Élysées, à Paris. Qualifié par la presse de « super-proc » et par ses anciens collègues de « grand procureur » ou de « grand professionnel », il apparaît comme l'une des figures les plus reconnues de l'institution judiciaire française[8],[9], [10]. Il est également chargé de l'enquête sur les d'attentats prévus le par la cellule terroriste de Strasbourg et Marseille[11].

En septembre 2016, il juge que l'idée lancée par certaines personnalités politiques de placer en rétention les individus fichés « S » par les services de renseignement n'est pas envisageable « Il ne peut y avoir de détention préventive en dehors d'une procédure pénale. C'est le socle de l'État de Droit. On ne peut pas détenir quelqu'un avant qu'il ait commis une infraction »[12].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • (publ. par l'Association d'études et de recherches de l'École nationale de la magistrature), Le secours en montagne : présentation et aspects juridiques, Bordeaux, Association d'études et de recherches de l'École nationale de la magistrature, coll. « Les documents pratiques de l'ENM », 1997, 43 p. (ISBN 2-904825-94-0)[15],[16]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur Les-biographies.com.
  2. (ca) Aleix Renyé, « François Molins, un català de Banyuls », El Punt Avui,‎ (lire en ligne)
  3. Décret de détachement du 21 décembre 2001.
  4. AFP, « François Molins prend la tête du parquet de Paris précédé de sa réputation », sur lexpress.fr,
  5. a et b « Le roussillonnais François Molins nommé procureur de la République de Paris », L'Indépendant,‎ (lire en ligne)
  6. « François Molins officiellement nommé procureur de la République de Paris », Le Point,
  7. Aude Barléty, « François Molins, le procureur qui maintient à flot le navire parisien face aux attentats », lefigaro.fr, (consulté le 25 novembre 2015)
  8. « Attentats à Paris François Molins, procureur au cœur de l'horreur », sur 20minutes.fr, (consulté le 21 novembre 2015).
  9. « L’heure François Molins », Le Monde, 25 novembre 2015.
  10. «Le Procureur de Paris, François Molins, tiendra une conférence de presse à 17h00», "nouvelobs",15 juillet 2016.
  11. « François Molins: "Les suspects de Strasbourg et Marseille téléguidés par l'EI" », rtbf.be, (consulté le 25 novembre 2016)
  12. « Emprisonner les fichés « S » : François Molins recadre sévèrement les candidats de droite », lesechos.fr, (consulté le 2 septembre 2016)
  13. legifrance.gouv.fr
  14. « Décoration du Procureur de Paris, François Molins », sur Ambassade de France en Espagne / Embajada de Francia en España (consulté le 26 août 2015)
  15. Sur Lecteurs.com
  16. Notice BnF no FRBNF371729347

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]