Saint-Nicolas-de-la-Grave

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Saint-Nicolas-de-la-Grave
Saint-Nicolas-de-la-Grave
Château de Richard-Cœur-de-Lion - mairie.
Blason de Saint-Nicolas-de-la-Grave
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Canton Garonne-Lomagne-Brulhois
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Terres des Confluences
Maire
Mandat
Joël Capayrou
2014-2020
Code postal 82210
Code commune 82169
Démographie
Gentilé Nicolaïtes
Population
municipale
2 243 hab. (2016 en augmentation de 4,76 % par rapport à 2011)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 52″ nord, 1° 01′ 25″ est
Altitude 76 m
Min. 59 m
Max. 88 m
Superficie 29,34 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-stnicolas82.fr/
Maison natale de Lamothe-Cadillac.

Saint-Nicolas-de-la-Grave est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située en Rivière-Verdun au carrefour des provinces de la Gascogne, de la Guyenne et du Quercy. Bordé de vergers et de cultures, le village domine la plaine de la Garonne et de la Sère. Édifié sur la rive gauche de la Garonne, à proximité de son confluent avec le Tarn, le village se trouve à 70 km de Toulouse, à 32 km d'Agen, à 11 km de Castelsarrasin et à 8 km de Moissac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-de-la-Grave est limitrophe de huit autres communes.

Carte de la commune de Saint-Nicolas-de-la-Grave et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Saint-Nicolas-de-la-Grave[1]
Malause Boudou Moissac
Merles Saint-Nicolas-de-la-Grave Castelsarrasin
Le Pin Caumont Castelmayran

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le lac du barrage de Malause formé par la Garonne et le Tarn qui y confluent.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 934 hectares ; son altitude varie de 59 à 88 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec l'autoroute A62 puis les routes départementales D 813 (ex RN 113) et D 26.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune, alors nommée Saint-Nicolas, porte les noms de La Grave-Bec-du-Tarn, La Grave-du-Bec et La République[3].

En 1892, la terminaison de-la-Grave est ajoutée au nom de la commune[3].

En occitan, la ville est nommée Sent Micolau de la Grava.

Ses habitants sont appelés les Nicolaïtes[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les environs de Saint-Nicolas-de-la-Grave sont occupés dès l'époque gallo-romaine ; les ruines d'une villa ont été retrouvées près du lieu-dit Marcassus, sur la rive gauche de la Sère et un chapiteau corinthien en marbre blanc a été découvert au lieu-dit les Arênes. Des fragments de tuile, de poteries et d'amphores ont également été trouvés à l'ouest du village et au lieu-dit les Patots, un très vieux chemin serait une ancienne voie romaine.

Mais c'est au XIIe siècle que les moines de Moissac édifient un château sur la rive gauche de la Garonne, face au confluent du Tarn, sur le bord du plateau qui domine la plaine d'alluvions. Car le lieu est un carrefour stratégique et il leur est disputé par les vicomtes de Lomagne. Des souterrains permettent de sortir du château et de rejoindre l'abbaye de Moissac. Autour du château, une agglomération se développe peu à peu, avec un port au pied du château. En 1135, Guillaume, Abbé de Moissac s'associe au vicomte Saxetus de Lomagne et à la vicomtesse Sybille d'Auvillar pour accorder une charte à ce bourg qui devient la « sauveté » de Saint Nicolas (une sauveté est une agglomération fondée par les monastères antérieurement au mouvement de création des bastides) : les habitants sont libres dans l'enceinte de la ville. Dans un acte additionnel à la charte, le vicomte de Lomagne jure aux moines et aux habitants de Saint-Nicolas de ne jamais leur enlever leur ville ni leur château et de les protéger contre les envahisseurs.

Vers 1185, lors de sa campagne victorieuse en Quercy au cours de laquelle il conquiert seize châteaux, le roi d'Angleterre Richard Cœur-de-Lion aurait séjourné au château et y aurait fait construire la tour de devant dite tour des Anglais. L'abbé Bernard de Montaigu, qui occupe la chaire abbatiale de Moissac de 1260 à 1295, fait construire l'aile ouest du château et ses deux tours de quatre mètres de côtés et hautes de 25 et de 28 mètres.

À la fin du XIIIe siècle, le château est donc achevé avec ses quatre tours ; il mesure 125 mètres dans son axe est-ouest et 100 mètres dans son axe nord-sud. Le plan du bourg est simple ; il s'agit d'un rectangle orienté est-ouest, de 440 mètres de long sur 200 de large, traversé par un axe principal et ceinturé de remparts (aujourd'hui disparus et remplacés par les boulevards) avec en son centre une vaste place.

En 1345, Saint-Nicolas-de-la-Grave était une forteresse[5].

Avant 1806, la commune absorbe celle voisine de Moutet[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[6],[7].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne de la communauté de communes Terres des Confluences et du canton de Garonne-Lomagne-Brulhois (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Nicolas-de-la-Grave était le chef-lieu du canton de Saint-Nicolas-de-la-Grave) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes Sère - Garonne - Gimone.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1848 1850 Jean Delbert aîné   Conseiller général du canton de Saint-Nicolas-de-la-Grave (1848 → 1852)
Les données manquantes sont à compléter.
1871 1889 Joseph Lasserre Centre gauche Propriétaire
Député du Tarn-et-Garonne (1876 → 1889)
Conseiller général du canton de Saint-Nicolas-de-la-Grave (1871 → 1890)
1889 1933 Maurice Lasserre
(fils du précédent)
Républicain Avocat
Député du Tarn-et-Garonne (1890 → 1902)
Conseiller général du canton de Saint-Nicolas-de-la-Grave (1890 → 1907)
1933 1945 Auguste Cabrit    
1945 1951 Henri Barre    
1951 1959 Georges Doustin    
mars 1959 1981 Jean Lafougère    
1981 mars 1989 Jean-Pierre Sieurac    
mars 1989 juin 1995 Jean-Claude Lafite    
juin 1995 mars 2001 Claudine Saulenc PRG  
mars 2001 En cours Joël Capayrou PRG Agriculteur
Conseiller général du canton de Saint-Nicolas-de-la-Grave (2008 → 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2016, la commune comptait 2 243 habitants[Note 1], en augmentation de 4,76 % par rapport à 2011 (Tarn-et-Garonne : +5,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2982 3322 7612 9212 9953 0633 0333 0763 006
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0472 9842 8892 8402 7882 8082 7422 6622 530
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4422 3102 1431 9151 8681 7421 7291 4791 578
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5601 7111 7221 7052 0242 0092 1062 1412 243
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 20 16 16 16 17 18 18 18
Nombre de communes du département 195 195 195 195 195 195 195 195

Économie[modifier | modifier le code]

Au cœur de la vallée de la Garonne, le village vit pour l'essentiel de l'arboriculture et la culture des céréales (maïs notamment). La principale usine, créée en 1968, la scierie Desmazels a connu depuis la fin des années 90 de nombreux problèmes de gestion. Avec 44 salariés, en février 2009, l'entreprise spécialisée désormais dans la fabrication de volet a été rachetée en 2006 par le groupe Sothoferm[15]. Après une première vague de licenciements (février 2009), le PDG du groupe poitevin Sothoferm, Bernard Paineau a finalement décidé de fermer cette scierie familiale et de licencier les 35 salariés restants[16].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-de-la-Grave fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par le groupe scolaire Jean Lafougère et par une école privée Saint Joseph[17].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède des infirmiers, des médecins généralistes, des dentistes des kinésithérapeutes un Psychologue, une pharmacie et un vétérinaire[18].

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Médiathèque, musée Lamothe-Cadillac[19], office de tourisme,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, pétanque,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes Terres des Confluences[20].

Sur la commune, il existe une déchèterie située dans la Zone artisanale La Biarne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Richard-Cœur-de-Lion, château des abbés de Moissac, (XIIe siècle-XIIIe siècle), actuelle mairie, inscrite au titre des monuments historiques en 1978[21].
  • L'église paroissiale Saint-Nicolas : construite vers 1685, l'église ferme à moitié la place centrale du bourg. Elle possède un porche et un clocher octogonal de style toulousain. Son portail comporte des éléments Renaissance. Elle contient la chasse de saint Ansbert, un abbé légendaire de Moissac.
  • L'église Notre-Dame, au Moutet, inscrite au titre des monuments historiques en 1978[22].
  • La chapelle Notre-Dame-de-Pitié ou des-Sept-Douleurs actuelle, construite sur une initiative privée, date de 1836. Elle était destinée à remplacer la chapelle Notre-Dame-de-Pitié détruite en 1793, qui fut jadis un lieu de pèlerinage pour les marins. En effet, la ville antique était dotée d'un port fluvial et c'est donc naturellement sous la protection de saint Nicolas que cette population de pêcheurs s'est placée. Lorsque cette population s'est déplacée, une nouvelle église lui a été affectée et la paroisse primitive s'est muée en chapelle, mais elle n'a pas été abandonnée pour autant. La dévotion des mariniers se conserva d'autant plus jalousement qu'à Auvillar, la même corporation dépendait d'une chapelle particulière : il y avait échange de pèlerinages. Cependant, avec le retrait des eaux de la Garonne, la libération de la plaine basse et l'éloignement de plus en plus grand du port, les mariniers ont disparu et, avec eux, les pèlerinages en vue des « choses de la mer ».

À la suite probable d'une importante réparation ou d'une réfection, l'autorité ecclésiastique a alors orienté les dévotions dans un sens différent, ce qui expliquerait les pèlerinages des femmes venant prier pour une heureuse délivrance, et l'appellation suivante de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.

  • Maison natale du chevalier de Lamothe-Cadillac, inscrite au titre des monuments historiques en 1973[23].
  • La Halle : construite en 1898 à l'emplacement d'un édifice plus ancien, la halle est située face à l'église, sur la place centrale du bourg, la place Nationale, où se tient le marché. C'est un simple parapluie métallique qui repose sur des colonnes de fonte. Elle possède deux rangées de couverts en équerre, « les cornières ».
  • Le kiosque à musique a été construit en 1932 sur les allées Joseph-Lasserre. C'est le dernier témoin de l'époque où la musique était un élément dynamique de la vie sociale. Les harmonies s'y installaient le dimanche pour un concert gratuit, suivi par un public assis sur les chaises installées à l'ombre des platanes de la Promenade.

Il ne reste plus beaucoup de kiosques dans la région Midi-Pyrénées, celui de Saint-Nicolas est le point fort des festivités locales : carnaval, bal du 14-Juillet et concerts de la Lyre de Castelsarrasin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Nicolas-de-la-Grave Blason D'azur à la colombe d'argent tenant un rameau d'olivier de sinople en son bec.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  5. Firmin Galabert, Désastres causés par la guerre de Cent ans au pays de Verdun-sur-Garonne à la fin du XIVe siècle.
  6. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  7. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031334.html.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. Max Lagarrigue, Plan de licenciements chez Desmazels, La Dépêche du Midi, 6/2/2009.
  16. Max Lagarrigue, Desmazels: 23 ex-salariés aux prud'hommes, La Dépêche du Midi, 05/12/2009 et Ex-Desmazels: les licenciés...désabusés,La Dépêche du Midi, 26/03/2010.
  17. http://www.ville-stnicolas82.fr/fr/jeunesse/temps-scolaire.html
  18. http://www.ville-stnicolas82.fr/fr/cadre-de-vie/sante.html
  19. http://www.tourismesnlg.fr/musee.html
  20. http://www.ville-stnicolas82.fr/fr/cadre-de-vie/environnement.html
  21. « Château dit de Richard Cœur de Lion », notice no PA00095882, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Église Notre-Dame du Moutet », notice no PA00095883, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Maison natale du chevalier de Lamothe-Cadillac », notice no PA00095884, base Mérimée, ministère français de la Culture