Pierre de Foix (1386-1464)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne Pierre de Foix dit « l’Ancien ». Pour Pierre de Foix dit « le Jeune », voir le Jeune. Pour d’autres homonymes, voir Pierre de Foix.
Pierre de Foix
Image illustrative de l'article Pierre de Foix (1386-1464)
Biographie
Naissance 1386
Décès 13 décembre 1464
Avignon
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
1409 par le
pape Benoît XIII
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de Saint-Étienne-le-Rond
Évêque de l’Église catholique
Fonctions épiscopales Évêque de Lescar
Archevêque de Toulouse
Archevêque d'Arles

Blason

Pierre de Foix (1386 - † le 13 décembre 1464), dit l'Ancien, cardinal (1409), légat du pape à Avignon (1433-1464) et archevêque d'Arles (1450-1463).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Pierre de Foix (Pétro de Fuxo) est issu d’une grande famille féodale, les comtes de Foix, connue depuis le XIe siècle. Il nait en 1386, fils d’Archambaud, captal de Buch, et d’Isabelle, comtesse de Foix.

Il fait ses études chez les Cordeliers et sa carrière dans l’Église.

Premières années[modifier | modifier le code]

Il est successivement évêque de Lescar à 20 ans et archevêque de Toulouse à 22 ans.

Le Grand Schisme[modifier | modifier le code]

En 1409, il est nommé cardinal lors du grand schisme d'Occident, par Benoît XIII pape d’Avignon, appelé aussi Pedro de Luna. Il a un rôle important, pendant et après le Concile de Constance auprès de Benoît XIII, réfugié à Peniscola, et auprès de ses partisans en particulier aragonais. Il convoqué pour examiner les droits des prétendants au trône pontifical, et contribua à l'élection de Martin V le 11 novembre 1417.

Pour mémoire rappelons que le Concile de Constance met fin au Grand schisme d'Occident (1388-1414). Ce schisme n’a guère touché le peuple fidèle. Il s'agissait d'un « combat de chefs » ! Cependant il y a eu « schisme » au niveau des diocèses et des évêques : on était de l'obédience de Rome ou de celle d'Avignon, le plus souvent selon le choix des responsables politiques.

Légat du pape[modifier | modifier le code]

Il reste plus de vingt-cinq ans à l'évêché de Comminges (Sud-ouest de la France) de 1422 à 1450.

Envoyé par le nouveau pontife en qualité de légat près du roi d'Aragon, il convoque en 1429 un concile à Tortose, et, en obtenant la démission de l'antipape Clément VIII, termine heureusement le schisme.

En 1448, il intervient en tant que légat du pape lors de l’invention des reliques de Marie Salomé et Marie Jacobé à Notre-Dame-de-la-Mer (les Saintes-Maries-de-la-Mer).

Recteur du Comtat venaissin[modifier | modifier le code]

Peu de temps après à la mort de Louis Aleman, il est nommé, par Eugène IV, recteur du Comtat Venaissin, gouverneur d’Avignon et archevêque d’Arles (1450-1463). À ce titre, le 3 septembre 1455, il célèbre dans la ville d'Arles, en l'église métropolitaine, le mariage en secondes noces du roi René avec Jeanne de Laval. Il y a à cette occasion, durant huit jours, de grandes fêtes publiques, bals, festins, feux de joie, tournois, cavalcades, etc[1]. Toujours comme archevêque, il préside en 1457 le concile d’Arles, puis l’année suivante le concile d’Avignon. Il y fait arrêter divers règlements pour l'administration des diocèses. À titre anecdotique, il autorise en 1459 l’ancêtre de Nostradamus Crescas de Carcassonne, converti juif, à porter le nom de « Pierre de Notre-Dame » et en 1460, il accorde une bulle d'indulgences pour favoriser l'édification d'une église des prêcheurs dans la ville d'Arles[2].

D'après l'historien Jean-Pierre Papon, il démissionne un peu avant 1462 de sa charge d'archevêque d'Arles où il est remplacé par Philippe de Lévis[3].

En février 1463, il est nommé évêque administrateur de Tarbes.

Le cardinal meurt à Avignon, le 13 décembre 1464, âgé de 78 ans et est inhumé dans un tombeau de marbre dans l’église des Cordeliers, où il est représenté agenouillé. Il a le temps de constituer une riche bibliothèque dont la plupart des ouvrages ont appartenu à l’anti-pape Pierre de Luna. Toulouse lui doit la fondation du Collège de Foix.

Armes de Pierre de Foix

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Émile FassinBulletin archéologique d’Arles, 1889 n° 9, pages 132-135.
  2. Louis Stouff - L'Église et la vie religieuse à Arles et en Provence, page 115
  3. Jean-Pierre Papon, Jules Frédéric Paul Fauris de Saint-Vincens - Histoire générale de Provence : dédiée aux états - Moutard, 1777 - page 317 ici :
    Philippe de Levis .... fut nommé archevêque d'Arles en 1462, sur la démission du précédent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Pierre de Foix (1386-1464) » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]