Saint-Nicolas-de-la-Grave

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Saint-Nicolas-de-la-Grave
Château de Richard-Cœur-de-Lion - mairie.
Château de Richard-Cœur-de-Lion - mairie.
Blason de Saint-Nicolas-de-la-Grave
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Canton Garonne-Lomagne-Brulhois
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Sère - Garonne - Gimone
(siège)
Maire
Mandat
Joël Capayrou
2014-2020
Code postal 82210
Code commune 82169
Démographie
Gentilé Nicolaïtes
Population
municipale
2 192 hab. (2014)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 52″ nord, 1° 01′ 25″ est
Altitude 76 m (min. : 59 m) (max. : 88 m)
Superficie 29,34 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-stnicolas82.fr/

Saint-Nicolas-de-la-Grave est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située au carrefour des provinces de la Gascogne, de la Guyenne et du Quercy. Bordé de vergers et de cultures, le village domine la plaine de la Garonne et de la Sère. Édifié sur la rive gauche de la Garonne, à proximité de son confluent avec le Tarn, le village se trouve à 70 km de Toulouse, à 32 km d'Agen, à 11 km de Castelsarrasin et à 8 km de Moissac, à proximité de l'autoroute A62.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune, alors nommée Saint-Nicolas, porte les noms de La Grave-Bec-du-Tarn, La Grave-du-Bec et La République[1].

En 1892, la terminaison de-la-Grave est ajoutée au nom de la commune[1].

En occitan, la ville est nommée Sent Micolau de la Grava.

Ses habitants sont appelés les Nicolaïtes[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les environs de Saint-Nicolas-de-la-Grave sont occupés dès l'époque gallo-romaine ; les ruines d'une villa ont été retrouvées près du lieu-dit Marcassus, sur la rive gauche de la Sère et un chapiteau corinthien en marbre blanc a été découvert au lieu-dit les Arênes. Des fragments de tuile, de poteries et d'amphores ont également été trouvés à l'ouest du village et au lieu-dit les Patots, un très vieux chemin serait une ancienne voie romaine.

Mais c'est au XIIe siècle que les moines de Moissac édifient un château sur la rive gauche de la Garonne, face au confluent du Tarn, sur le bord du plateau qui domine la plaine d'alluvions. Car le lieu est un carrefour stratégique et il leur est disputé par les vicomtes de Lomagne. Des souterrains permettent de sortir du château et de rejoindre l'abbaye de Moissac. Autour du château, une agglomération se développe peu à peu, avec un port au pied du château. En 1135, Guillaume, Abbé de Moissac s'associe au vicomte Saxetus de Lomagne et à la vicomtesse Sybille d'Auvillar pour accorder une charte à ce bourg qui devient la « sauveté » de Saint Nicolas (une sauveté est une agglomération fondée par les monastères antérieurement au mouvement de création des bastides) : les habitants sont libres dans l'enceinte de la ville. Dans un acte additionnel à la charte, le vicomte de Lomagne jure aux moines et aux habitants de Saint-Nicolas de ne jamais leur enlever leur ville ni leur château et de les protéger contre les envahisseurs.

Vers 1185, lors de sa campagne victorieuse en Quercy au cours de laquelle il conquiert seize châteaux, le roi d'Angleterre Richard Cœur-de-Lion aurait séjourné au château et y aurait fait construire la tour de devant dite tour des Anglais. L'abbé Bernard de Montaigu, qui occupe la chaire abbatiale de Moissac de 1260 à 1295, fait construire l'aile ouest du château et ses deux tours de quatre mètres de côtés et hautes de 25 et de 28 mètres.

À la fin du XIIIe siècle, le château est donc achevé avec ses quatre tours ; il mesure 125 mètres dans son axe est-ouest et 100 mètres dans son axe nord-sud. Le plan du bourg est simple ; il s'agit d'un rectangle orienté est-ouest, de 440 mètres de long sur 200 de large, traversé par un axe principal et ceinturé de remparts (aujourd'hui disparus et remplacés par les boulevards) avec en son centre une vaste place.

En 1345, Saint-Nicolas-de-la-Grave était une forteresse[3].

Avant 1806, la commune absorbe celle voisine de Moutet[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Joël Capayrou PRG Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 192 habitants, en augmentation de 2,43 % par rapport à 2009 (Tarn-et-Garonne : 5,26 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 298 2 332 2 761 2 921 2 995 3 063 3 033 3 076 3 006
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 047 2 984 2 889 2 840 2 788 2 808 2 742 2 662 2 530
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 442 2 310 2 143 1 915 1 868 1 742 1 729 1 479 1 578
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 560 1 711 1 722 1 705 2 024 2 009 2 106 2 141 2 192
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Au cœur de la vallée de la Garonne, le village vit pour l'essentiel de l'arboriculture et la culture des céréales (maïs notamment). La principale usine, créée en 1968, la scierie Desmazels a connu depuis la fin des années 90 de nombreux problèmes de gestion. Avec 44 salariés, en février 2009, l'entreprise spécialisée désormais dans la fabrication de volet a été rachetée en 2006 par le groupe Sothoferm[7]. Après une première vague de licenciements (février 2009), le PDG du groupe poitevin Sothoferm, Bernard Paineau a finalement décidé de fermer cette scierie familiale et de licencier les 35 salariés restants[8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Richard-Cœur-de-Lion, château des abbés de Moissac, (XIIe siècle-XIIIe siècle), actuelle mairie, inscrite au titre des monuments historiques en 1978[9].
  • L'église paroissiale Saint-Nicolas : construite vers 1685, l'église ferme à moitié la place centrale du bourg. Elle possède un porche et un clocher octogonal de style toulousain. Son portail comporte des éléments Renaissance. Elle contient la chasse de saint Ansbert, un abbé légendaire de Moissac.
  • L'église Notre-Dame, au Moutet, inscrite au titre des monuments historiques en 1978[10].
  • La chapelle Notre-Dame-de-Pitié ou des-Sept-Douleurs actuelle, construite sur une initiative privée, date de 1836. Elle était destinée à remplacer la chapelle Notre-Dame-de-Pitié détruite en 1793, qui fut jadis un lieu de pèlerinage pour les marins. En effet, la ville antique était dotée d'un port fluvial et c'est donc naturellement sous la protection de saint Nicolas que cette population de pêcheurs s'est placée. Lorsque cette population s'est déplacée, une nouvelle église lui a été affectée et la paroisse primitive s'est muée en chapelle, mais elle n'a pas été abandonnée pour autant. La dévotion des mariniers se conserva d'autant plus jalousement qu'à Auvillar, la même corporation dépendait d'une chapelle particulière : il y avait échange de pèlerinages. Cependant, avec le retrait des eaux de la Garonne, la libération de la plaine basse et l'éloignement de plus en plus grand du port, les mariniers ont disparu et, avec eux, les pèlerinages en vue des « choses de la mer ».

À la suite probable d'une importante réparation ou d'une réfection, l'autorité ecclésiastique a alors orienté les dévotions dans un sens différent, ce qui expliquerait les pèlerinages des femmes venant prier pour une heureuse délivrance, et l'appellation suivante de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.

  • Maison natale du chevalier de Lamothe-Cadillac, inscrite au titre des monuments historiques en 1973[11].
  • La Halle : construite en 1898 à l'emplacement d'un édifice plus ancien, la halle est située face à l'église, sur la place centrale du bourg, la place Nationale, où se tient le marché. C'est un simple parapluie métallique qui repose sur des colonnes de fonte. Elle possède deux rangées de couverts en équerre, « les cornières ».
  • Le kiosque à musique a été construit en 1932 sur les allées Joseph-Lasserre. C'est le dernier témoin de l'époque où la musique était un élément dynamique de la vie sociale. Les harmonies s'y installaient le dimanche pour un concert gratuit, suivi par un public assis sur les chaises installées à l'ombre des platanes de la Promenade.

Il ne reste plus beaucoup de kiosques dans la région Midi-Pyrénées, celui de Saint-Nicolas est le point fort des festivités locales : carnaval, bal du 14-Juillet et concerts de la Lyre de Castelsarrasin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Nicolas-de-la-Grave Blason D'azur à la colombe d'argent tenant un rameau d'olivier de sinople en son bec.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]